Free Fall : Renaissance – Chapitre 10 – Chapitre Final (Version Française)

Voilà, l’aventure Free Fall : Renaissance touche à sa fin. Une formidable aventure débutée le 11 Mars 2014, il y a presque un an, date à laquelle j’ai officiellement publié le premier chapitre de ma fiction faisant directement suite au film. Vous êtes très nombreux à avoir attendu la conclusion de cette histoire, moi le premier. Je sais que ça a été très long, car j’ai parfois manqué de temps, et aussi de motivation pour écrire, donc je tiens sincèrement à remercier tous ceux qui ont continué à suivre la publication des chapitres et qui m’ont envoyés de nombreux messages de soutien. Je ne pensais vraiment pas que cette fiction sans prétention obtiendrait un tel succès. Comme je vous l’ai déjà annoncé précédemment, je songe à l’idée de proposer la fiction sous forme d’ebook / livre électronique. Je vous tiendrai informé de l’évolution de la chose, car j’aurai plus de temps à consacrer à cette question maintenant que Free Fall : Renaissance est terminé. Encore un grand merci à tous et bonne lecture !! P.S. : restez connectés Samedi prochain, une dernière petite surprise vous attend.

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Chapitre 10 – Chapitre Final

Cela ne fait que deux jours que j’ai laissé Kay à Düsseldorf, pour autant je n’ai envie que d’une seule chose : le revoir. Si cela ne tenait qu’à moi, je prendrais ma Golf et je le rejoindrais à nouveau pour ne plus le quitter. Malheureusement, même si je beigne dans un bonheur infini car je l’ai enfin retrouvé, je ne peux pas oublier ma vie ici, mon travail et surtout Max.

Au travail, on me complimente, car les gens doivent voir que mon silence et ma tristesse des mois passés se sont mués en une joie et un bonheur que rien ne pourrait arrêter. Tel un adolescent vivant ses premiers amours, je suis sans cesse rivé sur mon portable, en quête du moindre texto de Kay. C’est notre seul moyen pour échanger en plus de nos appels en attendant de pouvoir nous revoir.

– Dis donc, tu es tout le temps fourré sur ton téléphone, me charrie Matthias alors que nous sommes assis dans un fourgon en partance pour une mission. N’oublie pas ton job. Cette manifestation en centre-ville risque bien de dégénérer, ce n’est pas le moment de se déconcentrer.

– Tu as raison, mais je suis tellement excité depuis que j’ai retrouvé Kay, tu n’imagines pas à quel point.

– J’en suis le premier ravi, me dit Matthias, mais il ne faudrait pas que tu te fasses chopper par Brandt. Surtout que tu as été absent de nombreuses fois ces derniers temps. Tu es sur la corde raide.

La manifestation se déroule finalement dans le calme et nous patrouillons le restant de la journée afin d’assurer la sécurité des civils.

Lorsque je rentre au soir, je découvre avec stupéfaction Bettina dans le salon, en train de bercer Max. Lena n’est plus là.

– Je lui ai demandé de partir, annonce calmement Bettina, comme si de rien n’était.

– Tu es revenue du Brésil ?

– Oui, hier.

– Pourquoi tu es là ?

Bettina se lève et se rapproche de moi.

– Écoute Marc. J’aimerais essayer de recoller un peu les morceaux. Je sais que rien ne sera plus comme avant, mais pendant que j’étais au Brésil, je me suis aperçue que j’avais aussi ma part de responsabilité dans toute cette histoire. Je n’ai pas essayé de comprendre ce que tu traversais, car j’étais submergé par la colère et la rage.

Je suis surpris de ce discours.

– Il faut penser au bien-être de notre fils, poursuit-elle.

– Je suis d’accord avec toi sur ce point, et tu le sais déjà.

– On ne sera plus jamais ensemble, mais au moins, on peut essayer de faire en sorte d’entourer Max du mieux que nous pouvons. Je me suis rendue compte que j’ai commis quelque chose d’horrible en le laissant.

– Pourquoi tu es partie ? je demande.

– Je pense que j’ai fait un rejet total suite à cette situation. J’ai fait comme si je pouvais tout oublier, mais c’est impossible. Max est tout autant ton fils qu’il est le mien, donc je me suis dit que tu étais aussi en droit de l’élever. Et de ce que j’ai pu en discuter avec cette Lena, tu as été un père parfait.

