Archives mensuelles : octobre 2014

[Cinéma Gay] Mon avis sur le film Yossi & Jagger

Depuis quelques temps, je suis sérieusement en train de me mettre à regarder quelques films issus du cinéma gay. Des films pour la plupart assez secrets, de petites productions méconnues du grand public, hormis quelques exceptions comme Le Secret de Brokeback Mountain. Et j’ai donc décidé pour cette raison de vous livrer mon avis sur les différents films de ce genre que je verrai.

Ce qu’il y a de génial avec le cinéma gay, c’est qu’il est représenté par toute une multitude de nationalités. On retrouve des films américains, français, allemands, espagnols, israéliens, chinois, japonais, etc. Chaque pays offre toujours une vision différente des choses en fonction du contexte humain, politique, historique, et c’est intéressant.

On commence avec un film qui m’a beaucoup ému et touché, Yossi & Jagger 🙂

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Titre original : Yossi & Jagger
Date de sortie France : 07 Septembre 2005
Date de sortie (Israël) : 01 Août 2002
Réalisé par : Eytan Fox
Avec : Ohad Knoller, Yehuda Levi, Assi Cohen, Aya Koren
Nationalité(s) : Israélien
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h05

Synopsis : Yossi et Jagger sont officiers dans l’armée israélienne. Ils sont également amoureux l’un de l’autre. Leur rapport caché complique les choses à la base militaire où ils officient.

Bande-Annonce

Mon avis : Ce film a été un véritable coup de coeur pour moi ! Je crois que c’est la première fois que je regarde un film israélien, donc c’est une vraie découverte. Le film date déjà d’il y a plus de 10 ans, et on se dit que pour l’époque ça devait être une petite révolution de sortir ce genre de film au Moyen Orient.

C’est un film très particulier, on est assez loin des films américains du même type. On se retrouve plutôt ici avec un long-métrage intimiste, à budget très restreint, filmé majoritairement caméra à l’épaule. On est littéralement plongé dans l’ambiance et le quotidien d’une base militaire, à tel point que le style de la mise en scène fait allègrement penser à un reportage à certains moments.

Et on est aussitôt plongé dans le bain puisque dès le début du film, on apprend que Yossi et Lior (surnommé Jagger dans le film), les deux personnages principaux, entretiennent une relation amoureuse secrète, qu’ils sont obligés de dissimuler avec une extrême précaution afin que personne ne l’apprenne dans la base. Oubliez donc voir de nombreuses scènes entre les deux protagonistes, elles sont hélas assez rares car ils n’ont que peu d’occasions de se retrouver seuls. Mais chaque scène entre les deux, aussi rares soient-elles, sont toujours baignées d’une émotion extrême. Car il n’y a que dans ces petits moments de complicité que Yossi et Lior peuvent s’exprimer leur amour l’un envers l’autre.

Le seul soucis, c’est que Lior aimerait ne plus avoir à cacher le poids de cette romance, et surtout quitter l’armée pour pouvoir enfin vivre libre avec Yossi. Un engagement que Yossi n’est pas encore prêt à prendre. Mais à trop attendre, malheureusement on peut parfois perdre certaines choses.

La musique est très discrète, petit budget oblige, et cela rajoute encore un peu à l’effet « reportage » du film. En revanche, le film est ponctué de musiques extérieures d’artistes divers, notamment la magnifique chanson « Bo » de Rita. Une musique capable de faire verser des larmes.

Concernant le son, optez plutôt pour la version sous-titrée avec voix originales. Même si la VF est honnête, malheureusement rien ne retransmettra jamais aussi bien l’émotion que les vraies voix des acteurs.

Même si le film est très bon, malheureusement, il y a un gros point faible : la durée. En effet, le film ne dure que 1h tout au plus (sans le générique). Ce qui fait qu’on a que très peu de temps pour s’attacher à Yossi & Lior. Tout passe un peu trop vite. Il aurait été agréable d’avoir au minimum 15 minutes supplémentaires, ne serait-ce que pour entrer un peu plus dans l’intimité de ce couple secret, avoir quelques scènes additionnelles entre les deux. D’autant plus que la fin est très rapide et assez bouleversante.

