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[Série Gay] Salatut Elämät – L’histoire d’amour de Lari et Elias (Larias)

Salut les Nocturnes ! Aujourd’hui, j’aimerais aborder avec vous une série que j’ai découvert totalement par hasard il y a trois jours : Salatut Elämät. Je me promenais sur un blog quand soudain je suis tombé sur un article racontant l’histoire d’un couple gay apparu dans le télécrochet Salatut Elämät. Cette série quotidienne débutée en 1999 nous vient tout droit de la Finlande.

Alors ce n’est pas une « série gay » à proprement parler, mais je l’ai classée dans cette catégorie puisqu’elle aborde sans complexe ce thème à travers deux personnages qui sont devenus les coqueluches des internautes : Elias et Lari. Ils sont apparus tous les deux en 2011 dans le show. Lorsqu’ai commencé à lire l’article de ce blog présentant la série et les deux amants, je me suis tout dit : « Oh mon dieu, il faut absolument que je vois ça ». Ça avait définitivement attisé ma curiosité. Avant de vous renseigner un peu plus sur la manière dont vous pourrez découvrir leur histoire, laissez-moi vous présenter un minimum les deux tourtereaux !

Elias Vikstedt (interprété par Petteri Paavola)

Elias est le fils de Sebastian, un personnage présent depuis un certain temps dans la série. Il a vécu avec sa mère durant des années, en partie à Bruxelles, et fait son retour à Helsinki en Finlande au moment où débute son histoire, car son beau-père ne supportait pas son homosexualité. En effet, Elias est ouvertement gay, et ne le cache à personne, que cela plaise ou non. Néanmoins, Sebastian, son père biologique, avec qui il vit désormais, accepte son orientation. Elias est loin d’être bagarreur, mais n’hésite pas à tenir tête verbalement à ceux qui osent le défier. Elias peut parfois aussi être un peu trop impatient, tirer des conclusions trop rapides ou attendre trop des autres (et particulièrement de Lari).

Lari Väänänen (interprété par Ronny Rösolf)

Lari est le capitaine de l’équipe de hockey sur glace du lycée. Il est très populaire parmi les autres élèves de l’établissement et jouit d’une bonne réputation. Il est très fier et sûr de lui-même, mais il est également impulsif. Lari n’hésite pas à s’en prendre aux élèves les moins populaires, et va même jusqu’à les harceler. Néanmoins, Lari peut aussi montrer de bons côtés. Lorsqu’il aime une personne, il se dévoue entièrement à elle et peut avoir un grand cœur. Son côté agressif vient en grande partie du fait qu’il n’assume pas dans les débuts sa véritable orientation sexuelle, ce qui se traduit par un manque de confiance en lui et une peur de découvrir la réaction des autres.

Comment ces deux-là vont-ils être amenés à se rencontrer ?

À lire les descriptions de leurs personnages, rien ne semble pouvoir attirer Elias et Lari, que tout oppose, l’un vers l’autre. Et pourtant ! Les deux personnages vont se rencontrer pour la première fois lorsqu’Elias, fraîchement revenu de Bruxelles, va passer sa première journée au lycée. Il est accompagné de son ami Tale, qui est la cible actuelle de Lari et sa bande. Ces derniers lui lancent régulièrement des insultes homophobes. Lors d’une énième remarque dégradante, Elias, indigné, va vouloir défendre son ami et répliquer à Lari. Lari, agacé que quelqu’un ose se dresser sur sa route, va mettre Elias dans le même panier et commencer à s’en prendre également à lui. Les choses vont peu à peu empirer. Au bout de plusieurs épisodes, Lari va débuter une relation sentimentale avec Ida, la meilleure amie d’Elias. Celle-ci va tenter de calmer Lari, mais un soir, lui et ses amis de l’équipe de hockey décident de se rendre masqués à une soirée déguisée afin de tabasser Elias. Le jeune homme parvient à s’échapper, mais Lari le coince dans la rue et ôte son masque. Il s’apprête à donner un coup de poing à Elias, mais s’arrête à la dernière seconde. Au lieu de cela, il embrasse Elias sur la bouche, qui est stupéfait, puis s’enfuit ! Elias va peu à peu se rendre compte que, loin de l’image du parfait hétéro macho qu’il souhaite se donner en public, Lari est en réalité un homosexuel refoulé. Une relation complexe va alors se mettre en place entre ces deux personnages. Ils vont peu à peu inéluctablement tomber amoureux l’un de l’autre, mais cela va s’avérer très compliqué, car Elias aimerait pouvoir vivre cet amour au grand jour, ce qui n’est pas le cas de Lari, qui estime que personne ne doit découvrir ses véritables penchants. Il a en effet peur de la réaction des autres étudiants, de son équipe de hockey et de son père. Leur idylle saura-t-elle faire face à tous ces enjeux ?

Pourquoi découvrir l’histoire d’Elias & Lari ?

Parce que c’est une histoire très touchante et réaliste, qui aborde le sujet de l’homosexualité d’une manière assez originale, notamment avec le thème du refoulement et du déni de soi. Le fait que cette histoire soit intégrée dans un feuilleton quotidien permet au contraire d’un film de créer en profondeur les liens qui vont commencer à unir Lari et Elias au fur et à mesure des épisodes. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que leur relation est pour le moins frustrante au départ, puisque Lari, qui est dans le déni total, ne va cesser de s’en prendre à Elias, de le rejeter et ignorer ses propres attirances. Elias va tenter faire voir la réalité à Lari et ne jamais baisser les bras face à son comportement pour le moins agaçant, du moins au départ. Alors forcément, s’agissant d’un soap, il faudra également vous attendre à pas mal de rebondissements et péripéties, certaines amusantes, d’autres tirées par les cheveux. Mais très franchement, dès qu’on commence à regarder les épisodes, ça prend aux tripes, et on n’arrive plus à s’arrêter ! L’évolution de leur histoire est si passionnante que de mon côté je n’ai plus réussi à décrocher, et cela fait quatre jours que je regarde sans discontinuer les épisodes.

Salatut Elämät permet également de découvrir un peu plus les habitudes et coutumes finlandaises (ils sont décidément très fan du sauna !), mais surtout de se rendre à quel point ils sont ouverts d’esprit, car les scénaristes abordent ce sujet avec une simplicité et un sérieux déconcertants, qui fait réellement plaisir. Le sujet est traité de manière intelligente et sans concession pour un soap qui passe sur une chaîne publique à une heure de grande audience, et même si ce sujet a également été abordé en France dans certains feuilletons quotidiens, on est bien loin de la qualité de la relation qui unit Elias et Lari.

Il y a quelques points négatifs cependant : s’agissant d’un soap, la mise en scène laisse parfois à désirer, tout comme de bonnes musiques de fonds qui sont quasiment absentes, mais cela à tendance à s’améliorer au fur et à mesure, car les créateurs se sont vite rendus compte du phénomène que représentait le couple « Larias » dans le monde entier.

Et puis, je trouve Lari diablement sexy, et ça c’est un point très important aussi 😀 Son côté un peu fier et dur me fait craquer. Allez un petit gif pour vous faire baver 😛

Où regarder l’histoire d’Elias et Lari ?

