Archives mensuelles : novembre 2014

[Cinéma Gay] Mon avis sur le film Alata / Out In The Dark

Deuxième chronique sur le cinéma gay, cette fois consacré à un nouvel excellent cru du cinéma israélien, Alata, appelé Out In The Dark sur le marché américain.

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Titre original : Alata
Date de sortie France : 22 Mai 2013
Date de sortie (Israël) : 28 Février 2013
Réalisé par : Michael Mayer
Avec : Nicholas Jacob, Michael Aloni, Jamil Khoury, Loai Nofi
Nationalité(s) : Israélien, Américain, Palestinien
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h36

Synopsis : Nimer, un étudiant palestinien réfugié clandestinement à Tel-Aviv, rêve d’une vie meilleure à l’étranger. Une nuit, il rencontre Roy, un jeune avocat israélien. Ils s’éprennent l’un de l’autre. Au fil de leur relation, Nimer est confronté aux réalités cruelles de la communauté palestinienne – qui rejette son identité – et de la société israélienne – qui ne reconnaît pas sa nationalité. Sur fond de lutte familiale, politique et sociale, Nimer doit choisir entre son désir d’ailleurs et son amour pour Roy.

Bande-Annonce

Mon avis : Une véritable petite perle ! Décidément, j’aime beaucoup la manière dont le cinéma Israélien traite le thème gay. Souvent d’une manière qui reflète le fond des problèmes qui endiguent cette région du monde.

La relation entre les deux personnages principaux, Nimer et Roy, se met assez rapidement en place, ce qui permet d’explorer en profondeur leur amour mais aussi leurs différences. Nimer vient du côté Palestinien, d’une famille encrée dans la religion et attachée à sa réputation, gangrénée par le traffic et les magouilles de son frère Nabil, qui cache illégalement des armes et collabore étroitement avec la police mafieuse. Alors qu’au contraire, Roy vit depuis toujours dans une bulle protégée du côté Israélien, issu d’une famille aisée, et jouissant d’un métier confortable (il est jeune avocat).

Malgré cette contradiction culturelle, les deux jeunes hommes vont tomber éperdument amoureux l’un de l’autre. Et, alors que Nimer se retrouve pris au centre d’un conflit qui l’empêche de vivre librement, Roy va tout faire pour tenter de l’aider.

Ce qui frappe dans ce film c’est son côté assez claustrophobique et angoissant, puisqu’on suit principalement Nimer, et que, tout au long du film, on sent qu’il n’a pas vraiment de « chez lui ». C’est une lutte de tous les instants pour pouvoir poursuivre ses études et continuer à aller à Tel-Aviv. Il se retrouve souvent à fuir, ce qui entraîne un sentiment assez sombre et pessimiste. D’ailleurs, le titre film, Alata, signifie « obscurité », ce qui veut tout dire.

Mais grâce à Roy, Nimer va pouvoir trouver un peu de bonheur et de lumière, s’accrocher à un espoir d’ailleurs. La mise en scène est intimiste, calme, ponctuée de scènes tendres et douces, et passe la vitesse supérieure quand Nimer doit fuir pour sa liberté et sa vie.

La film bénéficie d’une bande son magnifique, réalisée par Mark Holden et Michael Lopez, avec de jolis arrangements mais aussi des pointes tristes et lugubres qui accentuent la noirceur de certaines situations. Mention spéciale pour la scène de la piscine, pleine de tendresse et de subtilité, accompagnée d’une musique totalement envoutante.

L’histoire nous montre à quel point il est difficile de vivre librement sa sexualité du côté palestinien, fortement ancré dans la religion. La révélation du secret de Nimer entraîne son départ et sa famille se sent bafouée, niant son choix et refusant ce qu’il est vraiment. Preuve encore qu’ici, en Europe, malgré la présence d’extrémistes arriérés, nous sommes quand même bien plus libres et bien plus en sécurité. Malheureusement, tous les homosexuels n’ont pas cette chance. Et c’est parfois même pire dans certains pays africains …

Au final, Alata est pour moi un très joli film gay, on s’attache immédiatement à Roy et Nimer, à leur relation, à leurs problèmes, à leurs dilemmes. Un beau petit bijou que je recommande à tous !

