Archives de l’auteur : R.G. Corvin

[Série] Mon avis sur la saison 1 de Van Helsing

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une petite série vampirique sympa découverte et dévorée  durant mes vacances en Indonésie. Il s’agit de la série Van Helsing, produite par la chaîne américaine Sy-Fy et diffusée sur Netflix.

La série ne comporte pour l’instant qu’une saison, composée de 13 épisodes. En voici l’histoire : en 2016, le supervolcan Yellowstone (où je me suis rendu en 2015, endroit absolument magnifique et incontournable à visiter si vous allez aux USA) entre en éruption, créant un hiver volcanique à travers le globe et recouvrant le ciel d’une épaisse couche nuageuse grisâtre voilant le Soleil. Les Vampires, qui jusqu’ici vivaient reclus et dissimulés, profitent de ce cataclysme pour envahir le monde et répandre leur infection. Au cours du tumulte, Vanessa Seward, une jeune maman séparée de son conjoint et vivant avec sa fille Dylan à Seattle, est attaquée dans son appartement par un Vampire, et laissée pour morte. Trois ans plus tard, elle se réveille dans un hôpital et apprend qu’elle est restée dans le coma durant tout ce temps. Elle découvre également avec horreur que le monde est désormais dominé par les Vampires. Ne restent plus que quelques groupes et communautés de survivants, du moins aux USA. Pendant ces trois ans, Vanessa a été surveillée et gardée par un soldat, Axel, ainsi qu’une médecin légiste, Doc, sur ordre de l’armée américaine. Elle va rapidement comprendre que si elle a été gardée en vie pendant trois ans, c’est parce que son sang et sa salive ont la particularité de pouvoir inverser le processus du Vampirisme. De fait, si un Vampire la mord, ou si elle mord un Vampire, celui-ci redevient un humain. De plus, Vanessa se découvre une force décuplée et un pouvoir d’auto-guérison accéléré. Un groupe de survivant va rejoindre l’hôpital où sont retranchés Vanessa, Axel et Doc, et ils ne vont pas tarder à attirer la convoitise des Vampires, qui souhaitent plus que tout capturer Vanessa pour des raisons mystérieuses. Ensemble, ils vont tenter de survivre et se frayer un chemin dans un monde ayant sombré dans le chaos. Mais plus que tout, Vanessa va absolument vouloir retrouver sa fille, Dylan, qu’elle espère toujours vivante.

Voici un court teaser pour vous donner un petit aperçu :

Le pitch est assez intéressant, et peut rappeler de prime-abord des comics ou séries tels que The Walking Dead, mais le récit s’en éloigne assez rapidement. Les deux premiers épisodes sont plutôt moyens au niveau de la mise en scène, avec quelques dialogues bien cheesy, qui pourront en rebuter certains, mais il faut donner sa chance à la série. Passé les débuts, on accroche plutôt bien à l’histoire, à tel point qu’on veut toujours connaître la suite et visionner l’épisode suivant, ce qui est bon signe !

On sent que la série n’a pas un gros budget, mais très franchement, la mise en scène s’améliore continuellement au fur et à mesure des épisodes. La photographie n’est vraiment pas terrible non plus au début, mais se bonifie également par la suite. Je pense aussi que c’est dû au fait que les quelques premiers épisodes se déroulent surtout dans l’hôpital, et que l’atmosphère tourne vite en rond. Les choses deviennent plus intéressantes à partir du moment où le groupe quitte cette endroit.

Côté acteurs, l’héroïne Vanessa est interprétée par Kelly Overton, une actrice peu connue, qui a joué dans quelques séries comme True Blood ou NCIS. Je l’ai trouvée très convaincante et touchante, un bon mix entre un caractère très dur et parfois touchant. Axel est à quant à lui joué par Jonathan Scarfe, peu connu, qui a joué dans Hell on Wheels. Au début je le trouvais un peu agaçant, mais on commence peu à peu à l’apprécier. Vient ensuite Doc, interprétée par Rukiya Bernard, également connue pour quelques séries. La majorité d’entre vous la trouvera insupportable, car il lui arrive de prendre des décisions parfois bidons, d’être désagréable, et de vitre perdre son sang froid. Dans les quelques acteurs un peu plus reconnaissables, on retrouve Paul Johansson (le père des Frères Scott) qui joue ici le chef des Vampires, Dmitri. Également au casting, Christopher Heyerdahl alias Stan, plus connu pour avoir joué Marcus Volturi dans la saga Twilight. Pour finir, j’ai eu un petit coup de coeur pour Trezzo Mahoro aka Mohamad dans la série. C’est un personnage amusant qui apporte une note de fraîcheur bienvenue, et sa relation avec Stan est très touchante. Globalement, les acteurs sont assez bons dans leurs personnages, tandis que certains seconds rôles frisent parfois le ridicule en surjouant un peu trop.