Voici sûrement le point qui vous intéresse le plus si vous avez poursuivi la lecture jusqu’ici : mais où peut-on découvrir l’histoire de ce couple télévisuel ? Figurez-vous que leur relation est devenue très populaire à travers le monde entier, que soit en Europe ou en Amérique du Nord et du Sud. Elle devenue un phénomène web, et les fans surnomment les deux tourtereaux « Larias ». Face à cet engouement, une fan finlandaise du show a décidé, avec l’accord des producteurs, de créer une chaîne Youtube appelée « Elias’ Story » qui retrace toute l’histoire d’Elias et Lari. Cette fan a donc pris pour point de départ le premier épisode datant de 2011 où Elias fait son apparition, et n’a gardé que les séquences qui concernent les deux personnages et leur entourage proche. Ainsi, pas besoin de se coltiner toute la série (qui compte quand même 3000 épisodes environ depuis 1999). Sa chaîne compte pour le moment environ 450 épisodes qui durent en moyenne 4 minutes 30 (parfois plus, parfois moins). Personnellement, il m’aura fallu une semaine pour tout regarder (mais je dois quand même avouer que j’ai binge-watché le tout donc bon, ça vous prendra peut-être plus de temps si vous vous y mettez xD). L’histoire d’Elias et Lari se déroule donc sur une période de 6 ans environ.

Attention par contre, je préfère vous prévenir : afin que sa playlist « Elias’ Story » puisse être visionnée par un maximum de personnes, la Youtubeuse a logiquement opté pour un sous-titrage en Anglais qui est la langue internationale par excellence. Il vous faudra par conséquent maîtriser un minimum la langue de Shakespeare ! Mais je vous rassure, les dialogues sous-titrés    ne sont pas très compliqués, donc même une personne ayant un niveau moyen d’anglais pourra s’en sortir. Un Youtubeur hexagonal a bien tenté le sous-titrage en français en 2013 mais il s’est arrêté au bout d’une cinquantaine d’épisodes donc vous n’irez pas très loin dans l’histoire si vous optez pour lui ! (D’où l’importance de maîtriser l’anglais de nos jours — c’est le professeur d’anglais que je suis qui parle là xD).

Avant de vous faire découvrir quelques premiers épisodes, une petite présentation des autres personnages, histoire que ne vous ne soyez pas perdus (étant donné que tout commence en cours de route lors de la première rencontre d’Elias et Lari) :

Ida = C’est la meilleure amie d’Elias. Sa mère et le père d’Elias ont entretenu une relation amoureuse pendant un certain temps. Malheureusement, la mère d’Ida a été percutée par une voiture, et s’est retrouvée dans le coma, ce qui a mis fin à l’idylle. Depuis, elle loge chez les grands-parents de Tale.

Tale (se prononcé « Talé ») = C’est à la fois l’ami et le cousin d’Elias. Tout le lycée pense qu’il est homosexuel, car il s’est fait passer pour tel afin de se rapprocher d’Ida dont il est secrètement amoureux. Depuis, il essaye de prouver aux autres qu’il est bien hétéro, non sans peine.

Janne (se prononce « Yanné ») = C’est le meilleur ami de Lari, et le petit ami d’Ida. Tout comme Lari, il fait parti de l’équipe de hockey sur glace. Mais contrairement à ce dernier, Janne n’est pas quelqu’un de méchant. Comme il sort avec Ida qui est la meilleure amie d’Elias, il est pris entre deux feus.

Sebastian = C’est le père d’Elias. Il accepte l’homosexualité de son fils, et même s’il a parfois du mal à le comprendre, il est toujours là pour le soutenir.

Katariina = C’est la compagne actuelle de Sebastian. Elle travaille en tant que chirurgienne dans un hôpital.

Voici sans plus attendre les quatre premiers épisodes pour vous donner un avant-goût de l’histoire d’Elias et Lari :

Épisode 0

L’épisode 0 introduit au début Tale ainsi qu’Ida et Janne. Elias quant à lui apparaît à partir de 1min43 dans la vidéo. On y découvre également Lari, accompagné de l’équipe de Hockey. Déjà dans ce premier épisode, Elias fait face sans sourciller à Lari.

Épisode 1

Dans cet épisode, Elias fait de nouveau face aux quolibets de Lari, mais lui répond sans broncher et ridiculise même Lari. Le reste de l’épisode permet de connaître un peu mieux les autres personnages.

Épisode 2

Dans cet épisode, Lari va faire du chantage à Tale. Pour se venger de l’attitude d’Elias, Lari demande à Tale de charger une nouvelle photo de profil sur le Facebook d’Elias, où on voit celui-ci déguisé en femme avec une robe à fleur. En échange, Lari promet à Tale d’arrêter de s’en prendre à lui et de l’inviter à une fête organisée par l’équipe de hockey où il pourra draguer des filles et prouver qu’il est hétéro.

Épisode 3

Dans cet épisode, Tale va finalement décider d’uploader la photomontage dégradant créé par Lari pour ridiculiser Elias. Comment celui-ci va-t-il réagir ?

Voilà ! Pour le reste, je vous invite à rejoindre directement la playlist qui compte 450 épisodes au moment où j’écris ces lignes. Sachez que l’histoire d’Elias et Lari s’est terminée il y a quelques jours dans Salatut Elämät, et qu’il n’y aura donc plus guère que quatre ou cinq épisodes qui seront postés et traduit MissFinlandia sur sa chaîne avant que cette aventure débutée en 2011 ne touche à sa fin :

 

Résumé de l’histoire de Lari et Elias (SPOILERS !!)

Pour terminer cette présentation, je vais tenter de vous faire un résumé rapide de toute l’histoire, qui s’adresse uniquement aux personnes souhaitant découvrir de quoi il en retourne avant de se lancer dans l’aventure. Pour ceux qui préfèrent garder la surprise, je vous déconseille donc vivement de lire les lignes qui vont suivre et de commencer à regarder les épisodes sans y prêter attention. Alerte Spoiler donc !

On pourrait dire que l’histoire d’amour de « Larias » est divisée en plusieurs arcs narratifs, le premier allant des épisodes 0 à 153 : c’est la première fois où Lari et Elias seront ensembles. Comme je l’expliquais précédemment, Lari ne va cesser de s’en prendre à Elias, principalement en raison de son homosexualité. Les choses vont se calmer un peu lorsqu’Ida, la meilleure amie d’Elias, va se mettre à sortir avec Lari. Elle va tenter de tempérer les agissements de son copain vis à vis d’Elias. Mais les choses vont malheureusement repartir de plus belle lorsque Lari va décider de tabasser Elias. Finalement, il n’en fera rien, et embrassera Elias à la place lors d’une séquence mémorable. Elias va alors réaliser que Lari est un homosexuel refoulé, qui n’a jamais pu se révéler en raison du carcan que représentait son équipe de hockey ainsi que son père, qui l’a toujours élevé seul depuis la mort de sa mère. Elias va également se rendre compte de son côté qu’il commence à éprouver des sentiments pour Lari. Après de nombreuses difficultés, les deux âmes-soeurs vont se révéler mutuellement leur amour et s’engager dans une relation secrète, au prix de nombreux périls : en effet, Lari est toujours officiellement en couple avec Ida, et il refuse de vivre publiquement sa relation avec Elias, car il souhaite que personne ne découvre sa véritable orientation. Finalement, Ida va découvrir le pot aux roses, non sans larmes. Pour se venger, elle va accrocher partout dans le lycée des photos qu’Elias et Lari avaient prises dans un photomaton et où tous deux s’embrassent. L’homosexualité de Lari, ainsi que sa relation avec Elias, seront ainsi exposées au grand jour malgré lui, et il va se retrouver rejeté par son équipe de hockey, dont la majorité des joueurs sont homophobes. Malgré tout, les deux amants vont poursuivre leur relation envers et contre tout. Il reste toutefois un obstacle de taille à Lari : révéler à son père qu’il est gay, ce qu’il finira par faire, poussé par Elias qui souhaite l’aider à s’affirmer. Hélas, son père accueille très mal la nouvelle, et va aller jusqu’à faire en sorte de couper tous les ponts entre Elias et son fils. D’abord en embauchant Lari dans son entreprise et en le privant de tout moyen de contact (portable, internet), puis en l’envoyant dans un centre de « guérison » contre l’homosexualité. Elias, qui ne baissera jamais les bras, fera tout pour retrouver son bien-aimé. Malheureusement, Lari, qui ne supporte plus qu’on lui dicte sa conduite, et qui aimerait prendre ses propres décisions, abandonne à la fois son père et Elias pour repartir de zéro.