Malgré ce point noir, Yossi & Jagger reste un film exceptionnel, qui montre à la perfection qu’entretenir une relation homosexuelle dans l’armée reste un tabou. Les deux acteurs interprètent leurs rôles avec brio et sont vraiment très mignons et subtils.

Pour ceux qui resteront sur leur faim, bonne nouvelle : le film a bénéficié d’une suite en 2012, sobrement nommée Yossi, qui nous permet de redécouvrir le personnage de Yossi 10 ans après les événements du premier opus. Je me dis en sachant cela qu’il faut garder espoir et qu’on aura peut-être aussi un jour une suite à Free Fall / Freier Fall au cinéma 😀


Pour chaque film gay, j’ajouterai une petite note de fin, qui sera bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, MITIGÉE ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

Comment est la fin ?  Lire la suite

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Free Fall : Renaissance – Chapter 8 (English Version)

Chapter 8, finally ! A chapter tremendously awaited by a lot of you because it marks the most important turning point in this fanfiction, the very reason why I created it in order to please myself and the others. To compensate a thing that frustrated us all : Free Fall’s ending ! I don’t say you more and I let you discover all of this. Just as a reminder, I still have 2 chapters to publish before it all ends 🙂 Have a good read and gros bisous ❤

10705309_10201679100014341_1481171910_nBeautiful Fanart by Lupera-GER

Chapter 8

After several hours of driving, I come back home totally exhausted. It is about noon when I arrive. I find Lena and my son Max with a great pleasure. After these intense past days, I feel like I need some calm and most importantly some rest, and the fact to be with Max do me a world of good

– He has been very quiet, announces Lena, who is cooking a meal with a succulent smell.

I hold Max in my arms and he does a great smile to me.

– I’m starving !

– So sit down, says Lena while preparing plates.

I’m so hungry that I serve myself up twice. Then, down on my last ounce of strength, I head to my bedroom where I collapse on the bed. I sleep almost all the afternoon. Sunday comes to its end and Lena leaves the place. She will come back tomorrow to take care of Max.

The next morning, I get back to work with difficulty but I am happy to see Matthias again. During one mission outside of the barracks where we are together, I tell him about the last news and announce him that I have found back Kay.

– I am really happy for you buddy, he smiles at me while patting on my shoulder.

On Wednesday evening, we all go have a drink in a pub of the city. Lukas and Lena are also there. Max sleeps peacefully in his pushchair.

I go out have a smoke with Lukas and also inform him about my difficult reunion with Kay.

– I go back to Düsseldorf on Saturday. I hope he will be there.

– If he loves you and still cares for you, he will be, Lukas reassures me. You have still and all made that entire trip to find him while you did not even know where he had gone. He cannot ignore that. A few people would have done the same, Marc.

– I know. But this is also thanks to you and the others. You have all offered such an amazing support that I won’t ever know how to thank you all. You made me aware that I had to move myself.

– And it was worth it. I sincerely think that Kay will be there.

Despite Lukas optimistic words, I don’t receive any call from Kay during the week, which worries me a lot and casts doubt for a while on my will to go back to Düsseldorf. Did the nurse who took care of him hand over my paper ? Or is it maybe Kay who does not wish to hear about me anymore ? But a promise is a promise and I will go to Düsseldorf on Saturday morning.

The rest of the week passes at an incredible speed and I avoid asking myself too many questions. On Friday evening, I am not able to find sleep. The bay windows of my bedroom are wide opened and the curtains are floating in the air. I observe the stars in the cloudless sky, contemplative. I can’t stop to worry myself sick thinking about tomorrow. I’m afraid that Kay won’t be at the meeting. Maybe he hasn’t forgiven me to abandon him. To have been selfish. Maybe he has even someone new into his life. I banish all those negative thoughts from my head as best as I can while trying to be optimistic, but it remains difficult.