Au niveau des Vampires, leur mythologie est bien explorée tout en laissant une place de mystère. Il y a tout un système de caste parmi les suceurs de sang. Au bas de l’échelle, on trouve les Charognards, qui, n’ayant pu consommer du sang humain et forcés de se nourrir sur les animaux, sont devenus des Vampires sauvages. Ce sont les plus communs, et ils ressemblent beaucoup à des zombies, dans le sens où ils ont perdu toute humanité et sont incapables de communiquer, à part en grognant. On retrouve ensuite les Vampires intermédiaires, au look assez décrépi, mais ayant conservé leur intelligence et leur faculté de communiquer puisque consommant du sang humain. Enfin, on retrouve les Vampires plus anciens, tels que Dmitri ou Rebecca. Puisqu’ils ont la chance de boire très régulièrement du sang humain, ils ont conservé une apparence pratiquement humaine, et seuls leurs yeux peuvent trahir leur véritable nature. Comme la majorité des Vampires de toute histoire, ils sont mortellement allergiques aux rayons du soleil et doivent se nourrir régulièrement de sang pour survivre. Contrairement aux Vampires classiques néanmoins, ils ne possèdent pas de canines proéminentes. Seuls les Sauvages possèdent des dents assez aiguisées, tels des prédateurs. Bref, il y a une belle petite mythologie qui est mise en place dans la série autour du Vampire, et qui laisse de côté l’aspect religieux pour un aspect plus scientifique et viral, comme dans la saga filmique Underworld.

L’histoire prise dans son ensemble est bien ficelée, avec en toile de fond un monde déchu et dépravé. On découvre assez rapidement que les Vampires cherchent depuis trois ans à localiser  et capturer Vanessa, pour une raison qui nous est inconnue, mais dont les tenants et les aboutissants nous sont dévoilés au fur à mesure des épisodes. Les Vampires entretiennent également des « fermes d’humains », qui leur servent de bétail pour se repaître. La série comporte pas mal de scènes d’action, dont quelques combats fort sympathiques quoiqu’un peu hésitants au début. Il y a beaucoup de révélations qui nous tiennent en haleine au fur et à mesure, jusqu’à l’apothéose du dernier chapitre. Bon, et dans tout ça, vous allez aussi me demander : mais pourquoi la série s’appelle « Van Helsing » ? Et bien tout d’abord, sachez qu’elle est librement adaptée du comic du même nom publié par Zenescope. Visiblement, la série n’entretient que peu de lien avec le comic pour le moment, hormis les Vampires et le nom, et il faudra sans doute attendre encore un peu avant de voir se profiler une connexion éventuelle. Pour le reste, je préfère ne pas vous spoiler et vous laisser découvrir le pourquoi du comment par vous-même ^^

Pour conclure, cette série a un aspect et un côté « série B » indéniable, que ce soit par la mise en scène ou certains dialogues. Malgré tout, si on aime les Vampires, on s’y attache assez rapidement. Par ailleurs, sachez que face au succès de la première saison, une seconde saison a été mise en chantier. Son tournage est terminé, et elle devrait débarquer cet automne sur Netflix 🙂

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[Cinéma] Mon avis sur Wolves

Titre Original : Wolves
Date de sortie (France) : 03/03/2015
Date de sortie (USA) :14/11/2014
Réalisé par : David Hayter
Avec : Lucas Till, Jason Momoa, Merritt Patterson, Stephen McHattie
Durée : 1h31

Synopsis : Contraint de prendre la route après le meurtre de ses parents, Cayden erre, perdue, sans but … Jusqu’à ce qu’il rencontre un fou nommé Wild Joe, qui le met sur la route de la sinistre ville de Lupine Ridge, où il traquera les vérités de son histoire. Mais le chasseur ne finira-t-il pas par être le chassé ?

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Mon avis : Nouvelle petite chronique sur un film de loups-garous, plus précisément Wolves. Ce film nous vient du réalisateur David Hayter, surtout connu en tant que scénariste de X-Men 2 et Watchmen. Il signe également ici le scénario de ce film lycanthrope.

Les prémices de l’histoire sont des plus classiques : Cayden, le héros, ne tarde pas à découvrir qu’il est un loup-garou, après avoir notamment massacré sa famille adoptive sans le vouloir. Cayden va alors prendre la fuite et tenter de percer le mystère de ses origines en se rendant à Lupine Ridge, ville où réside une ancienne assemblée de loups-garous dirigée par Connor, l’Alpha.

J’ai moyennement apprécié ce film, pour plusieurs raisons. La mise en scène est tout à fait banale et le réalisateur ne s’est pas vraiment foulé. Mais le pire reste à mon sens le design des loups-garous eux-même qui est franchement ridicule, et peu effrayant. Ils tiennent plus du Sasquatch que du lycanthrophe. Mais bon, voyons le côté positif des choses : au moins on ne se tape pas les sempiternels « simples » loups que l’on croise trop souvent dans les séries et les livres, et qui, à mon sens, n’ont rien de loups-garous !

Le jeu des acteurs est passable. Lucas Till s’en sort plutôt bien en jeune loup-garou perdu. Jason Momoa surjoue un peu trop son rôle d’Alpha à tel point que ça en devient parfois grotesque, même s’il dégage une certaine prestance. Stephen McHattie est plutôt convaincant. Quant à Merritt Patterson, je l’ai trouvée plate.

Le scénario, malgré quelques rebondissements arrivé au dernier tiers, ne casse pas trois pattes à un canard. Il y a tout de même un semblant de développement sur la mythologie lycanthrope dans le film, ce qui est tout de même le minimum pour un long-métrage portant sur cette thématique. L’histoire n’est hélas pas exempte de quelques moments bien clichés et bidons. Les scènes de combat sont plus au moins bien chorégraphiées, ce qui relève un poil le niveau. La bande sonore m’a laissé indifférent. À vrai dire, on ne le remarque pas vraiment, et je n’ai pas retenu de compositions mémorables.

