Archives pour la catégorie Littérature

Mes Dernières Lectures #1

Salut à tous ! Je profite de cet article pour introduire une nouvelle rubrique, intitulée « Mes Dernières Lectures », où ce sera l’occasion pour moi de vous présenter mes dernières lectures, accompagnées d’un avis sur celles-ci, en espérant que cela puisse vous aider si vous ne savez pas quoi lire en ce moment 🙂 C’est également plus pratique pour moi, car cela m’évitera de devoir faire un article complet sur chaque livre que je peux lire, car honnêtement je n’ai pas la motivation pour ça ^^


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Bonjour Tristesse – Françoise Sagan

Résumé : Cécile, lycéenne parisienne, passe l’été de ses dix-sept ans dans une villa de la Côte d’Azur avec son père et la maîtresse de ce dernier, Elsa. Ce père, Raymond, veuf depuis quinze ans, est un homme attirant qui enchaîne les conquêtes. Cécile et Elsa, jeunes, d’un caractère facile et surtout intéressée par la vie mondaine, s’entendent bien. Cécile, un peu naïve, tente de paraître adulte et apprécie la compagnie d’hommes du même âge que son père. Sa vie amoureuse est sans relief jusqu’à sa rencontre avec Cyril, un étudiant de 26 ans. L’ambiance change radicalement quand Raymond annonce l’arrivée d’Anne, une amie qui a accepté contre toute attente une invitation …

Mon avis : Je ne connaissais Françoise Sagan que de nom avant de découvrir le biopic avec Sylvie Testud qui lui a été dédié, sorti en 2008. J’ai trouvé le film très bon, et le personnage m’a beaucoup touché. J’ai donc décidé suite au visionnage du film de lire son tout premier roman, qu’elle a écrit alors qu’elle n’était encore qu’une mineure, Bonjour Tristesse. C’est un roman assez court, frais et original. L’écriture de Sagan est très particulière, et son personnage principal, Cécile, bien amené. Elle explore plusieurs thèmes comme l’adolescence, les premiers amours, les liaisons. Le début du roman présente la vie de Cécile comme idyllique et calme, et c’est l’arrivée du personnage d’Anne qui va tout chambouler. Comme quoi, l’arrivée d’une personne est parfois synonyme de grand changement ! Les autres thèmes explorés comme la sexualité, l’émancipation féminine, peuvent nous paraître aujourd’hui banaux, mais à l’époque de la sortie du livre, on en était à vraiment à ce stade. Il est donc intéressant de voir le regard que porte l’auteure sur ces sujets. Une lecture simple et rapide que je recommande donc à ceux qui souhaiterait découvrir Françoise Sagan.


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Les Vampires de Chicago – Tome 1 : Certaines Mettent Les Dents – Chloe Neill

Résumé : Même si ma vie n’était pas particulièrement excitante, elle me convenait jusqu’à ce que les vampires de Chicago révèlent leur existence au public … et que je devienne l’un d’eux. Aujourd’hui, au lieu de suer sur mon mémoire, j’apprends à m’intégrer dans une demeure remplie de vampires et à m’habituer à mes nouveaux pouvoirs. Mais un tueur est à mes trousses. Il se pourrait bien que ma difficile initiation à la vie nocturne ne soit que le premier accrochage avant la guerre … et il y aura du sang.

Mon avis : Nouvelle incursion dans le domaine de la bit-lit et de la fantasy urbaine avec le premier tome des Vampires de Chicago, qui m’a été offert par une amie il y a 3 ans. Oui, j’ai mis du temps avant de le commencer xD Au début, j’étais un peu suspicieux, n’étant guère fan de vampires mais plutôt de loups-garous. Finalement, je me suis laissé prendre au jeu, grâce à l’écriture fluide et légère de Chloe Neill. Elle rend facilement son personnage principal, Merit,  attachant, et c’est avec plaisir qu’on suit ses péripéties. L’univers est bien construit et les bases sont intelligemment posées, entre références au monde réel et référence à toute une caste de créatures surnaturelle. Le mythe du vampire est ici revisité même s’il garde ses grandes composantes classiques (besoin de sang, allergie au soleil, etc.). La force de l’histoire est de rentrer directement dans le vif du sujet. Même si les présentations obligatoires sont faites, l’auteure ne perd pas de temps, et cela donne du piment au récit. À voir si cette bonne impression se renouvellera avec la lecture du tome 2.


