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[Littérature] Mon avis sur Entretien Avec Un Vampire

Auteur : Anne Rice
Éditeur : Plon
Nombres de pages : 352
Date de parution France : 01/01/1978

Résumé : À San Francisco, un journaliste se fait approcher une nuit par un homme se prétendant être un vampire et disposé à lui livrer l’histoire de sa « vie ». Jeune propriétaire terrien vivant en Louisiane à la fin du XVIIIe siècle, Louis est un homme dépressif rongé par la culpabilité depuis la mort de ses proches. Un soir, il est approché par Lestat, une puissante créature, qui le transforme en vampire. Mais Louis n’accepte pas cette nouvelle condition et refuse de tuer des humains pour survivre. Après quelques années de vie commune sur la plantation de Louis, les deux vampires quittent la Louisiane pour échapper à une révolte d’esclaves ayant percé leur vraie nature. Ils s’installent alors à la Nouvelle-Orléans où Louis se met à imaginer sa vie loin de Lestat qu’il déteste. Ce dernier, ne voulant pas que son compagnon le quitte, transforme Claudia, une jeune enfant de cinq ans, pour que Louis reste à ses côtés. Les trois vampires vont ainsi vivre comme une famille pendant des années, jusqu’à ce que Claudia prenne conscience que son éternel corps de fillette ne lui permettra jamais de s’accomplir en tant que femme. Elle se met alors à détester ses deux créateurs, notamment Lestat qui l’a transformée et prévoit de se débarrasser de lui afin de partir avec Louis à la recherche d’autres vampires susceptibles de leur enseigner ce que Lestat ne leur révèle pas s’agissant de leurs origines …

Mon avis : Pour tout amateur de Vampires, Entretien avec un Vampire d’Anne Rice est une oeuvre incontournable et immanquable, que je n’ai honteusement lue que récemment. Je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté, tant l’aura de ce livre continue de perdurer, plus de 40 ans après sa première publication. Au début des années 90, le livre aura même eu le droit à une adaptation cinématographique bien connue, avec Tom Cruise et Brad Pitt en têtes d’affiche.

Il faut dire qu’avec Entretien avec un Vampire, Anne Rice a effectué ce que George A. Romero a accompli au cinéma avec les morts-vivants : elle a tout simplement dépoussiéré le mythe du Vampire pour le faire entrer dans une ère moderne, dont bien des écrivains et des scénaristes se seront inspirés par la suite. Il suffit de voir à quel point son image du Vampire, – sombre, séducteur, doué de sentiments, et parfois impitoyable – est devenue une norme dans la plupart des oeuvres récentes. Seul Bram Stoker avec Dracula avait réussi à faire mieux avant elle.

Par quoi commencer ? Peut-être la forme d’adopte Anne Rice pour mener son récit : celle d’une interview, comme l’indique le titre (du moins dans sa version anglophone), qui permet au personnage principal, Louis, de nous narrer son histoire juchée d’embuches et de rebondissements, depuis sa renaissance en tant que vampire jusqu’à nos jours. Anne Rice nous fait traverser ainsi près de deux siècles aux côtés de Louis, qui est interviewé par un jeune journaliste pour le moins surpris au départ de s’adresser à un vampire. Une manière originale de narrer un récit !

L’écriture adoptée par Rice verse beaucoup dans la description, que ce soit celle des décors ou des sentiments de Louis, sur un ton tantôt bucolique, romantique, dépressif voire complètement noir ! Il faut dire en effet, pour l’anecdote, que l’auteure s’est mise à écrire son livre phare suite au décès tragique de sa propre fille, une disparation elle s’est très difficilement remise. L’écriture a ainsi pour elle été un exutoire nécessaire, une échappatoire à l’horrible réalité que lui faisait face. On se retrouve donc, d’une certaine manière, totalement plongée dans les émotions qu’a dû ressentir Anne Rice en tricotant son récit.

