Archives pour la catégorie Cinéma

Free Fall : Renaissance – Chapitre 1 (Version Française)

Free Fall : Renaissance – Chapitre 1

Voici le premier chapitre de ma suite de Free Fall (Freier Fall), intitulée Renaissance ! Enjoy =) N’hésitez pas à laisser votre feedback !

Chapitre 1

Capture d’écran 2014-03-11 à 17.53.40

La rosée matinale se transforme peu à peu en une légère brume fraiche au fur et à mesure que le soleil se lève. La forêt est calme, déserte. C’est le moment que je préfère pour aller courir. Mais aussi pour me changer les idées, pour oublier.

Cela fait désormais trois mois que Kay s’est volatilisé dans la nature. Trois mois que Bettina et moi sommes en froid et que nous sommes séparés. Mon histoire avec Kay a bouleversé ma vie comme jamais. Tout s’est effondré autour de moi tandis que j’étais emporté dans cette spirale infernale, où je me suis moi-même engouffré quand j’ai succombé à cette passion dévorante partagée avec Kay.

Au début tout allait bien, mais je savais que tôt ou tard, cela changerait. Bettina est une femme intelligente, loin d’être idiote, et elle a senti dès le départ que quelque chose ne tournait plus rond avec moi. J’étais devenu trop distant, aussi bien sur le plan émotionnel que physique.

Je m’étais retrouvé face à un dilemme terrible : ma vie avec Bettina et mon enfant, ou mon amour naissant pour Kay. Je n’ai pas su faire de choix. Je n’ai pas su prendre de décision. Résultat : je les ai perdus tous les trois.

Cela été très dur. Au début, J’ai essayé de combler l’absence de Kay et la frustration de perdre ma femme et mon fils à l’aide de la drogue ou d’escapades dans des lieux peu recommandables et obscurs. Mais tout ceci ne m’apportait qu’illusion et désillusion. Et aucun réconfort. J’essayais de combler un vide qui jamais ne partirait.

Néanmoins, la vie devait continuer. Je m’étais fait une raison quelques temps après ce drame, et, d’une certaine manière, j’en ai aussi tiré du positif. Mon expérience avec Kay m’a permis d’aller grandement de l’avant et a levé le voile sur une partie de ma personnalité dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Un endroit, caché en moi, clos au plus profond de mon être. Parfois, je me demande pourquoi je n’ai rien découvert avant ma rencontre avec Kay. Dans notre société, nous sommes tous si formatés et mis dans des cases dès la naissance qu’on ne nous laisse que trop rarement la chance de savoir qui nous sommes vraiment et ce que nous voulons vraiment être. Il faut parfois attendre la venue d’un ange gardien, d’une âme-sœur, pour le découvrir. Kay a joué ce rôle pour moi. Peut-être qu’aucun autre que lui n’aurait pu le faire si je ne l’avais jamais rencontré. Est-ce cela, le destin ?

Kay était le seul à avoir réussi à déverrouiller ce cadenas fiché en moi. Et je l’ai laissé m’échapper, pensant bêtement que ma relation avec Bettina pourrait reprendre, comme si rien ne s’était passé. En réalité, notre couple s’est brisé à l’instant même où j’ai rencontré Kay, mais je n’en avais pas encore conscience à ce moment là.

Je commence à m’échauffer en effectuant plusieurs foulées. Puis, quelques minutes après, je débute ma course sur le sentier de terre où Kay et moi avions l’habitude de courir. Sur ce sentier où tant de choses se sont produites. Je me demande pourquoi je continue à venir ici, alors que je pourrais très bien courir ailleurs. Je crois que, quelque part, inconsciemment, j’espère chaque jour où je viens ici que Kay m’attendra, comme autrefois. Mais jamais il ne vient. Et jamais il ne reviendra. Je ne peux plus m’accrocher à cet espoir désormais.