Le deuxième arc narratif débute donc après la rupture entre Elias et Lari. Le premier va retrouver l’amour en la personne de Miska, un jeune homme qu’il rencontre au Moose, un bar où les personnages se rendent fréquemment. Miska est à la fois étudiant et livreur de pizzas. Ils vont débuter une relation amoureuse qui durera assez longtemps. Quant au pauvre Lari, ne supportant plus l’homphobie et le rejet de son père, il quitte le domicile familial. Sans refuge ni endroit où vivre, Lari va se retrouver SDF et sera forcé de vivre dans une maison abandonnée en compagnie de réfugiés étrangers. Un jour, il fera la rencontre de Miska en tentant de lui voler une pizza au cours d’une livraison, car il n’a rien mangé depuis des jours et il est affamé. Miska va réussir à rattraper Lari et le reconnaître. Lari va demander à Miska de ne rien dire à Elias sur sa vie de SDF, car il ne souhaite pas qu’Elias se fasse du soucis pour lui.  Miska aidera secrètement Lari en lui donnant à manger et de l’argent, pour le garder éloigné d’Elias, par jalousie. Finalement, Lari sera sauvé par Katariina qui va l’accueillir chez elle. Elias et Lari vont de nouveau se retrouver face à face, mais vont décider d’un commun accord de rester simples amis en raison de la relation qui unit Miska et Elias. Plus tard, suite au départ de Katariina, Lari sera hébergé par Kalle, un collègue chirurgien de Katariina, et trouvera un travail au Moose en tant que serveur. Peu à peu, des sentiments vont naître entre Lari et Kalle, bien que ce dernier soit beaucoup plus âgé et Lari tout juste majeur. Ils vont tout de même s’engager ensemble. Lorsqu’Elias découvrira cette relation, il sera jaloux, car Kalle et Lari vivent leur amour au grand jour sans se cacher, ce que Lari n’avait jamais fait avec Elias à l’époque. Quelques temps plus tard, Kalle propose à Lari de l’accompagner pour un voyage professionnel en Inde, avant de se rétracter, ce qui déplaira fortement à Lari. Au même moment, Elias découvre que Miska a secrètement aidé Lari alors qu’il était SDF sans le lui dire, ce qui va dégrader leur relation.

Néanmoins, un amour aussi intense que celui qu’ont vécu Lari et Elias ne peut pas s’oublier aussi facilement, et ils vont finir par s’embrasser à nouveau et iront jusqu’à coucher ensemble. C’est ainsi que débute le troisième arc narratif, avec la mise en avant d’un nouveau personnage : la cousine de Lari, Marianna, qui s’avère être une psychopathe, anciennement internée pour avoir traumatisé une fille alors qu’elle était plus jeune en se faisant passer pour elle. Marianna va commencer à se rapprocher dangereusement de sa nouvelle amie et colocataire, Heidi. Lari va se mettre à suspecter que Marianna ne retombe dans ses anciens travers : s’identifier si fort à une autre personne au point de copier sa vie et son apparence pour la remplacer. Avec l’aide d’Elias, Lari va mener l’enquête. Ils ne vont pas tarder à être découverts par Marianna, qui va les capturer tous les deux et les retenir prisonniers plusieurs jours durants. Ils seront finalement sauvés par Sergei, le frère de Sebastian, et Miska. Elias va ressortir assez traumatisé de cette expérience, et il va surtout se rendre compte que ses sentiments pour Lari sont plus forts que jamais. Il va proposer à Lari de se remettre ensemble, et donc de faire un choix entre lui et Kalle. Lari, qui a repensé à tous les moments de bonheur vécus avec Elias, va néanmoins prendre la douloureuse décision de rester avec Kalle, car il estime que sa première relation avec Elias à l’époque était trop chaotique, et il craint que s’ils se remettent ensemble, cela ne soit de nouveau le cas. Attristé par ce choix, Elias va prendre la décision de rompre définitivement avec Miska, et de quitter Helsinki pour retourner à Bruxelles afin de prendre un nouveau départ.

Le quatrième arc narratif se concentre uniquement sur Lari, étant donné qu’Elias a quitté Helsinki. Il est toujours en couple avec Kalle, mais va faire une découverte qui risque de tout bouleverser ! En effet, Sanni, la sœur de Kalle, a accouché d’un enfant quelques temps auparavant, nommé Ilja, et Tale et Janne se battent afin de savoir qui est le père. Un test de paternité va prouver que Janne n’est pas lié génétiquement à l’enfant. Or, quand Tale a couché avec Sanni, elle était déjà enceinte. Lari va alors se remémorer une scène qu’il avait oubliée : neuf mois auparavant, quand il se demandait s’il devait retourner avec Elias ou rester avec Kalle, Lari s’était retrouvé seul avec Sanni au Moose, et tous deux avaient bu de l’alcool plus que de raison. Lari se souvient avoir couché avec Sanni ce soir là, emporté par l’alcool, et réalise qu’il est le père de Ilja. Sanni et Lari vont néanmoins décider d’un commun accord de ne rien révéler, car cela causerait trop de bouleversements. Par ailleurs, Lari n’est pas prêt à assumer le rôle de parent. La mère de Kalle, Kristiina, va également se mêler de l’histoire de Kalle et Lari, en tentant de les séparer, car elle estime que son fils ne devrait pas sortir avec une garçon aussi jeune, mais plutôt avec quelqu’un de son « rang ». De plus, elle va finir par découvrir le secret de Lari et Sanni, et finira par faire chanter Lari. En effet, Lari et Kalle prévoient de se marier, et Kristiina menace de tout révéler sur Ilja si Lari n’abandonne pas l’idée de se marier son fils. Finalement, Lari se voit forcé d’abandonner Kalle et de rompre avec lui pour que le secret ne soit pas révélé.