Il en va de même pour les personnages. On ne peut évidemment pas s’empêcher de faire de faire un parallèle, au passage confirmé par l’auteure, entre Louis et Anne Rice, qui sombrent tout deux dans des états dépressifs redondants ; et entre Claudia et la défunte fille d’Anne Rice. La pauvre Claudia, qui, transformée en vampire alors qu’elle n’est qu’une enfant, est condamnée à rester éternellement dans un corps de petite fille. Et Lestat, tel le serpent biblique, vorace, sans retenue et adorateur du vice, semble être la cause de tous les malheurs. Le punching ball sur lequel Anne Rice s’est probablement acharnée en écrivant, et qu’on se met à détester, ou au contraire, à adorer.

Toutes ces thématiques permettent d’aborder de nombreuses questions épineuses : l’immortalité est-elle un don, ou une malédiction ? Peut-on éprouver de la sympathie pour Lestat, qui n’est plus ni moins qu’un tueur en série et un sociopathe ? Que dire de Louis qui reste assez longtemps sans réagir face aux horreurs de Lestat ? Et enfin, concernant Claudia, est-ce vraiment une vie de devoir rester un enfant pour l’éternité, ou la mort est-elle préféréable ?

En plus de ces questionnements riches, Anna Rice n’en oublie pas non plus de mettre en place la mythologie de son univers, en expliquant au fur et à mesure du roman les caractéristiques de ses vampires, mais aussi en détaillant leur façon de vivre, leur répartition à travers certains pays, où Louis et Claudia seront amenés à voyager en quête de réponses.

Pour conclure, Entretien avec un Vampire est vraiment UN des romans phares à découvrir et à lire si vous êtes un inconditionnel de créatures nocturnes, en l’occurence dans le cas présent les Vampires. Un récit hypnotisant, sombre, riche et intriguant, qui ne vous laissera pas indifférent.

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[Série] Mon avis sur la Saison 2 de Van Helsing

Il y a quelques mois, je vous parlais d’une sympathique série Vampirique découverte sur Netflix durant mes vacances d’été : Van Helsing. Si vous n’avez pas encore visionné cette série, je vous conseille de lire mon avis sur la Saison 1 en cliquant ICI. S’agissant de la Saison 2, je parlerai librement de la Saison 1, et vous risqueriez donc d’être spoilé.

Petite piqûre de rappel sur le contexte de la série : le supervolcan Yellowstone est entré en éruption trois ans auparavant, créant ainsi un hiver volcanique sur Terre. Un évènement dont profitent les Vampires pour sortir des ténèbres et envahir le monde, répandant l’Apocalypse. Cet incident sera nommé Le Soulèvement. Trois ans plus tard, une mystérieuse jeune femme, Vanessa, se réveille au sein d’un complexe médical dans ce monde en proie au chaos, ne se remémorant presque rien de son passé, hormis sa fille, Dylan. Cette dernière, accompagnée de quelques alliés, va donc tenter de retrouver sa fille, tout en devant affronter des hordes de Vampires, menés à la fois par Julius et Dmitri, deux anciens suceurs de sang. Vanessa se découvre douée pour le combat, mais constate également que son sang possède la capacité de retransformer un Vampire en humain. Ces derniers, avides de mettre la main sur celle-ci pour exploiter ses pouvoirs, auront tôt fait de vouloir la capturer.

Rebecca & Dylan

Au terme de la saison 1, Vanessa attaque le QG des Vampires aidée de résistants humains, et découvre que sa fille, Dylan, était retenue tout ce temps prisonnière de Dmitri et Rebecca. Pire, elle est devenue une Vampire !

Hein ? Julius est avec Vanessa maintenant ^^ ?