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Le Testament Français – Andreï Makine

Résumé : Charlotte, une femme d’origine française émigrée en Sibérie avec sa mère entre les deux guerres, raconte à son petit-fils Aliocha le Paris et la France de son enfance, où elle a grandi. Peu à peu, celui-ci s’imprègne de culture française à travers la langue et les récits de sa grand-mère.

Mon avis : Un autre roman qui m’a été offert, par de la famille, et dont, je l’avoue sans honte, je ne connaissais pas du tout l’auteur. Cela m’a donc permis de faire connaissance avec celui-ci. La particularité de ce roman est d’avoir été écrit par un romancier russe, Andreï Makine, en langue française. À sa sortie, le roman a obtenu plusieurs prix prestigieux, tels le prix Goncourt et le prix Médicis. C’est un récit très intelligemment écrit, où un jeune garçon russe, Aliocha, ne connaissant absolument rien de la France, va la découvrir au travers des yeux de sa grand-mère, qui est elle une ancienne expatriée française. Elle va donc lui raconter tous ses souvenirs, une multitude d’anecdotes, quelques histoires croustillantes, d’une France datant de son époque à elle, une époque quelque peu révolue, puisque l’histoire se déroule pendant l’ère soviétique. Le jeune garçon va fortement s’imprégner de cette culture française, et elle va devenir une véritable obsession pour lui, le poussant à presque à renier ses origines russes, ce qui va l’enfermer dans une sorte de bulle où il va se retrouver un peu seul. On suit donc les tourments d’Aliocha, tiraillé entre ses héritages russes et français, au fil des mois et des années, alors qu’il grandit, découvre l’amour, certaines vérités ainsi que ses origines. L’auteur prend aussi le temps de décrire la Russie d’alors, sous l’ère communiste, avec ses conditions de vie difficiles, son manque de nourriture, ses turpitudes. Un très belle histoire qui se veut, de l’aveu de l’auteur lui-même, autobiographique. Même si cela est un peu différent pour moi, je me suis un peu retrouvé dans ce roman, car mes ancêtres sont polonais, et je suis toujours émerveillé par le descriptions qui me sont faites du pays de mes ancêtres par ma mère ou ma famille, de son histoire, de ses habitants, de sa nourriture, et j’espère vraiment pouvoir m’y rendre prochainement. J’avais même commencé des cours de polonais l’an dernier, mais … il s’agit vraiment une langue compliquée ^^ Il y a encore plus de déclinaisons qu’en allemand ! Vous rendez-vous compte 🙂 ?


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Lorien Legacies – Tome 3 : La Révolte des Neuf – Pittacus Lore

Résumé : Marina, Six, Ella et Crayton (son Cêpane) sont dans un avion à destination de l’Inde, où ils espèrent trouver numéro Huit. Dès qu’ils atterrissent, ils sont accueillis par des hommes vénérant Huit car ils le croient être la réincarnation du dieu hindou Vishnu. Ils les emmènent au sommet d’une montagne dans l’Himalaya où Huit réside. Cependant, avant de pouvoir le rejoindre, ils tombent dans une embuscade menée par une organisation qui veut tuer Huit et tous ceux qui lui sont associés. Après avoir vaincu leurs assaillants, Huit leur raconte son histoire : son Cêpane Reynolds a été tué par des Mogadoriens après avoir été trahi par l’amour de sa vie, Lola, et Huit a vécu dans la montagne depuis. Ils découvrent que le don de Huit est de se téléporter, ce qu’ils veulent utiliser pour atteindre le Nouveau Mexique où ils pourront facilement rejoindre Quatre.

