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Mon avis sur le film [●REC]⁴ : Apocalypse

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Titre original : [●REC]⁴ : Apocalypsis
Date de sortie France : 12 Novembre 2014
Date de sortie (Espagne) : 31 Octobre 2014
Réalisé par : Jaume Balagueró
Avec : Manuela Velasco, Paco Manzanedo, Ismael Fritschi, Héctor Colomé, Crispulo Cabezas, María Alfonsa Rosso
Nationalité(s) : Espagnol
Genre(s) : Épouvante, Horreur, Action
Durée : 1h36

Synopsis : Quelques heures après les terribles événements qui ont ravagé le vieil immeuble de Barcelone. Passé le chaos initial, l’armée décide d’intervenir et envoie un groupe d’élite dans l’immeuble pour poser des détonateurs et mettre un terme à ce cauchemar. Mais quelques instants avant l’explosion, les soldats découvrent une ultime survivante : Angela Vidal … Elle est amenée dans un quartier de haute-sécurité pour être mise en quarantaine et isolée du monde afin de subir une batterie de tests médicaux. Un endroit parfait pour la renaissance du Mal … L’Apocalypse peut commencer !

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Mon avis : Voici enfin venu l’ultime épisode de la saga REC, initiée en 2007 avec le premier film. Après un REC 3 qui a déçu de très nombreux fans, REC 4 se devait de relever la barre assez haut afin de faire oublier cet aparté raté. Et le pari est réussi !

Je me rappelle encore de la première fois où j’ai vu REC 1 en 2008. Ce film d’horreur venu tout droit d’Espagne, loin des habituels standards américains, a été pour moi une véritable claque. Le film décide d’utiliser le found footage, à l’époque encore balbutiant (les gens se souviennent surtout à ce moment là du projet Blair Witch). C’est à cette même période que commencent alors à arriver toute une flopée de métrages utilisant ce style délicat à maîtriser : Paranormal Activity, Cloverfield et bien d’autres encore, avec plus au moins de réussite.

Néanmoins la particularité de REC, c’est son atmosphère absolument étouffante et stressante, avec une tension qui monte graduellement tout au long du film, tandis que le spectateur découvre éberlué une fin totalement hystérique qui restera dans les mémoires, avec une Tristana Medeiros absolument effrayante.

En 2009 le film suivant a débarqué, et pour moi c’était une suite tout à fait satisfaisante qui a apporté pas mal de réponses par rapport au premier film, et notamment au sujet de l’infection qui se propageait dans l’immeuble, même si certaines questions restaient toujours en suspens. L’horreur laissait un peu plus de place à l’action avec l’arrivée d’un commando armé jusqu’aux dents. À l’issu de ce film, il est annoncé par les co-réalisateurs des 2 premiers opus, Paco Plaza et Jaume Balagueró, que la saga sera clôturée par deux nouveaux films qui ne seront plus réalisés ensemble par le duo, mais plutôt que chacun s’occupera d’une des suites. Paco Plaza sera chargé de REC 3, et Jaume Balagueró de REC 4.

C’est ansi que débarque en 2012 REC 3, énormément attendu par les fans, notamment vis à vis de son titre trompeur « Genesis », à l’époque interprété comme un retour à la source, qui permettrait de comprendre les origines du chaos. Au final, le titre n’est qu’une référence à la « Genèse » dans la Bible et le film n’est ni une préquelle, ni une séquelle à la saga, mais ce qu’on appelle un « sidequel », c’est à dire que le film se passe en même temps que REC 1 et 2. C’est donc une parenthèse apportée à la saga, qui permettait de découvrir de tout nouveaux personnages et un nouveau foyer d’infection. Malheureusement, le film a énormément souffert de la direction prise par son réalisateur, Paco Plaza. Celui-ci a en effet ajouté une dimension comique tout à fait mal venue, s’écartant complètement du ton sombre et angoissant établi avec les deux premiers films. On se retrouve donc plutôt avec une comédie horrifique qu’un véritable film d’horreur. Beaucoup de personnes, moi-compris, se sont senties dupées par cette suite tant escomptées. Néanmoins, il faut dire que le film a tout de même apporté son lot de points positifs : tout d’abord, un rafraîchissement total au niveau de la mise en scène, puisque le found footage a été abandonné au profit d’une réalisation classique, ce qui permet à la franchise un renouvellement bienvenue, plutôt que de se reposer sur ses acquis en terme de mise en scène. De même, les acteurs étaient vraiment tops, à commencer par Laetitia Dolera jouant le rôle principal de la mariée avec quelques séquences d’anthologie, notamment ses scènes à la tronçonneuse. Dans le même ordre idée, certaines réponses étaient de nouveau apportées, notamment le fait que Tristana Medeiros, la « patiente zéro », contrôlait en quelque sorte tous les infectés. Hélas, le film a aussi été gâché par une fin mal menée, atroce, où tout le monde a probablement pensé « What the fuck ?! » car n’apportant absolument rien à la saga. La néant total.

