[Cinéma] Mon avis sur le film Godzilla 2014

affiche-godzilla-2014

Titre original : Godzilla
Date de sortie France : 14 Mai 2014
Date de sortie (Israël) : 16 Mai 2014
Réalisé par : Gareth Edwards
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe, Elizabeth Olsen
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Catastrophe, Action, Science-Fiction
Durée : 2h03

Synopsis : Au Japon, une étrange créature ailée nommée MUTO s’échappe de la centrale nucléaire abandonnée de Janjira où elle a hiberné durant 15 ans, accumulant de l’énergie radioactive, et détruit tout dans son sillage. C’est alors qu’un monstre ancestral gigantesque, Godzilla, entre en scène.

Bande-Annonce

Mon avis : Après une première tentative de remake de la célèbre licence japonaise (qui compte près de 28 films) en 1998 signée Roland Emmerich et qui a connu un joli succès au box office, les américains décident de repartir de zéro et de créer un nouveau remake. Le Godzilla de Emmerich pour moi n’est pas un si mauvais film. C’est un bon blockbuster, qui reprend tous les critères du genre. Seulement, il y a un hic, qui fait que beaucoup de gens ont détesté ce film, et plus particulièrement les fans de Godzilla : il n’avait pas grand chose à voir avec Godzilla. La créature d’une part ne ressemblait que peu au Godzilla originel, et d’autres part pratiquement toutes les thématiques abordées dans la saga japonaise était survolées, voire éclipsées. On se retrouvait donc avec un simple monstre destructeur perdu dans New York et misant à fond sur la carte de la surenchère et des effets spéciaux. Le film avait malgré tout très bien fonctionné et il était même prévu de lancer la suite (basé sur le dernier oeuf restant à la fin du film).

Ce cru 2014 propose une vision tout à fait différente mais plus satisfaisante, beaucoup plus proche de la saga japonaise. On retrouve ainsi fortement le thème du danger nucléaire, qui n’était qu’un prétexte dans le film de 1998 et n’était évoqué qu’au début. De plus, le design de Godzilla est beaucoup plus fidèle à l’original tout en se démarquant avec une une vraie classe et un vrai charisme.

Alors certes, ce film reste un blockbuster, on ne va pas se mentir, mais un blockbuster intelligent et très bien ficelé, mené de main de maître par Gareth Edwards, habitué jusqu’ici aux petites productions (Monsters). L’originalité du film, c’est que, bien qu’il s’agisse d’un film catastrophe, il garde une dimension et un point de vue très humain. Ainsi, la mise en scène privilégie majoritairement des plans qui ne pourraient être filmés que depuis un endroit où pourrait se situer un humain en train d’observer les scènes : rue, haut d’un immeuble, dans un hélicoptère, sur un pont, au loin. Cela permet de mesurer l’ampleur du désastre d’un point de vue réaliste et bien plus effrayant.

Beaucoup ont critiqué à la sortie du film le fait qu’on ne voyait pratiquement pas Godzilla. Visiblement ils n’ont pas compris que Gareth Edwards a justement voulu éviter de retomber dans les travers du Godzilla 1998. Ici, le suspens et l’action montent crescendo. Godzilla est une ombre menaçante et invisible qui surgit sans prévenir et à point nommé, pour un dernier tiers de film complètement fou et hallucinant.

Les nouvelles créatures introduites, appelées MUTOs, ont un design très insectoïde, qui a rappelé pour certains la créature de Cloverfield. Leurs scènes sont tout aussi angoissantes que celles de Godzilla, puisque malgré leurs tailles gigantesques, les MUTOs surgissent généralement de nul part. Ils s’avèrent être de redoutables adversaires qui mettront autant à mal Godzilla que les humains.

Les acteurs sont convaincants, notamment Aaron Taylor-Johnson qui est trimballé malgré lui aux quatre coins du globe. Il n’y a peut-être que Ken Watanabe qui a l’air un peu trop constipé à chaque apparition de Godzilla, mais qui pourtant semble bien sûr de lui. Brian Cranston était parfait dans son rôle un peu fou et paranoïaque, piétinant dans les démons de son passé. Juliette Binoche, notre petite française nationale, a malheureusement un rôle trop peu important pour pouvoir juger de quoi que ce soit.

Au niveau de la musique, on a le droit à une très belle partition d’Alexandre Desplat (également un petit français !), décidément fort prisé ces derniers temps aux USA. Il rend un bel hommage aux Godzilla japonais tout en apportant sa touche personnelle. On se retrouve avec une musique bien calibrée, à la fois angoissante et glauque, mais aussi énergique pour les scènes impressionnantes.

Pour conclure, ce Godzilla 2014 version US est pour moi un pari réussi, qui rafraîchi le mythe du plus connu des Kaijus tout en rendant un hommage bien mérité à la franchise qui célèbre cette année ses 60 ans d’existence.

P.S. : Info de dernière minute, il semble que la Toho souhaite refaire un nouveau Godzilla japonais, ce qui en ferait le 25ème film version jap. La société de production se pose notamment la question de savoir s’ils resteront fidèles au Godzilla costumé ou si ce dernier passera à l’image de synthèse. En tous les cas ce film serait prévu pour 2016. À voir !

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