Pour être franc, Wolves m’a plutôt fait penser à un épisode de série de style Teen Wolf, mais en version long-métrage, et en moins bien. On sent un cruel manque de budget derrière tout ça, ce qui est dommage car l’idée de base avait malgré tout un certain potentiel. Mais un manque de budget ne signifie pas forcément que les choses doivent forcément être mauvaises. Il suffit de regarder, par exemple, l’excellent Dog Soldiers de Neil Marshall pour s’en convaincre.

Bref, vous l’aurez compris, Wolves ne m’a pas vraiment impressionné. Le film ne cherche pas à réinventer les codes de la mythologie lycanthrope, et j’aurais apprécié une ambiance un poil plus sombre et horrifique.

Si vous avez également visionné ce film, n’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire 😉

[Cinéma] Mon avis sur The Howling : Reborn (Full Moon Renaissance)

Titre Original : The Howling : Reborn
Date de sortie (France) : 02/05/2012
Date de sortie (USA) : 18/10/2011
Réalisé par : Joe Nimziki
Avec : Landon Liboiron, Lindsey Shaw, Ivana Milicevic
Durée : 1h28

Synopsis : À la veille de l’obtention de son diplôme de fin d’études, le solitaire Will Kidman sort enfin avec la fille de ses rêves, Eliana Wynter. Mais il découvre au même moment un sombre secret en rapport avec son passé. En effet, Will appartient à un clan de lycanthropes et il est sur le point de se transformer en loup-garou. Une meute désire justement le tuer, lui et sa nouvelle petite amie …

Bande-Annonce

Mon avis : Étant un grand fan de loups-garous, je vais tâcher dans les semaines à venir de livrer quelques avis sur des films dédiés à ce sujet. Aujourd’hui, je vais vous parler de The Howling : Reborn (stupidement renommé Full Moon Renaissance en France …), qui est en réalité le huitième opus de la célèbre saga Hurlements, initiée avec l’excellent premier volet culte de Joe Dante en 1980. J’ai été assez surpris en 2011 de découvrir qu’un nouveau film allait sortir, puisque le dernier, le très oubliable The Howling VII : New Moon Rising, était sorti en 1995, seize ans auparavant.

J’ai enfin eu l’occasion de voir ce film il y a quelques jours. Je l’ai trouvé pour pas trop cher sur Amazon en Blu-Ray, et il rejoint donc ma collection de films de loups-garous (j’en ai profité pour faire une razia sur les derniers films sortis dans ce registre).

Ayant vu presque tous les précédents films, sauf le troisième et le sixième dont je n’ai pu visionner que quelques extraits, et ayant également lu les trois romans de Gary Brandner dont est issue la saga, je dois dire que mon avis est en demi-teinte.

D’abord, commençons par éclaircir deux points : au début, dans le générique introductif, on nous précise que le film est basé sur le second roman de Gary Brandner, The Howling II : Return of the Howling. Vraiment ? Je n’ai absolument constaté aucun point commun entre les deux oeuvres ! Aucun personnage, ni aucune intrigue du second livre n’est reprise dans ce film. Je me demande donc si cette mention n’était surtout pas là pour faire le lien avec le reste de la saga.

Car oui, cette mention est bien la seule qui puisse faire un lien. L’histoire ne fait référence à aucun des opus précédents, à tel point qu’on pourrait qualifier ce huitième volet de « reboot ». Dommage, un petit clin d’oeil au premier épisode et à Karen White aurait été sympathique.

En même temps me direz-vous, les précédents opus ne faisaient pas non plus forcément de liens entre eux, hormis les deux premiers films, et le septième qui reprend un personnage clef des opus 4, 5 et 6 dans son cliffhanger final.

Côté histoire, le film étant sorti vers la fin de la période où Twilight était en vogue, on sent que les scénaristes sont partis s’inspirer de ce côté là, puisque le casting est principalement composé de jeunes acteurs, le tout évoluant autour d’une histoire d’amour, mêlé à l’apparition de personnages mystérieux. J’ai d’ailleurs été surpris de découvrir que l’acteur principal était le même que celui qui joue le gitan lycanthrope dans Hemlock Grove. Ce n’était donc pas son premier rôle de loup-garou lorsqu’il a commencé cette série ^^ On se retrouve donc dans une situation assez typique qui se déroule dans un lycée, où Will Kidman va tomber amoureux de la jolie Eliana. Will ne va pas tarder à découvrir qu’il est issu d’une lignée de loups-garous, et qu’il se transformera à la prochaine pleine lune. Il va devoir faire face à un gang de lycanthropes adverse qui a un plan diabolique derrière la tête.

La mythologie du loup-garou est très peu développée, et ne s’accorde pas forcément avec les codes des anciens opus, puisque dans The Howling, les loups-garous sont censés pouvoir se transformer à volonté, et pas seulement durant la pleine lune (m’enfin, ça ne serait pas la première fois que des éléments de la mythologie divergent entre deux opus). Quant à leur design, il y a une certaine recherche, et ils sont plutôt réussis, mais le bas de leur costume est vraiment ridicule (le haut du corps est presque exempt de poils, tandis que les jambes et le bas ventre en sont recouverts, on dirait une espèce de pantalon). Par contre, on ne peut que saluer l’effort des créateurs qui ont en grande majorité utilisé ces combinaisons et des effets pratiques plutôt que des images de synthèse, ce qui donne un côté old school plus que bienvenu dans l’ère du tout numérique. Par contre, ne vous attendez pas à voir énormément les loups-garous, on les croise surtout vers le dernier tiers du film.