Mon avis : J’ai découvert, comme beaucoup de monde, la saga Lorien Legacies, avec le film Numéro Quatre, sorti au cinéma en 2011. Après avoir le vu le film, que j’avais bien apprécié, je me suis aperçu qu’il était en réalité adapté d’un livre, du même titre, décliné en une saga. J’avais donc lu à l’époque les deux premiers tomes, je les ai bien aimés, et en 2014 je me suis acheté le troisième tome. J’avais commencé à le lire, mais je ne sais pour quelle raison, j’ai laissé tombé pour un autre bouquin. Je me suis donc dit dernièrement qu’il était temps que je le termine ! Et je n’ai pas regretté d’avoir repris la lecture. S’agissant de littérature ciblant les jeunes adultes, l’écriture est simple et va droit au but. L’histoire de ce troisième tome poursuit les aventures de nos jeunes héros, mêlant toujours action, mystère et découvertes. Ce que j’apprécie dans ce roman, c’est cette particularité initiée avec le deuxième tome : chaque chapitre est écrit du point de vue d’un personnage en particulier. Dans ce troisième tome, nous avons donc trois narrateurs : Quatre, Six et Dix. Cela permet d’alterner intelligemment les points de vue, et de donner un autre regard sur les différentes situations mises en scène, d’autant plus que chaque personnage a forcément son propre style. Cette particularité narrative est la bienvenue et assez originale puisqu’on la croise assez rarement. Cela permet d’avoir plusieurs personnages narrateurs tout en conservant une narration interne sur l’ensemble du roman, chose impossible autrement à moins de mettre en place une narration externe ou omnisciente. Ce mécanisme intéressant me plaît beaucoup. Une saga que je vous recommande si vous aimez la science-fiction innovante.


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Divergente – Tome 3 : Au-Delà du Mur – Veronica Roth

Résumé : Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s’y soumettre. Ils doivent s’enfuir. Mais que trouveront-ils au-delà de la clôture ? Et si tout n’était que mensonge ?

Mon avis : Voici enfin venu pour moi le tome final de Divergente. Comme pour Hunger Games et Le Labyrinthe, j’aime bien pouvoir lire les romans avant de voir les films. Je me suis donc empressé de lire le dernier tome avant de voir le troisième film au ciné, à ceci près que, appât du gain oblige, cette troisième mouture se verra déclinée en deux films, comme ce fut le cas pour Hunger Games. Autant aller de suite droit au but, je suis assez mitigé sur ce troisième tome. Autant celui-ci nous apporte les réponses que nous attendions tous, à savoir : mais qu’est-ce qui se passe derrière la clôture ?, autant j’ai trouvé le livre assez ennuyeux par moment. Tandis que les deux premiers tomes étaient écrits de manière énergique, avec une action bien menée, ce troisième tome possède un rythme plus lent, de nombreuses longueurs où l’héroïne rabâche sans cesse la même chose, tiraillée entre son amour pour Tobias et ce qu’elle croit juste de faire. Les évènements se sont enchaînés pour moi dans l’indifférence, et il manquait ce quelque chose de magique qui avait fait mon bonheur dans les premiers livres. Probablement le fait que le cadre soit radicalement différent puisqu’on quitte plus au moins Chicago et le système des factions. C’était peut-être ça, ce quelque chose de magique. Reste néanmoins des révélations intéressantes qui apportent toutes les réponses à nos éventuelles questions et une histoire qui clôt comme il se doit la trilogie. Un point que j’ai bien aimé, c’est que l’auteure, tout comme Lorien Legacies, a cette fois avec ce dernier tome intégré Tobias en tant que personnage narrateur un chapitre sur deux, aux côtés de Tris. Ce sont les chapitres sur Tobias que j’ai le plus aimés, car ils apportent du neuf et sa psychologie se révèle intéressante. En bref, un roman à lire pour clore la trilogie, mais loin d’être le meilleur de la saga. Concernant le film Divergente 3, je l’ai trouvé plus intéressant que le troisième livre. Certes, il s’en éloigne pas mal sur certains points, mais il a ajouté quelques ingrédients qui permettent d’oublier certaines lourdeurs du bouquin.