Tandis que je traverse un pont survolant un petit cours d’eau, je ne peux m’empêcher de remercier intérieurement Kay pour son entrainement. C’est grâce à lui si j’ai pu améliorer mon endurance à la course, qui était mon gros point faible et m’aurait valu un refus d’obtention d’examen pour intégrer définitivement l’unité des CRS. Kay m’avait non seulement aidé à rattraper les autres, mais plus encore, il m’avait aidé à me surpasser moi-même. Cela me redonna pour un court instant le sourire.

Bettina et moi avions décidé de mettre fin à notre relation peu après la disparation de Kay, car aucun de nous deux n’était plus en mesure de continuer sur cette voie. Peu importe les efforts que nous aurions pu fournir, cela n’aurait rien changé. Le mal avait été fait. J’étais donc parti de la maison où nous venions tout juste d’emménager, et je n’avais eu d’autre choix que de prendre mes quartiers dans la caserne. Dans mon ancienne chambre où j’avais durant notre formation logé avec Kay. C’était terrible de se retrouver à nouveau dans cet endroit, mais je n’avais pas eu d’autre solution.

Mes parents s’étaient éloignés de moi, sûrement par honte vis à vis de toute cette histoire. Quant aux parents de Bettina, n’en parlons même pas. Honnêtement, je ne leur en veux pas, je comprends que mon attitude et ma relation cachée avec Kay ait tous pu les choquer profondément et les dérouter. Mais parfois j’éprouve quand même de la fureur à leur égard. Car ils n’ont jamais essayé de se mettre dans ma peau et de comprendre ce que j’avais traversé.

Fort heureusement, Bettina m’avait autorisé à voir notre fils Max de temps en temps. Nous n’avions pas jugé nécessaire de porter toute cette histoire devant un tribunal et nous étions arrangés à l’amiable. Comme nous n’étions pas encore mariés, cela avait facilité les choses. Je n’avais pas voulu lui causer plus de peine que je n’avais déjà pu lui en infliger et avait accepté chacune de ses conditions. Étant donné qu’elle n’avait pas encore repris le travail, je lui envoyai toutes les semaines de l’argent afin de l’aider financièrement et à élever notre enfant.

Mais les rares fois où nous nous téléphonions, j’avais ce sentiment que quelque chose changeait en elle, comme si elle se détachait de tout. Ces dernières semaines, elle m’avait bien plus confié Max que d’habitude et prenait de plus en plus de distance vis à vis de celui-ci. Si bien que j’avais dû réclamer à mon supérieur, Werner Brandt, un changement de logement afin de pouvoir accueillir mon fils. Je m’étais donc retrouvé dans un appartement ailleurs dans la caserne, plus spacieux, et, fort heureusement, sans avoir à débourser un centime de plus. Je voulais le meilleur pour mon fils. Il était tout ce qui me restait désormais. Mon ancre dans ce monde.

Par chance, ma relation passée avec Kay a pu rester plus au moins cachée grâce à Frank, le mari de la sœur de Bettina, Claudia. Il est le seul qui a su montrer un semblant de compréhension face à ma situation, et pour cela je lui serai toujours redevable, même si je lui en ai au début voulu d’avoir révélé à Bettina ma relation cachée avec Kay.

Le jour où cet enfoiré de Gregor Limpinski, membre de mon unité, a aussi découvert mon secret, où je lui ai avoué à demi-mot mon aventure avec Kay, il avait très mal réagi, allant jusqu’à me blesser avec sa matraque. Sans l’intervention de Frank, Gregor m’aurait probablement battu jusqu’au sang, de rage. S’il avait été jusque là, je n’aurais rien fait pour me défendre. Tout simplement car je considérais que je méritais cela. C’était ma punition. Pour avoir laissé s’échapper tout le monde autour de moi. Pour ne pas avoir dit la vérité à Bettina plus tôt. Pour ne pas avoir préservé notre famille. Pour avoir laissé Limpinski tabasser Kay quand celui-ci a appris qu’il était gay. Pour ne pas avoir pris Kay dans mes bras. Pour ne pas l’avoir protégé de cette brute.