C’est donc avec beaucoup d’appréhension que les adorateurs de REC attendaient cet ultime épisode qu’est REC Apocalypse. Et la patience a été, me concernant, à la hauteur de mes attentes, puisque j’ai retrouvé avec plaisir l’ambiance des deux premiers films. Tout d’abord grâce au début qui permet un come-back dans « l’immeuble » de Barcelone, véritable icône à lui seul de la saga. Mais également grâce au lieu de l’action, un cargo, propice au retour des thèmes essentiels de REC : enfermement (où aller quand vous êtes coincés sur un bateau, entouré par l’immensité de l’océan ?), claustrophobie, environnement inhospitalier, etc.

On retrouve avec une immense joie le personnage clef de la saga, Angela Vidal, qui a enfin pu ressortir de l’immeuble de Barcelone … pour se retrouver de nouveau enfermée sur ce cargo servant de QG à une équipe scientifique de pointe chargée de lui faire passer de nombreux tests afin de vérifier si oui ou non cette dernière est toujours infectée, et surtout trouver un remède à l’infection. Malheureusement, film d’épouvante oblige, tout ne se déroule pas comme prévu, puisqu’un singe ayant servi de cobaye afin de créer ledit vaccin s’échappe, libérant l’infection sur le bateau, ce qui engendre en un rien de temps un chaos sans nom.

Angela se retrouve accompagnée de nouveaux personnages : Guzman, un des soldats l’ayant extraite de l’immeuble, ainsi que son coéquipier Lucas. Une survivante de REC 3 qui permet de faire le lien avec le film précédent est également présente, Anciana, visiblement la mère de Koldo, car si j’ai bien compris, elle dit être la belle-mère de la mariée, alias Clara dans REC 3. Son personnage est véritablement drôle et apporte une touche d’humour, qui, contrairement à REC 3, est parfaitement amenée et permet d’apaiser certains moments de tension. Du côté de l’équipe du cargo, on fait la connaissance du Docteur Ricarte en charge des expérimentations. Il a un rôle prépondérant et ne reculera devant rien pour trouver le remède. Enfin, dernier personnage crucial, Nic, fan des émissions d’Angela Vidal et accessoirement spécialiste informatique qui sera d’une aide précieuse. Les acteurs sont vraiment biens et jouent leurs rôles de manière convaincante

La mise en scène de Jaume Balagueró est très énergique et cet opus, une fois passée la phase nécessaire d’introduction, est clairement orienté action, et on sent que c’est le chapitre le plus ambitieux de la franchise en terme de budget. Globalement le tout est satisfaisant, on est à le fois happé par des scènes de corridors étouffantes, et à la fois « libérés » par des plans extérieurs montrant le bateau et l’océan. Reste quand même que certaines scènes de combat restent difficiles à suivre et parfois mal coordonnées, même si cela ne dure pas forcément longtemps. L’ambiance m’a beaucoup fait pensé au jeu vidéo Resident Evil : Revelations se déroulant lui aussi sur un grand bateau, en l’occurence un bateau de croisière, et ça m’a plu. On retrouve à nouveau quelques scènes d’anthologie comme dans REC 3, notamment Angela et Nic se défendant avec ardeur à l’aide d’un moteur de bateau servant à déchiqueter les infectés.

La musique était assez classique mais collait bien à l’ambiance générale du métrage. Elle n’a pas particulièrement retenu mon attention mais ne m’a pas déçue pour autant non plus.

Pour en revenir aux personnages, quel plaisir de retrouver Angela ! La pauvre se retrouve de nouveau enfermée après avoir été libérée de l’immeuble, et doit se démener pour comprendre où elle se trouve et ce qui se trame, avant que l’horreur ne déferle. En parlant d’horreur, attention, tout comme le 3, à ne pas vous laisser tromper par le titre. Si par « Apocalypse » vous vous attendez à voir les Enfers débarquer sous forme de pandémie sortie de l’immeuble avec une contagion mondiale, vous risquez d’être déçus. À mon sens, le titre « Apocalypse » fait plus référence au fait que ce qui se trouve sur le bateau doit à tout pris y rester afin d’éviter que le chaos ne se répande sur le continent.

Deux autres personnages m’ont beaucoup plus : Ricarte, le chef des scientifiques, qui était vraiment classe, même si un peu enfoiré sur les bords. Et aussi Nic, le fan d’Angela, drôle et sympathique, qui va finir par former un duo aussi improbable qu’irrésistible avec cette dernière. Guzman était un bon personnage aussi en tant que soutien à Angela.