Finally, morning rises and now it is not possible to turn away anymore. My destiny is underway. Lena arrives around 7am to keep Max for the whole weekend, as I am not sure when I will be back. I finish packing a small suitcase where I’ve put the necessary things then head towards the living room to say goodbye to my son. When I’m about the leave, Lena joins me.

– Good luck, she whispers to me while kissing me on the forehead. I hope you will find what you’re waiting for.

– Thank you, I say, a bit stressed.

I finally take the car and drive to the train station where I take my train for Düsseldorf. The trip lasts a couple hours during which I stay totally impassive and silent. I think of nothing. I only feel a ball of anxiety intensifying little by little inside me, as the train gets closer to the final destination.

I arrive in the Düsseldorf train station around 11am. I scan the platform as the train slows down to finally stop. I grab my suitcase and get out of the railcar. I stay unmoving on the platform and look around. No Kay to be seen. I start to move forward to join the inside of the train station.

What can I do except waiting ? Maybe Kay has already come, already waited and has already left not seeing me arriving. It is true I was not even able to specify him when I was arriving as I did not have any mean to contact him directly. I should have perhaps taken a train before to arrive early enough. Something I had not thought about.

During long minutes, I stare at the travellers going back and forth. I feel like an intruder in this crowd in movement. Not being at my proper place. Little by little, the train station gets empty, very few trains landing on the platforms. The calm reappears. Being unable to stand still, I get up and start to pace up and down through the building.

I’m losing my time. Kay didn’t come, is not there, and won’t come. How to forgive an idiot such as me, despite all the possible efforts ? How to forgive someone who abandoned you at the moment where you needed support the most ? I ask myself how I would have reacted in Kay’s place.

Lost in my confusion, I don’t notice that I stand rooted alone like an imbecile right in the middle of the strain station. People around me must think I am crazy.

But suddenly, I hear a voice in the distance, behind me. It reaches my hears like an unhoped melody, one that I thought I would never hear again. I immediately recognize this typical, sarcastic tone :

– I didn’t think I would see you again one day.

I only need a fraction of second to recognize Kay’s voice. I turn around, stupefied, stunned, unable to believe it.

He stands there, in front of me, fifteen meters away from me. His face is magnificent, his look angelic, his air fragile. He has a much more beautiful appearance than the one from last week at the hospital.

No word is able to get out of my mouth. We look each other for several seconds. I feel like I face a mirage, or an illusion. But he is really there, I don’t dream, I’m sure of it. I’ve been waiting this moment for months. However I’m afraid of tempting anything. Is he furious ? Will he send me packing ? Whatever.

I let my suitcase fall on the floor. Tears start to trickle on my cheeks. I stagger slowly as a zombie towards him. He launches his usual little lopsided smile at me and begins to walk in my direction too. It puts my mind at rest in one go.

We literally throw in each other arms. This is only when I feel the contact of his skin that I’m sure I’m not dreaming. In this specific moment, nothing else matters. Time has frozen. I hold him as tight as possible, not wishing to let him go. His sweet fragrance reaches softly my nostrils. I don’t how many seconds, even minutes, we stay like this, embraced.

Then, finally, he whispers gently in my hear :

– You’ve come back.

I finally manage, with difficulty, to let escape fragments of words.

– Kay, I am so sorry.

He loosens from me, takes my face into his hands, and with his thumbs dry my tears.

– Let’s talk about this later.

Without warning, he throws an ardent kiss at me to which I succumb instantly, powerless. Several months ago, I would have sharply pushed him away, embarrassed, stuck in the constraint of decency, of the unsaid things, of shame. But today, I’ve changed, and I don’t give a shit of people around me or what they can think.

I answer Kay’s invitation by kissing him languorously. I feel like a part of the nightmare and my demons are dispelled, exorcised. I live a moment of pure happiness. One that I have not lived since a long time ago, except for Max’s birth. Life finally offers me an illuminated flower after having left me cloistered in dark room.