[Comic Book] Mon avis sur Empire of the Dead

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Hello tout le monde ! Avant de poster le chapitre bonus de Free Fall : Renaissance qui ne devrait plus tarder (je suis toujours en train de le traduire en anglais), je ferai quelques billets sur des oeuvres lues dernièrement, et je commence avec le comic book Empire of the Dead 😉

Empire of the Dead

Créatures présentes : Morts-Vivants, Vampires
Titre Original : Empire of the Dead
Créé par : George A. Romero (Scénariste), Alex Maleev (Dessinateur)
Éditeur : Panini Comics
Date de parution du premier tome : 10/09/2014
Date de parution du dernier tome en date : 13/01/2016
Nombre de tomes à l’heure actuelle : 3 (Terminé)

Synopsis : Le père des morts vivants, George A. Romero, fait son grand retour avec ce comicbook Marvel inédit ! Bienvenue à New York, des années après la contamination qui a transformé les êtres humains en zombies. Manhattan est désormais en quarantaine mais de nouveaux prédateurs assoiffés de sang font leur apparition : les vampires !

À noter : Suite au succès du comic book, une série télévisée Empire of the Dead est en cours d’élaboration. Les droits ont été rachetés par AMC.

Liste des Tomes
Tome 1Tome 3
Tome 2

Mon avis : Je viens vers vous aujourd’hui avec un comic dont je viens de terminer la lecture du tome 3, et que j’avais commencée en 2014 avec le tome 1 Smile

Il s’agit de Empire of the Dead, créée pas par n’importe qui, non non ! En effet, le comic a été créé par George A. Romero !! Si son nom ne vous dit rien, sachez que c’est à ce réalisateur culte que l’on doit la version moderne du mort-vivant tel qu’on le connaît aujourd’hui et exploité dans pratiquement tous les films sur ce thème depuis.

George A. Romero

George A. Romero

En effet, il est le premier, avec le archi-célèbre « La Nuit des Morts-Vivants / Night of the Living-Dead », en 1968, à avoir créé les zombies « modernes » que nous connaissons tous. Auparavant, le terme zombie / mort-vivant avait une connotation liée à la magie et/ou au vaudou. Avec son premier film, il a mis en place les codes du genre : les morts-vivants sont des personnes mortes, réanimées bien souvent par un virus, un gaz ou un processus inconnu. Leur chair est en putréfaction, ils se déplacent lentement (même si ce concept a évolué avec des zombies coureurs depuis dans certains films) et peuvent contaminer les vivants par une morsure. Ces derniers se transforment à leur tour en zombies. Et surtout, ils ont un appétit insatiable pour la chair fraîche ! Voilà, c’est lui qui a créé ce concept que nous connaissons tous aujourd’hui =)

On lui doit toute une pléthore de films sur le thème (Dawn of the Dead, Day of the Dead, Land of the Dead, Diary of the Dead, etc.) tous situés plus au moins dans le même univers. La particularité de Romero, c’est également le message qu’il transmet au travers de ses films. Ils ne se contentent effectivement pas d’être de simples films de morts-vivants. Ils sont tous le reflet d’une époque, d’une société dans laquelle nous vivons, avec ses particularités, ses classes, ses différences, etc. Il y a un message social fort dans chaque oeuvre.

En 2008, j’ai eu l’immense chance de pouvoir assister à l’avant-première de Diary of the Dead que j’avais beaucoup aimé, en présence George A. Romero ! C’est pas tous les jours qu’on a le plaisir de pouvoir voir en chair et en os le père du zombie moderne ^^ J’avais même filmé la montée du scène du réalisateur culte, vous pouvez voir la vidéo ci-après :

Empire of the Dead, bien que n’étant pas un film, n’échappe à la règle. À nouveau, Romero distille un message et une retranscription de notre société au travers des créatures et des situations. Grande nouveauté, l’apparition des vampires dans son univers, une première. Après avoir lu le tome 1, on décèle rapidement le message de Romero : les Morts-Vivants représentent à nouveau les laissés pour compte du système, les abandonnés, ceux qui ne valent rien, ou plus rien. En bref, de la chair à pâté dont presque personne ne semble se soucier. Un peu comme les SDF, migrants et autres clandestins de notre société.

