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Mon avis sur le film Sublimes Créatures

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Titre original : Beautiful Creatures
Date de sortie France : 14 Février 2013
Date de sortie (USA) : 17 Février 2013
Réalisé par : Richard LaGravenese
Avec : Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Thomas Mann (II), Emma Thompson, Eileen Atkins
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Fantastique, Romance
Durée : 2h04

Synopsis : Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres …

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Mon avis : Un film que j’ai beaucoup aimé !!!! Je l’ai vu dans la foulée avec Mortal Instruments et autant dire que Sublimes Créatures surpasse à mon sens de très loin ce dernier. Mise en scène soignée et maîtrisée, acteurs au top, histoire très intéressante et bien menée et musique envoûtante ! Je n’ai pas lu le roman donc je laisserai le soin aux fans de la saga littéraire de faire la comparaison.

Toujours est-il que Sublimes Créatures reste un excellent film fantastique « bit-lit » avec une atmosphère mystérieuse, loufoque et étrange assez agréable. J’ai beaucoup apprécié toute cette histoire d’ « enchanteurs » (qui ne restent ni plus ni moins que des sorciers) qui sont cachés parmi les humains. Leurs pouvoirs sont aussi intéressants que puissants. Moi qui cherchait des sources d’inspiration sur les sorciers / enchanteurs, j’ai pour le coup été bien servi.

Le point positif du film réside aussi le fait que le personnage principal est un garçon, ce qui nous change un peu de l’éternelle greluche qui tombe amoureuse du premier être surnaturel venu. Ici, il y a certes une histoire d’amour naissante entre les deux héros, Ethan, le mortel, et Lena, l’Enchanteresse, mais elle se fait tout en douceur et est parsemée d’embuches. On ne tombe pas directement dans la niaiserie habituelle de ce genre de films. On a plus l’impression de voir deux meilleurs amis très proches qu’un véritable couple et ça passe mieux pour moi.

Ce que j’ai un peu moins bien aimé, c’est le fait que chaque Enchanteur saura à ses 16 ans s’il passe du côté de l’ombre ou de la lumière. Un peu trop cliché à mon goût. Sans compter ce thème qui revient souvent dans ce type d’histoire fantastique des ancêtres des deux héros qui se sont déjà rencontrés par le passé et ont vécu une romance (un peu dans le même style que The Vampire Diaries avec Katherine, Stefan et Damon).

Dans les tous cas, Alden Ehrenreich et Alice Englert sont vraiment tous les deux très convaincants dans leurs rôles, ils n’en font pas trop et c’est une bonne chose. J’ai également apprécié les prestations de Jeremy Irons et Emma Thompson, sortes d’Aînés parmi les Enchanteurs.

Quand je vois la déception qu’a été Mortal Instruments, je suis assez triste de constater que malheureusement Sublimes Créatures n’a pas si bien fonctionné au box office, car au contraire du premier cité, Sublimes Créatures aurait vraiment mérité une suite car on sent que même sans les avoir lus, l’histoire des livres a vraiment du potentiel et qu’il y avait encore beaucoup à dire. Mais voilà, je pense qu’une certaine lassitude s’est installée auprès du public pour ce genre de films. L’époque « Twilight » est désormais révolue. Maintenant la mode est plutôt aux films avec un futur dystopique comme Twilight ou Divergente (deux sagas que j’adore). Mais on peut toujours croiser les doigts pour une suite à Sublimes Créatures !

En clair, un film que je conseille aux amateurs de fantastique et de bit-lit !!

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Mon avis sur le jeu Bioshock Infinite !

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Éditeur : 2K Games
Développeur : Irrational Games
Type : FPS / Aventure
Sortie France : 26 mars 2013
Classification : Déconseillé aux – de 18 ans
Supports : PS3 / 360 / Mac / PC

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Voici mon premier article dédié à un avis sur un jeu vidéo ! Si vous ne le savez pas encore, j’adore jouer aux jeux vidéo depuis tout petit. Bon, je ne suis pas un gros gamer, mais je me fais quelques jeux par ci par là. En général, j’aime bien les jeux très scénarisés, comme les jeux d’aventure. Il y a eu de grandes avancées pour ces jeux là ces dernières années, tant sur le plan de la construction narrative que des graphismes et du gameplay, à tel point qu’on a véritablement l’impression d’être immergé dans un film où on joue le premier rôle. J’aime aussi le Survival Horror et quelques jeux d’action. J’apprécie quand ces deux thèmes se mêlent l’un l’autre.

