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[Cinéma Gay] Mon avis sur le film In Bloom / En Émoi

Nouvelle chronique sur le cinéma gay, consacrée cette fois à un film américain, In Bloom, rebaptisé en France En Émoi.

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Titre original : In Bloom
Date de sortie France : 26 Mars 2014
Date de sortie (Israël) : 10 Juin 2014 (DVD Premiere)
Réalisé par : Chris Michael Birkmeier
Avec : Kyle Wigent, Tanner Rittenhouse, Jake Andrews, Adam Fane
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h27

Synopsis : Rien ne semble pouvoir perturber l’harmonie qui règne dans le couple que forment Kurt et Paul. Solidement amoureux et portés par leur réussite professionnelle, les deux amants croquent la vie et l’amour à pleines dents. Jusqu’au jour où un jeune et sexy client, qui en pince pour Kurt, va déclencher une succession d’évènements impromptus qui met non seulement leur relation en danger, mais aussi leurs propres vies.

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Mon avis : Je continue mon périple de visionnage de films avec pour thème la romance entre deux hommes, et je tombe cette fois sur un petit bijou nommé « En Émoi », sorti très récemment puisqu’après avoir été diffusé dans divers festivals aux USA, il est n’est arrivé en DVD là-bas qu’en Juin 2014, tandis qu’il est sorti en France avant, en Mars 2014.

Le genre du cinéma gay est un genre difficilement renouvelable. Les réalisateurs doivent sans cesse se creuser les méninges afin de proposer du nouveau et éviter dans de tomber dans le déjà-vu, même si celui-ci est tout à fait plaisant. En effet, bien généralement, la thématique consiste à la rencontre en deux hommes, l’un des deux étant hétéro ou non, et l’histoire montre l’évolution de leur histoire.

In Bloom propose quelque chose de radicalement différent et de très original puisqu’il retourne tout le problème à l’envers : en effet, les deux héros du film sont déjà en couple au début de l’histoire, ce qui balaye la problématique de montrer leur rencontre, exercice souvent périlleux. Plus intéressant encore, la scène d’ouverture est un flash-forward (scène se passant dans le futur, à l’inverse d’un flash-back qui se déroule dans le passé) nous dévoilant d’office que le couple a rompu et que les deux protagonistes ne sont plus ensembles. Les bases sont posées. Passé cette scène, nous revenons quelques mois plus tôt, et on découvre Kurt et Paul alors dans une jolie romance que rien ne semble pouvoir briser. Le film va donc dépeindre leur rupture. Voilà un point de vue assez inédit et intéressant pour un film gay.

Le premier tiers du film peut sembler assez ennuyeux car on suit le quotidien de Paul et Kurt à travers leurs activités diverses, leurs sorties, leurs vies personnelles. Tout deux vivent la plupart du temps ensemble; Paul travaille dans une épicerie de New York, tandis que Kurt vit du traffic de drogue qui lui rapporte pas mal d’argent. Mais tout va commencer à s’enchaîner à partir de la fin du premier tiers, où Kurt va faire la rencontre d’un jeune garçon, Kevin, qui lui achète de la came, et pour lequel il va commencer à éprouver une certaine attirance. Cette attirance aura des conséquences sur l’amour qu’il porte à Paul, car leur couple va, peu à peu, commencer à s’effriter. Le film dépeint ainsi l’évolution de la relation entre deux personnes, qui une fois les joies de l’amour passées (ne dit-on pas que l’amour dure 3 ans ?), s’essouffle. Le temps change les choses. Au début l’amour est prenant et innocent, puis avec le temps les sentiments peuvent être amenés à disparaître.

Le deuxième tiers du film va s’intéresser à l’effritement du couple Paul / Kurt. Kurt va se rapprocher de plus en plus dangereusement de Kevin. Paul va forcément commencer à s’aperçevoir de quelque chose et à se poser des questions, devenir jaloux. Kurt va peu à peu perdre prise et se retrouver de plus en plus attiré par Kevin, mais on sent qu’il est indécis car cette attirance semble plus physique qu’émotionnelle. Alors que Paul est délaissé, Kurt, en pleine crise, va plonger d’autant plus dans la drogue afin d’oublier les dilemmes auxquels il fait face.

Enfin, la troisième et dernière partie du film s’articule autour de la rupture inévitable des deux amoureux. Ce qui est intéressant, c’est que cette dernière va montrer en profondeur l’évolution des personnages après leur rupture et ne pas simplement l’apporter comme un cheveu sur la soupe, car Kurt va maladroitement tenter de revenir vers Paul. Va-t-il réussir ou échouer, je ne vous dirai rien, à vous de voir le film pour le découvrir.

Au niveau de la réalisation, Birkmeier a fait un très beau travail. Le film est très atmosphérique et les décors sont bien souvent minimalistes, avec une mise en scène très théâtrale. On a beaucoup de plans serrés sur les visages des personnages ce qui permet une lecture approfondie de leurs émotions. Les décors se révèlent parfois étouffants comme le devient la relation entre Kurt et Paul. En effet, de nombreuses scènes sont tournées dans des espaces confinés : cage d’escaliers, toilettes, salle de bain, etc.