Tout en haut de la pyramide, on retrouve les Vampires, qui dirigent cette société et manipulent les arcanes du pouvoir. Ils représentent quant à eux les dirigeants politiques corrompus, gangrénés, qui ne soucient guère du peuple et préfèrent gérer leur carrière et leurs futurs mandats. En clair, des véritables « suceurs de sang », au sens propre comme figuré.

Et bien sûr, on retrouve entre deux les humains, qui représente en quelque sorte la classe moyenne, l’entre-deux, pris entre les Morts-Vivants et les Vampires.

On retrouve avec plaisir cette marque de fabrique à la Romero dans la construction du récit, qui est habilement mené, entre jeux de pouvoir, expérimentations scientifiques sur les zombies et lutte pour la survie. On suit plus précisément trois personnages, issus chacun d’une des races.

Pour les Morts-Vivants, Xavier, une ancienne membre du SWAT fraichement mordue et transformée en zombie. Comme pour Land of the Dead, Romero remet sur le devant de la scène une nouvelle thématique qu’il avait ajoutée avec ce film : le fait que certains Morts-Vivants commencent à évoluer pour devenir plus intelligents, se remémorent certains souvenirs, arrivent à coordonner leurs mouvements. Romero va encore plus loin qu’avec Land of the Dead, puisqu’ici certains zombies sont carrément domestiqués pour apprendre à se battre dans une arène (ce qui fait tout de même écho à Land of the Dead où il y avait déjà une arène où des humains affrontaient des zombies pour le plaisir, cf la scène avec Asia Argento), comme des animaux de compagnie, pour le plaisir macabre des humains. Xavier fait parti de cette caste, car elle arrive non seulement à se souvenir, mais aussi à articuler quelques mots et pensées ! Elle va même se lier d’amitié à une jeune fille, Jo, avec qui elle va devenir amie. Ces zombies sont plus au moins inoffensifs, comme s’ils étaient bons, purs et naïfs par essence, un peu comme des enfants, loin de la nature humaine ayant tendance à la destruction et à la haine.

Chez les humains, on suit Penny Jones, une scientifique qui étudie les zombies, et qui va plus particulièrement s’intéresser à Xavier pour son intelligence hors norme. Elle va également se rapprocher du gérant de l’arène des zombies, Barnum, avec qui elle fera équipe.

Et enfin, chez les vampires, on suit leur chef, Chandrake, qui n’est autre que le maire de la ville. Seule l’intéresse la réussite, et peu importe les moyens pour y parvenir. Crime, complot, chantage sont ses outils préférés. Je dois avouer que j’ai été quand même un peu déçu par les vampires,  je ne les ai pas trouvé assez puissants et terrifiants. Ils ont tout juste l’air d’être plus forts qu’un humain normal. Néanmoins, comme dans les légendes classiques, ils sont immortels et aiment se repaitre de sang. Ils peuvent engendrer des enfants, et aussi devenir morts-vivants si je me souviens bien ! Ils sont plus là pour le message « social » de Romero qu’autre chose, puisqu’ils appartiennent tous à la bourgeoisie, à la classe politique et à l’élite.

Les dessins sont clairs et précis, le comic se lit facilement et est cohérent, ce qui est un bon point ! La palette des couleurs est intéressantes, entre ambiance plutôt sombre et bleutée pour les scènes nocturnes et en sous-sol, et plutôt rougeâtre et brunâtre pour les scènes impliquant les vampires.