J’aime aussi les jeux de stratégie et de création, comme Les Sims (je suis un grand fan et j’ai joué à toutes les générations depuis 2001, mais je dois avouer que la saga perd de son intérêt au fil du temps, embourbée dans un terrain de plus en plus mercantile au détriment de la qualité), Minecraft ou encore Tropico. J’aime aussi les jeux de combat, mais c’est un bien grand mot, car en fait les seuls jeux de combat auxquels je joue sont les jeux Dragon Ball et Saint Seiya.

Je déteste les jeux qui ont un rapport avec l’armée ou la guerre du genre Call of Duty, Battlefield, etc. Ça ne m’a absolument jamais attiré, ne me demandez pas pourquoi. Peut-être parce que je trouve ça vraiment débile. Tout comme les jeux de foot (en même temps je déteste ce sport donc c’est pas très objectif ^^).

Je joue principalement sur PS3 et sur mon Mac, mais il m’arrive de ressortir ma Super Nintendo ^^ J’ai également joué sur GameCube, PS2, un peu de Wii, DS. Pour l’instant la PS4 n’est pas encore mienne car j’ai des jeux que je dois terminer, donc je n’en ressens pas le besoin pour l’instant.

Mes sagas fétiches sont entre autre Resident Evil, Uncharted, Assassin’s Creed ou encore Bioshock. Justement, j’aimerais vous parler du tout dernier Bioshock, intitulé Infinite.

J’ai adoré les 2 premiers opus, qui sont d’excellents jeux ayant créé tout un univers avec une mythologie très travaillée et recherchée et reprenant de grands thèmes comme l’utopie ou le transhumanisme. Alors que ces deux premiers jeux se déroulaient dans le fond des océans, dans la ville fictive sous-marine de Rapture, ce nouveau jeu fait le pari, non seulement d’être une préquelle à la saga se situant des décennies plus tôt, mais en plus de changer complètement de décors, puisque cette fois l’action a lieu dans une ville flottante, au dessus des nuages, appelée Columbia.

Le fond de l’histoire reste toujours le même : une sorte de grand gourou a décidé de créer une ville « parfaite » située dans les airs, loin de la corruption et du pêché qui sont représentés par la surface. Mais en réalité, ce qui semble être une cité utopique se révèle plutôt être une ville totalement inégalitaire. Certes les décors sont magnifiques et tout semble joli, mais ici par exemple le racisme est de mise. Les Noirs sont réduits à de simples esclaves au service des blancs, et les plus pauvres, qui travaillent dans les usines avec des horaires surchargés, sont entassés dans des taudis. C’est dans ce contexte que débarque notre héros, Booker DeWiit, avec pour mission de retrouver et sauver une mystérieuse jeune femme.

En terme de gameplay, on retrouve ce qui a fait le succès des précédents opus, avec une vue à la 1ère personne et des mécanismes bien rodés. On utilisera à loisir le corps à corps, les armes à feu, et bien entendu les célèbres « fortifiants » ici rebaptisés « toniques » qui permettent d’acquérir des pouvoirs spéciaux, comme la manipulation du feu (un classique) ou encore le contrôle de nuées de corbeaux (une nouveauté intéressante !). Comme dans les précédents jeux, les armes et les toniques peuvent être upgradés afin d’améliorer leurs performances (meilleure puissance, meilleure vitesse, etc.).

Au niveau des graphismes, on a droit à un jeu absolument magnifique. On voit qu’on arrive sur la fin de génération des consoles actuelles, poussées à leur maximum. C’est ainsi un plaisir de visiter Columbia, tantôt son cadre magnifique, tantôt ses ruelles sombres et peu accueillantes. Il y a un petit côté cartoonesque dans la modélisation de la ville et des personnages qui est le bienvenue. La bande-son est quant à elle sympathique, agrémentée de bruitages, sons et musiques de l’époque.

Scénaristiquement, on vole dans le haut du panier avec une histoire très bien desservie, dans la lignée des deux jeux précédents. L’histoire nous donne sans cesse envie de progresser dans l’aventure afin de découvrir tous les mystères ainsi que les tenants et aboutissants de l’intrigue.

Enfin, bonus sympathique, pour peu qu’on veuille bien se les payer, les développeurs ont mis au point deux DLC qui font le lien entre Infite et Bioshock 1, et qui permettent de retourner à Rapture ! Et ce qui est vraiment amusant, c’est que le début du premier DLC nous plonge dans Rapture avant que la guerre civile n’y éclate. Un must pour tout fan de la série !