Les deux acteurs principaux, Kyle Wigent (Kurt) et Tanner Rittenhouse (Paul), sont parfaits dans leur rôle. Ils étaient en symbiose et s’accordaient à merveille ensemble. On peut dire qu’ils ont bien été choisis. Leur prestation est toujours juste, réaliste et attachante. Ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres films. Ces deux acteurs sont encore peu connus mais méritent à le devenir car ils ont beaucoup de talent à faire valoir. Les autres artistes qui apparaissent ont malheureusement un temps d’écran trop faible pour pouvoir véritablement les juger, étant donné que le film se focalise énormément sur Kurt et Paul.

La musique orchestrale, composée par le groupe Joywave, se veut extrêmement discrète, et participe à l’ambiance atmosphérique du film. En revanche, on trouve à de nombreuses reprises dans le métrage les musiques d’artistes divers, y compris de Joywave qui interprète plusieurs titres. Les musiques étaient très sympathiques, surtout celles de Joywave, entre le rock, la pop et l’électro. La musique de fin, appelée « Appearences » est tout simplement magnifique et magistrale, elle donne véritablement des frissons. Malheureusement, cette piste n’a jamais été commercialisée et est absolument introuvable. Après quelques recherches sur la page Facebook officielle du film, les créateurs du film ont indiqué qu’ils sont en train de voir pour sortir cette chanson en accord avec Joywave, mais pour l’instant toujours aucune nouvelle.

Pour conclure cette critique, vous l’aurez compris, In Bloom m’a beaucoup plu, et je le conseille volontiers à tous ceux qui souhaitent voir un film gay avec une construction originale et qui change un peu des sempiternels lieux communs. La relation entre Paul et Kurt est certes compliquée, mais elle est aussi très émouvante.


Pour chaque film gay, j’ajoute une petite note de fin, qui est bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, 50/50 ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

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Mon avis sur le film [●REC]⁴ : Apocalypse

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Titre original : [●REC]⁴ : Apocalypsis
Date de sortie France : 12 Novembre 2014
Date de sortie (Espagne) : 31 Octobre 2014
Réalisé par : Jaume Balagueró
Avec : Manuela Velasco, Paco Manzanedo, Ismael Fritschi, Héctor Colomé, Crispulo Cabezas, María Alfonsa Rosso
Nationalité(s) : Espagnol
Genre(s) : Épouvante, Horreur, Action
Durée : 1h36

Synopsis : Quelques heures après les terribles événements qui ont ravagé le vieil immeuble de Barcelone. Passé le chaos initial, l’armée décide d’intervenir et envoie un groupe d’élite dans l’immeuble pour poser des détonateurs et mettre un terme à ce cauchemar. Mais quelques instants avant l’explosion, les soldats découvrent une ultime survivante : Angela Vidal … Elle est amenée dans un quartier de haute-sécurité pour être mise en quarantaine et isolée du monde afin de subir une batterie de tests médicaux. Un endroit parfait pour la renaissance du Mal … L’Apocalypse peut commencer !

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Mon avis : Voici enfin venu l’ultime épisode de la saga REC, initiée en 2007 avec le premier film. Après un REC 3 qui a déçu de très nombreux fans, REC 4 se devait de relever la barre assez haut afin de faire oublier cet aparté raté. Et le pari est réussi !

Je me rappelle encore de la première fois où j’ai vu REC 1 en 2008. Ce film d’horreur venu tout droit d’Espagne, loin des habituels standards américains, a été pour moi une véritable claque. Le film décide d’utiliser le found footage, à l’époque encore balbutiant (les gens se souviennent surtout à ce moment là du projet Blair Witch). C’est à cette même période que commencent alors à arriver toute une flopée de métrages utilisant ce style délicat à maîtriser : Paranormal Activity, Cloverfield et bien d’autres encore, avec plus au moins de réussite.

Néanmoins la particularité de REC, c’est son atmosphère absolument étouffante et stressante, avec une tension qui monte graduellement tout au long du film, tandis que le spectateur découvre éberlué une fin totalement hystérique qui restera dans les mémoires, avec une Tristana Medeiros absolument effrayante.

En 2009 le film suivant a débarqué, et pour moi c’était une suite tout à fait satisfaisante qui a apporté pas mal de réponses par rapport au premier film, et notamment au sujet de l’infection qui se propageait dans l’immeuble, même si certaines questions restaient toujours en suspens. L’horreur laissait un peu plus de place à l’action avec l’arrivée d’un commando armé jusqu’aux dents. À l’issu de ce film, il est annoncé par les co-réalisateurs des 2 premiers opus, Paco Plaza et Jaume Balagueró, que la saga sera clôturée par deux nouveaux films qui ne seront plus réalisés ensemble par le duo, mais plutôt que chacun s’occupera d’une des suites. Paco Plaza sera chargé de REC 3, et Jaume Balagueró de REC 4.