I press my forehead against Kay’s. I run my fingers across his golden hair.

– Thanks for coming, I murmur him tenderly.

– No, Marc. Thank you for finding me … and to have saved my life, he replies while sticking his face against my cheek.

It is as if we had never left each other. As if our past complicity was intact.

– Come, let’s go for a stroll, says Kay. We have a lot to talk about and to catch up.

Chapter’s Song

Free Fall : Renaissance – Chapitre 8 (Version Française)

Le voilà enfin, ce Chapitre 8 ! Un chapitre énormément attendu par beaucoup d’entre vous car il marque le tournant le plus important de cette fanfiction, la raison même pour laquelle je l’ai créée afin de me faire plaisir et de vous faire plaisir. Pour palier une chose qui nous a tous beaucoup frustré : la fin de Free Fall ! Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir tout ça. Pour rappel, il me reste encore 2 chapitres à publier avant que tout ne se termine 🙂 Bonne lecture et gros bisous ❤

10705309_10201679100014341_1481171910_nMagnifique Fanart par Lupera-GER

Chapitre 8

Après quelques heures de route, je rentre totalement épuisé chez moi. Il est environ midi quand je suis de retour. Je retrouve Lena et mon fils Max avec un grand plaisir. Après ces derniers jours intenses, je sens que j’ai besoin de calme et surtout de repos, et le fait d’être avec Max me fait le plus grand bien.

– Il a été très sage, m’annonce Lena, qui est en train de mitonner un repas dont l’odeur succulente parvient jusqu’à mes narines.

Je serre Max dans mes bras et il me fait un grand sourire.

– Je meurs de faim !

– Alors à table, dit Lena en préparant des assiettes.

Je suis si affamé que je me ressers deux fois. Puis, à bout de force, je me rends dans ma chambre où je m’écroule sur le lit. Je dors pratiquement toute l’après-midi. Le dimanche se termine et Lena quitte les lieux. Elle reviendra demain pour s’occuper de Max.

Le lendemain matin, je reprends le travail avec difficulté mais je suis heureux de retrouver Matthias. Pendant une mission hors de la caserne où nous sommes ensemble, j’en profite pour lui raconter les dernières nouvelles et lui annoncer que j’ai retrouvé Kay.

– Je suis vraiment content pour toi, mon pote, me sourit-il en me tapotant l’épaule.

Le Mercredi soir, nous allons tous prendre un verre dans un pub de la ville. Lukas et Lena sont également là. Max dort tranquillement dans sa poussette.

Je sors fumer une cigarette avec Lukas et l’informe également de mes retrouvailles difficiles avec Kay.

– Je retourne à Düsseldorf Samedi. J’espère qu’il sera là.

– S’il t’aime et s’il tient toujours à toi, il sera là, me rassure Lukas. Tu as quand même fait tout ce chemin pour le retrouver alors que tu ne savais même pas où il était parti. Il ne pourra pas l’ignorer. Peu de gens auraient fait ce que tu as entrepris, Marc.

– Je sais. Mais c’est aussi grâce à toi et aux autres. Vous m’avez tous tellement soutenus que je ne saurai jamais comment vous remercier. Vous m’avez fait prendre conscience qu’il fallait que je me bouge.

– Et ça a payé. Je pense sincèrement que Kay sera là.

Malgré les paroles optimistes de Lukas, je ne reçois aucun appel de Kay pendant la semaine, ce qui m’inquiète énormément et remet pendant un temps en question mon envie de revenir à Düsseldorf. L’infirmière qui s’est occupée de lui a-t-elle bien transmis mon mot ? Est-ce que Kay ne veut plus entendre parler de moi ? Mais une promesse est une promesse et j’irai à Düsseldorf Samedi matin.