P.S. : Vous pourrez retrouver toutes les musiques du film, notamment celle de la piscine « Pool », sur la page officielle des artistes, ici : http://markholden.bandcamp.com/album/out-in-the-dark-soundtrack


Pour chaque film gay, j’ajoute une petite note de fin, qui est bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, 50/50 ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

Comment est la fin ?   Lire la suite

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[Myth Cloth] Mon avis sur Seiya God Cloth de Pégase Édition 10ème Anniversaire

Nouvel article sur ma collection Myth Cloth avec un autre arrivage récent : la Myth Cloth de Seiya dans sa God Cloth de Pégase Édition 10ème Anniversaire !

Packaging

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Les boîtes des Éditions 10th Anniversary des God Cloth ont un packaging spécial différent des précédentes éditions. Il est ici en effet assez sobre, principalement noir, mais classe en même temps, présentant simplement sur le devant le socle de l’armure, et non le socle ET le personnage / la figurine comme de coutume. Au dos on retrouve les habituelles poses mettant en valeur le produit ainsi que les différents visages disponibles.

Contenu

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Le contenu de la boîte est strictement équivalent aux éditions précédentes de cette armure (à part peut-être les visages alternatifs, n’ayant pas la version originale de cette Myth Cloth je n’en suis pas sûr). On retrouve donc des visages supplémentaires, très utiles pour créer différentes poses et émotions en fonction de nos envies.

Qualité des pièces

La qualité des pièces est globalement satisfaisante. Nous, collectionneurs de Myth Cloth, ce que nous détestons le plus, c’est bien sûr le plastique. Ici il n’est pas trop présent ou en quantité raisonnable. Sont en plastique une partie des jambières et du plastron, le casque (encore et toujours, dommage) ainsi que chose normale, les ailes. En effet, si elles étaient en métal, cela créerait un contrepoids important qui ne permettrait pas un maintien normal de la figurine qui basculerait en arrière (à moins d’avoir des stands).

Respect des couleurs

Les couleurs sont la spécificité de cette 3ème édition des God Cloth. En effet, la première édition était basée sur l’anime, avec donc des couleurs beaucoup plus pâles et « blanches ». Justement, peut-être trop effacées, c’est la critique qui avait été faite à l’époque, notamment pour Seiya. Alors que dans l’anime sa God Cloth arbore une légère teinte bleue ciel, la première édition était presque complètement blanche / argentée, ce qui a déçu pas mal de fans. La 2ème édition quant à elle était basée sur le manga, où les God Cloth arborent toutes une teinte dorée semblable aux Gold Cloth des Chevaliers d’Or. Avec cette 3ème édition, Bandaï / Tamashii entend bien rattraper l’erreur de la première édition en proposant une gamme très colorée, mais beaucoup plus que dans l’anime. On se retrouve ainsi avec un bleue azur très éclatant et profond, qui certes ne respecte pas vraiment le code de l’anime mais a au moins le mérite d’être très joli et beaucoup plus clinquant que la couleur de la 1ère édition ! Après c’est une affaire de goût, personnellement je n’avais pas voulu me lancer dans la 1ère édition car les couleurs m’avaient déçu. Ici je trouve mon bonheur !

Montage

Rien de particulier à dire concernant le montage, il était facile et n’a pas posé trop de difficultés. Qui est plus, une fois le montage final terminé, il s’avère que la Cloth tient très bien sur elle-même, ce qui fait plaisir, car cela peut parfois s’avérer être un vrai casse-tête de réussir à faire sorte qu’une Myth Cloth ne tombe pas.

Rendu final

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La Myth Cloth est très fidèle dans ses formes à la version animée. On retrouve tous les petits détails – telles que les arabesques – qui sont parfaitement respectés. Au niveau du visage, rien à redire. Le seul petit point gênant sont peut-être les méches de cheveux sur le devant du casque qui sont trop denses et volumineuses. Plus de finesse et de légèreté auraient été appréciées mais ce n’est pas trop choquant pour peu qu’on ne colle pas son oeil tout près du visage.

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Constant global : Cette God Cloth de Pégase 10th Anniversary s’avère être une très jolie pièce, tant par son respect vis à vis des formes de l’armure dans l’anime, que que par son très joli ton bleu, qui certes s’aventure hors des sentiers battus puisque le bleu originel est beaucoup plus pâle, mais pour ma part cela n’est pas trop choquant et ajoute un véritable plus qui manquait à la 1ère édition qui était trop fade à mon goût. On se plaint beaucoup des multiples rééditions des diverses gammes Myth Cloth (notamment les OCE) mais je trouve que pour le coup celle-ci est justifiée et a remporté un joli succès parmi les fans.