C’est ansi que débarque en 2012 REC 3, énormément attendu par les fans, notamment vis à vis de son titre trompeur « Genesis », à l’époque interprété comme un retour à la source, qui permettrait de comprendre les origines du chaos. Au final, le titre n’est qu’une référence à la « Genèse » dans la Bible et le film n’est ni une préquelle, ni une séquelle à la saga, mais ce qu’on appelle un « sidequel », c’est à dire que le film se passe en même temps que REC 1 et 2. C’est donc une parenthèse apportée à la saga, qui permettait de découvrir de tout nouveaux personnages et un nouveau foyer d’infection. Malheureusement, le film a énormément souffert de la direction prise par son réalisateur, Paco Plaza. Celui-ci a en effet ajouté une dimension comique tout à fait mal venue, s’écartant complètement du ton sombre et angoissant établi avec les deux premiers films. On se retrouve donc plutôt avec une comédie horrifique qu’un véritable film d’horreur. Beaucoup de personnes, moi-compris, se sont senties dupées par cette suite tant escomptées. Néanmoins, il faut dire que le film a tout de même apporté son lot de points positifs : tout d’abord, un rafraîchissement total au niveau de la mise en scène, puisque le found footage a été abandonné au profit d’une réalisation classique, ce qui permet à la franchise un renouvellement bienvenue, plutôt que de se reposer sur ses acquis en terme de mise en scène. De même, les acteurs étaient vraiment tops, à commencer par Laetitia Dolera jouant le rôle principal de la mariée avec quelques séquences d’anthologie, notamment ses scènes à la tronçonneuse. Dans le même ordre idée, certaines réponses étaient de nouveau apportées, notamment le fait que Tristana Medeiros, la « patiente zéro », contrôlait en quelque sorte tous les infectés. Hélas, le film a aussi été gâché par une fin mal menée, atroce, où tout le monde a probablement pensé « What the fuck ?! » car n’apportant absolument rien à la saga. La néant total.

C’est donc avec beaucoup d’appréhension que les adorateurs de REC attendaient cet ultime épisode qu’est REC Apocalypse. Et la patience a été, me concernant, à la hauteur de mes attentes, puisque j’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance des deux premiers films. Tout d’abord grâce au début qui permet un come-back dans « l’immeuble » de Barcelone, véritable icône à lui seul de la saga. Mais également grâce au lieu de l’action, un cargo, propice au retour des thèmes essentiels de REC : enfermement (où aller quand vous êtes coincés sur un bateau, entouré par l’immensité de l’océan ?), claustrophobie, environnement inhospitalier, etc.

On retrouve avec une immense joie le personnage clef de la saga, Angela Vidal, qui a enfin pu ressortir de l’immeuble de Barcelone … pour se retrouver de nouveau enfermée sur ce cargo servant de QG à une équipe scientifique de pointe chargée de lui faire passer de nombreux tests afin de vérifier si oui ou non cette dernière est toujours infectée, et surtout trouver un remède à l’infection. Malheureusement, film d’épouvante oblige, tout ne se déroule pas comme prévu, puisqu’un singe ayant servi de cobaye afin de créer ledit vaccin s’échappe, libérant l’infection sur le bateau, ce qui engendre en un rien de temps un chaos sans nom.

Angela se retrouve accompagnée de nouveaux personnages : Guzman, un des soldats l’ayant extraite de l’immeuble, ainsi que son coéquipier Lucas. Une survivante de REC 3 qui permet de faire le lien avec le film précédent est également présente, Anciana, visiblement la mère de Koldo, car si j’ai bien compris, elle dit être la belle-mère de la mariée, alias Clara dans REC 3. Son personnage est véritablement drôle et apporte une touche d’humour, qui, contrairement à REC 3, est parfaitement amenée et permet d’apaiser certains moments de tension. Du côté de l’équipe du cargo, on fait la connaissance du Docteur Ricarte en charge des expérimentations. Il a un rôle prépondérant et ne reculera devant rien pour trouver le remède. Enfin, dernier personnage crucial, Nic, fan des émissions d’Angela Vidal et accessoirement spécialiste informatique qui sera d’une aide précieuse. Les acteurs sont vraiment biens et jouent leurs rôles de manière convaincante

La mise en scène de Jaume Balagueró est très énergique et cet opus, une fois passée la phase nécessaire d’introduction, est clairement orienté action, et on sent que c’est le chapitre le plus ambitieux de la franchise en terme de budget. Globalement le tout est satisfaisant, on est à le fois happé par des scènes de corridors étouffantes, et à la fois « libérés » par des plans extérieurs montrant le bateau et l’océan. Reste quand même que certaines scènes de combat restent difficiles à suivre et parfois mal coordonnées, même si cela ne dure pas forcément longtemps. L’ambiance m’a beaucoup fait pensé au jeu vidéo Resident Evil : Revelations se déroulant lui aussi sur un grand bateau, en l’occurence un bateau de croisière, et ça m’a plu. On retrouve à nouveau quelques scènes d’anthologie comme dans REC 3, notamment Angela et Nic se défendant avec ardeur à l’aide d’un moteur de bateau servant à déchiqueter les infectés.

La musique était assez classique mais collait bien à l’ambiance générale du métrage. Elle n’a pas particulièrement retenu mon attention mais ne m’a pas déçue pour autant non plus.

Pour en revenir aux personnages, quel plaisir de retrouver Angela ! La pauvre se retrouve de nouveau enfermée après avoir été libérée de l’immeuble, et doit se démener pour comprendre où elle se trouve et ce qui se trame, avant que l’horreur ne déferle. En parlant d’horreur, attention, tout comme le 3, à ne pas vous laisser tromper par le titre. Si par « Apocalypse » vous vous attendez à voir les Enfers débarquer sous forme de pandémie sortie de l’immeuble avec une contagion mondiale, vous risquez d’être déçus. À mon sens, le titre « Apocalypse » fait plus référence au fait que ce qui se trouve sur le bateau doit à tout pris y rester afin d’éviter que le chaos ne se répande sur le continent.