Limpinski fut aussitôt renvoyé de l’unité pour faute grave suite à notre altercation, et muté dans une autre ville. Frank s’était finalement décidé à rapporter le problème au chef de l’unité, Werner, qui avait menacé de rayer définitivement Gregor Limpinski de la police si celui-ci dévoilait quoi que ce soit après sa mutation. Je n’avais jamais plus entendu parler de lui depuis, et je dois avouer que j’en étais soulagé. J’avais déjà bien assez de problèmes à régler. Me mettre à dos les autres collègues n’aurait fait que rajouter un fardeau de plus à mon calvaire, et je crois qu’alors c’est moi qui aurais quitté l’unité, et non Limpinski. Finalement, le départ de Gregor fut un apaisement pour le reste de l’équipe. Nos liens à tous s’étaient resserrés. Une certaine tension avait disparu.

Cela fait désormais une petite heure que je sillonne les bois. Je m’arrête pour faire une pause et boire un peu d’eau. L’endroit où je me trouve donne sur une jolie clairière. C’est ici-même que Kay m’avait fait fumer un joint pour la deuxième fois. C’est aussi là qu’il m’avait embrassé pour la première fois, en faisant semblant de partager une bouffée de fumée avec moi. Il m’avait alors dit que c’était une blague, mais j’avais tout de suite su que c’était faux, car, sans le savoir, il avait allumé en moi l’étincelle qui allait tout changer. C’était vraiment ce qui s’appelait jouer avec le feu.

Je me remets en route, puis continue de courir pendant une demi-heure. Enfin, épuisé, je reprends la voiture et rentre jusqu’à la caserne.

Musique du Chapitre


J’ai voulu ajouter cette musique car je trouve que les paroles de Wo Bist Du sont très jolies et correspondent plutôt bien au thème de ce premier chapitre, entre tentative d’aller de l’avant et souvenirs.

L’écriture de ma mini-suite pour Free Fall / Freier Fall a débuté !

tumblr_mzxn5moybu1r175pho3_r1_250 tumblr_mzxn5moybu1r175pho6_r1_250

Salut tout le monde !

Comme certains d’entre vous le savent, j’ai vu Free Fall du réalisateur Stephan Lacant récemment, et même si j’ai adoré le film de bout en bout, la fin m’a tout de même laissé un sentiment de frustration. Je ne voulais pas voir l’histoire de ces personnages que j’ai tant adoré voir évoluer se terminer sur cette note.

J’avais donc aussitôt décidé d’écrire une mini-suite, surtout pour mon plaisir personnel, mais aussi pourquoi pas pour ceux qui veulent découvrir ce qu’il pourrait bien advenir de Marc Borgmann après la fin du film. Bien évidemment, tout cela sera assez subjectif car écrit pour combler mes attentes et de mon point de vue, et peut-être que quand vous lirez tout ça, vous vous direz que vous aviez imaginé le futur de Marc autrement. C’est ça qui est formidable avec les films, chacun peut interpréter les faits différemment, et notre imagination ne connaît aucune limite.

Bref, tout ça pour vous dire que j’ai débuté l’écriture de cette mini-suite qui se composera de quelques courts chapitres. Le chapitre 1 est terminé et je vais entamer le chapitre 2. Une fois que le 2 sera terminé je les posterai sur mon blog dans une nouvelle section spéciale que je créerai. Le récit sera narré du point de vue interne de Marc, à la première personne au présent, ce qui permettra de plonger en profondeur dans ses émotions et son ressenti.