La saison 2, débarquée courant Janvier sur Netflix après un passage sur SyFy en premier lieu, reprend immédiatement là où la saison 1 s’était arrêtée. On retrouve avec beaucoup de plaisir tous les personnages qui ont fait le charme de la première saison, tels que Axel (désormais devenu Vampire), Flesh, Mohamad, Doc, et tous les autres.

Flesh & Mohamad

Comme je le disais dans mon avis sur la saison 1, cette série a su me surprendre. Alors que les premiers épisodes étaient un peu mous, on se retrouvait au final vite pris dans cette histoire agréable et bien ficelée, malgré un côté série B omniprésent. Et la saison 2 ne fera que vous surprendre d’autant plus ! Elle apporte énormément d’informations sur l’histoire, la mythologie des Vampires, le passé des personnages, et plus encore. La réalisation, baignant toujours dans un B léché, s’affine néanmoins. On sent que le budget est plus conséquent, probablement grâce au succès de la première saison. Et le scénario est encore plus prenant, vous l’aurez bien compris. Attendez-vous à apprendre pas mal de nouveaux éléments sur le passé de Vanessa, dont on connaît désormais le véritable nom de famille, Van Helsing, révélé dans le tout dernier épisode de la saison 1.

Axel, devenu Vampire

On peut également compter sur l’arrivée de nouveaux personnages hauts en couleur, comme Scarlett. Tout comme Vanessa, celle-ci est une experte pour découper du Vampire. Ces deux-là auraient-elle un lien ? On découvre aussi Lucky, qui va s’amouracher de Flesh. Cette saison 2 est également l’occasion de mettre en avant les Anciens, mentionnés dans la saison 1, et notamment l’un d’entre eux, qui sera la clef de voûte de cette seconde saison.

Scarlett & Vanessa

Psychologiquement, les personnages sont plus fouillés, et certains d’eux devront faire face à leurs fautes, notamment Doc, qui va se retrouver nez à nez avec Alex, qu’elle a laissé pour mort dans la saison 1, et qui est devenu un Vampire par sa faute. Comment va-t-elle réagir ? Alex parviendra-t-il à lui pardonner son acte ? Le terrible Sam, tueur caché et inattendu de la saison 1, signe aussi son retour morbide, et son obsession pour Mohamad devient de plus en plus dérangeante, tous comme ses penchants malsains pour le meurtre et la torture. Vous découvrirez également un tout nouveau Julius, mais je n’en dis pas plus !

Axel, Scarlett, Doc & Julius retenus prisonniers par des humains ?

En clair, j’ai trouvé cette saison 2 absolument géniale, et encore mieux que la précédente. Pour une petite série vampirique sans prétention, c’est très réussi, et ça donne envie. D’ailleurs, le succès surprise a été au rendez-vous, puisqu’une troisième saison a dors et déjà été annoncée, et vous constaterez au terme de la seconde saison qu’il reste encore beaucoup de choses à raconter et à explorer. N’hésitez plus et lancez-vous !

Bande-Annonce

[Série] Mon avis sur la saison 1 de Van Helsing

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une petite série vampirique sympa découverte et dévorée  durant mes vacances en Indonésie. Il s’agit de la série Van Helsing, produite par la chaîne américaine Sy-Fy et diffusée sur Netflix.