Deux autres personnages m’ont beaucoup plus : Ricarte, le chef des scientifiques, qui était vraiment classe, même si un peu enfoiré sur les bords. Et aussi Nic, le fan d’Angela, drôle et sympathique, qui va finir par former un duo aussi improbable qu’irrésistible avec cette dernière. Guzman était un bon personnage aussi en tant que soutien à Angela.

Au niveau de la trame narrative, attendez-vous à quelques surprises, car ce que vous pensez savoir ou croire ne sera pas forcément la vérité, surtout que le réalisateur prend un malin plaisir à instiller le doute jusqu’au bout.

L’équipe scientifique présente sur le bateau permet de répondre à quelques questions laissées en suspens avec les deux premiers films, mais malheureusement cela apporte aussi de nouvelles interrogations, notamment au sujet du Ver, l’origine du Mal. En effet, il n’est pas bien clair si celui-ci est apparu pour la première fois en Tristana Medeiros, ou si cette dernière n’a été qu’un simple hôte comme un autre, à l’instar d’Angela. Si cette hypothèse est vérifiée, cela s’avèrerait assez décevant étant donné que Tristana est présentée depuis le départ comme la « patiente zéro », celle avec qui tout a commencé. Par ailleurs, d’où vient le Ver ? Est-il véritablement d’origine diabolique, la « voix » du démon, comme suggéré auparavant, ou alors une entité extraterrestre, comme le laissaient entendre certaines coupures de journal dans REC 1 ? Dans un sens, le fait qu’aucune véritable affirmation ne soit apportée n’est pas plus mal. Car le propre du fantastique, comme en littérature, n’est-il pas justement de laisser le spectateur douter sur la finalité de l’histoire, à l’instar par exemple des nombreuses nouvelles de Maupassant qui excellait dans ce genre terrifiant et malsain ?

Maintenant la question que vous vous posez, c’est : « Est-ce que le film conclut-il vraiment la saga » ? J’ai lu que beaucoup de gens avaient été déçus à ce sujet. Pour moi ça n’est pas le cas. Sans rien vous dévoiler, le film clôt en beauté les aventures d’Angela qui est quand même le personnage central de la franchise. Le film laisse toutefois une grande part de mystère avec une fin qui permet d’imaginer une ouverture possible pour une suite. Rien de cela n’est prévu à l’ordre du jour, mais Jaume Balagueró et Paco Plaza ont déjà plaisanté à ce sujet. Sait-on jamais ?

Pour conclure, REC 4 a pour moi été un film super, que j’ai adoré regarder. J’avais peur d’être déçu au vu des critiques qui m’avaient été faites, mais au final je l’ai apprécié de bout en bout. Comme quoi il ne faut jamais écouter les autres et les avis pré-conçus ! Je suis assez triste car avec REC 4 une page du cinéma d’horreur se tourne, la saga REC aura pour moi durablement marqué ce genre, et aura brillamment su s’imposer, car qui aurait cru qu’un simple film espagnol, loin des standards hollywoodiens, parviendrait à se muer en franchise s’exportant à l’international ? Un grand merci à Jaume Balagueró et Paco Plaza pour ces moments de frissons et de bonheur. Adieu REC !

P.S. : Si vous souhaitez en apprendre plus sur la saga [REC] (produits dérivés, univers) et avoir des news exclusives à son sujet, notamment les futures sorties DVD / Blu-Ray, je vous invite à vous rendre sur l’excellent blog de mon ami Khalen, qui est entièrement dédié à la franchise, à cette adresse : http://sagarec.wordpress.com. Khalen est toujours bien renseigné, et s’il y a du nouveau sur la franchise, c’est là que vous serez informés en premier lieu !

[Cinéma Gay] Mon avis sur le film Alata / Out In The Dark

Deuxième chronique sur le cinéma gay, cette fois consacré à un nouvel excellent cru du cinéma israélien, Alata, appelé Out In The Dark sur le marché américain.

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Titre original : Alata
Date de sortie France : 22 Mai 2013
Date de sortie (Israël) : 28 Février 2013
Réalisé par : Michael Mayer
Avec : Nicholas Jacob, Michael Aloni, Jamil Khoury, Loai Nofi
Nationalité(s) : Israélien, Américain, Palestinien
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h36

Synopsis : Nimer, un étudiant palestinien réfugié clandestinement à Tel-Aviv, rêve d’une vie meilleure à l’étranger. Une nuit, il rencontre Roy, un jeune avocat israélien. Ils s’éprennent l’un de l’autre. Au fil de leur relation, Nimer est confronté aux réalités cruelles de la communauté palestinienne – qui rejette son identité – et de la société israélienne – qui ne reconnaît pas sa nationalité. Sur fond de lutte familiale, politique et sociale, Nimer doit choisir entre son désir d’ailleurs et son amour pour Roy.

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Mon avis : Une véritable petite perle ! Décidément, j’aime beaucoup la manière dont le cinéma Israélien traite le thème gay. Souvent d’une manière qui reflète le fond des problèmes qui endiguent cette région du monde.

La relation entre les deux personnages principaux, Nimer et Roy, se met assez rapidement en place, ce qui permet d’explorer en profondeur leur amour mais aussi leurs différences. Nimer vient du côté Palestinien, d’une famille encrée dans la religion et attachée à sa réputation, gangrénée par le traffic et les magouilles de son frère Nabil, qui cache illégalement des armes et collabore étroitement avec la police mafieuse. Alors qu’au contraire, Roy vit depuis toujours dans une bulle protégée du côté Israélien, issu d’une famille aisée, et jouissant d’un métier confortable (il est jeune avocat).