Le cinquième acte narratif de « Larias » débute lorsqu’Elias fait son grand retour à Helsinki après de nombreux mois d’absence. Il revient murît et beaucoup plus sûr de lui, au moment où les parents de Kalle, Ismo et Katariina, décident de se remarier. La cérémonie est toutefois interrompue par l’arrivée de Lari, bien décidé à se venger des manigances de Katariina : il révèle publiquement que c’est cette dernière qui l’a empêché d’épouser Kalle, et qu’il est le père biologique d’Ilja. Cette révélation cause le chaos et la cérémonie est annulée. Kalle, énervé que Lari ne lui ait jamais dévoilé la vérité, rompt avec ce dernier. Heureusement, Lari trouve du réconfort grâce à Elias, fraîchement revenu. Les anciens amants se rabibochent mais décident toutefois pour l’instant de rester amis. De son côté, Elias trouve un emploi dans une entreprise de distribution de vin, et va être amené à collaborer avec Elias au Moose. Leur complicité passée va alors peu à peu se reformer. Mais Elias, qui souhaite poursuivre ses études, s’inscrit dans une école de commerce à Londres, et annonce sa décision à Lari de quitter de nouveau Helsinki. Le jour du départ d’Elias, les deux amants se rendent compte qu’ils n’ont en réalité jamais cessés de s’aimer l’un l’autre depuis toutes ces années, et se décident enfin à se l’avouer mutuellement ! Elias abandonne son projet de partir pour Londres. Lari et Elias se retrouvent donc de nouveau en couple, et peuvent désormais vivre pleinement leur amour, maintenant que Lari ne craint plus le regard des autres. Malheureusement, les réjouissances sont de courte durée, puisqu’Ilja, le fils de Lari, est mystérieusement capturé. Le couple va partir à la recherche de l’enfant disparu étant donné la lenteur des avancements de la police dans cette affaire. Ils ne vont pas tarder à découvrir qu’Ilja a été enlevé par une employée des services sociaux, et Lari, qui a débusqué l’endroit où habitait la ravisseuse, va être assommé et retenu prisonnier par cette dernière. Heureusement, Elias arrive à temps pour délivrer Lari, mais au cours de l’affrontement contre la kidnappeuse, une balle perdue frappe de plein fouet Lari. La ravisseuse est jetée en prison, et Lari emmené d’urgence à l’hôpital où ses jours sont comptés. Jour et nuit, Elias veille sur son bien aimé, qui fort heureusement, en réchappe. Quelques temps plus tard, Elias va découvrir que Marianna, qui a depuis été libérée de l’hôpital psychiatrique (suite aux histoires du troisième arc), cache un secret. Depuis son retour, elle a été pardonnée et s’est mise un temps en couple avec Sebastian, le père d’Elias, avant de tomber enceinte. Elias va découvrir qu’en réalité Marianna n’est pas enceinte, et va l’exhorter de révéler la vérité à Sebastian. Peu après, Lari va décider de demander Elias en mariage afin de concrétiser pour toujours leur union. Malheureusement, un drame assez atroce (oui, j’avoue que j’ai pleuré comme une madeleine) va se produire : au moment où Lari retrouve Elias pour lui faire sa demande, Elias est percuté volontairement et mortellement par une voiture. Lari accourt en pleurs vers Elias, dont les deniers mots avant d’expirer sont « Je le veux » …

Le sixième et dernier acte, qu’on pourrait qualifier d’épilogue, raconte ce qui se déroule suite au décès tragique et atroce d’Elias (et oui, j’ai encore pleuré les épisodes d’après 😦 ). Lari est dévasté par la mort d’Elias et ne parvient pas à s’en remettre. Il n’arrive pas à croire que le garçon qu’il a toujours aimé est parti pour de bon. La seule pensée qui le réconforte, c’est qu’Elias, avant de mourrir, ait accepté sa demande. Dans la douleur et les larmes, Sebastian, Lari et Cindy (la mère biologique d’Elias) vont organiser des funérailles touchantes. Lari reviendra ensuite sur la tombe d’Elias, le remerciant d’avoir fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : un garçon qui s’assume pleinement et n’a plus peur du regard des autres. Finalement, les personnages découvriront que c’est Marianna qui a assassiné Elias en le percutant, car elle ne voulait pas révéler à Sebastian sa fausse grossesse (elle est en réalité toujours psychotique). Lari, qui n’a plus aucune raison de rester à Helsinki suite à la mort de son âme-sœur, décide de quitter la ville. Au moment de partir, il se rend sur le pont où il a tant de fois rencontré Elias. Celui-ci apparaît alors comme une vision aux côtés de Lari, et prend sa main, comme pour l’aider à aller de l’avant. C’est ainsi que Lari et Elias, par delà la vie et la mort, quittent Helsinki ensemble, main dans la main …

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[Littérature Gay] Mon avis sur Gladiatores de Marcus M.D.

 

Auteur : Marcus M.D.
Éditeur : Mix Éditions
Nombres de pages : 175
Date de parution France : 14/09/2016

Résumé : Au cours d’une chasse improvisée dans les bois, Abrax, jeune prince barbare, est fait prisonnier par un contingent de soldats romains. N’écoutant que son courage, Laucos, son compagnon, part à sa recherche. Mais aveuglé par son amour, l’intrépide Gaulois tombe à son tour dans les filets de l’ennemi. Captifs, les deux amoureux sont envoyés à Narbonne, cité placée sous la domination de Rome, afin d’y combattre comme gladiateurs pour le compte de la maison Gradius. Dès lors, les deux hommes n’auront de cesse de vouloir s’enfuir, quitte à se mettre en danger. Mais leur projet sera vite compromis par le sanguinaire Curion Titus Gradius, dont la soif de pouvoir n’a d’égale que la cruauté. Le couple trouvera-t-il la force nécessaire pour survivre au funeste destin qui attend chaque guerrier dans l’arène ?

Mon avis : Ces derniers temps, j’avais envie de me replonger dans l’univers M/M. Il faut dire que le dernier ouvrage M/M que j’avais eu entre les mains, c’était le premier tome des Loups de Riverdance (mon avis à retrouver ICI) de H.V. Gavriel. Sans compter que j’ai une pile interminable de livres à lire ! Donc j’évite d’en rajouter dessus. Alors certes, je suis moi-même en train de finir de rédiger mon premier roman fantastique orienté M/M, mais parfois ça fait du bien de s’échapper pour découvrir les récits des différents auteurs que j’ai l’occasion de rencontrer grâce à la communauté M/M très présente sur Facebook. J’ai donc décidé de faire une incartade dans ce que j’avais prévu, et j’ai craqué en commandant le premier roman de Marcus M.D., que je suis sur le réseau social.

Ça tombait bien, j’avais fini de lire La Princesse des Glaces de Camilla Läckberg, alors avant de me lancer dans la lecture de 13 Balles Dans La Peau de David Wellington, j’ai intercalé Gladiatores. Et je ne regrette absolument pas. Pour tout vous dire, j’ai tellement été pris dans l’histoire que j’ai lu le roman de Marcus en une journée 😀

J’ai toujours adoré depuis tout petit la période antique (je ne m’appelle sans doute pas Romain pour rien ^^). Elle m’a toujours fasciné. Que ce soient les Grecs, les Romains, les peuples Gaulois ou Germaniques, etc. Bon, il faut dire que les visionnages des Chevaliers du Zodiaque, dont je suis toujours fan et gros collectionneur à l’heure actuelle, au Club Dorothée, y sont sans doute aussi pour quelque chose! Bref, c’était déjà un élément qui m’attirait avant toute chose dans la lecture de ce roman.

Et aussitôt les premières pages tournées, c’est un vrai régal. Le roman de Marcus M.D. est très riche en descriptions et loin d’être avares en détails. On sent qu’il y a une véritable recherche poussée sur le thème abordé. Ce roman n’est donc pas seulement l’occasion de découvrir l’histoire attachante d’Abrax et Laucos, mais également de se plonger dans l’univers d’un village Gaulois, avec ses codes et son fonctionnement. L’auteur nous gratifie également de quelques explications sur certains éléments (objets, géographie, rang d’un personnage, etc.) qui sont véritablement les bienvenues. On ressent aussi l’influence de la série Spartacus, que j’ai adorée, dans la seconde moitié du roman. Ça ne pouvait donc que me plaire à ce stade.

Concernant l’histoire en elle-même, certes le roman peut sembler court, mais elle est très bien construite et ficelée. Le point de vue externe permet de se plonger à la fois dans les émotions et les ressentis d’Abrax et de Laucos. On se prend assez rapidement d’affection pour ces deux-là, et on se met fébrilement à rêver de vivre nous aussi un amour aussi intense, véritable et complice. On goûte leurs émotions comme si elles étaient nôtres. Et forcément, on endure aussi leurs douleurs. Le récit, loin d’être ennuyeux, est parsemé de rebondissements, de voyages et de situations périlleuses. Heureusement, en tout temps et en tout lieu, les deux amants seront là pour s’épauler et leur amour sera comme une havre de paix, un exutoire.