Au niveau de la mise en scène, pour un direct-to-DVD, la première moitié du film s’avère vraiment sympathique, je ne m’y attendais pas. On a le droit à quelques plans, mouvements et cadrages très inspirés, notamment durant la séquence de la soirée underground. De manière générale, la réalisation est plus que correcte pour les séquences classiques. Par contre, là où le bas blesse, et cela se ressent surtout dans le dernier tiers du film, c’est la réalisation des séquences d’action. Une catastrophe ! Les plans sont très saccadés, parfois incompréhensibles, voire complètement grotesques. La faute à un budget probablement très serré, qui ne permettait pas de mettre en place des scènes d’action travaillées, à la Underworld dans le même registre par exemple. Cette mise en scène est sans doute là pour servir de cache-misère.

En ce qui concerne la prestation des acteurs, heureusement elle est plus que correcte. Landon Liboiron s’en sort plutôt bien dans son rôle de personnage principal. Lindsay Shaw quant à elle parvient à semer le doute dans nos têtes au sujet de sa véritable nature, et pour finir j’ai trouvé Ivana Miličević diablement sexy et provocante dans son rôle d’enfoirée de service.

Dernier point, la bande-sonore, qui était elle aussi assez chouette ! En plus de la musique principale, composée par Christopher Carmichael et Mark Yaeger, on retrouve pas mal de musiques de groupes et chanteurs indépendants peu connus qui collent bien à l’ambiance. Ça m’a permis de découvrir notamment la chanteuse Azam Ali et ses musiques envoûtantes Smile

Pour conclure, The Howling : Reborn part d’une bonne idée assez intrigante (je ne veux pas la spoiler) révélée vers le derniers tiers. Le réalisateur s’en sort plutôt bien dans la majeure partie du temps, comme les acteurs. Malheureusement, je pense que ce qui a ruiné le film, c’est probablement le gros manque de moyen, qui a empêché de développer correctement le tout et de créer de bonnes séquences d’action qui auraient assurément relevé le niveau ! Ce qui donne un résultat assez moyen et passable. À voir quand même si vous êtes fan de loups-garous Wink La fin étant ceci dit très ouverte, je me demande si on aura un jour droit une suite …

[Série Gay] Salatut Elämät – L’histoire d’amour de Lari et Elias (Larias)

Salut les Nocturnes ! Aujourd’hui, j’aimerais aborder avec vous une série que j’ai découvert totalement par hasard il y a trois jours : Salatut Elämät. Je me promenais sur un blog quand soudain je suis tombé sur un article racontant l’histoire d’un couple gay apparu dans le télécrochet Salatut Elämät. Cette série quotidienne débutée en 1999 nous vient tout droit de la Finlande.

Alors ce n’est pas une « série gay » à proprement parler, mais je l’ai classée dans cette catégorie puisqu’elle aborde sans complexe ce thème à travers deux personnages qui sont devenus les coqueluches des internautes : Elias et Lari. Ils sont apparus tous les deux en 2011 dans le show. Lorsqu’ai commencé à lire l’article de ce blog présentant la série et les deux amants, je me suis tout dit : « Oh mon dieu, il faut absolument que je vois ça ». Ça avait définitivement attisé ma curiosité. Avant de vous renseigner un peu plus sur la manière dont vous pourrez découvrir leur histoire, laissez-moi vous présenter un minimum les deux tourtereaux !

Elias Vikstedt (interprété par Petteri Paavola)

Elias est le fils de Sebastian, un personnage présent depuis un certain temps dans la série. Il a vécu avec sa mère durant des années, en partie à Bruxelles, et fait son retour à Helsinki en Finlande au moment où débute son histoire, car son beau-père ne supportait pas son homosexualité. En effet, Elias est ouvertement gay, et ne le cache à personne, que cela plaise ou non. Néanmoins, Sebastian, son père biologique, avec qui il vit désormais, accepte son orientation. Elias est loin d’être bagarreur, mais n’hésite pas à tenir tête verbalement à ceux qui osent le défier. Elias peut parfois aussi être un peu trop impatient, tirer des conclusions trop rapides ou attendre trop des autres (et particulièrement de Lari).

Lari Väänänen (interprété par Ronny Rösolf)

Lari est le capitaine de l’équipe de hockey sur glace du lycée. Il est très populaire parmi les autres élèves de l’établissement et jouit d’une bonne réputation. Il est très fier et sûr de lui-même, mais il est également impulsif. Lari n’hésite pas à s’en prendre aux élèves les moins populaires, et va même jusqu’à les harceler. Néanmoins, Lari peut aussi montrer de bons côtés. Lorsqu’il aime une personne, il se dévoue entièrement à elle et peut avoir un grand cœur. Son côté agressif vient en grande partie du fait qu’il n’assume pas dans les débuts sa véritable orientation sexuelle, ce qui se traduit par un manque de confiance en lui et une peur de découvrir la réaction des autres.

