Archives mensuelles : août 2017

Mes Dernières Lectures #4

Bonjour à tous ! Voici venir le nouveau billet de ma rubrique « Mes Dernières Lectures », où je vous livre un avis concis des derniers livres que j’ai lus et pour lesquels je n’ai pas fait un article à part entière, en espérant que cela vous apporte peut-être quelques idées de lecture 😉


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Saga Erica Falck – Tome 1 : La Princesse des Glaces – Camilla Läckberg

Résumé : Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard – encore une mise en scène de suicide …

Mon avis : Cela fait plusieurs mois qu’une amie me parlait de cette saga policière écrite par l’auteure suédoise Camilla Läckberg, m’en ventant les mérites. Ayant adoré et dévoré chaque tome de la trilogie Millénium de Stieg Larsson, je me suis donc décidé à me lancer dans l’aventure. Et je dois bien avouer que je n’ai pas été déçu ! La première chose à savoir, c’est qu’il ne faut pas débuter ce roman en ayant à l’esprit de le comparer à Millénium, qui est la référence suédoise la plus connue. J’ai constaté dans divers avis que beaucoup de personnes s’attendaient à retrouver du Millénium en démarrant La Princesse des Glaces et ont été déçus, l’ayant trop pris comme une référence. Certes, on est dans le même registre, le policier / pollar, mais ici le ton est très différent. L’ambiance est plus légère et moins noire. Les deux héros, Erica et Patrik, sont tous deux très attachants, et on a plaisir à suivre leurs pérégrinations pour trouver le meurtrier. L’écriture de Läckberg est fluide, et son choix d’opter pour un narration externe permet de brosser le portrait de très nombreux protagonistes aux personnalités bien différentes, voire parfois amusantes. L’enquête en elle-même est très prenante et intéressante, si bien que je n’arrivais pas à me défaire du livre, tant je voulais avancer dans l’histoire. Elle est parsemée de mystères, de révélations, et de bouleversements bien amenés. Ce que j’ai également apprécié, c’est que l’auteure ne se concentre pas uniquement sur l’enquête, mais approfondi également la vie privée de ses personnages, et notamment d’Erica, créant quelques sous-intrigues qui pimentent le livre et sont les bienvenues. On prend également plaisir à détester certains personnages. Bref, une vraie pépite que je recommande aux amateurs de romans policiers !


Ça – Tome 1 – Stephen King

Résumé : Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent : des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ça » qui, lui aussi, peut avoir peur …