Pour conclure, Bioshock Infinite est non seulement un très bon jeu, mais il permet aussi à la franchise de tirer sa révérence avec brio, puisque visiblement c’était le dernier jeu estampillé Bioshock auquel nous aurons droit suite à la dislocation des studios de développement. Le seul petit bémol pour moi restera quand même la fin, qui, sans ne rien dévoiler, s’éparpille un peu trop à mon goût dans un méandre pas très clair. Heureusement que les DLC « Tombeau Sous-Marin » sont là pour rapporter un peu de cohérence et d’éclaircissements.

Mon avis sur le film The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres

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Titre original : The Mortal Instruments : City of Bones
Date de sortie France : 16 Octobre 2013
Date de sortie (USA) : 21 Août 2013
Réalisé par : Harald Zwart
Avec : Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Robert Sheehan, Kevin Zegers, Lena Headey, Kevin Durand, Aidan Turner, Jemima West
Nationalité(s) : Américain, Allemand
Genre(s) : Fantastique , Action , Aventure
Durée : 2h10

Synopsis : New York, de nos jours. Au cours d’une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d’un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux … Elle découvre alors l’existence d’une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombres. Le mystérieux Jace est l’un d’entre eux. À ses côtés, Clary va jouer dans cette aventure un rôle qu’elle n’aurait jamais imaginé.

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Nouvelle critique aujourd’hui, sur le film The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres. Comme je suis très en retard dans mes publications d’avis et critiques (j’en ai plus d’une quinzaine à rédiger, c’est ça de pas avoir la motivation ou le temps de le faire ^^), j’ai en réalité vu ce film il y a plusieurs mois maintenant.

Ce qui m’a motivé à le regarder, c’est toujours cette recherche que j’effectue de voir et lire le plus d’oeuvres possibles sur le thème de la bit-lit et des mondes de la nuit, afin de voir comment les auteurs traitent les créatures qui y sont reliés.

Je tiens tout d’abord à préciser que je n’ai pas lu le livre et ne ferait donc pas de comparaisons avec ce dernier. Globalement j’ai trouvé le film assez moyen.

Même si la prestation de Lilly Collins m’a convaincu, je dois avouer que j’ai eu plus de mal avec le traitement des autres personnages ainsi que le déroulement de l’histoire. Le constat que j’ai eu en finissant le film fut de m’être retrouvé devant un teenage movie lambda, avec peu de choses originales à se mettre sous la dent en terme de mise en scène.

Certes, sur le fond, le voyage se révèle intéressant, avec toute cette histoire de monde caché, protégé par des gardiens, les Chasseurs d’Ombres, mais sur la forme, ça pèche. La mise en scène est très banale et on retrouve pas mal de scènes assez niaises. J’ai trouvé le meilleur ami de l’héroïne absolument imbuvable, et son espèce de pseudo-crush avec qui elle a une amourette tête à claque. Le chef des Chasseurs d’Ombres m’a aussi agacé.

En revanche, j’ai beaucoup aimé le personnage interprété par Kevin Zegers (qui a également joué dans l’une de mes séries fétiches, Gossip Girl). Le fait qu’il éprouve une attirance pour Jace et qu’il décide de provoquer Clary m’a intéressé. Il faut dire que j’aime beaucoup les relations homme/homme dans ce genre d’univers, donc forcément ! On ne peut aussi qu’apprécier la prestation de Jonathan Rhys Meyers, mais on se demande vraiment ce que le pauvre fait là-dedans. Autre point fort, Lena Heady, convaincante dans son rôle mais assez peu présente.

Les amateurs de créatures mythiques seront ravis puisqu’on retrouve entre autre des sorciers, des loups-garous, des vampires, etc. Mais le soucis c’est que presque rien n’est dit à leur sujet dans le film. Qui sont-ils ? Quelles sont leur caractéristiques ? Hormis les Chasseurs d’Ombres, les autres clans sont assez sous-développés. Dommage, on aurait aimé en savoir un peu plus.

Concernant les effets spéciaux, c’était moyen en terme d’images de synthèse. Rien d’extraordinaire. Pour ce qui est des décors en revanche, ils étaient très soignés et l’intérieur du repaire des gardiens m’a beaucoup plu.