Comment ces deux-là vont-ils être amenés à se rencontrer ?

À lire les descriptions de leurs personnages, rien ne semble pouvoir attirer Elias et Lari, que tout oppose, l’un vers l’autre. Et pourtant ! Les deux personnages vont se rencontrer pour la première fois lorsqu’Elias, fraîchement revenu de Bruxelles, va passer sa première journée au lycée. Il est accompagné de son ami Tale, qui est la cible actuelle de Lari et sa bande. Ces derniers lui lancent régulièrement des insultes homophobes. Lors d’une énième remarque dégradante, Elias, indigné, va vouloir défendre son ami et répliquer à Lari. Lari, agacé que quelqu’un ose se dresser sur sa route, va mettre Elias dans le même panier et commencer à s’en prendre également à lui. Les choses vont peu à peu empirer. Au bout de plusieurs épisodes, Lari va débuter une relation sentimentale avec Ida, la meilleure amie d’Elias. Celle-ci va tenter de calmer Lari, mais un soir, lui et ses amis de l’équipe de hockey décident de se rendre masqués à une soirée déguisée afin de tabasser Elias. Le jeune homme parvient à s’échapper, mais Lari le coince dans la rue et ôte son masque. Il s’apprête à donner un coup de poing à Elias, mais s’arrête à la dernière seconde. Au lieu de cela, il embrasse Elias sur la bouche, qui est stupéfait, puis s’enfuit ! Elias va peu à peu se rendre compte que, loin de l’image du parfait hétéro macho qu’il souhaite se donner en public, Lari est en réalité un homosexuel refoulé. Une relation complexe va alors se mettre en place entre ces deux personnages. Ils vont peu à peu inéluctablement tomber amoureux l’un de l’autre, mais cela va s’avérer très compliqué, car Elias aimerait pouvoir vivre cet amour au grand jour, ce qui n’est pas le cas de Lari, qui estime que personne ne doit découvrir ses véritables penchants. Il a en effet peur de la réaction des autres étudiants, de son équipe de hockey et de son père. Leur idylle saura-t-elle faire face à tous ces enjeux ?

Pourquoi découvrir l’histoire d’Elias & Lari ?

Parce que c’est une histoire très touchante et réaliste, qui aborde le sujet de l’homosexualité d’une manière assez originale, notamment avec le thème du refoulement et du déni de soi. Le fait que cette histoire soit intégrée dans un feuilleton quotidien permet au contraire d’un film de créer en profondeur les liens qui vont commencer à unir Lari et Elias au fur et à mesure des épisodes. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que leur relation est pour le moins frustrante au départ, puisque Lari, qui est dans le déni total, ne va cesser de s’en prendre à Elias, de le rejeter et ignorer ses propres attirances. Elias va tenter faire voir la réalité à Lari et ne jamais baisser les bras face à son comportement pour le moins agaçant, du moins au départ. Alors forcément, s’agissant d’un soap, il faudra également vous attendre à pas mal de rebondissements et péripéties, certaines amusantes, d’autres tirées par les cheveux. Mais très franchement, dès qu’on commence à regarder les épisodes, ça prend aux tripes, et on n’arrive plus à s’arrêter ! L’évolution de leur histoire est si passionnante que de mon côté je n’ai plus réussi à décrocher, et cela fait quatre jours que je regarde sans discontinuer les épisodes.

Salatut Elämät permet également de découvrir un peu plus les habitudes et coutumes finlandaises (ils sont décidément très fan du sauna !), mais surtout de se rendre à quel point ils sont ouverts d’esprit, car les scénaristes abordent ce sujet avec une simplicité et un sérieux déconcertants, qui fait réellement plaisir. Le sujet est traité de manière intelligente et sans concession pour un soap qui passe sur une chaîne publique à une heure de grande audience, et même si ce sujet a également été abordé en France dans certains feuilletons quotidiens, on est bien loin de la qualité de la relation qui unit Elias et Lari.

Il y a quelques points négatifs cependant : s’agissant d’un soap, la mise en scène laisse parfois à désirer, tout comme de bonnes musiques de fonds qui sont quasiment absentes, mais cela à tendance à s’améliorer au fur et à mesure, car les créateurs se sont vite rendus compte du phénomène que représentait le couple « Larias » dans le monde entier.

Et puis, je trouve Lari diablement sexy, et ça c’est un point très important aussi 😀 Son côté un peu fier et dur me fait craquer. Allez un petit gif pour vous faire baver 😛

Où regarder l’histoire d’Elias et Lari ?

Voici sûrement le point qui vous intéresse le plus si vous avez poursuivi la lecture jusqu’ici : mais où peut-on découvrir l’histoire de ce couple télévisuel ? Figurez-vous que leur relation est devenue très populaire à travers le monde entier, que soit en Europe ou en Amérique du Nord et du Sud. Elle devenue un phénomène web, et les fans surnomment les deux tourtereaux « Larias ». Face à cet engouement, une fan finlandaise du show a décidé, avec l’accord des producteurs, de créer une chaîne Youtube appelée « Elias’ Story » qui retrace toute l’histoire d’Elias et Lari. Cette fan a donc pris pour point de départ le premier épisode datant de 2011 où Elias fait son apparition, et n’a gardé que les séquences qui concernent les deux personnages et leur entourage proche. Ainsi, pas besoin de se coltiner toute la série (qui compte quand même 3000 épisodes environ depuis 1999). Sa chaîne compte pour le moment environ 450 épisodes qui durent en moyenne 4 minutes 30 (parfois plus, parfois moins). Personnellement, il m’aura fallu une semaine pour tout regarder (mais je dois quand même avouer que j’ai binge-watché le tout donc bon, ça vous prendra peut-être plus de temps si vous vous y mettez xD). L’histoire d’Elias et Lari se déroule donc sur une période de 6 ans environ.