Mais Gladiatores, ce n’est pas qu’Abrax et Laucos. On découvre aussi d’autres personnages, certains amusants, d’autres attachants et enfin quelques uns qu’on se met à détester avec hargne. Oui, j’ai parfois eu des envies de meurtre en tournant les pages !

Pour un premier roman, j’ai trouvé l’écriture excellente. Fluide, détaillée, portée par un vocabulaire riche et juste. Les dialogues, les descriptions et les pensées des protagonistes s’enchaînent comme une machine bien rodée. La fin de chaque chapitre donne envie de découvrir le suivant. Et on se laisse porter ainsi, dans un périple à l’issue incertaine, mais captivant de bout en bout.

Pour conclure, Je ne peux donc que saluer le travail de Marcus pour ce premier essai. C’est véritablement un auteur dont je vais tâcher de suivre et lire les prochains ouvrages, car sa plume ne m’a clairement pas laissé indifférent. Il parvient à nous faire vivre la passion qui unit ses personnages, dans le meilleur comme dans le pire. C’est précisément ce que j’adore dans un roman qui aborde la romance.

Et on referme ce livre presque la larme à l’oeil. La vie n’est peut-être pas aussi forte que la mort, mais l’amour l’est plus que les deux. Merci Marcus.

P.S. : Si mon avis vous a donné envie de vous plonger vous aussi dans l’histoire touchante d’Abrax et Laucos, sachez que vous pourrez vous procurer le livre, en version papier ou digitale, sur Amazon.

[Littérature Gay] Mon avis sur Les Loups de Riverdance Tome 1 de H.V. Gavriel

Les Loups de Riverdance – Tome 1 : Lucas

Riverdance Tome 1

Auteur : H.V. Gavriel
Éditeur : Milady
Date de sortie : 21/11/2014
Nombre de pages : 600

Résumé : Lucas parcourt les États-Unis sans jamais oser poser ses bagages. Le jeune homme se sait traqué. Pourtant, lorsqu’il arrive dans cette petite ville des North Cascades, il ne peut s’empêcher d’espérer autre chose de la vie. Au point de baisser sa garde et de rester un peu trop longtemps au même endroit … Cependant le monde surnaturel n’est pas le seul à abriter le mal et le jeune homme va voir ses rêves de bonheur piétinés. Brisé, il est recueilli par Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le cœur de Lucas. Mais Marcus est avant tout l’Alpha de la meute locale et lorsque le passé de Lucas le rattrape et que les cadavres commencent à s’empiler, la nature même du jeune homme va devenir un danger pour les loups …

Mon avis : Cela fait un sacré bout de temps que Les Loups de Riverdance traîne dans ma malle à livres, où je place tous les bouquins que je dois entamer. Il faut dire que je suis très long à lire. Je ne suis pas du genre à dévorer un bouquin sur deux jours comme certains, même si ça m’arrive. Je lis souvent le soir, un ou deux chapitres. Mais il m’arrive parfois d’être vraiment pris dans un livre et de lire plus vite. Les Loups de Riverdance est un de ceux-là 🙂

J’ai découvert ce premier tome par hasard il y a environ un an et demi sur Amazon, et je l’ai commandé. J’ai été très agréablement surpris de constater qu’une maison d’édition française côtée comme Milady s’était enfin décidée à proposer de la lecture M/M, Bit-Lit et Urban Fantasy qui plus est ! À l’époque, cela m’a rassuré et m’a donné de l’espoir pour mon roman Nocturne que je voulais justement présenter à l’éditeur, puisqu’il est tout à fait dans le même thème littéraire. Bon, entre temps, j’ai fait une pause dans l’écriture de Nocturne, mais dès que le manuscrit sera terminé, je compte bien le présenter à Milady, et ensuite, advienne que pourra 😉

À vrai dire, j’ai été d’autant plus surpris, puisque récemment, j’ai commencé à participer un peu aux échanges de la communauté M/M que j’ai découverte sur le forum Mix de Plaisirs et notamment sur Facebook. Et à l’époque, je pensais que H.V. était une auteure américaine xD C’est en parcourant le forum Mix de Plaisirs que je me suis aperçu qu’elle était française ! Une bonne surprise 🙂 D’autant plus que c’est une personne plus que sympathique que je suis impatient d’apprendre à connaître d’avantage.

Bref, revenons-en aux Loups de Riverdance. Globalement, j’ai beaucoup aimé le livre de H.V. Gabriel. Il nous présente le personnage de Lucas, un jeune humain dans le début de la vingtaine qui cache un lourd passé et des secrets bien mystérieux. Au début du roman, on ne sait rien de lui, hormis qu’il doit fuir et qu’il n’est pas du genre sédentaire. Mais à quoi doit-il donc échapper, au point que sa vie en dépende ? Gavriel va savamment distiller tout au long du livre des indices et des débuts de réponse, ce qui fait qu’on souhaite toujours tourner la page suivante pour en apprendre plus sur ce pauvre Lucas. D’aventures en péripéties, la vérité se dévoile peu à peu, pour notre plus grand plaisir avide.

Le moment fort du roman à mes yeux, c’est la rencontre entre Lucas et l’alpha de la meute de loups-garous, Marcus. J’étais scotché devant la page, excité face à la description de Marcus : beau, grand, blond, musclé, charismatique. Autant dire que je bavais ! Mais le pire dans cette histoire, c’est que n’ayant pas relu le synopsis avant d’entamer la lecture, je pensais que Léo, le fils de Marcus, allait être le love-interest de Lucas ! J’étais donc déçu de m’imaginer que cette alchimie entre Marcus et Lucas ne mènerait à rien. Mais ça, c’était avant que je ne relise le synopsis, et que je découvre la phrase : « Brisé, il est recueilli par Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le cœur de Lucas. » Et alors là, je n’ai pas pu m’empêcher de lire, de lire, et de lire encore ! Je voulais absolument savoir s’il allait se passer quelque chose entre Lucas et Marcus. Et autant dire que H.V. Gavriel a carrément joué avec mes nerfs ! Oui, elle m’a torturé à distance ! Car elle s’est amusée, pendant de longs chapitres, à me faire languir. À coup de scènes de plus en plus intimistes et touchantes entre Lucas et Marcus, sans que rien n’aboutisse. À tel point que je me lamentais tout seul : « Mais bordel, quand vont-ils finir ensemble, je n’en peux plus !!!!!! ». Quand enfin est arrivé le moment tant attendu ! Et qui m’a laissé toute chose, pantelant, fébrile ^^

Bref, Gavriel a un talent certain en matière de suspens, c’est indéniable. Et cela vaut aussi pour l’histoire de manière générale, puisque nous sommes tenus en haleine concernant le mystérieux assaillant de Lucas. On en découvre au fur et à mesure de plus en plus sur les origines de Lucas, ses particularités, sa manière de réagir. C’est une personne profondément brisée, souffrante, qui ne demande qu’un peu de réconfort, un minimum d’amour, comme beaucoup d’entre nous. C’est donc une histoire saisissante et poignante qui nous est livrée, pleine de rebondissements, et rondement menée. Bravo à Gavriel.