Malgré cette contradiction culturelle, les deux jeunes hommes vont tomber éperdument amoureux l’un de l’autre. Et, alors que Nimer se retrouve pris au centre d’un conflit qui l’empêche de vivre librement, Roy va tout faire pour tenter de l’aider.

Ce qui frappe dans ce film c’est son côté assez claustrophobique et angoissant, puisqu’on suit principalement Nimer, et que, tout au long du film, on sent qu’il n’a pas vraiment de « chez lui ». C’est une lutte de tous les instants pour pouvoir poursuivre ses études et continuer à aller à Tel-Aviv. Il se retrouve souvent à fuir, ce qui entraîne un sentiment assez sombre et pessimiste. D’ailleurs, le titre film, Alata, signifie « obscurité », ce qui veut tout dire.

Mais grâce à Roy, Nimer va pouvoir trouver un peu de bonheur et de lumière, s’accrocher à un espoir d’ailleurs. La mise en scène est intimiste, calme, ponctuée de scènes tendres et douces, et passe la vitesse supérieure quand Nimer doit fuir pour sa liberté et sa vie.

La film bénéficie d’une bande son magnifique, réalisée par Mark Holden et Michael Lopez, avec de jolis arrangements mais aussi des pointes tristes et lugubres qui accentuent la noirceur de certaines situations. Mention spéciale pour la scène de la piscine, pleine de tendresse et de subtilité, accompagnée d’une musique totalement envoutante.

L’histoire nous montre à quel point il est difficile de vivre librement sa sexualité du côté palestinien, fortement ancré dans la religion. La révélation du secret de Nimer entraîne son départ et sa famille se sent bafouée, niant son choix et refusant ce qu’il est vraiment. Preuve encore qu’ici, en Europe, malgré la présence d’extrémistes arriérés, nous sommes quand même bien plus libres et bien plus en sécurité. Malheureusement, tous les homosexuels n’ont pas cette chance. Et c’est parfois même pire dans certains pays africains …

Au final, Alata est pour moi un très joli film gay, on s’attache immédiatement à Roy et Nimer, à leur relation, à leurs problèmes, à leurs dilemmes. Un beau petit bijou que je recommande à tous !

P.S. : Vous pourrez retrouver toutes les musiques du film, notamment celle de la piscine « Pool », sur la page officielle des artistes, ici : http://markholden.bandcamp.com/album/out-in-the-dark-soundtrack


Pour chaque film gay, j’ajoute une petite note de fin, qui est bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, 50/50 ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

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[Myth Cloth] Mon avis sur Seiya God Cloth de Pégase Édition 10ème Anniversaire

Nouvel article sur ma collection Myth Cloth avec un autre arrivage récent : la Myth Cloth de Seiya dans sa God Cloth de Pégase Édition 10ème Anniversaire !

Packaging

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Les boîtes des Éditions 10th Anniversary des God Cloth ont un packaging spécial différent des précédentes éditions. Il est ici en effet assez sobre, principalement noir, mais classe en même temps, présentant simplement sur le devant le socle de l’armure, et non le socle ET le personnage / la figurine comme de coutume. Au dos on retrouve les habituelles poses mettant en valeur le produit ainsi que les différents visages disponibles.

Contenu

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Le contenu de la boîte est strictement équivalent aux éditions précédentes de cette armure (à part peut-être les visages alternatifs, n’ayant pas la version originale de cette Myth Cloth je n’en suis pas sûr). On retrouve donc des visages supplémentaires, très utiles pour créer différentes poses et émotions en fonction de nos envies.

Qualité des pièces

La qualité des pièces est globalement satisfaisante. Nous, collectionneurs de Myth Cloth, ce que nous détestons le plus, c’est bien sûr le plastique. Ici il n’est pas trop présent ou en quantité raisonnable. Sont en plastique une partie des jambières et du plastron, le casque (encore et toujours, dommage) ainsi que chose normale, les ailes. En effet, si elles étaient en métal, cela créerait un contrepoids important qui ne permettrait pas un maintien normal de la figurine qui basculerait en arrière (à moins d’avoir des stands).

Respect des couleurs

Les couleurs sont la spécificité de cette 3ème édition des God Cloth. En effet, la première édition était basée sur l’anime, avec donc des couleurs beaucoup plus pâles et « blanches ». Justement, peut-être trop effacées, c’est la critique qui avait été faite à l’époque, notamment pour Seiya. Alors que dans l’anime sa God Cloth arbore une légère teinte bleue ciel, la première édition était presque complètement blanche / argentée, ce qui a déçu pas mal de fans. La 2ème édition quant à elle était basée sur le manga, où les God Cloth arborent toutes une teinte dorée semblable aux Gold Cloth des Chevaliers d’Or. Avec cette 3ème édition, Bandaï / Tamashii entend bien rattraper l’erreur de la première édition en proposant une gamme très colorée, mais beaucoup plus que dans l’anime. On se retrouve ainsi avec un bleue azur très éclatant et profond, qui certes ne respecte pas vraiment le code de l’anime mais a au moins le mérite d’être très joli et beaucoup plus clinquant que la couleur de la 1ère édition ! Après c’est une affaire de goût, personnellement je n’avais pas voulu me lancer dans la 1ère édition car les couleurs m’avaient déçu. Ici je trouve mon bonheur !