Mon avis sur le film 300 : La Naissance d’un Empire

300-la10

Titre original : 300 : Rise of an Empire
Date de sortie France : 05 Mars 2014
Date de sortie (Pays d’origine) : 07 Mars 2013
Réalisé par : Noam Murro
Avec : Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey, Rodrigo Santoro
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Péplum, Action, Fantastique
Durée : 1h42

Synopsis : Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, homme devenu dieu, et Artémise, à la tête de la marine perse …

Bande-Annonce

Mon avis : Que dire à part : quelle claque !! Pour moi ce 300 : Rise of an Empire surpasse le premier film qui était déjà très bon !

Plus d’intensité, plus d’action, des personnages plus tiraillés et une mise en scène encore plus folle ! On a le droit ici à des séquences à couper le souffle, totalement hallucinantes (on ne va pas se mentir, c’est surtout pour ça qu’on va voir 300).

Je pense notamment à la séquence d’ouverture qui montre rapidement la bataille de Marathon où Thémistocle, durant un long plan-séquence, dégomme à lui seul une myriade de Perses avant de se dresser face à Darius, père de Xerxes, 10 ans avant les évènements du film. Cette séquence montre d’emblée ce à quoi on aura droit pour le reste du film.

La mise en scène est d’une réelle beauté, et la 3D est très judicieusement utilisée. Ici et là, au cours de certains plans, on peut apercevoir des brindilles, des étincelles ou encore des poussières volant lentement à travers l’écran, ce qui ne fait que renforcer l’aspect graphique et comics totalement assumé de cette saga.

Au rang des nouveaux personnages, on compte Thémistocle (encore un mex super sexy :bave:), très justement interprété par Sullivan Stapleton. Il est en quelque sorte le Léonidas de ce nouveau 300, rusé et très intelligent dans l’art du combat, autant terrien que marin, et qui va tenter de résister à l’immense flotte perse emmenée par Artémise malgré son faible nombre d’hommes (un peu plus nombreux que 300 soldats cette fois, je vous rassure quand même xD). En parlant d’Artémise, elle est vraiment l’atout gagnant de cette suite, jouée par une Eva Green parfaite et totalement manipulatrice et sans coeur. C’est vraiment le personnage que j’ai le plus adoré dans cette suite.

D’ailleurs, peut-on véritablement parler de suite ? Pas vraiment. Je vous explique pourquoi : car ce film à la fois une préquelle, un side-quel et une séquelle au premier film. En effet, la première partie du film comte des évènements se déroulant avant 300 premier du nom. La deuxième partie du film se déroule en même temps que la Bataille des Thermopyles, pendant que Léonidas combat les Perses aux Portes Chaudes. Et enfin, la dernière partie se déroule après ce dur affrontement.

Par ailleurs, ce second opus permet d’explorer le passé de certains personnages. Ainsi, le voilé est enfin levé concernant la « naissance » de Xerxes et sa transformation en Dieu-Roi. De même, l’ascension d’Artémise est assez bien dépeinte. J’ai bien aimé que le film s’intéresse un peu plus à l’histoire de tous ces personnages, là où le premier ne faisait que les introduire en laissant planer le doute sur certains éléments. On sentait bien que Xerxes avait quelque chose de divin. Oui, mais d’où cela lui venait-il ? Parfois il est vrai que laisser l’imagination du spectateur faire le travail est une chose intéressante, mais depuis 2007, je crois qu’on a enfin le droit d’avoir des réponses Smile

Concernant la musique, composée par Junkie XL, elle colle parfaitement à l’ensemble, avec des tons rocks déjà usités dans le premier métrage, et certains morceaux sont assez bluffants. Par exemple l’ascension de Xerxes au trône, dans une séquence déjà hallucinante donnant des frissons, et sublimée par la piste « From Man to God » de Junkie XL.

Au niveau historique, comme pour toute fiction, les évènements sont plus au moins respectés, car c’est avant tout un film. Il ne faut donc pas chercher la petite bête, et se contenter de suivre les évènements dans les grandes lignes est déjà une bonne chose. Ce n’est pas non plus un biopic sur Thémistocle ou Artémise !