Attention par contre, je préfère vous prévenir : afin que sa playlist « Elias’ Story » puisse être visionnée par un maximum de personnes, la Youtubeuse a logiquement opté pour un sous-titrage en Anglais qui est la langue internationale par excellence. Il vous faudra par conséquent maîtriser un minimum la langue de Shakespeare ! Mais je vous rassure, les dialogues sous-titrés    ne sont pas très compliqués, donc même une personne ayant un niveau moyen d’anglais pourra s’en sortir. Un Youtubeur hexagonal a bien tenté le sous-titrage en français en 2013 mais il s’est arrêté au bout d’une cinquantaine d’épisodes donc vous n’irez pas très loin dans l’histoire si vous optez pour lui ! (D’où l’importance de maîtriser l’anglais de nos jours — c’est le professeur d’anglais que je suis qui parle là xD).

Avant de vous faire découvrir quelques premiers épisodes, une petite présentation des autres personnages, histoire que ne vous ne soyez pas perdus (étant donné que tout commence en cours de route lors de la première rencontre d’Elias et Lari) :

Ida = C’est la meilleure amie d’Elias. Sa mère et le père d’Elias ont entretenu une relation amoureuse pendant un certain temps. Malheureusement, la mère d’Ida a été percutée par une voiture, et s’est retrouvée dans le coma, ce qui a mis fin à l’idylle. Depuis, elle loge chez les grands-parents de Tale.

Tale (se prononcé « Talé ») = C’est à la fois l’ami et le cousin d’Elias. Tout le lycée pense qu’il est homosexuel, car il s’est fait passer pour tel afin de se rapprocher d’Ida dont il est secrètement amoureux. Depuis, il essaye de prouver aux autres qu’il est bien hétéro, non sans peine.

Janne (se prononce « Yanné ») = C’est le meilleur ami de Lari, et le petit ami d’Ida. Tout comme Lari, il fait parti de l’équipe de hockey sur glace. Mais contrairement à ce dernier, Janne n’est pas quelqu’un de méchant. Comme il sort avec Ida qui est la meilleure amie d’Elias, il est pris entre deux feus.

Sebastian = C’est le père d’Elias. Il accepte l’homosexualité de son fils, et même s’il a parfois du mal à le comprendre, il est toujours là pour le soutenir.

Katariina = C’est la compagne actuelle de Sebastian. Elle travaille en tant que chirurgienne dans un hôpital.

Voici sans plus attendre les quatre premiers épisodes pour vous donner un avant-goût de l’histoire d’Elias et Lari :

Épisode 0

L’épisode 0 introduit au début Tale ainsi qu’Ida et Janne. Elias quant à lui apparaît à partir de 1min43 dans la vidéo. On y découvre également Lari, accompagné de l’équipe de Hockey. Déjà dans ce premier épisode, Elias fait face sans sourciller à Lari.

Épisode 1

Dans cet épisode, Elias fait de nouveau face aux quolibets de Lari, mais lui répond sans broncher et ridiculise même Lari. Le reste de l’épisode permet de connaître un peu mieux les autres personnages.

Épisode 2

Dans cet épisode, Lari va faire du chantage à Tale. Pour se venger de l’attitude d’Elias, Lari demande à Tale de charger une nouvelle photo de profil sur le Facebook d’Elias, où on voit celui-ci déguisé en femme avec une robe à fleur. En échange, Lari promet à Tale d’arrêter de s’en prendre à lui et de l’inviter à une fête organisée par l’équipe de hockey où il pourra draguer des filles et prouver qu’il est hétéro.

Épisode 3

Dans cet épisode, Tale va finalement décider d’uploader la photomontage dégradant créé par Lari pour ridiculiser Elias. Comment celui-ci va-t-il réagir ?

Voilà ! Pour le reste, je vous invite à rejoindre directement la playlist qui compte 450 épisodes au moment où j’écris ces lignes. Sachez que l’histoire d’Elias et Lari s’est terminée il y a quelques jours dans Salatut Elämät, et qu’il n’y aura donc plus guère que quatre ou cinq épisodes qui seront postés et traduit MissFinlandia sur sa chaîne avant que cette aventure débutée en 2011 ne touche à sa fin :

 

Résumé de l’histoire de Lari et Elias (SPOILERS !!)

Pour terminer cette présentation, je vais tenter de vous faire un résumé rapide de toute l’histoire, qui s’adresse uniquement aux personnes souhaitant découvrir de quoi il en retourne avant de se lancer dans l’aventure. Pour ceux qui préfèrent garder la surprise, je vous déconseille donc vivement de lire les lignes qui vont suivre et de commencer à regarder les épisodes sans y prêter attention. Alerte Spoiler donc !