Pour la musique, au niveau de la composition, je dois dire que ça ne m’a pas vraiment marqué, car je n’en ai absolument aucun souvenir. En revanche, au niveau des diverses musiques d’artistes utilisées ça et là, je les ai trouvées très bien choisies et collant parfaitement à l’ambiance. La meilleure pour moi reste Calling From Abobe de Bassnectar utilisé dans la scène de la boîte de nuit où Claire découvre Jace. Il y en a ainsi plusieurs autres sympas à diverses reprises dans le film.

Au final, The Mortal Instruments reste pour moi un banal film bit-lit et fantastique. Il ne m’a pas ému plus que ça mais reste quand même un métrage sympathique pour les fans du genre.

Mon avis sur le film Le Dernier Des Templiers

 

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Titre original : Season of the Witch
Date de sortie France : 12 Janvier 2011
Date de sortie (USA) : 07 Janvier 2011
Réalisé par : Dominic Sena
Avec : Nicolas Cage, Ron Perlman, Stephen Campbell Moore, Stephen Graham, Ulrich Thomsen, Claire Foy, Robert Sheehan
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Aventure, Fantastique
Durée : 1h35

Synopsis : Après des années de croisade en Terre sainte, le templier Behmen et son fidèle compagnon, Felson, reviennent en Europe, désabusés. Alors qu’ils aspirent à une vie paisible, ils découvrent leur pays ravagé par la peste noire et se retrouvent appréhendés par les hommes du Cardinal.
Accusés d’avoir déserté, ils risquent la prison. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter une étrange mission. Ils doivent escorter une mystérieuse jeune femme, désignée comme une sorcière responsable de l’épidémie, jusqu’à un lointain monastère où elle sera jugée et où sera pratiqué un ancestral rituel purificateur …
À travers des terres hostiles et dévastées par la maladie, dans des contrées sauvages, Behmen, Felson et quelques autres, se lancent dans le plus dangereux et le plus fascinant de tous les périples. Alors qu’aux yeux de Behmen, la jeune femme apparaît de plus en plus comme un bouc émissaire, d’étranges phénomènes se produisent. Tous ne vont pas tarder à découvrir les effroyables forces qui les attendent …

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Voilà un film que je devais voir depuis un sacré bout de temps, et c’est enfin chose faite. Je l’avais râté au cinéma, et au final je me dis que c’est pas plus mal … Le ton est donné.

Ce qui m’a donné envie de voir ce film, c’est qu’en ce moment je suis dans une période où j’essaye de regarder et lire le plus possible de films et d’ouvrages avec des histoires de sorcellerie afin de voir comment le sujet est traité, car les sorciers sont des créatures qui m’intéressent pour de futurs récits.

Après quelques films visionnés comme The Craft (critique à venir), j’en suis donc venu au Dernier des Templiers. Le film bénéficie d’une mise en scène correcte et d’un duo tête d’affiche sympathique, avec Nicolas Cage et Ron Perlman.

Malheureusement ces deux atouts ne sauvent pas le film qui au final s’avère plus ridicule que divertissant. La faute à des personnages complètement caricaturaux, sans aucune once d’originalité, voire tête à claque (notamment le jeune chevalier joué par Robert Sheehan), et des intrigues pas franchement folichonnes. On retiendra surtout la prestation de Claire Foy, satisfaisante en sorcière en cage. Ainsi que le caméo de Christopher Lee, icône culte du cinéma fantastique des années 40 à 60 pour son rôle de Dracula dans les films de la Hammer.

Bon point pour les décors qui sont vraiment magnifiques, autant les scènes d’extérieur que d’intérieur, et le film est assez convaincant à ce niveau. On a aussi le droit à quelques jolis plans (le château sur la colline au dessus duquel vole une nuée de corbeaux en tourbillon). En revanche on ne peut pas vraiment saluer les effets spéciaux, plus particulièrement les images de synthèse, qui sont vraiment limites et peu crédibles.

Concernant l’histoire, j’ai vraiment été déçu, car on nous vend une intrigue sur fond de sorcellerie, et on se retrouve au final avec une espèce de problème démoniaque qui n’a plus rien à voir avec le début de l’histoire. Niveau sorcellerie je n’ai donc pas eu grand chose à me mettre sous la dent.

Bref, Le Dernier Des Templiers est un film qui avait un certain potentiel, mais qui au final s’avère être un divertissement très moyen, la faute à des personnages peu intéressants et peu originaux et à un scénario digne d’un téléfilm de deuxième partie de soirée.