Quant aux scènes torrides et coquines, il faut reconnaître que Gabriel sait diablement bien s’y prendre. Écrire une scène de sexe entre deux personnages masculins tout en étant une femme ne doit pas être évident au début, mais le pari est entièrement réussi. Je dois avoue que lesdites scènes ne m’ont pas laissé … indifférent ^^

Le seul point noir du livre, à mon avis, tient dans les paragraphes qui sont parfois trop longs et auraient mérités d’être un peu plus aérés à l’aide de dialogues, ou raccourcis, de manière à être allégés. Après, même si ça s’étire, Gavriel a un style et une écriture bien menés qui font qu’on outrepasse tout ça. D’ailleurs, j’ai lu sur Mix de Plaisirs qu’il s’agissait d’un parti pris de sa part, car elle aimait beaucoup développer la psychologie de son héros, et on ne peut pas lui en vouloir. Je respecte cela.

Pour conclure, Les Loups de Riverdance est un très bon roman, qui réunit à merveille le meilleur du M/M, de la Bit-Lit et de l’Urban Fantasy. L’auteure pose les bases d’une saga naissante dont on a hâte de découvrir l’univers étendu et le reste de la mythologie. En tout cas, je suis vraiment impatient de lire le tome 2, qui se centre sur Léo. Malheureusement, ça ne sera pas avant un bout de temps, car j’ai au moins une vingtaine de livres de retard 😦 Hé oui, c’est ça d’être long à lire lol !

[Cinéma Gay] Mon avis sur le film In Bloom / En Émoi

Nouvelle chronique sur le cinéma gay, consacrée cette fois à un film américain, In Bloom, rebaptisé en France En Émoi.

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Titre original : In Bloom
Date de sortie France : 26 Mars 2014
Date de sortie (Israël) : 10 Juin 2014 (DVD Premiere)
Réalisé par : Chris Michael Birkmeier
Avec : Kyle Wigent, Tanner Rittenhouse, Jake Andrews, Adam Fane
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h27

Synopsis : Rien ne semble pouvoir perturber l’harmonie qui règne dans le couple que forment Kurt et Paul. Solidement amoureux et portés par leur réussite professionnelle, les deux amants croquent la vie et l’amour à pleines dents. Jusqu’au jour où un jeune et sexy client, qui en pince pour Kurt, va déclencher une succession d’évènements impromptus qui met non seulement leur relation en danger, mais aussi leurs propres vies.

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Mon avis : Je continue mon périple de visionnage de films avec pour thème la romance entre deux hommes, et je tombe cette fois sur un petit bijou nommé « En Émoi », sorti très récemment puisqu’après avoir été diffusé dans divers festivals aux USA, il est n’est arrivé en DVD là-bas qu’en Juin 2014, tandis qu’il est sorti en France avant, en Mars 2014.

Le genre du cinéma gay est un genre difficilement renouvelable. Les réalisateurs doivent sans cesse se creuser les méninges afin de proposer du nouveau et éviter dans de tomber dans le déjà-vu, même si celui-ci est tout à fait plaisant. En effet, bien généralement, la thématique consiste à la rencontre en deux hommes, l’un des deux étant hétéro ou non, et l’histoire montre l’évolution de leur histoire.

In Bloom propose quelque chose de radicalement différent et de très original puisqu’il retourne tout le problème à l’envers : en effet, les deux héros du film sont déjà en couple au début de l’histoire, ce qui balaye la problématique de montrer leur rencontre, exercice souvent périlleux. Plus intéressant encore, la scène d’ouverture est un flash-forward (scène se passant dans le futur, à l’inverse d’un flash-back qui se déroule dans le passé) nous dévoilant d’office que le couple a rompu et que les deux protagonistes ne sont plus ensembles. Les bases sont posées. Passé cette scène, nous revenons quelques mois plus tôt, et on découvre Kurt et Paul alors dans une jolie romance que rien ne semble pouvoir briser. Le film va donc dépeindre leur rupture. Voilà un point de vue assez inédit et intéressant pour un film gay.

Le premier tiers du film peut sembler assez ennuyeux car on suit le quotidien de Paul et Kurt à travers leurs activités diverses, leurs sorties, leurs vies personnelles. Tout deux vivent la plupart du temps ensemble; Paul travaille dans une épicerie de New York, tandis que Kurt vit du traffic de drogue qui lui rapporte pas mal d’argent. Mais tout va commencer à s’enchaîner à partir de la fin du premier tiers, où Kurt va faire la rencontre d’un jeune garçon, Kevin, qui lui achète de la came, et pour lequel il va commencer à éprouver une certaine attirance. Cette attirance aura des conséquences sur l’amour qu’il porte à Paul, car leur couple va, peu à peu, commencer à s’effriter. Le film dépeint ainsi l’évolution de la relation entre deux personnes, qui une fois les joies de l’amour passées (ne dit-on pas que l’amour dure 3 ans ?), s’essouffle. Le temps change les choses. Au début l’amour est prenant et innocent, puis avec le temps les sentiments peuvent être amenés à disparaître.

Le deuxième tiers du film va s’intéresser à l’effritement du couple Paul / Kurt. Kurt va se rapprocher de plus en plus dangereusement de Kevin. Paul va forcément commencer à s’aperçevoir de quelque chose et à se poser des questions, devenir jaloux. Kurt va peu à peu perdre prise et se retrouver de plus en plus attiré par Kevin, mais on sent qu’il est indécis car cette attirance semble plus physique qu’émotionnelle. Alors que Paul est délaissé, Kurt, en pleine crise, va plonger d’autant plus dans la drogue afin d’oublier les dilemmes auxquels il fait face.

Enfin, la troisième et dernière partie du film s’articule autour de la rupture inévitable des deux amoureux. Ce qui est intéressant, c’est que cette dernière va montrer en profondeur l’évolution des personnages après leur rupture et ne pas simplement l’apporter comme un cheveu sur la soupe, car Kurt va maladroitement tenter de revenir vers Paul. Va-t-il réussir ou échouer, je ne vous dirai rien, à vous de voir le film pour le découvrir.

Au niveau de la réalisation, Birkmeier a fait un très beau travail. Le film est très atmosphérique et les décors sont bien souvent minimalistes, avec une mise en scène très théâtrale. On a beaucoup de plans serrés sur les visages des personnages ce qui permet une lecture approfondie de leurs émotions. Les décors se révèlent parfois étouffants comme le devient la relation entre Kurt et Paul. En effet, de nombreuses scènes sont tournées dans des espaces confinés : cage d’escaliers, toilettes, salle de bain, etc.

Les deux acteurs principaux, Kyle Wigent (Kurt) et Tanner Rittenhouse (Paul), sont parfaits dans leur rôle. Ils étaient en symbiose et s’accordaient à merveille ensemble. On peut dire qu’ils ont bien été choisis. Leur prestation est toujours juste, réaliste et attachante. Ce qui n’est pas toujours le cas dans d’autres films. Ces deux acteurs sont encore peu connus mais méritent à le devenir car ils ont beaucoup de talent à faire valoir. Les autres artistes qui apparaissent ont malheureusement un temps d’écran trop faible pour pouvoir véritablement les juger, étant donné que le film se focalise énormément sur Kurt et Paul.

La musique orchestrale, composée par le groupe Joywave, se veut extrêmement discrète, et participe à l’ambiance atmosphérique du film. En revanche, on trouve à de nombreuses reprises dans le métrage les musiques d’artistes divers, y compris de Joywave qui interprète plusieurs titres. Les musiques étaient très sympathiques, surtout celles de Joywave, entre le rock, la pop et l’électro. La musique de fin, appelée « Appearences » est tout simplement magnifique et magistrale, elle donne véritablement des frissons. Malheureusement, cette piste n’a jamais été commercialisée et est absolument introuvable. Après quelques recherches sur la page Facebook officielle du film, les créateurs du film ont indiqué qu’ils sont en train de voir pour sortir cette chanson en accord avec Joywave, mais pour l’instant toujours aucune nouvelle.