On pourrait dire que l’histoire d’amour de « Larias » est divisée en plusieurs arcs narratifs, le premier allant des épisodes 0 à 153 : c’est la première fois où Lari et Elias seront ensembles. Comme je l’expliquais précédemment, Lari ne va cesser de s’en prendre à Elias, principalement en raison de son homosexualité. Les choses vont se calmer un peu lorsqu’Ida, la meilleure amie d’Elias, va se mettre à sortir avec Lari. Elle va tenter de tempérer les agissements de son copain vis à vis d’Elias. Mais les choses vont malheureusement repartir de plus belle lorsque Lari va décider de tabasser Elias. Finalement, il n’en fera rien, et embrassera Elias à la place lors d’une séquence mémorable. Elias va alors réaliser que Lari est un homosexuel refoulé, qui n’a jamais pu se révéler en raison du carcan que représentait son équipe de hockey ainsi que son père, qui l’a toujours élevé seul depuis la mort de sa mère. Elias va également se rendre compte de son côté qu’il commence à éprouver des sentiments pour Lari. Après de nombreuses difficultés, les deux âmes-soeurs vont se révéler mutuellement leur amour et s’engager dans une relation secrète, au prix de nombreux périls : en effet, Lari est toujours officiellement en couple avec Ida, et il refuse de vivre publiquement sa relation avec Elias, car il souhaite que personne ne découvre sa véritable orientation. Finalement, Ida va découvrir le pot aux roses, non sans larmes. Pour se venger, elle va accrocher partout dans le lycée des photos qu’Elias et Lari avaient prises dans un photomaton et où tous deux s’embrassent. L’homosexualité de Lari, ainsi que sa relation avec Elias, seront ainsi exposées au grand jour malgré lui, et il va se retrouver rejeté par son équipe de hockey, dont la majorité des joueurs sont homophobes. Malgré tout, les deux amants vont poursuivre leur relation envers et contre tout. Il reste toutefois un obstacle de taille à Lari : révéler à son père qu’il est gay, ce qu’il finira par faire, poussé par Elias qui souhaite l’aider à s’affirmer. Hélas, son père accueille très mal la nouvelle, et va aller jusqu’à faire en sorte de couper tous les ponts entre Elias et son fils. D’abord en embauchant Lari dans son entreprise et en le privant de tout moyen de contact (portable, internet), puis en l’envoyant dans un centre de « guérison » contre l’homosexualité. Elias, qui ne baissera jamais les bras, fera tout pour retrouver son bien-aimé. Malheureusement, Lari, qui ne supporte plus qu’on lui dicte sa conduite, et qui aimerait prendre ses propres décisions, abandonne à la fois son père et Elias pour repartir de zéro.

Le deuxième arc narratif débute donc après la rupture entre Elias et Lari. Le premier va retrouver l’amour en la personne de Miska, un jeune homme qu’il rencontre au Moose, un bar où les personnages se rendent fréquemment. Miska est à la fois étudiant et livreur de pizzas. Ils vont débuter une relation amoureuse qui durera assez longtemps. Quant au pauvre Lari, ne supportant plus l’homphobie et le rejet de son père, il quitte le domicile familial. Sans refuge ni endroit où vivre, Lari va se retrouver SDF et sera forcé de vivre dans une maison abandonnée en compagnie de réfugiés étrangers. Un jour, il fera la rencontre de Miska en tentant de lui voler une pizza au cours d’une livraison, car il n’a rien mangé depuis des jours et il est affamé. Miska va réussir à rattraper Lari et le reconnaître. Lari va demander à Miska de ne rien dire à Elias sur sa vie de SDF, car il ne souhaite pas qu’Elias se fasse du soucis pour lui.  Miska aidera secrètement Lari en lui donnant à manger et de l’argent, pour le garder éloigné d’Elias, par jalousie. Finalement, Lari sera sauvé par Katariina qui va l’accueillir chez elle. Elias et Lari vont de nouveau se retrouver face à face, mais vont décider d’un commun accord de rester simples amis en raison de la relation qui unit Miska et Elias. Plus tard, suite au départ de Katariina, Lari sera hébergé par Kalle, un collègue chirurgien de Katariina, et trouvera un travail au Moose en tant que serveur. Peu à peu, des sentiments vont naître entre Lari et Kalle, bien que ce dernier soit beaucoup plus âgé et Lari tout juste majeur. Ils vont tout de même s’engager ensemble. Lorsqu’Elias découvrira cette relation, il sera jaloux, car Kalle et Lari vivent leur amour au grand jour sans se cacher, ce que Lari n’avait jamais fait avec Elias à l’époque. Quelques temps plus tard, Kalle propose à Lari de l’accompagner pour un voyage professionnel en Inde, avant de se rétracter, ce qui déplaira fortement à Lari. Au même moment, Elias découvre que Miska a secrètement aidé Lari alors qu’il était SDF sans le lui dire, ce qui va dégrader leur relation.