La série ne comporte pour l’instant qu’une saison, composée de 13 épisodes. En voici l’histoire : en 2016, le supervolcan Yellowstone (où je me suis rendu en 2015, endroit absolument magnifique et incontournable à visiter si vous allez aux USA) entre en éruption, créant un hiver volcanique à travers le globe et recouvrant le ciel d’une épaisse couche nuageuse grisâtre voilant le Soleil. Les Vampires, qui jusqu’ici vivaient reclus et dissimulés, profitent de ce cataclysme pour envahir le monde et répandre leur infection. Au cours du tumulte, Vanessa Seward, une jeune maman séparée de son conjoint et vivant avec sa fille Dylan à Seattle, est attaquée dans son appartement par un Vampire, et laissée pour morte. Trois ans plus tard, elle se réveille dans un hôpital et apprend qu’elle est restée dans le coma durant tout ce temps. Elle découvre également avec horreur que le monde est désormais dominé par les Vampires. Ne restent plus que quelques groupes et communautés de survivants, du moins aux USA. Pendant ces trois ans, Vanessa a été surveillée et gardée par un soldat, Axel, ainsi qu’une médecin légiste, Doc, sur ordre de l’armée américaine. Elle va rapidement comprendre que si elle a été gardée en vie pendant trois ans, c’est parce que son sang et sa salive ont la particularité de pouvoir inverser le processus du Vampirisme. De fait, si un Vampire la mord, ou si elle mord un Vampire, celui-ci redevient un humain. De plus, Vanessa se découvre une force décuplée et un pouvoir d’auto-guérison accéléré. Un groupe de survivant va rejoindre l’hôpital où sont retranchés Vanessa, Axel et Doc, et ils ne vont pas tarder à attirer la convoitise des Vampires, qui souhaitent plus que tout capturer Vanessa pour des raisons mystérieuses. Ensemble, ils vont tenter de survivre et se frayer un chemin dans un monde ayant sombré dans le chaos. Mais plus que tout, Vanessa va absolument vouloir retrouver sa fille, Dylan, qu’elle espère toujours vivante.

Voici un court teaser pour vous donner un petit aperçu :

Le pitch est assez intéressant, et peut rappeler de prime-abord des comics ou séries tels que The Walking Dead, mais le récit s’en éloigne assez rapidement. Les deux premiers épisodes sont plutôt moyens au niveau de la mise en scène, avec quelques dialogues bien cheesy, qui pourront en rebuter certains, mais il faut donner sa chance à la série. Passé les débuts, on accroche plutôt bien à l’histoire, à tel point qu’on veut toujours connaître la suite et visionner l’épisode suivant, ce qui est bon signe !

On sent que la série n’a pas un gros budget, mais très franchement, la mise en scène s’améliore continuellement au fur et à mesure des épisodes. La photographie n’est vraiment pas terrible non plus au début, mais se bonifie également par la suite. Je pense aussi que c’est dû au fait que les quelques premiers épisodes se déroulent surtout dans l’hôpital, et que l’atmosphère tourne vite en rond. Les choses deviennent plus intéressantes à partir du moment où le groupe quitte cette endroit.

Côté acteurs, l’héroïne Vanessa est interprétée par Kelly Overton, une actrice peu connue, qui a joué dans quelques séries comme True Blood ou NCIS. Je l’ai trouvée très convaincante et touchante, un bon mix entre un caractère très dur et parfois touchant. Axel est à quant à lui joué par Jonathan Scarfe, peu connu, qui a joué dans Hell on Wheels. Au début je le trouvais un peu agaçant, mais on commence peu à peu à l’apprécier. Vient ensuite Doc, interprétée par Rukiya Bernard, également connue pour quelques séries. La majorité d’entre vous la trouvera insupportable, car il lui arrive de prendre des décisions parfois bidons, d’être désagréable, et de vitre perdre son sang froid. Dans les quelques acteurs un peu plus reconnaissables, on retrouve Paul Johansson (le père des Frères Scott) qui joue ici le chef des Vampires, Dmitri. Également au casting, Christopher Heyerdahl alias Stan, plus connu pour avoir joué Marcus Volturi dans la saga Twilight. Pour finir, j’ai eu un petit coup de coeur pour Trezzo Mahoro aka Mohamad dans la série. C’est un personnage amusant qui apporte une note de fraîcheur bienvenue, et sa relation avec Stan est très touchante. Globalement, les acteurs sont assez bons dans leurs personnages, tandis que certains seconds rôles frisent parfois le ridicule en surjouant un peu trop.