Au niveau de la trame narrative, attendez-vous à quelques surprises, car ce que vous pensez savoir ou croire ne sera pas forcément la vérité, surtout que le réalisateur prend un malin plaisir à instiller le doute jusqu’au bout.

L’équipe scientifique présente sur le bateau permet de répondre à quelques questions laissées en suspens avec les deux premiers films, mais malheureusement cela apporte aussi de nouvelles interrogations, notamment au sujet du Ver, l’origine du Mal. En effet, il n’est pas bien clair si celui-ci est apparu pour la première fois en Tristana Medeiros, ou si cette dernière n’a été qu’un simple hôte comme un autre, à l’instar d’Angela. Si cette hypothèse est vérifiée, cela s’avèrerait assez décevant étant donné que Tristana est présentée depuis le départ comme la « patiente zéro », celle avec qui tout a commencé. Par ailleurs, d’où vient le Ver ? Est-il véritablement d’origine diabolique, la « voix » du démon, comme suggéré auparavant, ou alors une entité extraterrestre, comme le laissaient entendre certaines coupures de journal dans REC 1 ? Dans un sens, le fait qu’aucune véritable affirmation ne soit apportée n’est pas plus mal. Car le propre du fantastique, comme en littérature, n’est-il pas justement de laisser le spectateur douter sur la finalité de l’histoire, à l’instar par exemple des nombreuses nouvelles de Maupassant qui excellait dans ce genre terrifiant et malsain ?

Maintenant la question que vous vous posez, c’est : « Est-ce que le film conclut-il vraiment la saga » ? J’ai lu que beaucoup de gens avaient été déçus à ce sujet. Pour moi ça n’est pas le cas. Sans rien vous dévoiler, le film clôt en beauté les aventures d’Angela qui est quand même le personnage central de la franchise. Le film laisse toutefois une grande part de mystère avec une fin qui permet d’imaginer une ouverture possible pour une suite. Rien de cela n’est prévu à l’ordre du jour, mais Jaume Balagueró et Paco Plaza ont déjà plaisanté à ce sujet. Sait-on jamais ?

Pour conclure, REC 4 a pour moi été un film super, que j’ai adoré regarder. J’avais peur d’être déçu au vu des critiques qui m’avaient été faites, mais au final je l’ai apprécié de bout en bout. Comme quoi il ne faut jamais écouter les autres et les avis pré-conçus ! Je suis assez triste car avec REC 4 une page du cinéma d’horreur se tourne, la saga REC aura pour moi durablement marqué ce genre, et aura brillamment su s’imposer, car qui aurait cru qu’un simple film espagnol, loin des standards hollywoodiens, parviendrait à se muer en franchise s’exportant à l’international ? Un grand merci à Jaume Balagueró et Paco Plaza pour ces moments de frissons et de bonheur. Adieu REC !

P.S. : Si vous souhaitez en apprendre plus sur la saga [REC] (produits dérivés, univers) et avoir des news exclusives à son sujet, notamment les futures sorties DVD / Blu-Ray, je vous invite à vous rendre sur l’excellent blog de mon ami Khalen, qui est entièrement dédié à la franchise, à cette adresse : http://sagarec.wordpress.com. Khalen est toujours bien renseigné, et s’il y a du nouveau sur la franchise, c’est là que vous serez informés en premier lieu !

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[Cinéma] Mon avis sur le film Godzilla 2014

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Titre original : Godzilla
Date de sortie France : 14 Mai 2014
Date de sortie (Israël) : 16 Mai 2014
Réalisé par : Gareth Edwards
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe, Elizabeth Olsen
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Catastrophe, Action, Science-Fiction
Durée : 2h03

Synopsis : Au Japon, une étrange créature ailée nommée MUTO s’échappe de la centrale nucléaire abandonnée de Janjira où elle a hiberné durant 15 ans, accumulant de l’énergie radioactive, et détruit tout dans son sillage. C’est alors qu’un monstre ancestral gigantesque, Godzilla, entre en scène.

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Mon avis : Après une première tentative de remake de la célèbre licence japonaise (qui compte près de 28 films) en 1998 signée Roland Emmerich et qui a connu un joli succès au box office, les américains décident de repartir de zéro et de créer un nouveau remake. Le Godzilla de Emmerich pour moi n’est pas un si mauvais film. C’est un bon blockbuster, qui reprend tous les critères du genre. Seulement, il y a un hic, qui fait que beaucoup de gens ont détesté ce film, et plus particulièrement les fans de Godzilla : il n’avait pas grand chose à voir avec Godzilla. La créature d’une part ne ressemblait que peu au Godzilla originel, et d’autres part pratiquement toutes les thématiques abordées dans la saga japonaise était survolées, voire éclipsées. On se retrouvait donc avec un simple monstre destructeur perdu dans New York et misant à fond sur la carte de la surenchère et des effets spéciaux. Le film avait malgré tout très bien fonctionné et il était même prévu de lancer la suite (basé sur le dernier oeuf restant à la fin du film).

