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Mes Dernières Lectures #4

Bonjour à tous ! Voici venir le nouveau billet de ma rubrique « Mes Dernières Lectures », où je vous livre un avis concis des derniers livres que j’ai lus et pour lesquels je n’ai pas fait un article à part entière, en espérant que cela vous apporte peut-être quelques idées de lecture 😉


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Saga Erica Falck – Tome 1 : La Princesse des Glaces – Camilla Läckberg

Résumé : Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard – encore une mise en scène de suicide …

Mon avis : Cela fait plusieurs mois qu’une amie me parlait de cette saga policière écrite par l’auteure suédoise Camilla Läckberg, m’en ventant les mérites. Ayant adoré et dévoré chaque tome de la trilogie Millénium de Stieg Larsson, je me suis donc décidé à me lancer dans l’aventure. Et je dois bien avouer que je n’ai pas été déçu ! La première chose à savoir, c’est qu’il ne faut pas débuter ce roman en ayant à l’esprit de le comparer à Millénium, qui est la référence suédoise la plus connue. J’ai constaté dans divers avis que beaucoup de personnes s’attendaient à retrouver du Millénium en démarrant La Princesse des Glaces et ont été déçus, l’ayant trop pris comme une référence. Certes, on est dans le même registre, le policier / pollar, mais ici le ton est très différent. L’ambiance est plus légère et moins noire. Les deux héros, Erica et Patrik, sont tous deux très attachants, et on a plaisir à suivre leurs pérégrinations pour trouver le meurtrier. L’écriture de Läckberg est fluide, et son choix d’opter pour un narration externe permet de brosser le portrait de très nombreux protagonistes aux personnalités bien différentes, voire parfois amusantes. L’enquête en elle-même est très prenante et intéressante, si bien que je n’arrivais pas à me défaire du livre, tant je voulais avancer dans l’histoire. Elle est parsemée de mystères, de révélations, et de bouleversements bien amenés. Ce que j’ai également apprécié, c’est que l’auteure ne se concentre pas uniquement sur l’enquête, mais approfondi également la vie privée de ses personnages, et notamment d’Erica, créant quelques sous-intrigues qui pimentent le livre et sont les bienvenues. On prend également plaisir à détester certains personnages. Bref, une vraie pépite que je recommande aux amateurs de romans policiers !


Ça – Tome 1 – Stephen King

Résumé : Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent : des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ça » qui, lui aussi, peut avoir peur …

Mon avis : On ne présente plus Ça (ou It en anglais), probablement l’une des histoires d’horreur les plus célèbres, que ce soit pour sa version romanesque ou son adaptation télévisée des années 90. C’est justement dans les années 90, alors que je devais avoir 5 ou 6 ans, que je me souviens avoir vu le téléfilm passer à la TV. Je me rappelle très précisément  cette scène m’ayant horrifié : au début du film, lorsque le petit George Denbrough profite du temps pluvieux pour jouer avec le bateau en papier que lui a confectionné son frère Bill, avant de se faire happer dans les égouts par l’atroce clown tueur Grippe-Sou (Pennywise en anglais). Une séquence qui m’a beaucoup marqué (« Tu veux un ballon ? »). Quelques années plus tard, ma mère m’offrit le roman, mais je ne fus pas capable de le lire à l’époque, pas par peur, mais parce que l’écriture était très particulière, et peu adaptée pour un jeune. Malgré tout, l’histoire m’a toujours fascinée, et j’ai souvent revu le téléfilm. Lorsqu’une nouvelle adaptation du roman fut annoncée pour sortir au cinéma il y a de nombreux mois, je me suis dit que cette fois, je ne pouvais plus passer à côté : il fallait que je lise Ça. Et mon dieu que je ne regrette pas. On peut qualifier ce livre de chef-d’oeuvre sans trop de risque. Stephen King montre un talent absolument incroyable d’écriture et une maîtrise quasiment parfaite de son histoire, de ses personnages et de leur psychologie. L’auteur prolifique se paie même le luxe d’alterner très souvent entre passé (1958) et présent (1985) sans aucune peine, avec une habilité surprenante. Et c’est justement là la particularité et la force du récit : on jongle sans cesse entre deux périodes, entre deux temps, entre l’enfance et l’âge adulte. Et je pense que c’est probablement la raison pour laquelle j’ai eu du mal à lire ce récit étant beaucoup plus jeune : c’est une lecture qu’il vaut mieux débuter à partir de l’âge adulte pour en saisir tout le sens et toute la portée. Dans Ça, Stephen King invente toute une ribambelle de personnages, dont l’attachant « Club des Ratés » qui ne sont autre que les sept héros. Bien évidemment, le clown Grippe-Sou est la grande vedette et semble être l’entité maléfique par excellence du récit. Mais la force de Stephen King, c’est de nous démontrer que les véritables démons ne sont pas que des êtres surnaturels, mais nos propres semblables. Il dépeint ainsi toute une galerie d’autres personnages malsains, terribles. Les atrocités commises sont dépeintes sans concession aucune. Et King vient puiser dans nos peurs les plus profondes, les plus enfouies (qui n’a jamais eu peur qu’une main l’attrape sous le lit, qui n’a jamais eu le sentiment que quelque chose se cachait dans le noir au plus profond de la cave ?) pour nous happer littéralement dans son histoire. Ce premier tome sert surtout à mettre en place la situation, les personnages. Alors certes, il y a une chose qui pourra peut-être rebuter certains : c’est le style très « lourd » (à ne pas prendre négativement) de l’écriture de King. En effet, l’auteur rentre énormément dans les détails, que ce soit à travers les descriptions ou la psychologie et les pensées des personnages, sans compter les interludes et histoires parallèles. Oui, il décrit et détaille énormément de choses (en grand format, le livre compte près de 650 pages). Personnellement, cet aspect ne m’a pas du tout dérangé, car il apporte énormément de vie et de réalité au récit, mais il pourra rebuter certains. Néanmoins, il ne faut vraiment pas passer à côté de ce roman. C’est un classique de la littérature horrifique contemporaine qu’il faut absolument lire !