Un moment de silence s’en suit.

– J’ai envie de discuter avec toi, de comprendre, finit-elle par dire.

Pour la première fois depuis plusieurs mois, je sens enfin que Bettina est prête à m’écouter, même si je lui en veux énormément d’avoir abandonné Max. Bien sûr, je suis aussi fautif en premier lieu de l’avoir trompée. Nous nous asseyons sur le sofa, et pendant plusieurs heures, je lui raconte de long en large tout mon ressenti, mais également tout ce qui s’est passé depuis son absence, notamment ma recherche de Kay et nos retrouvailles.

– Je ne vais pas dire que je suis heureuse, lance-t-elle, car c’est quand même l’homme qui a brisé notre couple, mais si ça te permet d’avancer et de te sentir mieux, alors je suis au moins contente pour toi.

– Merci Bettina.

Comme elle n’a pas vu Max depuis longtemps, je lui propose de lui confier quelques jours, ce qu’elle accepte avec plaisir. Car, comme elle l’a dit, Max a autant besoin de moi qu’il a besoin d’elle. Cet enfant est issu de notre union, et rien ne pourra changer ça, quelle que soit la situation actuelle.

Étant donné que Max est désormais entre les mains de Bettina, je me concentre le reste de la semaine sur mon travail pour repartir sur de bonnes bases. Je passe chaque soir dans notre ancienne maison afin de rendre visite à Bettina et voir Max. Notre relation, quoique toujours tendue, s’améliore considérablement. J’ai enfin le sentiment que ma vie reprend peu à peu une allure normale, ce que j’aurais cru impossible il y a encore quatre mois. Je suis satisfait d’avoir tenu bon.

Vendredi soir, j’appelle Kay.

– Bonsoir, mon amour.

– Salut toi. Tu viens toujours demain, rassure-moi ?

– Bien entendu !

J’en profite pour lui raconter le retour de Bettina.

– Tu ne peux pas savoir à quel point je suis impatient de te prendre dans mes bras, m’annonce-t-il. Cette semaine sans toi a été la plus longue de ma vie.

– Par contre, j’ai une mauvaise nouvelle. Je ne pourrai arriver qu’en plein milieu de la nuit, je suis désolé. Brandt nous a collé une foutue mission, et je ne peux pas me défiler. La bonne nouvelle, c’est qu’on a notre lundi, donc je pourrai quand même rester deux jours.

Le lendemain soir, je prends le train de nuit pour Düsseldorf. Je suis si pressé que je ne prends pas le temps de me changer. Je pars avec mon uniforme, mon arme de service et ma petite valise déjà préparée. Le train débarque en gare vers 4h30 du matin. Je me dirige aussitôt à pied vers l’appartement de Kay. Lorsque j’arrive devant l’immeuble et que je sonne en bas, aucune réponse. Cela m’inquiète et je suis bloqué. J’appelle sur le portable de Kay mais pas de réponse. Il doit dormir, me dis-je.

Fort heureusement, un groupe de jeunes fêtards légèrement ivres, probablement tout juste sortis de boîte, rentre dans l’immeuble. J’en profite pour m’engouffrer derrière eux. Quand j’arrive devant la porte de l’appartement Kay, je constate avec surprise qu’elle est entrouverte et la serrure défoncée, comme si quelqu’un avait donné un grand coup de pied pour l’ouvrir de force. Je me rue aussitôt à l’intérieur. L’appartement est sans dessus dessous. Il y a eu une lutte ici, c’est indéniable. La peur et l’angoisse m’envahissent aussitôt. Que s’est-il passé ? Où est Kay ? Puis soudain, je repense à ce qu’il m’a expliqué la semaine dernière : Gregor Limpinski l’avait poursuivi pendant plusieurs jours en le harcelant après son départ de l’unité. Ça ne peut être que lui. Je hurle de rage.