Ce cru 2014 propose une vision tout à fait différente mais plus satisfaisante, beaucoup plus proche de la saga japonaise. On retrouve ainsi fortement le thème du danger nucléaire, qui n’était qu’un prétexte dans le film de 1998 et n’était évoqué qu’au début. De plus, le design de Godzilla est beaucoup plus fidèle à l’original tout en se démarquant avec une une vraie classe et un vrai charisme.

Alors certes, ce film reste un blockbuster, on ne va pas se mentir, mais un blockbuster intelligent et très bien ficelé, mené de main de maître par Gareth Edwards, habitué jusqu’ici aux petites productions (Monsters). L’originalité du film, c’est que, bien qu’il s’agisse d’un film catastrophe, il garde une dimension et un point de vue très humain. Ainsi, la mise en scène privilégie majoritairement des plans qui ne pourraient être filmés que depuis un endroit où pourrait se situer un humain en train d’observer les scènes : rue, haut d’un immeuble, dans un hélicoptère, sur un pont, au loin. Cela permet de mesurer l’ampleur du désastre d’un point de vue réaliste et bien plus effrayant.

Beaucoup ont critiqué à la sortie du film le fait qu’on ne voyait pratiquement pas Godzilla. Visiblement ils n’ont pas compris que Gareth Edwards a justement voulu éviter de retomber dans les travers du Godzilla 1998. Ici, le suspens et l’action montent crescendo. Godzilla est une ombre menaçante et invisible qui surgit sans prévenir et à point nommé, pour un dernier tiers de film complètement fou et hallucinant.

Les nouvelles créatures introduites, appelées MUTOs, ont un design très insectoïde, qui a rappelé pour certains la créature de Cloverfield. Leurs scènes sont tout aussi angoissantes que celles de Godzilla, puisque malgré leurs tailles gigantesques, les MUTOs surgissent généralement de nul part. Ils s’avèrent être de redoutables adversaires qui mettront autant à mal Godzilla que les humains.

Les acteurs sont convaincants, notamment Aaron Taylor-Johnson qui est trimballé malgré lui aux quatre coins du globe. Il n’y a peut-être que Ken Watanabe qui a l’air un peu trop constipé à chaque apparition de Godzilla, mais qui pourtant semble bien sûr de lui. Brian Cranston était parfait dans son rôle un peu fou et paranoïaque, piétinant dans les démons de son passé. Juliette Binoche, notre petite française nationale, a malheureusement un rôle trop peu important pour pouvoir juger de quoi que ce soit.

Au niveau de la musique, on a le droit à une très belle partition d’Alexandre Desplat (également un petit français !), décidément fort prisé ces derniers temps aux USA. Il rend un bel hommage aux Godzilla japonais tout en apportant sa touche personnelle. On se retrouve avec une musique bien calibrée, à la fois angoissante et glauque, mais aussi énergique pour les scènes impressionnantes.

Pour conclure, ce Godzilla 2014 version US est pour moi un pari réussi, qui rafraîchi le mythe du plus connu des Kaijus tout en rendant un hommage bien mérité à la franchise qui célèbre cette année ses 60 ans d’existence.

P.S. : Info de dernière minute, il semble que la Toho souhaite refaire un nouveau Godzilla japonais, ce qui en ferait le 25ème film version jap. La société de production se pose notamment la question de savoir s’ils resteront fidèles au Godzilla costumé ou si ce dernier passera à l’image de synthèse. En tous les cas ce film serait prévu pour 2016. À voir !

Mon avis sur le film Sublimes Créatures

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Titre original : Beautiful Creatures
Date de sortie France : 14 Février 2013
Date de sortie (USA) : 17 Février 2013
Réalisé par : Richard LaGravenese
Avec : Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Thomas Mann (II), Emma Thompson, Eileen Atkins
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Fantastique, Romance
Durée : 2h04

Synopsis : Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres …

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Mon avis : Un film que j’ai beaucoup aimé !!!! Je l’ai vu dans la foulée avec Mortal Instruments et autant dire que Sublimes Créatures surpasse à mon sens de très loin ce dernier. Mise en scène soignée et maîtrisée, acteurs au top, histoire très intéressante et bien menée et musique envoûtante ! Je n’ai pas lu le roman donc je laisserai le soin aux fans de la saga littéraire de faire la comparaison.

Toujours est-il que Sublimes Créatures reste un excellent film fantastique « bit-lit » avec une atmosphère mystérieuse, loufoque et étrange assez agréable. J’ai beaucoup apprécié toute cette histoire d’ « enchanteurs » (qui ne restent ni plus ni moins que des sorciers) qui sont cachés parmi les humains. Leurs pouvoirs sont aussi intéressants que puissants. Moi qui cherchait des sources d’inspiration sur les sorciers / enchanteurs, j’ai pour le coup été bien servi.