Le restant de la semaine passe à une vitesse complètement folle et j’évite de me poser trop de questions. Le Vendredi soir, je ne parviens pas à trouver le sommeil. Les baies vitrées de ma chambre sont grande ouvertes et les rideaux flottent dans l’air. J’observe les étoiles dans le ciel dégagé, pensif. Je ne cesse de me ronger l’esprit en pensant à demain. J’ai peur que Kay ne soit pas au rendez-vous. Peut-être qu’il ne m’a pas pardonné de l’avoir abandonné. D’avoir été égoïste. Peut-être qu’il a même déjà une nouvelle personne dans sa vie. Je chasse toutes ces idées néfastes de ma tête tant bien que mal en essayant d’être optimiste, mais cela reste difficile.

Finalement, le matin arrive et désormais il n’est plus possible de faire demi-tour. Mon destin est en marche. Lena arrive vers 7h pour garder Max pendant le week-end, car je ne sais pas quand je serai de retour. Je boucle une petite valise où j’ai mis le nécessaire puis me dirige vers le salon afin de dire au revoir à mon fils. Au moment de partir, Lena me rejoint.

– Bonne chance, me souffle-t-elle tendrement en me faisant un bisou sur le front. J’espère que tu trouveras ce que tu attends.

– Merci, dis-je, légèrement stressé.

Je prends enfin la voiture et me dirige vers la gare où j’embarque dans mon train pour Düsseldorf. Le trajet dure quelques heures pendant lesquelles je reste totalement impassible et silencieux. Je ne pense à rien. Je sens seulement une boule d’angoisse s’intensifier petit à petit en moi, au fur et à mesure que je me rapproche de la destination finale.

J’arrive en gare de Düsseldorf vers 11h. Je scrute le quai tandis que le train ralenti sa marche pour finalement s’arrêter. J’attrape mon petit bagage et descends du wagon. Je reste immobile sur la plateforme et observe les alentours. Pas de Kay à l’horizon. Je me mets à avancer pour rejoindre l’intérieur de la grande gare.

Que faire à part attendre ? Peut-être que Kay est déjà passé, m’a déjà attendu et est déjà reparti ne me voyant pas arriver. Il est vrai que je n’ai même pas pu lui préciser à quelle heure je débarquais n’ayant aucun moyen de le contacter directement. J’aurais sans doute dû prendre un train plus tôt pour arriver suffisamment à l’avance. Une chose à laquelle je n’avais pas réfléchi.

Pendant de longues minutes, j’observe les voyageurs aller et venir. J’ai l’impression d’être un intrus dans cette foule en mouvement. De ne pas être à ma place. Petit à petit, la gare se vide, peu de trains débarquant sur les quais. Le calme revient. Ne tenant plus en place, je me lève et commence à faire les cent pas de long en large.

Je perds mon temps. Kay n’est pas venu, n’est pas là, et ne viendra pas. Comment peut-on pardonner un idiot tel que moi, malgré tous les efforts possibles ? Comment pardonner quelqu’un qui vous a abandonné, au moment où vous aviez le plus besoin de soutien ? Je me demande comment j’aurais réagi à la place de Kay.

Perdu dans mon égarement, je ne remarque pas que je suis planté seul comme un imbécile en plein milieu de la gare. Les gens autour doivent penser que je suis fou.

Mais soudain, j’entends une voix au loin, derrière moi. Elle parvient à mes oreilles comme une mélodie inespérée, qu’on n’escomptait plus entendre. Je reconnais immédiatement ce ton sarcastique, typique :

– Je ne pensais pas te revoir un jour.

Il ne me faut qu’une fraction de seconde pour reconnaître la voix de Kay. Je me retourne, hébété, abasourdi, n’y croyant pas.

Il se tient là, face à moi, à une quinzaine de mètres. Son visage est magnifique, son regard angélique, son air fragile. Il a une mine beaucoup plus belle que celle de la semaine dernière à l’hôpital.