Je retrouve à peine Kay qu’on me le reprend aussitôt. J’essaye tant bien que mal de garder mon calme et commence à fouiller l’appartement à la recherche d’indices. Je ne mets pas longtemps à trouver une feuille de papier posée en évidence sur le lit de Kay. Un mot est inscrit dessus avec une écriture brouillonne : Rendez-vous à la Rheinturm. Si tu appelles les flics, je butte Kay. Il s’agit de la grande tour qui sert d’émetteur d’ondes pour la télévision et la radio dans la région de Düsseldorf.

Aucune indication de nom, mais je suis maintenant quasiment certain qu’il s’agit de Limpinski. Le salopard ! Je m’effondre au sol, impuissant. J’hésite un instant à appeler la police, mais je sais pour avoir travaillé avec lui que Gregor n’est pas du genre à plaisanter et qu’il est mentalement instable. Je vais devoir me débrouiller seul. Je me relève. Finalement, je me réjouis d’avoir emporté mon arme de service avec moi, car je ne sais pas ce qui m’attendra là-haut. Tout ce que j’espère, c’est que Kay est sain et sauf et que cet enfoiré ne l’a pas touché. Je ne préfère pas penser qu’il ait pu lui arriver autre chose. Je me demande surtout comment Gregor a réussi à se rendre en haut de la tour avec Kay sans être repéré. Mais s’il a réussi, c’est qu’il doit échafauder son plan depuis longtemps. Il était même au courant que je venais aujourd’hui. C’est logique, je pense. Il espère faire d’une pierre deux coups. Kay croyait être en sécurité, mais Gregor, d’une manière ou d’une autre, l’a retrouvé. Il est prêt à tout pour assouvir sa vengeance.

– Espèce d’enfoiré, je souffle.

Je vérifie mon arme de service, d’un calibre 9mm, et la planque minutieusement derrière mon pantalon. J’ôte ma veste d’uniforme et pique un sweatshirt de Kay que je trouve dans un placard et l’enfile. Je passe le sweatshirt par dessus mon pantalon afin de dissimuler mon arme. Sans attendre, je prends immédiatement la route vers la Rheinturm, en me faisant aussi discret que possible. J’enfile la capuche du sweat sur ma tête. Le temps d’arriver à la Rheinturm, il est à peu près 5h30. Un panneau indique que des travaux de rénovation ont lieu en haut de la tour pour plusieurs jours et que toute activité y est momentanément interrompue. Limpinski a vraiment bien choisi son moment.

Je trouve une porte d’accès à l’arrière de la tour. La serrure de sécurité est explosée. C’est probablement par là qu’a dû passer Gregor. Je me faufile sans un bruit, retire ma capuche et monte quatre à quatre les marches de l’escalier de secours, évitant l’ascenseur pour ne pas être repéré. Je suis épuisé en arrivant en haut, et m’arrête quelques secondes afin de reprendre mon souffle. J’ai peur qu’il soit trop tard. Que Kay soit mort. J’essaye de chasser cette pensée funeste de ma tête et pénètre dans la salle du restaurant panoramique de la Rheinturm, mais il n’y a aucun bruit. L’endroit est plongé dans la pénombre, uniquement éclairé par les lumières de la ville. Pas de signe de vie ici. J’inspecte les étages supérieurs du haut de la tour mais ne trouve rien ni personne non plus. J’en conclus donc que Gregor et Kay se trouvent au dernier niveau relié aux antennes.

J’ouvre délicatement la porte, une main derrière le dos, prêt à saisir mon arme. La pièce, plus étroite que les étages inférieurs, est composée de tours informatiques et remplies de disques durs. Seules les lueurs de la ville viennent éclairer l’endroit en plus des diodes vertes, rouges et bleues des ordinateurs. Je m’engage prudemment dans ce dédale de serveurs semblable à un labyrinthe. Aucun bruit. Et soudain j’entends sa voix grave dans mon dos.

– Alors espèce de sale tapette, tu as osé ramener tes couilles ici, félicitations.

Mes doutes sont confirmés. Je me retourne doucement et découvre avec effroi Gregor Limpinski, un pistolet à la main, directement braqué sur moi. Kay se trouve juste à côté de lui, agenouillé, un sac en tissu noir sur la tête et les mains liées derrière le dos. Il porte un t-shirt blanc tâché de sang.

– Qu’est-ce que tu lui as fait espèce de gros porc ? j’enrage.

Limpinski me lance un regard furieux puis affiche un sourire malsain.