Le point positif du film réside aussi le fait que le personnage principal est un garçon, ce qui nous change un peu de l’éternelle greluche qui tombe amoureuse du premier être surnaturel venu. Ici, il y a certes une histoire d’amour naissante entre les deux héros, Ethan, le mortel, et Lena, l’Enchanteresse, mais elle se fait tout en douceur et est parsemée d’embuches. On ne tombe pas directement dans la niaiserie habituelle de ce genre de films. On a plus l’impression de voir deux meilleurs amis très proches qu’un véritable couple et ça passe mieux pour moi.

Ce que j’ai un peu moins bien aimé, c’est le fait que chaque Enchanteur saura à ses 16 ans s’il passe du côté de l’ombre ou de la lumière. Un peu trop cliché à mon goût. Sans compter ce thème qui revient souvent dans ce type d’histoire fantastique des ancêtres des deux héros qui se sont déjà rencontrés par le passé et ont vécu une romance (un peu dans le même style que The Vampire Diaries avec Katherine, Stefan et Damon).

Dans les tous cas, Alden Ehrenreich et Alice Englert sont vraiment tous les deux très convaincants dans leurs rôles, ils n’en font pas trop et c’est une bonne chose. J’ai également apprécié les prestations de Jeremy Irons et Emma Thompson, sortes d’Aînés parmi les Enchanteurs.

Quand je vois la déception qu’a été Mortal Instruments, je suis assez triste de constater que malheureusement Sublimes Créatures n’a pas si bien fonctionné au box office, car au contraire du premier cité, Sublimes Créatures aurait vraiment mérité une suite car on sent que même sans les avoir lus, l’histoire des livres a vraiment du potentiel et qu’il y avait encore beaucoup à dire. Mais voilà, je pense qu’une certaine lassitude s’est installée auprès du public pour ce genre de films. L’époque « Twilight » est désormais révolue. Maintenant la mode est plutôt aux films avec un futur dystopique comme Twilight ou Divergente (deux sagas que j’adore). Mais on peut toujours croiser les doigts pour une suite à Sublimes Créatures !

En clair, un film que je conseille aux amateurs de fantastique et de bit-lit !!

Mon avis sur le film The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres

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Titre original : The Mortal Instruments : City of Bones
Date de sortie France : 16 Octobre 2013
Date de sortie (USA) : 21 Août 2013
Réalisé par : Harald Zwart
Avec : Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Robert Sheehan, Kevin Zegers, Lena Headey, Kevin Durand, Aidan Turner, Jemima West
Nationalité(s) : Américain, Allemand
Genre(s) : Fantastique , Action , Aventure
Durée : 2h10

Synopsis : New York, de nos jours. Au cours d’une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d’un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux … Elle découvre alors l’existence d’une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombres. Le mystérieux Jace est l’un d’entre eux. À ses côtés, Clary va jouer dans cette aventure un rôle qu’elle n’aurait jamais imaginé.

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Nouvelle critique aujourd’hui, sur le film The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres. Comme je suis très en retard dans mes publications d’avis et critiques (j’en ai plus d’une quinzaine à rédiger, c’est ça de pas avoir la motivation ou le temps de le faire ^^), j’ai en réalité vu ce film il y a plusieurs mois maintenant.

Ce qui m’a motivé à le regarder, c’est toujours cette recherche que j’effectue de voir et lire le plus d’oeuvres possibles sur le thème de la bit-lit et des mondes de la nuit, afin de voir comment les auteurs traitent les créatures qui y sont reliés.

Je tiens tout d’abord à préciser que je n’ai pas lu le livre et ne ferait donc pas de comparaisons avec ce dernier. Globalement j’ai trouvé le film assez moyen.

Même si la prestation de Lilly Collins m’a convaincu, je dois avouer que j’ai eu plus de mal avec le traitement des autres personnages ainsi que le déroulement de l’histoire. Le constat que j’ai eu en finissant le film fut de m’être retrouvé devant un teenage movie lambda, avec peu de choses originales à se mettre sous la dent en terme de mise en scène.

Certes, sur le fond, le voyage se révèle intéressant, avec toute cette histoire de monde caché, protégé par des gardiens, les Chasseurs d’Ombres, mais sur la forme, ça pèche. La mise en scène est très banale et on retrouve pas mal de scènes assez niaises. J’ai trouvé le meilleur ami de l’héroïne absolument imbuvable, et son espèce de pseudo-crush avec qui elle a une amourette tête à claque. Le chef des Chasseurs d’Ombres m’a aussi agacé.