Mon avis sur le film La Légende d’Hercule

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Titre original : The Legend of Hercules
Date de sortie France : 19 Mars 2014
Date de sortie (USA) : 10 Janvier 2014
Réalisé par : Renny Harlin
Avec : Kellan Lutz, Gaia Weiss, Scott Adkins, Liam McIntyre, Roxanne McKee
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Péplum
Durée : 1h39

Synopsis : Hercule est le fils de la reine Alcmène que lui a donné Zeus en cachette du roi Amphitryon pour renverser celui-ci une fois l’enfant devenu adulte. Amoureux d’Hébé, Hercule est trahi par le roi qui la destine à son autre fils, Iphiclès. Le demi-dieux est exilé et vendu comme esclave. Devenu gladiateur et renversant tous ses adversaires, Hercule, avec l’aide de Sotiris, son compagnon d’armes, va tenter de libérer le royaume de la tyrannie d’Amphitryon, arracher Hébé aux griffes de son frère, et prendre enfin sa vraie place, celle du plus grand héros que la Grèce ait jamais connu …

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Je suis allé voir La Légende d’Hercule pour 3 raisons : d’abord, j’apprécie beaucoup les péplums. Ensuite, j’adore Liam McIntyre, qui joue dans l’une de mes séries préférées le personnage principal : Spartacus. Enfin, parce que je trouve Kellan Lutz vraiment beau gosse et le voir pratiquement à poil tout le long d’un film est une pensée qui m’a beaucoup alléché ^^

Au niveau de l’histoire, tout le monde, à moins d’avoir une culture aussi vide que les huitres que j’ai mangées il y a deux semaines, connaît plus au moins l’histoire d’Hercule. Mais ce qui est intéressant avec ce film, c’est qu’il prend le parti de ne pas dépeindre l’Hercule surpuissant que nous connaissons dans toute sa gloire et ses 12 fameux travaux. Le scénariste décide de nous emmener aux origines du personnage. C’est assez louable, malheureusement, le script est très moyen. La faute à une intrigue totalement mielleuse et niaise qui met au premier plan l’histoire d’amour entre Hercule et Hebe dont tout le monde se fout éperdument. On est venu pour mater Lutz bordel, pas le voir s’éprendre de cette sombre potiche ! Le film est ainsi le théâtre d’un débordement de scènes toutes plus mièvres les unes que les autres qui ne donnent au personnage d’Hercule aucune crédibilité. Certes il est fort, mais trop niais aussi. Quant aux autres personnages, exceptés peut-être la pauvre Reine Alcmene et Sotiris, ils sont tous aussi caricaturaux les uns que les autres, entre le méchant roi, le méchant demi-frère, la princesse agaçante et j’en passe.

Au niveau de la réalisation, Renny Harlin nous a habitué dans sa carrière à des films plus au moins bons ou mauvais (parmi les bons j’en retiens un qui m’a énormément marqué étant gosse, c’est Peur Bleue), et ici il se contente du strict minimum. Son scénario est bâclé, mais heureusement la mise en scène est correcte mais pas miraculeuse. On a ainsi droit à quelques beaux plans ici et là mais ce n’est pas suffisant. Reste quelques beaux combats intéressants et jolis à voir.

Au niveau de la performance des acteurs, Kellan Lutz avait du potentiel pour le rôle, surtout vu sa carrure, et on sent qu’il s’est investi dans le rôle, malheureusement son personnage est si mal écrit que l’acteur rendu célèbre grâce à Twilight ne peut rien faire à part sauver les meubles. Liam McIntyre de son côté est plutôt convainquant en Sotiris, et c’est avec plaisir qu’on le retrouve au cinéma après la fin de Spartacus ! Les autres acteurs font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, notamment Scott Adkins en Roi Amphitryon, et Roxanne McKee en Reine Alcmene. Liam Garrigan est lui très peu convaincant en Iphicles. Il a au moins un mérite : on a constamment envie de le baffer tout le long du film.

La musique signée Tuomas Kantelinen était assez sympathique sans être transcendante.

En bref, Le Légende d’Hercule est un film très moyen, que j’aurais plutôt vu sortir en Direct to DVD qu’au ciné, surtout quand on voit le bide monumental qu’a été le film au box office. Entre scènes mielleuses ou débiles (le héros qui se sert d’un fouet électrique pour balayer une centaine d’ennemis, une bonne façon de se débarrasser d’une séquence pour éviter de filmer des combats), le film ne parvient pas à insuffler de charisme au héros et se retrouve au final plus calibré pour des ados. Pas assez sombre et trop édulcoré sans doute !