Mon avis : On ne présente plus Ça (ou It en anglais), probablement l’une des histoires d’horreur les plus célèbres, que ce soit pour sa version romanesque ou son adaptation télévisée des années 90. C’est justement dans les années 90, alors que je devais avoir 5 ou 6 ans, que je me souviens avoir vu le téléfilm passer à la TV. Je me rappelle très précisément  cette scène m’ayant horrifié : au début du film, lorsque le petit George Denbrough profite du temps pluvieux pour jouer avec le bateau en papier que lui a confectionné son frère Bill, avant de se faire happer dans les égouts par l’atroce clown tueur Grippe-Sou (Pennywise en anglais). Une séquence qui m’a beaucoup marqué (« Tu veux un ballon ? »). Quelques années plus tard, ma mère m’offrit le roman, mais je ne fus pas capable de le lire à l’époque, pas par peur, mais parce que l’écriture était très particulière, et peu adaptée pour un jeune. Malgré tout, l’histoire m’a toujours fascinée, et j’ai souvent revu le téléfilm. Lorsqu’une nouvelle adaptation du roman fut annoncée pour sortir au cinéma il y a de nombreux mois, je me suis dit que cette fois, je ne pouvais plus passer à côté : il fallait que je lise Ça. Et mon dieu que je ne regrette pas. On peut qualifier ce livre de chef-d’oeuvre sans trop de risque. Stephen King montre un talent absolument incroyable d’écriture et une maîtrise quasiment parfaite de son histoire, de ses personnages et de leur psychologie. L’auteur prolifique se paie même le luxe d’alterner très souvent entre passé (1958) et présent (1985) sans aucune peine, avec une habilité surprenante. Et c’est justement là la particularité et la force du récit : on jongle sans cesse entre deux périodes, entre deux temps, entre l’enfance et l’âge adulte. Et je pense que c’est probablement la raison pour laquelle j’ai eu du mal à lire ce récit étant beaucoup plus jeune : c’est une lecture qu’il vaut mieux débuter à partir de l’âge adulte pour en saisir tout le sens et toute la portée. Dans Ça, Stephen King invente toute une ribambelle de personnages, dont l’attachant « Club des Ratés » qui ne sont autre que les sept héros. Bien évidemment, le clown Grippe-Sou est la grande vedette et semble être l’entité maléfique par excellence du récit. Mais la force de Stephen King, c’est de nous démontrer que les véritables démons ne sont pas que des êtres surnaturels, mais nos propres semblables. Il dépeint ainsi toute une galerie d’autres personnages malsains, terribles. Les atrocités commises sont dépeintes sans concession aucune. Et King vient puiser dans nos peurs les plus profondes, les plus enfouies (qui n’a jamais eu peur qu’une main l’attrape sous le lit, qui n’a jamais eu le sentiment que quelque chose se cachait dans le noir au plus profond de la cave ?) pour nous happer littéralement dans son histoire. Ce premier tome sert surtout à mettre en place la situation, les personnages. Alors certes, il y a une chose qui pourra peut-être rebuter certains : c’est le style très « lourd » (à ne pas prendre négativement) de l’écriture de King. En effet, l’auteur rentre énormément dans les détails, que ce soit à travers les descriptions ou la psychologie et les pensées des personnages, sans compter les interludes et histoires parallèles. Oui, il décrit et détaille énormément de choses (en grand format, le livre compte près de 650 pages). Personnellement, cet aspect ne m’a pas du tout dérangé, car il apporte énormément de vie et de réalité au récit, mais il pourra rebuter certains. Néanmoins, il ne faut vraiment pas passer à côté de ce roman. C’est un classique de la littérature horrifique contemporaine qu’il faut absolument lire !


Le Test – Stéphane Allix

Résumé : Lorsque mon père est décédé j’ai placé des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne. Puis j’ai interrogé des médiums qui disent communiquer avec les morts. Découvriront-ils de quels objets il s’agit ? C’est le test.

Peut-on parler avec les morts ? Des femmes et des hommes le prétendent et en font même profession. Des milliers de gens les consultent. Ces capacités sont-elles réelles ou sont-elles une illusion ? Pour répondre à ces interrogations, Stéphane Allix a interrogé six médiums. Les résultats sont stupéfiants et confirment ce que révèlent les recherches scientifiques menées sur ce sujet : la vie après la mort est aujourd’hui une hypothèse rationnelle. Comment devient-on médium ? Est-ce un don ou une malédiction ? Comment décrire ce qui se passe lors de la mort ? Où va-t-on après ? Consulter un médium peut-il aider au processus de deuil ? Comment éviter les charlatans ? Autant de questions que ce livre aborde, nous entraînant à la découverte d’une réalité à la fois simple et vertigineuse : il est possible de communiquer avec ceux que nous aimons au-delà de la mort.

Mon avis : Pour terminer cette quatrième chronique, non pas un roman, mais un livre journalistique, écrit par Stéphane Allix. Qui est ce monsieur ? Hé bien, c’est un journaliste qui a notamment travaillé sur M6 en produisant les documentaires Enquêtes Extraordinaires. Mais ce n’est pas tout : il a également fondé en 2007 l’INREES (Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires), un organisme se consacrant à l’étude et à l’approfondissement des recherches sur les prétendues capacités que certaines êtres humaines posséderaient (médiumnité, télépathie, etc.) mais aussi les EMI (Expériences de Morts Imminentes). Stéphane Allix a également écrit quelques autres ouvrages sur le paranormal. Si j’ai choisi de lire ce livre, c’est parce que je m’intéresse de près à ce sujet, depuis tout jeune. Et depuis que mon père en décédé en 2012, je dois avouer que j’y pense aussi parfois. Je n’y crois pas forcément, mais je suis quelqu’un de très curieux. Je laisse toutes les portes ouvertes. Alors lorsque je me suis rendu au Furet du Nord de Lille il y a quelques mois en recherche d’un livre traitant de la médiumnité, j’ai choisi un peu au hasard l’ouvrage de Stéphane. Et je ne regrette pas du tout. Le hasard a bien fait les choses. Je me suis rendu compte que je ne connaissais en réalité rien du tout à la médiumnité, hormis les habituels clichés dont nous sommes tous envahis si le sujet n’est pas un minimum connu. À travers ce livre, non seulement Stéphane Allix mène une véritable enquête journalistique, très professionnelle, mais qui plus est, il nous renseigne et nous explique en détail le monde des médiums. À chaque segment faisant intervenir un nouveau médium, l’auteur nous livre également la biographie et le passé de ce dernier afin de mieux cerner le personnage. Ce livre m’a permis d’ouvrir les yeux sur des choses que j’ignoraient totalement. Et de constater que la description faite de l’âme et de l’au-delà sont souvent les mêmes. Après, y croira qui le souhaite. Pour l’instant j’y reste toujours prudemment ouvert. À la fin du livre, Stéphane Allix donne également de très bons conseils pour ceux qui souhaiteraient consulter un médium, afin d’éviter d’être roulé dans la farine par les nombreux charlatans qui existent. En bref, si vous souhaitez découvrir la médiumnité un peu plus en détail et que le sujet vous intéresse, Le Test est fait pour vous.