En revanche, j’ai beaucoup aimé le personnage interprété par Kevin Zegers (qui a également joué dans l’une de mes séries fétiches, Gossip Girl). Le fait qu’il éprouve une attirance pour Jace et qu’il décide de provoquer Clary m’a intéressé. Il faut dire que j’aime beaucoup les relations homme/homme dans ce genre d’univers, donc forcément ! On ne peut aussi qu’apprécier la prestation de Jonathan Rhys Meyers, mais on se demande vraiment ce que le pauvre fait là-dedans. Autre point fort, Lena Heady, convaincante dans son rôle mais assez peu présente.

Les amateurs de créatures mythiques seront ravis puisqu’on retrouve entre autre des sorciers, des loups-garous, des vampires, etc. Mais le soucis c’est que presque rien n’est dit à leur sujet dans le film. Qui sont-ils ? Quelles sont leur caractéristiques ? Hormis les Chasseurs d’Ombres, les autres clans sont assez sous-développés. Dommage, on aurait aimé en savoir un peu plus.

Concernant les effets spéciaux, c’était moyen en terme d’images de synthèse. Rien d’extraordinaire. Pour ce qui est des décors en revanche, ils étaient très soignés et l’intérieur du repaire des gardiens m’a beaucoup plu.

Pour la musique, au niveau de la composition, je dois dire que ça ne m’a pas vraiment marqué, car je n’en ai absolument aucun souvenir. En revanche, au niveau des diverses musiques d’artistes utilisées ça et là, je les ai trouvées très bien choisies et collant parfaitement à l’ambiance. La meilleure pour moi reste Calling From Abobe de Bassnectar utilisé dans la scène de la boîte de nuit où Claire découvre Jace. Il y en a ainsi plusieurs autres sympas à diverses reprises dans le film.

Au final, The Mortal Instruments reste pour moi un banal film bit-lit et fantastique. Il ne m’a pas ému plus que ça mais reste quand même un métrage sympathique pour les fans du genre.

Mon avis sur le film Le Dernier Des Templiers

 

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Titre original : Season of the Witch
Date de sortie France : 12 Janvier 2011
Date de sortie (USA) : 07 Janvier 2011
Réalisé par : Dominic Sena
Avec : Nicolas Cage, Ron Perlman, Stephen Campbell Moore, Stephen Graham, Ulrich Thomsen, Claire Foy, Robert Sheehan
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Aventure, Fantastique
Durée : 1h35

Synopsis : Après des années de croisade en Terre sainte, le templier Behmen et son fidèle compagnon, Felson, reviennent en Europe, désabusés. Alors qu’ils aspirent à une vie paisible, ils découvrent leur pays ravagé par la peste noire et se retrouvent appréhendés par les hommes du Cardinal.
Accusés d’avoir déserté, ils risquent la prison. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter une étrange mission. Ils doivent escorter une mystérieuse jeune femme, désignée comme une sorcière responsable de l’épidémie, jusqu’à un lointain monastère où elle sera jugée et où sera pratiqué un ancestral rituel purificateur …
À travers des terres hostiles et dévastées par la maladie, dans des contrées sauvages, Behmen, Felson et quelques autres, se lancent dans le plus dangereux et le plus fascinant de tous les périples. Alors qu’aux yeux de Behmen, la jeune femme apparaît de plus en plus comme un bouc émissaire, d’étranges phénomènes se produisent. Tous ne vont pas tarder à découvrir les effroyables forces qui les attendent …

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Voilà un film que je devais voir depuis un sacré bout de temps, et c’est enfin chose faite. Je l’avais râté au cinéma, et au final je me dis que c’est pas plus mal … Le ton est donné.

Ce qui m’a donné envie de voir ce film, c’est qu’en ce moment je suis dans une période où j’essaye de regarder et lire le plus possible de films et d’ouvrages avec des histoires de sorcellerie afin de voir comment le sujet est traité, car les sorciers sont des créatures qui m’intéressent pour de futurs récits.

Après quelques films visionnés comme The Craft (critique à venir), j’en suis donc venu au Dernier des Templiers. Le film bénéficie d’une mise en scène correcte et d’un duo tête d’affiche sympathique, avec Nicolas Cage et Ron Perlman.

Malheureusement ces deux atouts ne sauvent pas le film qui au final s’avère plus ridicule que divertissant. La faute à des personnages complètement caricaturaux, sans aucune once d’originalité, voire tête à claque (notamment le jeune chevalier joué par Robert Sheehan), et des intrigues pas franchement folichonnes. On retiendra surtout la prestation de Claire Foy, satisfaisante en sorcière en cage. Ainsi que le caméo de Christopher Lee, icône culte du cinéma fantastique des années 40 à 60 pour son rôle de Dracula dans les films de la Hammer.