Pour conclure cette critique, vous l’aurez compris, In Bloom m’a beaucoup plu, et je le conseille volontiers à tous ceux qui souhaitent voir un film gay avec une construction originale et qui change un peu des sempiternels lieux communs. La relation entre Paul et Kurt est certes compliquée, mais elle est aussi très émouvante.


Pour chaque film gay, j’ajoute une petite note de fin, qui est bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, 50/50 ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

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[Cinéma Gay] Mon avis sur le film Alata / Out In The Dark

Deuxième chronique sur le cinéma gay, cette fois consacré à un nouvel excellent cru du cinéma israélien, Alata, appelé Out In The Dark sur le marché américain.

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Titre original : Alata
Date de sortie France : 22 Mai 2013
Date de sortie (Israël) : 28 Février 2013
Réalisé par : Michael Mayer
Avec : Nicholas Jacob, Michael Aloni, Jamil Khoury, Loai Nofi
Nationalité(s) : Israélien, Américain, Palestinien
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h36

Synopsis : Nimer, un étudiant palestinien réfugié clandestinement à Tel-Aviv, rêve d’une vie meilleure à l’étranger. Une nuit, il rencontre Roy, un jeune avocat israélien. Ils s’éprennent l’un de l’autre. Au fil de leur relation, Nimer est confronté aux réalités cruelles de la communauté palestinienne – qui rejette son identité – et de la société israélienne – qui ne reconnaît pas sa nationalité. Sur fond de lutte familiale, politique et sociale, Nimer doit choisir entre son désir d’ailleurs et son amour pour Roy.

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Mon avis : Une véritable petite perle ! Décidément, j’aime beaucoup la manière dont le cinéma Israélien traite le thème gay. Souvent d’une manière qui reflète le fond des problèmes qui endiguent cette région du monde.

La relation entre les deux personnages principaux, Nimer et Roy, se met assez rapidement en place, ce qui permet d’explorer en profondeur leur amour mais aussi leurs différences. Nimer vient du côté Palestinien, d’une famille encrée dans la religion et attachée à sa réputation, gangrénée par le traffic et les magouilles de son frère Nabil, qui cache illégalement des armes et collabore étroitement avec la police mafieuse. Alors qu’au contraire, Roy vit depuis toujours dans une bulle protégée du côté Israélien, issu d’une famille aisée, et jouissant d’un métier confortable (il est jeune avocat).

Malgré cette contradiction culturelle, les deux jeunes hommes vont tomber éperdument amoureux l’un de l’autre. Et, alors que Nimer se retrouve pris au centre d’un conflit qui l’empêche de vivre librement, Roy va tout faire pour tenter de l’aider.

Ce qui frappe dans ce film c’est son côté assez claustrophobique et angoissant, puisqu’on suit principalement Nimer, et que, tout au long du film, on sent qu’il n’a pas vraiment de « chez lui ». C’est une lutte de tous les instants pour pouvoir poursuivre ses études et continuer à aller à Tel-Aviv. Il se retrouve souvent à fuir, ce qui entraîne un sentiment assez sombre et pessimiste. D’ailleurs, le titre film, Alata, signifie « obscurité », ce qui veut tout dire.

Mais grâce à Roy, Nimer va pouvoir trouver un peu de bonheur et de lumière, s’accrocher à un espoir d’ailleurs. La mise en scène est intimiste, calme, ponctuée de scènes tendres et douces, et passe la vitesse supérieure quand Nimer doit fuir pour sa liberté et sa vie.

La film bénéficie d’une bande son magnifique, réalisée par Mark Holden et Michael Lopez, avec de jolis arrangements mais aussi des pointes tristes et lugubres qui accentuent la noirceur de certaines situations. Mention spéciale pour la scène de la piscine, pleine de tendresse et de subtilité, accompagnée d’une musique totalement envoutante.

L’histoire nous montre à quel point il est difficile de vivre librement sa sexualité du côté palestinien, fortement ancré dans la religion. La révélation du secret de Nimer entraîne son départ et sa famille se sent bafouée, niant son choix et refusant ce qu’il est vraiment. Preuve encore qu’ici, en Europe, malgré la présence d’extrémistes arriérés, nous sommes quand même bien plus libres et bien plus en sécurité. Malheureusement, tous les homosexuels n’ont pas cette chance. Et c’est parfois même pire dans certains pays africains …

Au final, Alata est pour moi un très joli film gay, on s’attache immédiatement à Roy et Nimer, à leur relation, à leurs problèmes, à leurs dilemmes. Un beau petit bijou que je recommande à tous !

P.S. : Vous pourrez retrouver toutes les musiques du film, notamment celle de la piscine « Pool », sur la page officielle des artistes, ici : http://markholden.bandcamp.com/album/out-in-the-dark-soundtrack


Pour chaque film gay, j’ajoute une petite note de fin, qui est bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, 50/50 ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

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[Cinéma Gay] Mon avis sur le film Yossi & Jagger

Depuis quelques temps, je suis sérieusement en train de me mettre à regarder quelques films issus du cinéma gay. Des films pour la plupart assez secrets, de petites productions méconnues du grand public, hormis quelques exceptions comme Le Secret de Brokeback Mountain. Et j’ai donc décidé pour cette raison de vous livrer mon avis sur les différents films de ce genre que je verrai.

Ce qu’il y a de génial avec le cinéma gay, c’est qu’il est représenté par toute une multitude de nationalités. On retrouve des films américains, français, allemands, espagnols, israéliens, chinois, japonais, etc. Chaque pays offre toujours une vision différente des choses en fonction du contexte humain, politique, historique, et c’est intéressant.

On commence avec un film qui m’a beaucoup ému et touché, Yossi & Jagger 🙂

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Titre original : Yossi & Jagger
Date de sortie France : 07 Septembre 2005
Date de sortie (Israël) : 01 Août 2002
Réalisé par : Eytan Fox
Avec : Ohad Knoller, Yehuda Levi, Assi Cohen, Aya Koren
Nationalité(s) : Israélien
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h05

Synopsis : Yossi et Jagger sont officiers dans l’armée israélienne. Ils sont également amoureux l’un de l’autre. Leur rapport caché complique les choses à la base militaire où ils officient.

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Mon avis : Ce film a été un véritable coup de coeur pour moi ! Je crois que c’est la première fois que je regarde un film israélien, donc c’est une vraie découverte. Le film date déjà d’il y a plus de 10 ans, et on se dit que pour l’époque ça devait être une petite révolution de sortir ce genre de film au Moyen Orient.

C’est un film très particulier, on est assez loin des films américains du même type. On se retrouve plutôt ici avec un long-métrage intimiste, à budget très restreint, filmé majoritairement caméra à l’épaule. On est littéralement plongé dans l’ambiance et le quotidien d’une base militaire, à tel point que le style de la mise en scène fait allègrement penser à un reportage à certains moments.

Et on est aussitôt plongé dans le bain puisque dès le début du film, on apprend que Yossi et Lior (surnommé Jagger dans le film), les deux personnages principaux, entretiennent une relation amoureuse secrète, qu’ils sont obligés de dissimuler avec une extrême précaution afin que personne ne l’apprenne dans la base. Oubliez donc voir de nombreuses scènes entre les deux protagonistes, elles sont hélas assez rares car ils n’ont que peu d’occasions de se retrouver seuls. Mais chaque scène entre les deux, aussi rares soient-elles, sont toujours baignées d’une émotion extrême. Car il n’y a que dans ces petits moments de complicité que Yossi et Lior peuvent s’exprimer leur amour l’un envers l’autre.