Pour résumer, un film que je vous conseille vraiment de voir si, comme moi, vous aviez adoré le premier 300. Si vous n’aviez pas accroché, passez votre chemin, ce film n’est pas fait pour vous. Concernant la fin, sans rien vous dévoiler, elle appelle plus au moins à une suite, car assez ouverte (tout comme l’était celle du premier). Il y a encore beaucoup à raconter sur les affrontements entre les Grecs et Xerxes, notamment la Bataille de Platées (visiblement celle qu’on voyait à la fin du 1).

Mon avis : Excellent

Mon avis sur le film Free Fall / Freier Fall

242742


Titre original :
 Freier Fall
Date de sortie France : 05 Mars 2014
Date de sortie (Allemagne) : 23 Mai 2013
Réalisé par : Stephan Lacant
Avec : Hanno Koffler, Max Riemelt, Attila Borlan, Katharina Schüttler
Nationalité(s) : Allemand
Genre(s) : Romance, Drame
Durée : 1h40

Synopsis : Marc est un jeune policier CRS. Il mène une vie épanouie avec sa femme qui attend un enfant de lui. Il rencontre Kay, un nouveau collègue qui vient de rejoindre son unité. La complicité des deux hommes vient rapidement à dépasser le cadre de leur travail …

Bande-Annonce

Mon avis : J’ai découvert tout à fait par hasard l’existence de ce film il y a 2 jours, et quand j’ai vu qu’il y avait Max Riemelt dedans (mais si, rappelez-vous les filles ! Il jouait le flic sexy dans le génial film de vampires Wir Sind Die Nacht / Nous Sommes La Nuit !!), je me suis mis en tête de le voir !

Surtout que le pitch m’intéressait beaucoup et m’a rappelé un certain Brokeback Mountain, le seul film qui m’a fait pleurer au ciné. Et bien Free Fall est le 2ème !

C’est une très belle histoire de romance entre deux hommes, mais en même temps très triste car elle n’est pas vraiment commune : Marc est déjà en couple avec une copine qui attend leur enfant. Mais une attirance irrésistible se créé entre lui et son envoutant collègue Kay (justement joué par Max Riemelt). On ne peut que tomber sous le charme de ce couple fragile. Fragile, en effet, car malheureusement Marc est vite rattrapé par la réalité, entre les soupçons de sa femme et le poids d’un tel secret.

La dernière fois qu’un film m’a autant pris aux tripes dans une romance c’était Brokeback. Je pense que je m’identifie forcément plus facilement à ce genre de situations étant moi-même gay, alors je suis plus touché émotionnellement.

Le film bénéficie d’une mise en scène maîtrisée et réaliste, qui dépeint vraiment bien le poids de cette relation compliquée entre Marc et Kay. Le scénario est bien ficelé, car il évite habilement de tomber dans les clichés habituels de la romance gay. Ici la complicité entre les deux personnages se créé au fur et à mesure et n’est pas servie comme une évidence. Marc attend quand même un bébé avec sa femme et n’a jamais connu ce genre de relation. Si vous étiez à sa place, que feriez-vous, comment réagiriez-vous ? Je pense que cela ne serait évident pour personne.

Nul ne peut jamais être certain de son orientation. L’amour ne se définit pas à aimer une femme ou un homme. Certes, chacun a sa préférence, mais l’amour restera toujours quelque chose d’universel qui ne connaît pas de frontières. Combien de personnes à 40 ans se rendent compte qu’elles se découvrent une attirance pour les personnes de même sexe, ou vice versa ?

Par contre la fin est vraiment triste. Je suis tellement frustré que je compte écrire une mini-suite de quelques chapitres que je posterai sur mon blog www.nocturneworld.com ! Et je la traduirai en anglais. J’ai eu le temps de cogiter tout ça !