Le Test – Stéphane Allix

Résumé : Lorsque mon père est décédé j’ai placé des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne. Puis j’ai interrogé des médiums qui disent communiquer avec les morts. Découvriront-ils de quels objets il s’agit ? C’est le test.

Peut-on parler avec les morts ? Des femmes et des hommes le prétendent et en font même profession. Des milliers de gens les consultent. Ces capacités sont-elles réelles ou sont-elles une illusion ? Pour répondre à ces interrogations, Stéphane Allix a interrogé six médiums. Les résultats sont stupéfiants et confirment ce que révèlent les recherches scientifiques menées sur ce sujet : la vie après la mort est aujourd’hui une hypothèse rationnelle. Comment devient-on médium ? Est-ce un don ou une malédiction ? Comment décrire ce qui se passe lors de la mort ? Où va-t-on après ? Consulter un médium peut-il aider au processus de deuil ? Comment éviter les charlatans ? Autant de questions que ce livre aborde, nous entraînant à la découverte d’une réalité à la fois simple et vertigineuse : il est possible de communiquer avec ceux que nous aimons au-delà de la mort.

Mon avis : Pour terminer cette quatrième chronique, non pas un roman, mais un livre journalistique, écrit par Stéphane Allix. Qui est ce monsieur ? Hé bien, c’est un journaliste qui a notamment travaillé sur M6 en produisant les documentaires Enquêtes Extraordinaires. Mais ce n’est pas tout : il a également fondé en 2007 l’INREES (Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires), un organisme se consacrant à l’étude et à l’approfondissement des recherches sur les prétendues capacités que certaines êtres humaines posséderaient (médiumnité, télépathie, etc.) mais aussi les EMI (Expériences de Morts Imminentes). Stéphane Allix a également écrit quelques autres ouvrages sur le paranormal. Si j’ai choisi de lire ce livre, c’est parce que je m’intéresse de près à ce sujet, depuis tout jeune. Et depuis que mon père en décédé en 2012, je dois avouer que j’y pense aussi parfois. Je n’y crois pas forcément, mais je suis quelqu’un de très curieux. Je laisse toutes les portes ouvertes. Alors lorsque je me suis rendu au Furet du Nord de Lille il y a quelques mois en recherche d’un livre traitant de la médiumnité, j’ai choisi un peu au hasard l’ouvrage de Stéphane. Et je ne regrette pas du tout. Le hasard a bien fait les choses. Je me suis rendu compte que je ne connaissais en réalité rien du tout à la médiumnité, hormis les habituels clichés dont nous sommes tous envahis si le sujet n’est pas un minimum connu. À travers ce livre, non seulement Stéphane Allix mène une véritable enquête journalistique, très professionnelle, mais qui plus est, il nous renseigne et nous explique en détail le monde des médiums. À chaque segment faisant intervenir un nouveau médium, l’auteur nous livre également la biographie et le passé de ce dernier afin de mieux cerner le personnage. Ce livre m’a permis d’ouvrir les yeux sur des choses que j’ignoraient totalement. Et de constater que la description faite de l’âme et de l’au-delà sont souvent les mêmes. Après, y croira qui le souhaite. Pour l’instant j’y reste toujours prudemment ouvert. À la fin du livre, Stéphane Allix donne également de très bons conseils pour ceux qui souhaiteraient consulter un médium, afin d’éviter d’être roulé dans la farine par les nombreux charlatans qui existent. En bref, si vous souhaitez découvrir la médiumnité un peu plus en détail et que le sujet vous intéresse, Le Test est fait pour vous.