Montage

Rien de particulier à dire concernant le montage, il était facile et n’a pas posé trop de difficultés. Qui est plus, une fois le montage final terminé, il s’avère que la Cloth tient très bien sur elle-même, ce qui fait plaisir, car cela peut parfois s’avérer être un vrai casse-tête de réussir à faire sorte qu’une Myth Cloth ne tombe pas.

Rendu final

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La Myth Cloth est très fidèle dans ses formes à la version animée. On retrouve tous les petits détails – telles que les arabesques – qui sont parfaitement respectés. Au niveau du visage, rien à redire. Le seul petit point gênant sont peut-être les méches de cheveux sur le devant du casque qui sont trop denses et volumineuses. Plus de finesse et de légèreté auraient été appréciées mais ce n’est pas trop choquant pour peu qu’on ne colle pas son oeil tout près du visage.

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Constant global : Cette God Cloth de Pégase 10th Anniversary s’avère être une très jolie pièce, tant par son respect vis à vis des formes de l’armure dans l’anime, que que par son très joli ton bleu, qui certes s’aventure hors des sentiers battus puisque le bleu originel est beaucoup plus pâle, mais pour ma part cela n’est pas trop choquant et ajoute un véritable plus qui manquait à la 1ère édition qui était trop fade à mon goût. On se plaint beaucoup des multiples rééditions des diverses gammes Myth Cloth (notamment les OCE) mais je trouve que pour le coup celle-ci est justifiée et a remporté un joli succès parmi les fans.

[Cinéma Gay] Mon avis sur le film Yossi & Jagger

Depuis quelques temps, je suis sérieusement en train de me mettre à regarder quelques films issus du cinéma gay. Des films pour la plupart assez secrets, de petites productions méconnues du grand public, hormis quelques exceptions comme Le Secret de Brokeback Mountain. Et j’ai donc décidé pour cette raison de vous livrer mon avis sur les différents films de ce genre que je verrai.

Ce qu’il y a de génial avec le cinéma gay, c’est qu’il est représenté par toute une multitude de nationalités. On retrouve des films américains, français, allemands, espagnols, israéliens, chinois, japonais, etc. Chaque pays offre toujours une vision différente des choses en fonction du contexte humain, politique, historique, et c’est intéressant.

On commence avec un film qui m’a beaucoup ému et touché, Yossi & Jagger 🙂

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Titre original : Yossi & Jagger
Date de sortie France : 07 Septembre 2005
Date de sortie (Israël) : 01 Août 2002
Réalisé par : Eytan Fox
Avec : Ohad Knoller, Yehuda Levi, Assi Cohen, Aya Koren
Nationalité(s) : Israélien
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h05

Synopsis : Yossi et Jagger sont officiers dans l’armée israélienne. Ils sont également amoureux l’un de l’autre. Leur rapport caché complique les choses à la base militaire où ils officient.

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Mon avis : Ce film a été un véritable coup de coeur pour moi ! Je crois que c’est la première fois que je regarde un film israélien, donc c’est une vraie découverte. Le film date déjà d’il y a plus de 10 ans, et on se dit que pour l’époque ça devait être une petite révolution de sortir ce genre de film au Moyen Orient.

C’est un film très particulier, on est assez loin des films américains du même type. On se retrouve plutôt ici avec un long-métrage intimiste, à budget très restreint, filmé majoritairement caméra à l’épaule. On est littéralement plongé dans l’ambiance et le quotidien d’une base militaire, à tel point que le style de la mise en scène fait allègrement penser à un reportage à certains moments.

Et on est aussitôt plongé dans le bain puisque dès le début du film, on apprend que Yossi et Lior (surnommé Jagger dans le film), les deux personnages principaux, entretiennent une relation amoureuse secrète, qu’ils sont obligés de dissimuler avec une extrême précaution afin que personne ne l’apprenne dans la base. Oubliez donc voir de nombreuses scènes entre les deux protagonistes, elles sont hélas assez rares car ils n’ont que peu d’occasions de se retrouver seuls. Mais chaque scène entre les deux, aussi rares soient-elles, sont toujours baignées d’une émotion extrême. Car il n’y a que dans ces petits moments de complicité que Yossi et Lior peuvent s’exprimer leur amour l’un envers l’autre.

Le seul soucis, c’est que Lior aimerait ne plus avoir à cacher le poids de cette romance, et surtout quitter l’armée pour pouvoir enfin vivre libre avec Yossi. Un engagement que Yossi n’est pas encore prêt à prendre. Mais à trop attendre, malheureusement on peut parfois perdre certaines choses.

La musique est très discrète, petit budget oblige, et cela rajoute encore un peu à l’effet « reportage » du film. En revanche, le film est ponctué de musiques extérieures d’artistes divers, notamment la magnifique chanson « Bo » de Rita. Une musique capable de faire verser des larmes.

Concernant le son, optez plutôt pour la version sous-titrée avec voix originales. Même si la VF est honnête, malheureusement rien ne retransmettra jamais aussi bien l’émotion que les vraies voix des acteurs.

Même si le film est très bon, malheureusement, il y a un gros point faible : la durée. En effet, le film ne dure que 1h tout au plus (sans le générique). Ce qui fait qu’on a que très peu de temps pour s’attacher à Yossi & Lior. Tout passe un peu trop vite. Il aurait été agréable d’avoir au minimum 15 minutes supplémentaires, ne serait-ce que pour entrer un peu plus dans l’intimité de ce couple secret, avoir quelques scènes additionnelles entre les deux. D’autant plus que la fin est très rapide et assez bouleversante.