Le scénario en lui-même se révèle assez intéressant, entre les préoccupations des uns et les machinations des autres. On en apprend un peu plus au sujet des zombies et des vampires via les expériences et les enquêtes de Penny Jones.

Pour conclure, si vous appréciez Romero, alors vous ne pourrez qu’aimer Empire of the Dead, d’autant plus que le comic est complètement lié à l’univers de ses films, ce n’est pas une oeuvre indépendante. On apprend en effet que Penny Jones n’est ni plus ni moins que la soeur de Barbra, l’héroïne de Night of the Living-Dead ! Un autre bon point donc Wink La fin du comic se révèle, sans rien dévoiler, assez ouverte, et je me demande dans quelle mesure on n’aura pas droit à une suite un jour.

P.S. : si vous voulez avoir une idée de ce à quoi peut ressembler un film de Romero, voici une bande-annonce de Land of the Dead, son quatrième opus de la saga des morts-vivants. Beaucoup décrié à l’époque car jugé comme s’éloignant trop des précédents films, personnellement je l’avais bien apprécié et on y retrouve toujours le message social fort du réalisateur si on analyse bien la structure du film. Je l’avais d’ailleurs utilisé dans le cadre de mon TPE lorsque j’étais en première (mon dieu que ça remonte, il y a dix ans en fait xD Je ne sais même pas si les TPE, ça existe encore !).

Mon avis sur le livre Femmes de l’Autre Monde Tome 7 – Sacrifice

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Auteur : Kelley Armstrong
Éditeur : Bragelonne
Titre Original : No Humans Involved
Date de sortie : 20/01/2012
Nombre de pages : 384 (Édition Grand Format)
ISBN : 9782352945475

Résumé : C’est l’émission de téléréalité la plus attendue du moment : trois médiums réunis dans une maison pour invoquer l’esprit de Marilyn Monroe. Contrairement à ses collègues, Jaime Vegas est une vraie nécromancienne, et elle sait que la maison est hantée. Pas par des vedettes de cinéma, mais par quelque chose de plus étrange et de bien plus terrifiant : des âmes coincées dans le monde des vivants. Jaime est la seule à les sentir et à pouvoir les renvoyer d’où elles viennent … Accompagnée du loup-garou Jeremy Danvers, elle pénètre dans le monde cauchemardesque de la magie noire. Et pour espérer vaincre ses terribles ennemis, elle devra apprendre à utiliser ses pouvoirs les plus obscurs …

Salut tout le monde ! Ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas mis de critique sur le blog, donc j’en profite pour publier mon avis sur un livre que j’ai fini de lire il y a un petit bout de temps désormais.

Il s’agit du Tome 7 de la saga littéraire Femmes de l’Autre Monde écrite par Kelley Armstrong. Je recommande chaudement cette série de livres à tous les amateurs de bit-lit et de créatures de la nuit. Elle est vraiment bien écrite avec des personnages intéressants.

Le principe sympa de cette saga, c’est qu’on suit des personnages différents qui alternent au fil des épisodes, au contraire de nombreuses sagas où le personnage principal est toujours le même au fil des tomes et où on peut parfois tomber dans la lassitude. Cette particularité bienvenue permet d’explorer plus vastement l’univers et la mythologie de Femmes de l’Autre Monde et de découvrir d’autres protagonistes. Au menu des créatures, on retrouve les classiques loups-garous, sorciers, vampires, mais aussi d’autres plus originaux comme des nécromanciens ou des semi-démons. L’auteure apporte une touche de fraîcheur en balayant les codes établis pour les différents mythes en en gardant toutefois l’essence.

J’ai découvert cette série en 2008 je crois, alors que j’étudiais à Paris, et je suis tout de suite tombé sous le charme ! Surtout car je suis fan de loups-garous, comme vous le savez, donc ce sont essentiellement les deux premiers tomes qui avaient suscités mon intérêt, mais j’ai ensuite voulu découvrir le reste. D’autant plus que les loups-garous reviennent à divers moments de la saga.