Bon point pour les décors qui sont vraiment magnifiques, autant les scènes d’extérieur que d’intérieur, et le film est assez convaincant à ce niveau. On a aussi le droit à quelques jolis plans (le château sur la colline au dessus duquel vole une nuée de corbeaux en tourbillon). En revanche on ne peut pas vraiment saluer les effets spéciaux, plus particulièrement les images de synthèse, qui sont vraiment limites et peu crédibles.

Concernant l’histoire, j’ai vraiment été déçu, car on nous vend une intrigue sur fond de sorcellerie, et on se retrouve au final avec une espèce de problème démoniaque qui n’a plus rien à voir avec le début de l’histoire. Niveau sorcellerie je n’ai donc pas eu grand chose à me mettre sous la dent.

Bref, Le Dernier Des Templiers est un film qui avait un certain potentiel, mais qui au final s’avère être un divertissement très moyen, la faute à des personnages peu intéressants et peu originaux et à un scénario digne d’un téléfilm de deuxième partie de soirée.

Mon avis sur le film La Légende d’Hercule

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Titre original : The Legend of Hercules
Date de sortie France : 19 Mars 2014
Date de sortie (USA) : 10 Janvier 2014
Réalisé par : Renny Harlin
Avec : Kellan Lutz, Gaia Weiss, Scott Adkins, Liam McIntyre, Roxanne McKee
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Péplum
Durée : 1h39

Synopsis : Hercule est le fils de la reine Alcmène que lui a donné Zeus en cachette du roi Amphitryon pour renverser celui-ci une fois l’enfant devenu adulte. Amoureux d’Hébé, Hercule est trahi par le roi qui la destine à son autre fils, Iphiclès. Le demi-dieux est exilé et vendu comme esclave. Devenu gladiateur et renversant tous ses adversaires, Hercule, avec l’aide de Sotiris, son compagnon d’armes, va tenter de libérer le royaume de la tyrannie d’Amphitryon, arracher Hébé aux griffes de son frère, et prendre enfin sa vraie place, celle du plus grand héros que la Grèce ait jamais connu …

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Je suis allé voir La Légende d’Hercule pour 3 raisons : d’abord, j’apprécie beaucoup les péplums. Ensuite, j’adore Liam McIntyre, qui joue dans l’une de mes séries préférées le personnage principal : Spartacus. Enfin, parce que je trouve Kellan Lutz vraiment beau gosse et le voir pratiquement à poil tout le long d’un film est une pensée qui m’a beaucoup alléché ^^

Au niveau de l’histoire, tout le monde, à moins d’avoir une culture aussi vide que les huitres que j’ai mangées il y a deux semaines, connaît plus au moins l’histoire d’Hercule. Mais ce qui est intéressant avec ce film, c’est qu’il prend le parti de ne pas dépeindre l’Hercule surpuissant que nous connaissons dans toute sa gloire et ses 12 fameux travaux. Le scénariste décide de nous emmener aux origines du personnage. C’est assez louable, malheureusement, le script est très moyen. La faute à une intrigue totalement mielleuse et niaise qui met au premier plan l’histoire d’amour entre Hercule et Hebe dont tout le monde se fout éperdument. On est venu pour mater Lutz bordel, pas le voir s’éprendre de cette sombre potiche ! Le film est ainsi le théâtre d’un débordement de scènes toutes plus mièvres les unes que les autres qui ne donnent au personnage d’Hercule aucune crédibilité. Certes il est fort, mais trop niais aussi. Quant aux autres personnages, exceptés peut-être la pauvre Reine Alcmene et Sotiris, ils sont tous aussi caricaturaux les uns que les autres, entre le méchant roi, le méchant demi-frère, la princesse agaçante et j’en passe.

Au niveau de la réalisation, Renny Harlin nous a habitué dans sa carrière à des films plus au moins bons ou mauvais (parmi les bons j’en retiens un qui m’a énormément marqué étant gosse, c’est Peur Bleue), et ici il se contente du strict minimum. Son scénario est bâclé, mais heureusement la mise en scène est correcte mais pas miraculeuse. On a ainsi droit à quelques beaux plans ici et là mais ce n’est pas suffisant. Reste quelques beaux combats intéressants et jolis à voir.

Au niveau de la performance des acteurs, Kellan Lutz avait du potentiel pour le rôle, surtout vu sa carrure, et on sent qu’il s’est investi dans le rôle, malheureusement son personnage est si mal écrit que l’acteur rendu célèbre grâce à Twilight ne peut rien faire à part sauver les meubles. Liam McIntyre de son côté est plutôt convainquant en Sotiris, et c’est avec plaisir qu’on le retrouve au cinéma après la fin de Spartacus ! Les autres acteurs font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, notamment Scott Adkins en Roi Amphitryon, et Roxanne McKee en Reine Alcmene. Liam Garrigan est lui très peu convaincant en Iphicles. Il a au moins un mérite : on a constamment envie de le baffer tout le long du film.