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[Série] Mon avis sur la saison 1 de Van Helsing

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une petite série vampirique sympa découverte et dévorée  durant mes vacances en Indonésie. Il s’agit de la série Van Helsing, produite par la chaîne américaine Sy-Fy et diffusée sur Netflix.

La série ne comporte pour l’instant qu’une saison, composée de 13 épisodes. En voici l’histoire : en 2016, le supervolcan Yellowstone (où je me suis rendu en 2015, endroit absolument magnifique et incontournable à visiter si vous allez aux USA) entre en éruption, créant un hiver volcanique à travers le globe et recouvrant le ciel d’une épaisse couche nuageuse grisâtre voilant le Soleil. Les Vampires, qui jusqu’ici vivaient reclus et dissimulés, profitent de ce cataclysme pour envahir le monde et répandre leur infection. Au cours du tumulte, Vanessa Seward, une jeune maman séparée de son conjoint et vivant avec sa fille Dylan à Seattle, est attaquée dans son appartement par un Vampire, et laissée pour morte. Trois ans plus tard, elle se réveille dans un hôpital et apprend qu’elle est restée dans le coma durant tout ce temps. Elle découvre également avec horreur que le monde est désormais dominé par les Vampires. Ne restent plus que quelques groupes et communautés de survivants, du moins aux USA. Pendant ces trois ans, Vanessa a été surveillée et gardée par un soldat, Axel, ainsi qu’une médecin légiste, Doc, sur ordre de l’armée américaine. Elle va rapidement comprendre que si elle a été gardée en vie pendant trois ans, c’est parce que son sang et sa salive ont la particularité de pouvoir inverser le processus du Vampirisme. De fait, si un Vampire la mord, ou si elle mord un Vampire, celui-ci redevient un humain. De plus, Vanessa se découvre une force décuplée et un pouvoir d’auto-guérison accéléré. Un groupe de survivant va rejoindre l’hôpital où sont retranchés Vanessa, Axel et Doc, et ils ne vont pas tarder à attirer la convoitise des Vampires, qui souhaitent plus que tout capturer Vanessa pour des raisons mystérieuses. Ensemble, ils vont tenter de survivre et se frayer un chemin dans un monde ayant sombré dans le chaos. Mais plus que tout, Vanessa va absolument vouloir retrouver sa fille, Dylan, qu’elle espère toujours vivante.

Voici un court teaser pour vous donner un petit aperçu :

Le pitch est assez intéressant, et peut rappeler de prime-abord des comics ou séries tels que The Walking Dead, mais le récit s’en éloigne assez rapidement. Les deux premiers épisodes sont plutôt moyens au niveau de la mise en scène, avec quelques dialogues bien cheesy, qui pourront en rebuter certains, mais il faut donner sa chance à la série. Passé les débuts, on accroche plutôt bien à l’histoire, à tel point qu’on veut toujours connaître la suite et visionner l’épisode suivant, ce qui est bon signe !