Le seul soucis, c’est que Lior aimerait ne plus avoir à cacher le poids de cette romance, et surtout quitter l’armée pour pouvoir enfin vivre libre avec Yossi. Un engagement que Yossi n’est pas encore prêt à prendre. Mais à trop attendre, malheureusement on peut parfois perdre certaines choses.

La musique est très discrète, petit budget oblige, et cela rajoute encore un peu à l’effet « reportage » du film. En revanche, le film est ponctué de musiques extérieures d’artistes divers, notamment la magnifique chanson « Bo » de Rita. Une musique capable de faire verser des larmes.

Concernant le son, optez plutôt pour la version sous-titrée avec voix originales. Même si la VF est honnête, malheureusement rien ne retransmettra jamais aussi bien l’émotion que les vraies voix des acteurs.

Même si le film est très bon, malheureusement, il y a un gros point faible : la durée. En effet, le film ne dure que 1h tout au plus (sans le générique). Ce qui fait qu’on a que très peu de temps pour s’attacher à Yossi & Lior. Tout passe un peu trop vite. Il aurait été agréable d’avoir au minimum 15 minutes supplémentaires, ne serait-ce que pour entrer un peu plus dans l’intimité de ce couple secret, avoir quelques scènes additionnelles entre les deux. D’autant plus que la fin est très rapide et assez bouleversante.

Malgré ce point noir, Yossi & Jagger reste un film exceptionnel, qui montre à la perfection qu’entretenir une relation homosexuelle dans l’armée reste un tabou. Les deux acteurs interprètent leurs rôles avec brio et sont vraiment très mignons et subtils.

Pour ceux qui resteront sur leur faim, bonne nouvelle : le film a bénéficié d’une suite en 2012, sobrement nommée Yossi, qui nous permet de redécouvrir le personnage de Yossi 10 ans après les événements du premier opus. Je me dis en sachant cela qu’il faut garder espoir et qu’on aura peut-être aussi un jour une suite à Free Fall / Freier Fall au cinéma 😀


Pour chaque film gay, j’ajouterai une petite note de fin, qui sera bien évidemment cachée par une balise SPOILER, afin de vous dire comment, en quelques mots, est la fin : HEUREUSE, MITIGÉE ou TRISTE. Car personnellement, je suis plutôt amateur de fins joyeuses. Non pas que je n’apprécie pas les drames, mais j’aime bien voir quand même des choses positives de temps en temps. Ainsi, si vous souhaitez voir un film gay qui se termine bien pour voir quelque chose de joyeux, vous aurez le choix de voir comment se termine la fin en dévoilant la balise. Donc à vos risques et périls, ne passez pas votre curseur si vous ne voulez rien savoir !

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Mon avis sur le film Summer Storm / SommerSturm

Sommersturm

Titre original : SommerSturm
Date de sortie France : 29 Juin 2005
Date de sortie (Allemagne) : 02 Septembre 2004
Réalisé par : Marco Kreuzpaintner
Avec : Robert Stadlober, Kostja Ullmann, Alicja Bachleda-Curus, Hanno Koffler, Tristano Casanova, Miriam Morgenstern, Marlon Kittel
Nationalité(s) : Allemand
Genre(s) : Drame, Romance
Durée : 1h42

Synopsis : Tobi et Achim sont copains depuis des années. L’un barreur, l’autre rameur dans une équipe d’aviron, ils vont disputer la plus grande régate de la région. Lorsque le flirt d’Achim et Sandra devient sérieux, Tobi comprend que ses sentiments pour Achim sont plus que de l’amitié. Arrive alors dans la compétition une équipe de jeunes homosexuels athlétiques qui affichent fièrement leurs tendances. Tobi et ses camarades sont forcés de revoir leurs préjugés, leurs craintes, et leurs secrètes attirances. Au fur et à mesure que la tension monte, une confrontation entre les jeunes gens devient inévitable, en même temps qu’une violente tempête menace d’éclater sur le lac …

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Mon avis : Après avoir vu l’excellent film allemand Free Fall / Freier Fall de Stephan Lacant, qui, comme vous le savez, m’a inspiré pour en écrire une petite suite, j’étais en quête d’un nouveau métrage à me mettre sous la dent, dans la même veine ! C’est après quelques recherches sur l’acteur Hanno Koffler, mon nouveau chouchou, qui jouait Marc Borgmann dans Free Fall, que j’ai entendu parler de Summer Storm / SommerSturm (littéralement Tempête d’Été).

Un film qui fête en 2014 ses dix années d’existence ! Que dire, à part que j’ai littéralement adoré ! C’est véritablement un beau petit film très sympathique, sans aucune prétention. À part celle de nous montrer à quel point nos vies peuvent être chamboulées sur une petite période de temps suite à des événements soudains.

À la lecture du synopsis, je m’attendais vraiment à ce que l’histoire ne tourne qu’autour du duo Tobi / Achim et que ça en devienne lassant, mais au final, pas du tout ! Le film est beaucoup plus large que ça et s’intéresse vraiment à tous les personnages présentés : bien sûr la relation Tobi / Achim, mais aussi leurs flirts respectifs, Sandra et Anke. Chacun se pose de questions sur l’avenir de leurs relations. Il y a aussi Georg, qui voit d’un mauvais oeil l’arrivée des Queer, une équipe d’aviron ouvertement gay. Pourtant, le capitaine de l’équipe, le sexy Malte (joué par Hanno Koffler hé hé) va le chambouler un peu. Ou encore Leo qui va aider Tobi à prendre conscience de son orientation et à l’affirmer. Tous ces personnages mêlés les uns aux autres vont créer des histoires et des retournements inattendus et savoureux !

Le film nous rappellera à tous ces périodes de jeunesse où nous étions avec les amis, où nous nous posions tous tant de questions sur nous-même. Ce moment de l’adolescence où on se cherche, où on ne sait pas vraiment qui on est, ce qui nous attire vraiment. Même si certaines choses nous paraissent évidentes au premier abord (« jamais je ne tomberai amoureux d’un mec/d’une fille »), au fond de nous ce n’est pas aussi simple. On a tous eu au moins des attirances, des pulsions ou une excitation pour l’autre sexe, qu’on soit hétéro ou gay. Seulement certains le nieront en bloc car ils en auront honte.

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La mise en scène du film est très douce, délicate. On est vraiment dans l’instant présent, les émotions, plutôt que dans l’action. La réalisation est accompagnée de superbes musiques composées par Niki Reiser. À cela s’ajoutent des morceaux de divers artistes qui collent parfaitement aux scènes, notamment les excellents groupes américains Nada Surf et VAST. J’ai trouvé que la scène la plus touchante était celle qui réunissait Tobi et Leo dans le refuge, avec le titre Flames de VAST (voir plus bas pour l’écouter).

Concernant la fin, sans rien dévoiler, ouf, elle est bien moins frustrante que Free Fall ! Elle est très naturelle et ne tombe pas dans la romance stupide, et c’est tant mieux. Bref, Summer Storm est un très joli film gay-friendly que je conseille à tous ceux qui veulent passer un doux moment !

Pour finir cette critique, laissez-vous emporter par l’extrême beauté de cette musique de VAST présente dans le film, vous ne le regretterez pas ! Je dois vous avouer quelque chose : cette musique m’a fait pleurer … Et c’est assez rare !