– Tu es venu retrouver ton amant maudit ? C’est bien, vous allez pouvoir vous dire adieu.

Gregor ôte le sac et j’aperçois alors le visage tuméfié de Kay. Sa bouche est bâillonnée, de sorte qu’il ne peut pas parler ou appeler à l’aide. Je suis horrifié de le voir ainsi. Bien plus encore que lorsque je l’ai retrouvé dans ce bar, à moitié mort. Je sens une lumière d’espoir dans ses yeux humides lorsqu’il se rend compte de ma présence. La colère monte aussitôt en moi et j’avance vers Gregor, prêt à en découdre.

– Tssss, arrête-toi, mauvaise idée, maugrée-t-il.

Il braque son flingue sur la tempe de Kay. Je fais aussitôt halte.

– Ne fais pas ça, je t’en supplie, je hurle de désespoir.

Il agite son arme près du visage de Kay. Je vois son corps trembler et une larme couler le long de sa joue.

– Toi et ton copain avez foutu ma carrière en l’air, tu le sais ça ? J’allais être promu. Vous avez tout gâché. Si cette tafiole d’Angel ne s’était pas ramené dans l’unité, rien de tout ça ne serait arrivé.

Je lève les mains délicatement en signe de soumission et m’avance prudemment.

– Il n’est pas trop tard Gregor, tu peux encore te réengager, dis-je en essayant de tempérer la situation. On ne dira rien, je te le promets.

– Tu rigoles j’espère ? Tu crois sérieusement qu’une quelconque unité voudrait de moi ? J’ai été rayé de la liste. N’essaye pas de faire diversion.

– Pourquoi tu fais ça ? Crois-tu vraiment que ça en vaille la peine ?

– Je n’ai plus rien à perdre. Même ma putain de femme m’a quitté. J’ai cogné cette salope. Tout ce qu’il me reste, c’est la vengeance. Je vais vous abattre tous les deux.

Une peur irascible me prend soudain. Perdre Kay, perdre la vie. Hors de question.

– Tu seras pourchassé, traqué, si tu fais ça, je menace afin de le déstabiliser.

– Aucun risque, j’ai tout prévu. Je maquillerai la scène du crime. J’imagine déjà les gros titres : Deux amants maudits se déchirent. Pris de folie, il tue son compagnon et se suicide.

– Tu nages dans un délire total. Tu seras démasqué.

– Trêve de bavardage, il est temps de vous dire adieu. Un dernier mot pour Marc, Kay ?

Gregor lui retire son bâillon. Kay prend une grande inspiration. Je vois de nombreuses larmes commencer à couler sur son visage. Kay prend la parole en ne prêtant même pas attention à Gregor, l’ignorant :

– Marc, je t’aime tellement, prononce-t-il avec difficulté, sans doute pétrifié par la peur et la douleur. Ne tente rien d’impossible pour moi, ok ? Le plus important, c’est qu’on ait pu se retrouver, poursuit-il. Si j’avais dû mourir avant, seul, sans toi, je serais parti malheureux.

Kay fait une pause et toussote.

– Mais je peux mourir en paix sachant que nous sommes à nouveau ensemble. J’aurais dû anticiper que cette sous-merde me retrouverait, finit-il par dire en regardant Gregor d’un regard méprisant en affichant un sourire insolant.

Limpinski lui donne un coup dans le dos, probablement agacé par cette dernière phrase.

– Pathétique, crache Gregor. Je le butte d’abord, après c’est ton tour Borgmann.

Gregor enlève le cran de sûreté.

– Arrête, salopard ! je grogne.

– Ton visage est la dernière chose que j’emporte, me dit Kay avec un sourire.

Je vois le doigt de Limpinski se rapprocher de la détente, impuissant.

– Non ! je crie en extirpant mon arme aussi rapidement que possible, profitant de ce moment crucial d’inattention de Gregor. Je tire une balle dans sa direction. Manque de chance et à cause de la panique, la balle rate sa cible et s’encastre dans un mur.

– Fils de pute, hurle Gregor, en pointant son arme sur moi.