Pour ceux qui souhaitent voir le film, malheureusement sa distribution en salles est extrêmement limitée, quel dommage ! Ce film mérite vraiment une plus large diffusion, mais ne boudons pas notre plaisir, c’est déjà une très bonne chose qu’il soit distribué en France.

mg_44712
 Un shooting des deux acteurs principaux pour Interview Magazine
P.S. : voici un superbe vidéo clip du film que j’ai trouvé sur Youtube avec la très belle musique My Immortal d’Evanescence !  Sad  Sad  Sad

Mon avis sur le film #Pompéi

pompei10

Titre original : Pompeii
Date de sortie France : 19 Février 2014
Date de sortie (USA) : 21 Février 2014
Réalisé par : Paul W.S. Anderson
Avec : Kit Harington, Emily Browning, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Carrie-Anne Moss, Jared Harris, Kiefer Sutherland
Nationalité(s) : Américain, Allemand
Genre(s) : Péplum, Catastrophe, Film Historique
Durée : 1h44

Synopsis : En l’an 79, la ville de Pompéi vit sa période la plus faste à l’abri du mont Vésuve. Milo, esclave originaire de Britannia, est l’unique survivant de sa tribu, entièrement massacrée deux décennies plus tôt par le terrible Sénateur Corvus. Racheté par le laniste Græcus, Milo se retrouve à risquer sa vie comme gladiateur. Au même moment, d’étranges fumées noires s’élèvent du Vésuve dans l’indifférence générale … Dans quelques heures la ville va être le théâtre d’une des plus grandes catastrophes naturelles de tous les temps.

Bande-Annonce

Mon avis : Un film que j’ai adoré ! Vu en avant-première Mardi soir.

J’apprécie beaucoup les histoires se déroulant durant l’Antiquité donc je ne pouvais pas manquer ça, sans compter que depuis tout petit j’ai toujours été fan de Volcan ^^ J’adore quand ça pète ! Je me rappellerais toujours la première fois que j’ai vu les images de l’éruption du Mont St-Helens. C’est vraiment impressionnant et ça démontre toute la destruction dont est capable la nature.

Le film est loin d’être un chef d’oeuvre mais c’est un pur divertissement qui remplit parfaitement son contrat. La mise en scène est soignée (comme souvent avec Anderson, quoiqu’on puisse penser de lui) et les acteurs sont sympathiques. Beaucoup de figures issues du petit écran et qu’on a pas l’habitude de voir au ciné, ça fait vraiment plaisir. Sans compter Carrie-Anne Moss que je n’avais pas revue depuis la trilogie Matrix. Et je suis littéralement tombé sous le charme de Kit Harington. C’est la première fois que je le découvre car je n’ai jamais regardé Game of Thrones, et je dois avouer qu’il a un charisme fou. Quel beau brun ténébreux ! J’ai craqué pour lui. J’étais aussi ravi de retrouver Emily Browing que j’avais adorée dans Sucker Punch.

Un autre bon point dans ce film c’est la musique qui est absolument parfaite, signée Clinton Shorter. Je ne connaissais pas ce compositeur, et je trouve qu’il a fait un très bon boulot. J’écoute le Score en boucle sur Deezer, et chaque musique me fait vibrer et est emprunte d’une grande émotion. Tout particulièrement « I Won’t Leave You » qui me donne la larme à l’oeil. Snif !

Le deux premiers tiers du film montrent l’évolution des personnages et dépeint le quotidien de Gladiateur de Milo, tandis que le dernier tiers est consacré à l’éruption du Vésuve, vraiment impressionnante, surtout avec la 3D qui ici fonctionne à merveille. Une autre qualité de Paul W.S. Anderson c’est qu’il maîtrise parfaitement le relief depuis Resident Evil : Afterlife. Il sait l’utiliser comme il faut pour mettre en valeur ce qui se passe à l’écran. Voir la nuée ardente débouler du Vésuve est une expérience impressionnante.