On sent que la série n’a pas un gros budget, mais très franchement, la mise en scène s’améliore continuellement au fur et à mesure des épisodes. La photographie n’est vraiment pas terrible non plus au début, mais se bonifie également par la suite. Je pense aussi que c’est dû au fait que les quelques premiers épisodes se déroulent surtout dans l’hôpital, et que l’atmosphère tourne vite en rond. Les choses deviennent plus intéressantes à partir du moment où le groupe quitte cette endroit.

Côté acteurs, l’héroïne Vanessa est interprétée par Kelly Overton, une actrice peu connue, qui a joué dans quelques séries comme True Blood ou NCIS. Je l’ai trouvée très convaincante et touchante, un bon mix entre un caractère très dur et parfois touchant. Axel est à quant à lui joué par Jonathan Scarfe, peu connu, qui a joué dans Hell on Wheels. Au début je le trouvais un peu agaçant, mais on commence peu à peu à l’apprécier. Vient ensuite Doc, interprétée par Rukiya Bernard, également connue pour quelques séries. La majorité d’entre vous la trouvera insupportable, car il lui arrive de prendre des décisions parfois bidons, d’être désagréable, et de vitre perdre son sang froid. Dans les quelques acteurs un peu plus reconnaissables, on retrouve Paul Johansson (le père des Frères Scott) qui joue ici le chef des Vampires, Dmitri. Également au casting, Christopher Heyerdahl alias Stan, plus connu pour avoir joué Marcus Volturi dans la saga Twilight. Pour finir, j’ai eu un petit coup de coeur pour Trezzo Mahoro aka Mohamad dans la série. C’est un personnage amusant qui apporte une note de fraîcheur bienvenue, et sa relation avec Stan est très touchante. Globalement, les acteurs sont assez bons dans leurs personnages, tandis que certains seconds rôles frisent parfois le ridicule en surjouant un peu trop.

Au niveau des Vampires, leur mythologie est bien explorée tout en laissant une place de mystère. Il y a tout un système de caste parmi les suceurs de sang. Au bas de l’échelle, on trouve les Charognards, qui, n’ayant pu consommer du sang humain et forcés de se nourrir sur les animaux, sont devenus des Vampires sauvages. Ce sont les plus communs, et ils ressemblent beaucoup à des zombies, dans le sens où ils ont perdu toute humanité et sont incapables de communiquer, à part en grognant. On retrouve ensuite les Vampires intermédiaires, au look assez décrépi, mais ayant conservé leur intelligence et leur faculté de communiquer puisque consommant du sang humain. Enfin, on retrouve les Vampires plus anciens, tels que Dmitri ou Rebecca. Puisqu’ils ont la chance de boire très régulièrement du sang humain, ils ont conservé une apparence pratiquement humaine, et seuls leurs yeux peuvent trahir leur véritable nature. Comme la majorité des Vampires de toute histoire, ils sont mortellement allergiques aux rayons du soleil et doivent se nourrir régulièrement de sang pour survivre. Contrairement aux Vampires classiques néanmoins, ils ne possèdent pas de canines proéminentes. Seuls les Sauvages possèdent des dents assez aiguisées, tels des prédateurs. Bref, il y a une belle petite mythologie qui est mise en place dans la série autour du Vampire, et qui laisse de côté l’aspect religieux pour un aspect plus scientifique et viral, comme dans la saga filmique Underworld.

L’histoire prise dans son ensemble est bien ficelée, avec en toile de fond un monde déchu et dépravé. On découvre assez rapidement que les Vampires cherchent depuis trois ans à localiser  et capturer Vanessa, pour une raison qui nous est inconnue, mais dont les tenants et les aboutissants nous sont dévoilés au fur à mesure des épisodes. Les Vampires entretiennent également des « fermes d’humains », qui leur servent de bétail pour se repaître. La série comporte pas mal de scènes d’action, dont quelques combats fort sympathiques quoiqu’un peu hésitants au début. Il y a beaucoup de révélations qui nous tiennent en haleine au fur et à mesure, jusqu’à l’apothéose du dernier chapitre. Bon, et dans tout ça, vous allez aussi me demander : mais pourquoi la série s’appelle « Van Helsing » ? Et bien tout d’abord, sachez qu’elle est librement adaptée du comic du même nom publié par Zenescope. Visiblement, la série n’entretient que peu de lien avec le comic pour le moment, hormis les Vampires et le nom, et il faudra sans doute attendre encore un peu avant de voir se profiler une connexion éventuelle. Pour le reste, je préfère ne pas vous spoiler et vous laisser découvrir le pourquoi du comment par vous-même ^^