J’ai tout juste le temps de me jeter sur le côté quand il tire. Je perds mon pistolet au passage. La balle percute une vitre de la tour qui vole en éclat. Je me relève aussitôt et ne lui laisse pas le temps d’agir, fonçant droit sur lui. Je le culbute de toutes mes forces, l’emportant vers un mur où son dos se cogne avec violence. Son revolver vole à travers la pièce et s’écrase au sol.

Il m’attrape par les épaules et m’envoie valser sur le côté. Il est beaucoup plus fort que moi. Tandis que je me relève, je me rends compte qu’il se dirige vers son arme. Je ne lui laisse pas l’opportunité d’atteindre son but et me jette sur lui à nouveau. Je lui décoche un coup de poing en pleine figure. Son nez se met à saigner. Il grogne tel un animal et me rend coup pour coup. J’essaye tant bien que mal de parer ses assauts. Il semble pris d’une rage folle.

– Je vais t’éclater, sale raclure ! aboie-t-il.

Je tente de lui envoyer un nouveau coup, mais je m’aperçois qu’on se rapproche dangereusement de la vitre éclatée. Le vide me menace à quelques pas. D’un bref mouvement, je file sur le côté et tente d’abattre mon pied sur la jambe de Gregor afin de le faire chuter, en vain. Je suis à bout de force, déjà épuisé à la base par la montée de la tour. Finalement, il parvient à me plaque contre un mur et agrippe violemment mon cou de ses deux mains, commençant à le serrer mortellement. J’essaye de me défaire de son étreinte mais n’y parvient pas. Même mes jambes ne semblent plus vouloir bouger. Je n’arrive plus à respirer. Ma vision se brouille. Tout est fini. Merde !

J’entends tout à coup la voix de Kay derrière Gregor.

– Hé, connard !

Gregor se retourne, surpris. Il me lâche le cou. Je retombe au sol, à moitié inconscient. Il me faut quelques secondes pour découvrir Kay, debout. Il a profité de notre lutte et de l’inattention de Gregor pour réussir à faire passer ses poings liés sous ses jambes et à récupérer mon arme qu’il tient des deux mains, pointée sur Gregor.

– Tu n’oseras pas tirer, mauviette, dit Gregor avec un rire dérangé tandis que je peine à recouvrer mes esprits. Tu vas me laisser partir, mais je continuerai sans relâche à te traquer. Ce n’est pas fini, crois-moi, menace-t-il.

Kay ne se laisse pas démonter et braque fermement l’arme sur Gregor.

– Je ne plaisante plus.

– Tu auras ma mort sur la conscience, Angel.

Dans une tentative désespérée de s’en sortir, Gregor se jette sans prévenir sur Kay, qui vide aussitôt le chargeur, le criblant de balle. Gregor tombe à genou et regarde ses multiples blessures, le sang commençant à couler. Kay s’approche de lui.

– Oui, j’aurais ta mort sur la conscience sale enfoiré, c’est vrai … mais ça soulage, conclut Kay.

Limpinski s’effondre raide mort au sol. Le silence retombe dans la pièce. C’en est fini.

Kay s’écroule à son tour, à bout de force. Je le rejoins à la hâte et le prend dans mes bras. J’essuie son visage maculé de sang de mes mains.

– Kay, ça va ? Répond-moi !

Il m’adresse un sourire et caresse mon visage.

– Tu m’as sauvé la vie, lui dis-je en pleurant.

– C’était mon tour cette fois, trouve-t-il le courage de chuchoter en plaisantant.

Je l’embrasse et l’aide à se relever.

Je lui demande de s’accrocher à mon épaule afin de lui faciliter la marche. Nous nous rapprochons de la vitre brisée afin de respirer l’air frais.

– Il est arrivé sans prévenir, explique Kay. Je dormais en t’attendant, et il a fait irruption dans l’appartement. J’ai essayé de lutter, mais il m’a assommé. J’ai cru que j’étais en plein cauchemar quand je l’ai vu débarquer. Je pensais en être débarrassé. Mais j’ai surtout eu la plus grande peur de ma vie : ne plus jamais te revoir.

Je le sers dans mes bras pour le réconforter et le laisse verser ses larmes de chagrin.