La musique signée Tuomas Kantelinen était assez sympathique sans être transcendante.

En bref, Le Légende d’Hercule est un film très moyen, que j’aurais plutôt vu sortir en Direct to DVD qu’au ciné, surtout quand on voit le bide monumental qu’a été le film au box office. Entre scènes mielleuses ou débiles (le héros qui se sert d’un fouet électrique pour balayer une centaine d’ennemis, une bonne façon de se débarrasser d’une séquence pour éviter de filmer des combats), le film ne parvient pas à insuffler de charisme au héros et se retrouve au final plus calibré pour des ados. Pas assez sombre et trop édulcoré sans doute !

Mon avis sur le film Captain America : Le Soldat de l’Hiver

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Titre original : Captain America : The Winter Soldier
Date de sortie France : 26 Mars 2014
Date de sortie (Pays d’origine) : 07 Mars 2013
Réalisé par : Anthony Russo, Joe Russo
Avec : Chris Evans, Scarlett Johansson, Anthony Mackie, Samuel L. Jackson, Sebastian Stan
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Super-Héros, Action, Aventure, Science-Fiction
Durée : 2h08

Synopsis : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi – le Soldat de l’Hiver.

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Captain America 2 poursuit le chemin mis en place par Marvel depuis quelques années, qui consiste à entremêler chacun des films de l’univers Avengers. À la fin du premier opus, on laissait un Steve Rogers piégé dans la glace durant la Seconde Guerre Mondiale et redécouvert des décennies plus tard. Avengers a donc eu la tâche d’introduire le personnage dans le monde moderne. On découvre donc ici un Steve Rogers toujours en train d’essayer de reprendre ses marques dans notre époque contemporaine mais qui n’est plus aussi perdu qu’au début. L’intrigue tourne autour d’un sombre complot qui menace l’existence du SHIELD. L’histoire du film est plutôt bien développée. Certes, il y a de l’action, mais ce que j’ai bien apprécié avec Captain America 2, c’est qu’on est plus dans une ambiance d’infiltration, d’espionage et de quête de vérité plutôt que de simple baston contre un grand méchant. De plus, Captain America est certes un super-héros, mais contrairement à d’autres pairs, il n’est pas invulnérable, ne lance pas de rayons d’énergie, ne peut pas tout faire exploser, etc. Captain America est seulement un sur-homme à la grande force, et par conséquent cela rend le film plus humain et plus réaliste, par exemple qu’un Thor ou un Hulk. Le scénario du film est plutôt bien ficelé même si les habitués des salles obscures auront tôt fait de découvrir qui se cache derrière quoi.

Le film bénéficie d’une mise en scène tout à fait honorable, je n’ai pas grand chose à dire de ce côté. Les effets spéciaux sont parfaitement maîtrisés, et on est pas vraiment dans la surenchère, excepté dans la séquence finale, ce qui est normal au vu de l’intrigue. Les combats sont très bien filmés avec des chorégraphies sympathiques et le réalisateur prend bien le soin de nous montrer chaque mouvement, de sorte qu’on ne se retrouve pas perdu pendant les affrontements, ce qui est une bonne chose !

Les acteurs sont tous convaincants. On retrouve les habitués Chris Evans, Scarlett Johansson et Samuel L. Jackson qui reprennent leurs rôles précédents et qui sont désormais des habitués de l’univers Marvel / Avengers. Parmi les nouveaux venus, on trouve Robert Redford et Anthony Mackie, respectivement dans les rôles de Alexander Pierce et Sam Wilson / Faucon. Le Faucon est un personnage plutôt amusant et bienvenue dans cette mini-équipe de super-héros, tandis qu’Alexander Pierce permet d’en découvrir plus sur le SHIELD, plus souvent mentionné dans les précédents films que véritablement montré. Ici on apprend comment est véritablement dirigé le SHIELD et comment il fonctionne. Enfin, le Soldat de l’Hiver est un méchant assez intéressant, sans trop spoiler, qui va donner du fil à retordre à Captain America. Il est rapide, froid, efficace, mais il cache une faille en lui.

La musique ne m’a pas vraiment marqué, mais elle ne m’a pas déplu pour autant. Elle est bien calibrée pour ce type de film !

Pour terminer, j’ai bien apprécié Captain America : The Winter Soldier, c’est vraiment un bon Marvel qui reprend les ingrédients qui font le succès de cet univers, tout en restant dans une dimension assez humaine grâce à des super-héros qui bénéficient certes d’une grande force mais restent vulnérables et des antagonistes réalistes. Le bon point du film est son côté espionage et infiltration assez agréable qui plaira à beaucoup !