Pour conclure, cette série a un aspect et un côté « série B » indéniable, que ce soit par la mise en scène ou certains dialogues. Malgré tout, si on aime les Vampires, on s’y attache assez rapidement. Par ailleurs, sachez que face au succès de la première saison, une seconde saison a été mise en chantier. Son tournage est terminé, et elle devrait débarquer cet automne sur Netflix 🙂

[Cinéma] Mon avis sur Wolves

Titre Original : Wolves
Date de sortie (France) : 03/03/2015
Date de sortie (USA) :14/11/2014
Réalisé par : David Hayter
Avec : Lucas Till, Jason Momoa, Merritt Patterson, Stephen McHattie
Durée : 1h31

Synopsis : Contraint de prendre la route après le meurtre de ses parents, Cayden erre, perdue, sans but … Jusqu’à ce qu’il rencontre un fou nommé Wild Joe, qui le met sur la route de la sinistre ville de Lupine Ridge, où il traquera les vérités de son histoire. Mais le chasseur ne finira-t-il pas par être le chassé ?

Bande-Annonce

Mon avis : Nouvelle petite chronique sur un film de loups-garous, plus précisément Wolves. Ce film nous vient du réalisateur David Hayter, surtout connu en tant que scénariste de X-Men 2 et Watchmen. Il signe également ici le scénario de ce film lycanthrope.

Les prémices de l’histoire sont des plus classiques : Cayden, le héros, ne tarde pas à découvrir qu’il est un loup-garou, après avoir notamment massacré sa famille adoptive sans le vouloir. Cayden va alors prendre la fuite et tenter de percer le mystère de ses origines en se rendant à Lupine Ridge, ville où réside une ancienne assemblée de loups-garous dirigée par Connor, l’Alpha.

J’ai moyennement apprécié ce film, pour plusieurs raisons. La mise en scène est tout à fait banale et le réalisateur ne s’est pas vraiment foulé. Mais le pire reste à mon sens le design des loups-garous eux-même qui est franchement ridicule, et peu effrayant. Ils tiennent plus du Sasquatch que du lycanthrophe. Mais bon, voyons le côté positif des choses : au moins on ne se tape pas les sempiternels « simples » loups que l’on croise trop souvent dans les séries et les livres, et qui, à mon sens, n’ont rien de loups-garous !

Le jeu des acteurs est passable. Lucas Till s’en sort plutôt bien en jeune loup-garou perdu. Jason Momoa surjoue un peu trop son rôle d’Alpha à tel point que ça en devient parfois grotesque, même s’il dégage une certaine prestance. Stephen McHattie est plutôt convaincant. Quant à Merritt Patterson, je l’ai trouvée plate.

Le scénario, malgré quelques rebondissements arrivé au dernier tiers, ne casse pas trois pattes à un canard. Il y a tout de même un semblant de développement sur la mythologie lycanthrope dans le film, ce qui est tout de même le minimum pour un long-métrage portant sur cette thématique. L’histoire n’est hélas pas exempte de quelques moments bien clichés et bidons. Les scènes de combat sont plus au moins bien chorégraphiées, ce qui relève un poil le niveau. La bande sonore m’a laissé indifférent. À vrai dire, on ne le remarque pas vraiment, et je n’ai pas retenu de compositions mémorables.

Pour être franc, Wolves m’a plutôt fait penser à un épisode de série de style Teen Wolf, mais en version long-métrage, et en moins bien. On sent un cruel manque de budget derrière tout ça, ce qui est dommage car l’idée de base avait malgré tout un certain potentiel. Mais un manque de budget ne signifie pas forcément que les choses doivent forcément être mauvaises. Il suffit de regarder, par exemple, l’excellent Dog Soldiers de Neil Marshall pour s’en convaincre.

Bref, vous l’aurez compris, Wolves ne m’a pas vraiment impressionné. Le film ne cherche pas à réinventer les codes de la mythologie lycanthrope, et j’aurais apprécié une ambiance un poil plus sombre et horrifique.

Si vous avez également visionné ce film, n’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire 😉