Malgré tous ces bons points, le film souffre de quelques défauts. À commencer par la pseudo-romance entre Milo et Cassia, bien trop rapide à mon goût. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en à peine 2/3 scènes (c’est sans doute qu’on appelle le « coup de foudre » ?), ça me paraît assez exagéré. Quelques petites scènes ici et là pour montrer l’évolution de leur complicité n’auraient pas été de trop. Ensuite, certaines répliques sont assez clichées et vaseuses, surtout que les voix françaises sont pour la plupart AFFREUSES, ce qui rend ces mêmes répliques encore pires. La trophée du plus mauvais doubleur est sans conteste attribué à Benjamin Penamaria qui double Kit Harington. C’est juste affreux. Aucun charisme dans la voix. Heureusement que Kit est convaincant et pallie à ce manque. Un film à voir d’urgence en VOSTFR quand il sortira en Blu-Ray.

Bon alors sinon, effectivement j’ai lu ça et là qu’il y avait certaines incohérences historiques ou géographiques, mais pour moi ça n’est pas un problème. Car un film, c’est une fiction. Et films prennent souvent des libertés. Par exemple, il n’y avait pas de port à Pompéi. Mais franchement, qui s’en préoccupe ? Pas moi en tout cas. Par contre le déroulement de l’éruption est assez fidèle à la réalité de ce que j’ai lu de la description réelle des évènements. Et pour ceux qui sont éventuellement étonnés par le mini-tsunami du film : oui, il a bien eu lieu. Mais le port n’étant pas situé à Pompéi, il n’a donc pas eu lieu dans la ville même.

Bref, pour résumer : très beau film ! Histoire magnifique, images magnifiques, musiques magnifiques ! Mais très triste en même temps. Je le recommande.

Mon verdict : Très bien.

Trilogie #LeRetourDesMortsVivants

return_of_living_dead_1_poster_02

Avant de commencer mon petit article, je souhaite vous rassurer : je ne vous ai pas oublié pour le chapitre 7 ! Il est bel et bien terminé, mais je n’ai pas encore eu vraiment le temps de tout relire et de le corriger. Il arrivera avant la fin de la semaine, soyez-en sûrs 😉

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une saga culte du cinéma d’horreur, que tout fan de zombies se DOIT d’avoir déjà vu (si ce n’est pas encore fait, bougez-vous les fesses ! Ce n’est pas en regardant simplement The Walking Dead que vous pouvez vous prétendre du jour au lendemain fan de zombies …).

Cette trilogie culte figure au même rang que la saga tout aussi culte des Morts-Vivants de George A. Romero (le père du zombie moderne pour ceux qui ne le sauraient pas encore, avec le célèbre « La Nuit des Morts-Vivants » de 1968). J’ai eu la chance en 2008 de rencontrer Romero lors de l’avant-première parisienne de Diary of the Dead, et j’adore sa vision des zombies. Ce réalisateur ne se contente pas simplement de faire des films de zombies, il dissémine à chaque fois au sein de ses films une critique sur la société. Comme il y a un grand labs de temps entre chacun de ses films, la critique évolue au fur et à mesure des films.

Le Retour des Morts-Vivants, réalisé par Dan O’Bannon (scénariste d’Alien de Ridley Scott, ce qui n’est pas rien), vise un tout autre objectif : le fun et l’humour décomplexé ! À l’époque du Retour des Morts-Vivants, c’est à dire dans le milieu des années 80, une pléthore de films de zombies sont déjà sortis, et le genre s’essouffle considérablement (il disparaîtra d’ailleurs complètement des écrans et des cinés durant les années 90 et prendra plutôt essor dans le jeu vidéo, avant de renaître de ses cendres grâces aux films Resident Evil et 28 Jours Plus Tard en 2002).