Aucun mot ne parvient à sortir de ma bouche. Nous nous regardons pendant plusieurs secondes. J’ai l’impression d’être face à un mirage, face à une illusion. Mais il est bien là, je ne rêve pas, j’en suis sûr. J’ai attendu ce moment pendant des mois. Pourtant j’ai peur de tenter quoi que ce soit. Est-il furieux ? Va-t-il m’envoyer paitre ? Qu’importe.

Je laisse tomber mon sac à terre. Des larmes commencent à couler sur mes joues. Je titube lentement comme un zombie vers lui. Il me lance son petit sourire en coin habituel et commence à s’avancer vers moi aussi, ce qui me rassure d’un coup.

Nous nous jetons littéralement dans les bras l’un de l’autre. C’est seulement lorsque je sens le contact de sa peau que je suis sûr de ne pas rêver. En cet instant précis, plus rien n’a aucune importance. Le temps est figé. Je le sers aussi fort que possible, ne voulant plus le laisser partir. Son doux parfum vient effleurer mes narines. Je ne sais pas combien de secondes, voire de minutes, nous restons ainsi, dans notre étreinte.

Puis finalement, il me susurre délicatement à l’oreille :

– Tu es revenu.

J’arrive enfin, difficilement, à sortir quelques bribes de mots.

– Kay, je suis tellement désolé.

Il se desserre de moi, prends mon visage entre ses mains, et de ses pouces sèche mes larmes.

– On en parlera plus tard.

Sans crier gare, il me lance un baiser fougueux auquel je succombe instantanément, impuissant. Il y a quelques mois, je l’aurais vivement repoussé, gêné, coincé dans le carcan de la pudeur, des non-dits, de la honte. Mais aujourd’hui, j’ai changé, et je me fiche totalement des gens qui sont autour de moi et de ce qu’ils peuvent bien penser.

Je réponds à son invitation en l’embrassant langoureusement. J’ai l’impression qu’une partie du cauchemar et de mes démons sont chassés, exorcisés. Je vis un moment de pur bonheur. De ceux que je n’ai pas vécus depuis bien longtemps, à part la naissance de Max. La vie m’offre enfin une fleur lumineuse après m’avoir cloîtré dans une pièce sombre.

Je presse mon front contre celui de Kay. Je glisse mes doigts à travers ses cheveux dorés.

– Merci d’être venu, je lui murmure tendrement.

– Non, Marc. Merci à toi d’être venu me retrouver … et de m’avoir sauvé la vie, me répond-t-il en collant son visage contre ma joue.

C’est comme si nous ne nous étions jamais quittés. Comme si notre complicité d’autrefois était intacte.

– Viens, allons faire un tour, me dit Kay. Nous avons beaucoup de choses à nous dire et à rattraper.

Musique du Chapitre

Chapitre 8 terminé ! Chapter 8 finished !

Coucou !! Ça y est, enfin, le Chapitre 8 de Free Fall : Renaissance est terminé ! J’ai pris le temps aujourd’hui de le finir. Comme d’habitude, afin que personne ne soit lésé, je ne le posterai qu’une fois traduit en anglais 🙂 Je ne vous promets rien mais je vais faire le maximum pour que la traduction soit finie aujourd’hui, demain au plus tard. Je fête mon anniversaire aujourd’hui (c’était le 10 Octobre mais on n’a pas eu le temps de faire quelque chose avant ^^), mais je vais essayer de commencer 😛 Bisous à tous !

Hello ! Finally, Chapter 8 of Free Fall : Renaissance is over ! I took some time today to finish it. As always, so that everyone can read it at the same time, I will post it once the english translating is done 🙂 I can’t promise anything but I will do the maximum to finish the translation today, tomorrow at the latest. I celebrate my birthday today (it was on the 10th of October but we had no time to do something before ^^), but I will try to start 😛 Kiss everyone !