Au niveau des Vampires, leur mythologie est bien explorée tout en laissant une place de mystère. Il y a tout un système de caste parmi les suceurs de sang. Au bas de l’échelle, on trouve les Charognards, qui, n’ayant pu consommer du sang humain et forcés de se nourrir sur les animaux, sont devenus des Vampires sauvages. Ce sont les plus communs, et ils ressemblent beaucoup à des zombies, dans le sens où ils ont perdu toute humanité et sont incapables de communiquer, à part en grognant. On retrouve ensuite les Vampires intermédiaires, au look assez décrépi, mais ayant conservé leur intelligence et leur faculté de communiquer puisque consommant du sang humain. Enfin, on retrouve les Vampires plus anciens, tels que Dmitri ou Rebecca. Puisqu’ils ont la chance de boire très régulièrement du sang humain, ils ont conservé une apparence pratiquement humaine, et seuls leurs yeux peuvent trahir leur véritable nature. Comme la majorité des Vampires de toute histoire, ils sont mortellement allergiques aux rayons du soleil et doivent se nourrir régulièrement de sang pour survivre. Contrairement aux Vampires classiques néanmoins, ils ne possèdent pas de canines proéminentes. Seuls les Sauvages possèdent des dents assez aiguisées, tels des prédateurs. Bref, il y a une belle petite mythologie qui est mise en place dans la série autour du Vampire, et qui laisse de côté l’aspect religieux pour un aspect plus scientifique et viral, comme dans la saga filmique Underworld.

L’histoire prise dans son ensemble est bien ficelée, avec en toile de fond un monde déchu et dépravé. On découvre assez rapidement que les Vampires cherchent depuis trois ans à localiser  et capturer Vanessa, pour une raison qui nous est inconnue, mais dont les tenants et les aboutissants nous sont dévoilés au fur à mesure des épisodes. Les Vampires entretiennent également des « fermes d’humains », qui leur servent de bétail pour se repaître. La série comporte pas mal de scènes d’action, dont quelques combats fort sympathiques quoiqu’un peu hésitants au début. Il y a beaucoup de révélations qui nous tiennent en haleine au fur et à mesure, jusqu’à l’apothéose du dernier chapitre. Bon, et dans tout ça, vous allez aussi me demander : mais pourquoi la série s’appelle « Van Helsing » ? Et bien tout d’abord, sachez qu’elle est librement adaptée du comic du même nom publié par Zenescope. Visiblement, la série n’entretient que peu de lien avec le comic pour le moment, hormis les Vampires et le nom, et il faudra sans doute attendre encore un peu avant de voir se profiler une connexion éventuelle. Pour le reste, je préfère ne pas vous spoiler et vous laisser découvrir le pourquoi du comment par vous-même ^^

Pour conclure, cette série a un aspect et un côté « série B » indéniable, que ce soit par la mise en scène ou certains dialogues. Malgré tout, si on aime les Vampires, on s’y attache assez rapidement. Par ailleurs, sachez que face au succès de la première saison, une seconde saison a été mise en chantier. Son tournage est terminé, et elle devrait débarquer cet automne sur Netflix 🙂

[Littérature] Mon avis sur Vampire Story – Tome 1 : 13 Balles Dans La Peau de David Wellington

Titre Original : Thirteen Bullets
Auteur : David Wellington
Éditeur : Milady
Collection : Terreur
Nombres de pages : 448
Date de parution France : 03/04/2009

Résumé : Ont-ils vraiment tous disparu ?

Selon les rapports officiels, tous les vampires sont morts. L’agent fédéral Arkeley s’est débarrassé du dernier dans les années 1980, à l’issue d’un combat qui a failli lui coûter la vie. Pourtant, lorsque Laura Caxton, de la police d’État, appelle des renforts en pleine nuit à la suite d’un contrôle de routine qui a mal tourné, le FBI décide de tirer Arkeley de sa retraite. Il est en effet le seul à savoir qu’un vampire a survécu : une femme, qui croupit dans un asile abandonné. Arkeley la soupçonne de manigancer le retour en force des damnés. Et comme Caxton va vite s’en rendre compte, il ne s’agit pasde créatures d’opérette, mais de véritables machines à tuer. Ces vampires-là sont des monstres, des vrais.