Malgré ce point noir, Yossi & Jagger reste un film exceptionnel, qui montre à la perfection qu’entretenir une relation homosexuelle dans l’armée reste un tabou. Les deux acteurs interprètent leurs rôles avec brio et sont vraiment très mignons et subtils.

Pour ceux qui resteront sur leur faim, bonne nouvelle : le film a bénéficié d’une suite en 2012, sobrement nommée Yossi, qui nous permet de redécouvrir le personnage de Yossi 10 ans après les événements du premier opus. Je me dis en sachant cela qu’il faut garder espoir et qu’on aura peut-être aussi un jour une suite à Free Fall / Freier Fall au cinéma 😀


Pour chaque film gay, j’ajouterai une petite note de fin, qui sera bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, MITIGÉE ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

Comment est la fin ?  Lire la suite

[Myth Cloth] Mon avis sur Athéna God Cloth

Depuis la publication de ma suite Free Fall : Renaissance, je n’ai malheureusement que peu de temps à accorder à d’autres articles. Aussi, j’aimerais réparer cela à partir d’aujourd’hui en débutant une série d’articles sur ma collection. Comme certains le savent peut-être je collectionne pas mal de figurines et statuettes, principalement issues de l’univers de mon enfance et des films que j’aime.

Ma plus grosse collection est dédiée aux Myth Cloth, de très belles reproductions fidèles des personnages du manga / anime Saint Seiya, plus connu en France sous le nom Les Chevaliers du Zodiaque. C’est une oeuvre qui a bercé mon enfance, lors de nombreux visionnages du Club Dorothée, au même titre que Dragon Ball, Sailor Moon et bien d’autres. Saint Seiya est un manga magnifique à l’univers riche et intéressant, impliquant entre autre la mythologie et les constellations.

Ces dernières semaines, pas mal de nouvelles pièces sont venues s’ajouter à ma collection. La dernière d’entre elle à avoir été montée n’est pas des moindres. Il s’agit d’une pièce qui a été très longuement attendus par tous les fans de Saint Seiya et de Myth Cloth : Saori Kido, alias la réincarnation de la déesse Athéna, dans son armure, la God Cloth (à ne pas confondre avec la Kamui). Une armure qu’elle acquiert lors de son combat contre son ennemi juré, Hadès.

Cette pièce est sortie afin de célébrer les 10 ans du lancement de la série Myth Cloth, qui est un véritable succès, puisque la collection se poursuit toujours avec des sorties mensuelles, même si toutes ne sont pas au goût de tous (rééditions différentes à outrance, entre autre, qui empêchent la sortie de véritables nouveautés, surtout ces derniers temps). Alors, quel est le verdict sur pièce tant attendue ?

Packaging

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On retrouve le format classique des boîtes Myth Cloth, à la différence qu’ici le coffret est beaucoup plus gros que les pièces habituelles, Athéna God Cloth oblige. En effet, l’armure de la déesse est assez imposante et contient de nombreuses pièces prenant de la place (sceptre, bouclier, ailes), sans compter quelques bonus non négligeables comme un display stand créé pour l’occasion. Comme c’est le cas maintenant depuis quelques temps, on ne retrouve plus sur le devant une image tirée de l’animé pour montrer le personnage, mais plutôt le socle de la Myth Cloth. Je trouve ce changement dommage car cela avait un vrai charme au niveau du packaging.

ContenuIMG_2680

IMG_2679IMG_2681IMG_2678Comme vous pouvez le voir le contenu est assez fourni. Tamashi / Bandai reste fidèle à sa nouvelle ligne qui consiste à proposer divers visages afin de donner l’expression souhaitée au montage final, ce qui est un plus vraiment intéressant. Il y a également la possibilité de choisir entre la version Manga (robe de l’armure plus longue et sceptre différent) et la version Anime de la God Cloth. Personnellement comme vous le verrez après j’ai fait un mix des 2 car je préfère la robe du manga et le sceptre de l’animé.

Qualité des pièces

C’est malheureusement là que le bas blesse : pratiquement toutes les pièces sont en plastique. Seules quelques rares pièces sont métallisées, notamment au niveau du torse et du haut de la robe. Quel dommage pour une figurine de cette trempe, surtout pour célébrer un 10ème anniversaire. On aurait par exemple au moins apprécier que les épaulettes, le casque, le sceptre ou encore le bouclier soient métallisés. Pour les ailes c’est encore compréhensible car cela ajouterait énormément de lourdeur et risquerait de faire pencher la Myth Cloth en arrière une fois montée. Bref, il y aurait eu mieux à faire de côté là. J’ai déjà constaté ce problème avec les armures importantes, par exemple Hypnos et Thanatos où c’est également le cas pour pratiquement toutes les pièces qui sont plastifiées. Sans doute pour une question de prix, car vu le nombre de pièces, cela ferait gonfler l’addition finale. Mais pour des Myth Cloth d’exception de ce genre, je pense que les fans auraient été prêts à mettre plus pour avoir des matériaux de meilleure qualité. Au niveau des visages, ils sont pour le coup très réussis et très fidèles à l’anime. Il en va de même au niveau de la coiffure. Le corps de Saori est plus petit que les Myth Cloth masculines, c’est un peu dommage car au final la figurine n’est pas très haute et aurait eu plus de prestance avec 1 centimètre de plus.