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Mon avis sur le roman L’Année du Loup-Garou de Stephen King

 

Titre Original : Cycle of the Werewolf
Auteur : Stephen King
Éditeur : Albin Michel
Nombres de pages : 128
Date de parution France : 04/03/1986 (Réédité le 02/11/2012)
ISBN-13 : 9782226245120Résumé : Quand arrive la pleine lune, une peur sans nom s’empare des habitants de Tarker Mills, petite bourgade tranquille nichée au creux des profondes forêts du Maine. Tous entendent, derrière la plainte du vent, des grondements de fauve auxquels se mêlent encore les échos d’une voix humaine. Le monstre est là. Qui tuera-t-il ? L’horreur commença en Janvier sous la lueur glacée de la pleine lune. Un premier hurlement insoutenable déchira la nuit. C’était le début de l’année du Loup-Garou.

Mon avis : J’aimerais vous présenter aujourd’hui un livre que j’ai déjà lu par le passé sous une édition différente. Cette édition s’intitulait alors Peur Bleue. Toutefois, l’ouvrage d’origine de King s’appelle en réalité L’Année du Loup-Garou.

Il s’agit d’un livre qu’il a publié en 1983 sous le titre Cycle of the Werewolf. Il a pour origine une commande faite par un éditeur qui demanda à King d’écrire une histoire en 12 chapitres de 500 mots maximum. King eut alors l’idée d’utiliser le thème du loup-garou pour son histoire, puisque nous avons environ 12 pleines lunes par an. Le résultat est donc que le livre est divisé en 12 chapitres, chacun d’eux s’intéressant à un mois en particulier, à commencer par Janvier, puis Février, Mars, etc. jusqu’à Décembre qui clôture l’ouvrage. Par ailleurs, il fut également demandé au dessinateur Bernie Wrightson de réaliser plusieurs illustrations à partir de l’histoire de King pour accompagner le récit.

Au début, King commença à rédiger l’histoire en respectant la limite de 500 mots, mais rapidement il s’aperçut néanmoins que cela le bloquait et ne lui permettait pas de développer suffisamment l’histoire. En accord avec l’éditeur, il fut par conséquent décidé de laisser plus de liberté à King quant à la longueur des chapitres.

Le succès du livre aidant, une adaptation cinématographique fut commandée pour sortir en 1985 sous le titre de Silver Bullet (Balle d’Argent), renommée Peur Bleue en France. Le scénario fut rédigé par King lui-même. Je vous invite d’ailleurs à découvrir le topic du film sur notre forum, ici : http://underworld.forumactif.fr/t1367-peur-bleue-stephen-king-s-silver-bullet#29195 Par la suite, le livre fut réédité sous le titre du film (Silver Bullet / Peut Bleue), sans les illustrations de Wrightson, mais avec des images tirées du long-métrage ainsi que le scénario de celui-ci en complément du roman. C’est cette dernière édition que j’ai lue il y a très longtemps.

Toutefois, j’ai décidé de me refaire l’histoire dernièrement en commandant sur Amazon l’édition originale, à savoir « L’Année du Loup-Garou », accompagnée des fameuses illustrations. Ce qui surprend d’abord, c’est que le livre n’est pas au format poche ou broché, en réalité il est de taille 21x28cm, ce qui permet aux illustrations d’être affichées tout en grandeur.

La particularité du livre d’être divisée en 12 chapitres représentant chacun un mois permet au récit d’être mené d’une manière assez originale et d’introduire de nombreux personnages différents, même si vers le milieu du livre certains reviennent plus en avant que d’autres tels que Marty Coslaw et le révérend Lester Lowe.

Avec L’Année du Loup-Garou, on est plus dans le récit descriptif que dans la psychologie des personnages. C’est un roman d’horreur et d’épouvante dans la plus pure tradition qui soit, bien mené par Stephen King qui maîtrise de main de maître le sujet. Tout le mystère du livre tient dans le fait de découvrir qui peut bien se cacher derrière le loup-garou qui chaque mois assassine de pauvres innocents dans Tarker Mills. Je savais qui était le coupable, connaissant déjà l’oeuvre, mais c’est toujours plaisant de redécouvrir l’histoire et son suspens.

Comme chaque chapitre constitue à lui seul une petit segment indépendant, on ne s’ennuie pas une seule seconde et le récit est agréablement bien aéré. Quant aux illustrations de Wrightson, elles accompagnent à merveille l’ensemble, et sont vraiment magnifiques. Elles dépeignent chacune une scène clef de l’histoire. Il y en a environ 2/3 par chapitres. Ça change de ce qu’on a l’habitude de voir.

Le seul bémol pour moi est la mythologie du loup-garou qui est assez peu explorée. On ne sait pas trop comment le coupable est devenu ainsi, les explications restant floues et peu claires à ce sujet. Mais cela permet aussi de garder une part de mystère. Concernant le loup-garou en lui-même, il est décrit comme je les aime. Très grand, bipède, féroce. Pas un vulgaire lou-loup de pacotille.

Bref, si vous êtes fans de loups-garous, je vous recommande cet ouvrage du maître Setephen King, présenté de manière originale, vous ne serez pas déçu. Ça vaut le détour Wink

P.S. : Voici une des illustrations de Bernie Wrightson issue du livre pour vous donner une idée de son style Smile