La bonne nouvelle qu’on a eu il y a quelques mois a été de voir débarquer Bitten, la série télévisée directement adaptée de la saga ! C’était une très bonne surprise puisque la première saison était très réussie, avec un casting idéal (mmmmh Clayton =P) et une histoire assez fidèle au premier tome. Les audiences ayant été au rendez-vous, une saison 2 est en cours de développement pour mon plus grand plaisir !

Un dernier point avant de donner mon avis : je suis très heureux de constater que Milady / Bragelonne ait finalement décidé de poursuivre la sortie des nouveaux tomes en grand format ! Car j’ai en effet découvert ces livres en grand format, et quand j’ai le choix, je préfère toujours prendre les livres en grand format plutôt qu’en proche, car c’est pour moi plus agréable à lire, notamment au niveau des yeux car les lettres sont plus grandes. À l’époque de l’arrivée du tome 5, ce dernier n’était sorti qu’en format poche chez Milady. J’avais alors contacté Bragelonne qui m’avait confirmé qu’ils n’éditeraient plus la saga dans l’ancien format, à mon grand désespoir. Mais il faut croire qu’ils ont changé d’avis en cours de route, et c’est tant mieux ! Bref, merci Bragelonne ^^

Bon venons enfin à mon avis sur ce septième tome, cette fois centré pour la première fois sur le personnage de Jaime Vegas, qui avait déjà été introduite dans les tomes précédents. C’est donc  un plaisir d’avoir enfin un épisode consacré à son personnage où l’on suit son point de vue. Car Jaime est un personnage que j’ai toujours bien apprécié. Cette femme mûre qui aime plaire et séduire est assez énigmatique et c’est donc l’occasion d’en apprendre plus sur elle.

L’histoire est comme d’habitude bien menée par Kelley Armstrong, tout comme l’écriture. On se retrouve plongé dans l’ambiance des séances médiumniques au travers du tournage d’une émission consacré à ce sujet. Malheureusement pour Jaime tout ne se passe pas comme prévu. Le point intéressant du livre est que Jaime va se transformer en enquêtrice d’un jour afin d’élucider un mystère inexplicable : elle va rencontrer des présences dans le jardin de la maison où est tourné son émission, des fantômes dont elle peut uniquement sentir la présence physique. Elle ne peut ni les voir, ni les entendre, ce qui est normalement impossible. Lorsque Jaime va comprendre qu’il s’agit d’enfants décédés dont les âmes sont bloquées dans notre dimension terrestre, elle va tout mettre en oeuvre pour tenter de savoir comment ils en sont arrivés là, et surtout comme les aider. Ce faisant elle va mettre au jour quelque chose de bien plus grave que ce qu’elle imaginait.

On retrouve pour notre plus grand plaisir certains personnages emblématiques de la saga comme Jeremy Danvers ainsi que de nouveaux venus dont les univers seront à explorer dans les futurs tomes. Au niveau du tournage de l’émission, plusieurs personnages amusants sont de la partie, comme la jeune médium qui n’a de médium que le nom et un homme loufoque soit-disant capable de ressentir les présences démoniaques.

Jaime est un personnage vraiment amusant et pétillant dont on ne lasse aucunement au fil des pages. En tant que nécromancienne, elle n’a pas véritablement de pouvoir offensif, ce qui la rend plus humaine et plus touchante, plus réelle malgré ses dons incroyables. Elle doit toujours improviser pour se sortir des situations les plus désespérées, ce qui ajoute du suspens à la lecture.

Globalement, j’ai donc beaucoup apprécié ce Tome 7 et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Femmes de l’Autre Monde car il me semble que ma lecture du Tome 6 remontait à plus de 2 ans. Le seul point noir pour moi reste l’illustration de la couverture qui n’a absolument rien à voir avec Jaime Vegas. Jaime est censée être rousse et plus âgée, et on se retrouve avec une sorte de jeune adulte aux cheveux noirs et au teint livide. Je ne reconnais pas du tout Jaime dans cette couverture. L’illustratrice a-t-elle lu le livre ?