– Je suis là maintenant, et Gregor ne fera plus jamais de mal à qui que ce soit. Il a eu ce qu’il méritait. Si ce n’était pas lui, alors c’était nous qui serions morts à l’heure qu’il est. Tu as fait ce qu’il fallait. Il s’agissait de légitime défense, on ne sera pas poursuivis. On expliquera tout à la police.

Je pose ma tête contre la sienne.

– J’ai cru que tu étais mort Kay. Quand je suis arrivé dans ton appartement. Quand j’ai couru pour venir ici. Je me suis dit que j’allais arriver trop tard.

– Je savais que tu viendrais, Marc.

Kay relève son visage vers le mien.

– Je t’aime.

– Moi aussi, je lui réponds.

Nous restons collés dans les bras l’un contre l’autre, en essayant d’oublier le traumatisme que nous venons de vivre.

– Désormais plus rien ne pourra nous éloigner. Je te promets de rester à tes côtés pour toujours, Kay. Plus de séparation. On s’installe ensemble, et on démarre une nouvelle vie. On a assez souffert. Tu es d’accord pour me suivre ?

– Plus que jamais, Marc.

Nos lèvres se rapprochent, et nous nous embrassons indéfiniment tandis que le soleil se lève, ses premières lueurs effleurant et réchauffant nos visages.

Nos démons sont à présent derrière nous. Tout ce qui aurait pu entraver notre relation fait parti du passé. Notre amour a surmonté les épreuves difficiles qui se sont mises sur notre chemin, de notre rencontre jusqu’à ce jour.

Un nouveau chapitre nous attend désormais.

Et pour la première fois, je regarde le visage de Kay illuminé par le soleil avec un nouvel espoir.

FIN

Musique du Chapitre

 
Une petite surprise rien que pour vous, un clip vidéo de ma création !

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7 réflexions au sujet de « Free Fall : Renaissance – Chapitre 10 – Chapitre Final (Version Française) »

  1. MaryMoon

    Oh Milo, bon dieu ce que j’ai eu peur!!!! j’ai eu trop peur avec le retour de limpinski!! je me suis fais violence pour ne pas lire la fin direct! Merci d’avoir écrit cette suite!! Merci d’avoir écrit cette fin! cette fin est top par rapport à ce que tu as écrit précédemment, toutes les questions que tu as soulevées trouvent réponse. et enfin, enfin nos chouchous se retrouvent!! je suis si contente!! Marc&Kay forever!! Merci Milo! Mille fois merci!!!!^^ 🙂 🙂 🙂 et trop bien une vidéo de ta composition!! 🙂

    Répondre
  2. Meggy

    J’encourage très fortement la fiction sous forme d’ebook ou livre electronique! J’espere vraiment que ça aboutira, Tu feras bien des heureux ! En tous cas j’ai adoré ta suite, et j’ai beaucoup aimé te lire. Pourvou que ça dure 🙂

    Répondre
  3. Julie

    Oh et, tant que j’y suis, avant d’oublier, est-ce que tu as regardé Sense8 ? Parce que c’est grâce à cette extraordinaire série que j’ai fini par atterrir sur « Free Fall » (Max Riemelt y joue, et j’ai tellement aimé cet acteur que je me fais sa filmographie).
    Voilà voilà, sinon, si tu n’as pas encore regardé Sense8, je me permets de te le conseiller.
    Bonne continuation !

    Répondre
  4. ahlem

    sa ma prit deux jours pour finir tout les chapitres,j’ai savouré chaque instant a lire cette suite que j’ai plus qu’adoré!!!j’adore tout !tout!même la musique correspond a chaque scène dont je n’est pas hésité a téléchargé! vraiment chapeau j’adore,je me suis permit de partager ton site sur la page facebook de free fall 2! pour que les autres voits surtout a quelle point tu es talentueux !vraiment chapeau,et merci mile fois d’avoir consacré tout ton temps a écrire tout ça! gros bisous !

    Répondre
    1. milocorvinus Auteur de l’article

      Coucou Ahlem, merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 Ça me fait plaisir de lire que tu as apprécié ma suite à Freier Fall ! Pour les musiques ce n’était pas toujours évident de trouver ce qui allait correspondre et de mettre aussi ce me plaisait en même temps, donc je suis ravi tu y as trouvé ton compte ^^ N’hésite pas aussi à lire Nocturne ! Biz

      Répondre

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