Le Retour des Morts-Vivants, même s’il verse dans le fantastique et le gore, a une visée plus satyrique qu’horrifique. La mythologie du film prend racine dans la Nuit des Morts-Vivants (c’est une sorte de séquelle non-officielle), et on a ainsi une suite de situations plus loufoques les unes que les autres : une soit disant entreprise de dépôt et livraison abriterait dans son sous-sol des barils datant de 1969 contenant une expérience ratée ayant ramené les morts à la vie. Les deux gusses bossant ce soir là vont sans le faire exprès ouvrir l’un des barils d’où va s’échapper un gaz appelé Trioxin, et qui a la capacité de ramener les morts à la vie (un peu comme le Virus-T dans Resident Evil).

Le film redéfinit les codes du genre en s’en amusant : ici, les zombies courent, peuvent même parler (« Brainsssss »), et une balle dans la tête ne sera pas suffisant pour les tuer. Autant dire qu’ils sont pratiquement increvables ! La seule solution viable : l’incinération. Ce que feront nos deux comparses lorsqu’ils voudront se débarrasser d’une créature revenue d’entre les morts par leur faute. Mauvaise idée : la fumée s’échappant du crématorium va créer une pluie acide qui va s’abattre sur le cimetière voisin … Je vous laisser deviner la suite !

Les personnages sont tous plus drôles et caricaturaux les uns que les autres : le nouvel employé un peu con de l’entreprise de dépôt, le groupe de jeunes punks qui vient faire la bringue dans le cimetière, le thanatopracteur loufoque, etc. Malgré tout, l’ambiance est parfois pesante grâce à une atmosphère totalement glauque et poisseuse, avec les bons vieux effets spéciaux de l’époque (vous ne me ferez jamais peur avec un zombie en image de synthèse), le tout sur fond de musiques rock qui ajoutent la touche parfaite pour cette petite perle du cinéma de zombies.

La suite, Le Retour des Morts-Vivants 2, prend le parti-pris de verser totalement dans la parodie et l’humour, laissant de côté l’aspect horreur, mais pas le gore, bien entendu ! Certains acteurs du 1er film, dont les personnages sont pourtant morts, sont même de retour ! C’est pour vous dire à quel point cette suite est encore plus déjantée. Même si mon préféré reste le 1er film, cette suite, parfois considérée par les fans comme le volet le moins bon (trop barré sans doute), m’a bien fait rire et m’a plue. Le film tourne l’armée américaine au ridicule, ce qui change un peu des sempiternels films patriotiques.

Le Retour des Morts-Vivants 3, fait tout l’inverse niveau ambiance ! Sorti en 1993, il fut l’un des rares films du genre dans les 90s. Cette troisième mouture abandonne totalement l’humour et propose un film bien plus sombre et ténébreux, une sorte de Roméo et Juliette obscur, où le héros, dont la copine meurt dans un accident de la route, décide d’utiliser le gaz Trioxin pour ramener celle-ci à la vie. Comme vous pouvez l’imaginer, cela ne se fera pas sans soucis … Même si l’atmosphère du film est sympathique, ce 3ème opus est celui que j’ai le moins apprécié, car on ne retrouve plus cette dose d’humour qui était là lors des précédents films, même si certaines scènes sont tout de même assez comiques, bien que traitées de manière sérieuse. Néanmoins, le film tente d’apporter quelques éléments de critique sur la dérive des expérimentations scientifiques douteuses dont nous sommes parfois capables (ici l’armée tentant d’utiliser le Trioxin afin de créer une légion de morts qui serviront de soldats sur les champs de bataille).

Enfin, il y a bien eu 2 suites à la trilogie, intitulées « Le Retour des Morts-Vivants : Necropolis » et « Le Retour des Morts-Vivants : Rave to the Grave », réalisées vers 2005. Ces deux séquelles sont sorties en direct-to-dvd et n’ont pas connues un grand succès, et sont complètement passées à la trappe. Trop différentes du produit original sans doute.