[Myth Cloth] Mon avis sur Athéna God Cloth

Depuis la publication de ma suite Free Fall : Renaissance, je n’ai malheureusement que peu de temps à accorder à d’autres articles. Aussi, j’aimerais réparer cela à partir d’aujourd’hui en débutant une série d’articles sur ma collection. Comme certains le savent peut-être je collectionne pas mal de figurines et statuettes, principalement issues de l’univers de mon enfance et des films que j’aime.

Ma plus grosse collection est dédiée aux Myth Cloth, de très belles reproductions fidèles des personnages du manga / anime Saint Seiya, plus connu en France sous le nom Les Chevaliers du Zodiaque. C’est une oeuvre qui a bercé mon enfance, lors de nombreux visionnages du Club Dorothée, au même titre que Dragon Ball, Sailor Moon et bien d’autres. Saint Seiya est un manga magnifique à l’univers riche et intéressant, impliquant entre autre la mythologie et les constellations.

Ces dernières semaines, pas mal de nouvelles pièces sont venues s’ajouter à ma collection. La dernière d’entre elle à avoir été montée n’est pas des moindres. Il s’agit d’une pièce qui a été très longuement attendus par tous les fans de Saint Seiya et de Myth Cloth : Saori Kido, alias la réincarnation de la déesse Athéna, dans son armure, la God Cloth (à ne pas confondre avec la Kamui). Une armure qu’elle acquiert lors de son combat contre son ennemi juré, Hadès.

Cette pièce est sortie afin de célébrer les 10 ans du lancement de la série Myth Cloth, qui est un véritable succès, puisque la collection se poursuit toujours avec des sorties mensuelles, même si toutes ne sont pas au goût de tous (rééditions différentes à outrance, entre autre, qui empêchent la sortie de véritables nouveautés, surtout ces derniers temps). Alors, quel est le verdict sur pièce tant attendue ?

Packaging

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On retrouve le format classique des boîtes Myth Cloth, à la différence qu’ici le coffret est beaucoup plus gros que les pièces habituelles, Athéna God Cloth oblige. En effet, l’armure de la déesse est assez imposante et contient de nombreuses pièces prenant de la place (sceptre, bouclier, ailes), sans compter quelques bonus non négligeables comme un display stand créé pour l’occasion. Comme c’est le cas maintenant depuis quelques temps, on ne retrouve plus sur le devant une image tirée de l’animé pour montrer le personnage, mais plutôt le socle de la Myth Cloth. Je trouve ce changement dommage car cela avait un vrai charme au niveau du packaging.

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IMG_2679IMG_2681IMG_2678Comme vous pouvez le voir le contenu est assez fourni. Tamashi / Bandai reste fidèle à sa nouvelle ligne qui consiste à proposer divers visages afin de donner l’expression souhaitée au montage final, ce qui est un plus vraiment intéressant. Il y a également la possibilité de choisir entre la version Manga (robe de l’armure plus longue et sceptre différent) et la version Anime de la God Cloth. Personnellement comme vous le verrez après j’ai fait un mix des 2 car je préfère la robe du manga et le sceptre de l’animé.

Qualité des pièces

C’est malheureusement là que le bas blesse : pratiquement toutes les pièces sont en plastique. Seules quelques rares pièces sont métallisées, notamment au niveau du torse et du haut de la robe. Quel dommage pour une figurine de cette trempe, surtout pour célébrer un 10ème anniversaire. On aurait par exemple au moins apprécier que les épaulettes, le casque, le sceptre ou encore le bouclier soient métallisés. Pour les ailes c’est encore compréhensible car cela ajouterait énormément de lourdeur et risquerait de faire pencher la Myth Cloth en arrière une fois montée. Bref, il y aurait eu mieux à faire de côté là. J’ai déjà constaté ce problème avec les armures importantes, par exemple Hypnos et Thanatos où c’est également le cas pour pratiquement toutes les pièces qui sont plastifiées. Sans doute pour une question de prix, car vu le nombre de pièces, cela ferait gonfler l’addition finale. Mais pour des Myth Cloth d’exception de ce genre, je pense que les fans auraient été prêts à mettre plus pour avoir des matériaux de meilleure qualité. Au niveau des visages, ils sont pour le coup très réussis et très fidèles à l’anime. Il en va de même au niveau de la coiffure. Le corps de Saori est plus petit que les Myth Cloth masculines, c’est un peu dommage car au final la figurine n’est pas très haute et aurait eu plus de prestance avec 1 centimètre de plus.