Respect des couleurs

Contrairement à ce qu’annonçaient les visuels publicitaires de la God Cloth d’Athéna, où on avait des teintes dorées et violettes bien prononcées sur l’armure, on est éloigné de ce qui était promis (vive les retouches Photoshop mensongères …). On se retrouve avec un violet très pastel et clair, pas assez punchy. Concernant les dorures elles restent satisfaisantes même si on les aurait également préférées plus prononcées. Bref, peut mieux faire.

Montage

Le montage est plutôt aisé même si la notice explicative n’est pas très claire et assez concise. Comme d’habitude, ce qui reste le plus chiant, c’est réussir à enfoncer les mains sans faire foirer le reste. Un travail de patience … Attention avec la robe dont les différentes pièces bougent très facilement, ça peut s’avérer être un vrai casse-tête pour tout remettre droit.

Rendu final

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Malgré la qualité matérielle inégale des pièces, il faut avouer que leurs formes sont parfaitement respectées par rapport à l’anime. On se retrouve donc avec une Athéna God Cloth d’une grande splendeur une fois montée et qui en impose ! La déesse est de toute beauté et c’est probablement une des plus jolies pièces de toute la collection Myth Cloth. Comme je le disais plutôt, il est juste dommage que le corps ne soit pas plus grand, 1 centimètre de plus aurait permis d’apporter encore plus de prestance. Le casque aurait également mérité d’être un peu moins imposant au niveau de la tête et plus fin, ne serait-ce que pour mieux faire ressortir le visage de Saori, mais c’est tout de même satisfaisant.

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Constant global : Une belle pièce attendue depuis longtemps (au moment de sa sortie en tout cas, car je ne l’acquière que maintenant), qui présente très bien et splendide, mais malheureusement avec trop de plastique et trop peu de métal, ce qui peut paraître assez cheap pour une déesse comme Athéna.

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Mon avis sur le film Sublimes Créatures

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Titre original : Beautiful Creatures
Date de sortie France : 14 Février 2013
Date de sortie (USA) : 17 Février 2013
Réalisé par : Richard LaGravenese
Avec : Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Thomas Mann (II), Emma Thompson, Eileen Atkins
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Fantastique, Romance
Durée : 2h04

Synopsis : Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres …

Bande-Annonce

Mon avis : Un film que j’ai beaucoup aimé !!!! Je l’ai vu dans la foulée avec Mortal Instruments et autant dire que Sublimes Créatures surpasse à mon sens de très loin ce dernier. Mise en scène soignée et maîtrisée, acteurs au top, histoire très intéressante et bien menée et musique envoûtante ! Je n’ai pas lu le roman donc je laisserai le soin aux fans de la saga littéraire de faire la comparaison.

Toujours est-il que Sublimes Créatures reste un excellent film fantastique « bit-lit » avec une atmosphère mystérieuse, loufoque et étrange assez agréable. J’ai beaucoup apprécié toute cette histoire d’ « enchanteurs » (qui ne restent ni plus ni moins que des sorciers) qui sont cachés parmi les humains. Leurs pouvoirs sont aussi intéressants que puissants. Moi qui cherchait des sources d’inspiration sur les sorciers / enchanteurs, j’ai pour le coup été bien servi.

Le point positif du film réside aussi le fait que le personnage principal est un garçon, ce qui nous change un peu de l’éternelle greluche qui tombe amoureuse du premier être surnaturel venu. Ici, il y a certes une histoire d’amour naissante entre les deux héros, Ethan, le mortel, et Lena, l’Enchanteresse, mais elle se fait tout en douceur et est parsemée d’embuches. On ne tombe pas directement dans la niaiserie habituelle de ce genre de films. On a plus l’impression de voir deux meilleurs amis très proches qu’un véritable couple et ça passe mieux pour moi.

Ce que j’ai un peu moins bien aimé, c’est le fait que chaque Enchanteur saura à ses 16 ans s’il passe du côté de l’ombre ou de la lumière. Un peu trop cliché à mon goût. Sans compter ce thème qui revient souvent dans ce type d’histoire fantastique des ancêtres des deux héros qui se sont déjà rencontrés par le passé et ont vécu une romance (un peu dans le même style que The Vampire Diaries avec Katherine, Stefan et Damon).

Dans les tous cas, Alden Ehrenreich et Alice Englert sont vraiment tous les deux très convaincants dans leurs rôles, ils n’en font pas trop et c’est une bonne chose. J’ai également apprécié les prestations de Jeremy Irons et Emma Thompson, sortes d’Aînés parmi les Enchanteurs.

Quand je vois la déception qu’a été Mortal Instruments, je suis assez triste de constater que malheureusement Sublimes Créatures n’a pas si bien fonctionné au box office, car au contraire du premier cité, Sublimes Créatures aurait vraiment mérité une suite car on sent que même sans les avoir lus, l’histoire des livres a vraiment du potentiel et qu’il y avait encore beaucoup à dire. Mais voilà, je pense qu’une certaine lassitude s’est installée auprès du public pour ce genre de films. L’époque « Twilight » est désormais révolue. Maintenant la mode est plutôt aux films avec un futur dystopique comme Twilight ou Divergente (deux sagas que j’adore). Mais on peut toujours croiser les doigts pour une suite à Sublimes Créatures !

En clair, un film que je conseille aux amateurs de fantastique et de bit-lit !!