Mon avis : J’ai découvert l’auteur David Wellington il y a quelques années, en dévorant sa trilogie Zombie Story, centrée sur le thème des morts-vivants. J’ai littéralement accroché à ses idées novatrices sur ce genre qui commence sérieusement à s’user depuis que les zombies sont revenus à la mode en 2002 avec les films Resident Evil et 28 Jours Plus Tard. Il avait en quelque  pour moi réinventé les codes du mort-vivant avec cette trilogie remplie de bonnes idées et originales.

Forcément, quand j’ai découvert qu’il s’était également attaqué aux Vampires avec sa saga Vampire Story, j’ai sauté sur l’occasion. Et je n’ai pas été déçu ! On suit l’héroïne, une certaine Laura Caxton, qui a un tempérament de bourrique bien forgé. Et ce qui m’a plu, c’est qu’elle est lesbienne. Je ne m’y attendais pas, et j’étais assez surpris de découvrir que le roman avait donc un côté F/F bienvenu et rafraichissant. La malheureuse se retrouve malgré elle aux prises avec des Vampires, qui sont pourtant censés avoir disparus. Elle devra faire équipe avec Arkeley, un agent du FBI bientôt en retraite qui les a déjà combattus par le passé. Et j’ai beaucoup aimé la relation qu’a établi Wellington entre ces deux personnages centraux. Il se trouve qu’Arkeley est lui aussi une tête de mule, qui ne suit que son bon vouloir. C’est donc une relation au départ tendue qui va naître de ce duo improbable ! Et Caxton n’aura d’autres choix que de se plier au caractère intransigeant du fédéral. J’ai trouvé chouette qu’au final, leur relation continue d’évoluer au fur et à mesure du roman, pour se transformer peu à peu en relation père-fille.

Concernant l’histoire, elle est très centrée sur l’action et les péripéties, on ne s’ennuie donc que rarement ! Car à peine Laura sera-t-elle mise sur l’affaire qu’elle devra affronter des hordes de non-morts et des Vampires quasiment invincibles. Le récit est jalonné de révélations et de tournants inattendus qui entretiennent assez bien le suspens. Attendez-vous également à des scènes très crues, car ici, on ne fait pas dans la dentelle, et voici l’un des points forts de l’histoire : comme pour La Lignée, on a affaire à de vrais Vampires, puissants, sans pitié et carnassiers. Ils sont grands, chauves et possèdent une dentition digne d’un grand requin blanc ! La mythologie qui leur est consacrée est fouillée, mais mérite d’être plus développée, ce qui sera sûrement le cas dans les opus suivants (la saga compte 5 tomes, et 4 sont sortis en France. J’espère que Milady n’a pas oublié de sortir le cinquième …). Car pour le moment, on ne sait pas trop s’ils sont victimes d’une malédiction ou d’un virus, la frontière entre science et occulte étant assez floue comme toujours avec David Wellington. Bref, tout ça pour vous dire qu’il y a pas mal de scènes de boucherie 😀

L’écriture est sympathique, mais j’ai toutefois trouvé qu’il y avait quelques longueurs à certains moments, surtout quand l’auteur s’attarde sur les ressentis un peu trop redondants de Caxton, qui finissent un peu par lasser. Pour le reste rien à redire. J’ai apprécié le cynisme de Caxton ainsi que la personnalité bourrue d’Arkeley, leur relation représente clairement le point fort dans l’écriture de ce roman.

Pour conclure, une découverte intéressante pour les amateurs de vrais Vampires, qui ne vous décevra pas, à condition d’aimer les descriptions assez sanguinolentes ^^