Respect des couleurs

Contrairement à ce qu’annonçaient les visuels publicitaires de la God Cloth d’Athéna, où on avait des teintes dorées et violettes bien prononcées sur l’armure, on est éloigné de ce qui était promis (vive les retouches Photoshop mensongères …). On se retrouve avec un violet très pastel et clair, pas assez punchy. Concernant les dorures elles restent satisfaisantes même si on les aurait également préférées plus prononcées. Bref, peut mieux faire.

Montage

Le montage est plutôt aisé même si la notice explicative n’est pas très claire et assez concise. Comme d’habitude, ce qui reste le plus chiant, c’est réussir à enfoncer les mains sans faire foirer le reste. Un travail de patience … Attention avec la robe dont les différentes pièces bougent très facilement, ça peut s’avérer être un vrai casse-tête pour tout remettre droit.

Rendu final

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Malgré la qualité matérielle inégale des pièces, il faut avouer que leurs formes sont parfaitement respectées par rapport à l’anime. On se retrouve donc avec une Athéna God Cloth d’une grande splendeur une fois montée et qui en impose ! La déesse est de toute beauté et c’est probablement une des plus jolies pièces de toute la collection Myth Cloth. Comme je le disais plutôt, il est juste dommage que le corps ne soit pas plus grand, 1 centimètre de plus aurait permis d’apporter encore plus de prestance. Le casque aurait également mérité d’être un peu moins imposant au niveau de la tête et plus fin, ne serait-ce que pour mieux faire ressortir le visage de Saori, mais c’est tout de même satisfaisant.

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Constant global : Une belle pièce attendue depuis longtemps (au moment de sa sortie en tout cas, car je ne l’acquière que maintenant), qui présente très bien et splendide, mais malheureusement avec trop de plastique et trop peu de métal, ce qui peut paraître assez cheap pour une déesse comme Athéna.

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Quelques nouvelles ! Some news !

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Coucou tout le monde !!

Je constate avec plaisir que je reçois de très nombreux commentaires me demandant le Chapitre 8 de Free Fall : Renaissance ! Je vous rassure, la suite est toujours prévue, je n’abandonnerai jamais mon projet 🙂 Je compte bien le terminer ! Seulement, avec le boulot et mes obligations personnelles, surtout ces dernières semaines, c’est très difficile de trouver du temps pour écrire. J’ai déjà commencé l’écriture du Chapitre 8 il y a quelques temps mais je n’ai pas encore pu terminer tout ça. Soyez donc rassurez, la suite arrive, il faut juste être patient 😉 Je peux également dors et déjà vous annoncer que Free Fall : Renaissance contiendra en tout et pour tout 10 Chapitres. Il en reste donc encore 3 avant que mon histoire ne touche à sa fin. Comme ça vous savez à quoi vous attendre ^^ Bisous à tous !!

Hello everyone !!

I notice with pleasure that I receive a lot of comments asking me for Chapter 8 of Free Fall : Renaissance ! Don’t worry, my sequel is still alive, and I will never abandon my project 🙂 I really wish to end it ! Problem is, with my job and my personal obligations, especially these past weeks, it has been really hard to find time to write. I have already started Chapter 8 writing some time ago but was not able to finish it. So be reassured, the next part is coming, you just have to be patient 😉 I can also already confirm you that Free Fall : Renaissance will contain all in all 10 Chapters. So 3 Chapters remain to be published before my story comes to its end. Now you know what to expect ^^ Kiss you all !!

P.S. : Thanx to @AlessaTamborini who is also impatient to read Chapter 8 for this beautiful fanart shared on Twitter !