Néanmoins, un amour aussi intense que celui qu’ont vécu Lari et Elias ne peut pas s’oublier aussi facilement, et ils vont finir par s’embrasser à nouveau et iront jusqu’à coucher ensemble. C’est ainsi que débute le troisième arc narratif, avec la mise en avant d’un nouveau personnage : la cousine de Lari, Marianna, qui s’avère être une psychopathe, anciennement internée pour avoir traumatisé une fille alors qu’elle était plus jeune en se faisant passer pour elle. Marianna va commencer à se rapprocher dangereusement de sa nouvelle amie et colocataire, Heidi. Lari va se mettre à suspecter que Marianna ne retombe dans ses anciens travers : s’identifier si fort à une autre personne au point de copier sa vie et son apparence pour la remplacer. Avec l’aide d’Elias, Lari va mener l’enquête. Ils ne vont pas tarder à être découverts par Marianna, qui va les capturer tous les deux et les retenir prisonniers plusieurs jours durants. Ils seront finalement sauvés par Sergei, le frère de Sebastian, et Miska. Elias va ressortir assez traumatisé de cette expérience, et il va surtout se rendre compte que ses sentiments pour Lari sont plus forts que jamais. Il va proposer à Lari de se remettre ensemble, et donc de faire un choix entre lui et Kalle. Lari, qui a repensé à tous les moments de bonheur vécus avec Elias, va néanmoins prendre la douloureuse décision de rester avec Kalle, car il estime que sa première relation avec Elias à l’époque était trop chaotique, et il craint que s’ils se remettent ensemble, cela ne soit de nouveau le cas. Attristé par ce choix, Elias va prendre la décision de rompre définitivement avec Miska, et de quitter Helsinki pour retourner à Bruxelles afin de prendre un nouveau départ.

Le quatrième arc narratif se concentre uniquement sur Lari, étant donné qu’Elias a quitté Helsinki. Il est toujours en couple avec Kalle, mais va faire une découverte qui risque de tout bouleverser ! En effet, Sanni, la sœur de Kalle, a accouché d’un enfant quelques temps auparavant, nommé Ilja, et Tale et Janne se battent afin de savoir qui est le père. Un test de paternité va prouver que Janne n’est pas lié génétiquement à l’enfant. Or, quand Tale a couché avec Sanni, elle était déjà enceinte. Lari va alors se remémorer une scène qu’il avait oubliée : neuf mois auparavant, quand il se demandait s’il devait retourner avec Elias ou rester avec Kalle, Lari s’était retrouvé seul avec Sanni au Moose, et tous deux avaient bu de l’alcool plus que de raison. Lari se souvient avoir couché avec Sanni ce soir là, emporté par l’alcool, et réalise qu’il est le père de Ilja. Sanni et Lari vont néanmoins décider d’un commun accord de ne rien révéler, car cela causerait trop de bouleversements. Par ailleurs, Lari n’est pas prêt à assumer le rôle de parent. La mère de Kalle, Kristiina, va également se mêler de l’histoire de Kalle et Lari, en tentant de les séparer, car elle estime que son fils ne devrait pas sortir avec une garçon aussi jeune, mais plutôt avec quelqu’un de son « rang ». De plus, elle va finir par découvrir le secret de Lari et Sanni, et finira par faire chanter Lari. En effet, Lari et Kalle prévoient de se marier, et Kristiina menace de tout révéler sur Ilja si Lari n’abandonne pas l’idée de se marier son fils. Finalement, Lari se voit forcé d’abandonner Kalle et de rompre avec lui pour que le secret ne soit pas révélé.

Le cinquième acte narratif de « Larias » débute lorsqu’Elias fait son grand retour à Helsinki après de nombreux mois d’absence. Il revient murît et beaucoup plus sûr de lui, au moment où les parents de Kalle, Ismo et Katariina, décident de se remarier. La cérémonie est toutefois interrompue par l’arrivée de Lari, bien décidé à se venger des manigances de Katariina : il révèle publiquement que c’est cette dernière qui l’a empêché d’épouser Kalle, et qu’il est le père biologique d’Ilja. Cette révélation cause le chaos et la cérémonie est annulée. Kalle, énervé que Lari ne lui ait jamais dévoilé la vérité, rompt avec ce dernier. Heureusement, Lari trouve du réconfort grâce à Elias, fraîchement revenu. Les anciens amants se rabibochent mais décident toutefois pour l’instant de rester amis. De son côté, Elias trouve un emploi dans une entreprise de distribution de vin, et va être amené à collaborer avec Elias au Moose. Leur complicité passée va alors peu à peu se reformer. Mais Elias, qui souhaite poursuivre ses études, s’inscrit dans une école de commerce à Londres, et annonce sa décision à Lari de quitter de nouveau Helsinki. Le jour du départ d’Elias, les deux amants se rendent compte qu’ils n’ont en réalité jamais cessés de s’aimer l’un l’autre depuis toutes ces années, et se décident enfin à se l’avouer mutuellement ! Elias abandonne son projet de partir pour Londres. Lari et Elias se retrouvent donc de nouveau en couple, et peuvent désormais vivre pleinement leur amour, maintenant que Lari ne craint plus le regard des autres. Malheureusement, les réjouissances sont de courte durée, puisqu’Ilja, le fils de Lari, est mystérieusement capturé. Le couple va partir à la recherche de l’enfant disparu étant donné la lenteur des avancements de la police dans cette affaire. Ils ne vont pas tarder à découvrir qu’Ilja a été enlevé par une employée des services sociaux, et Lari, qui a débusqué l’endroit où habitait la ravisseuse, va être assommé et retenu prisonnier par cette dernière. Heureusement, Elias arrive à temps pour délivrer Lari, mais au cours de l’affrontement contre la kidnappeuse, une balle perdue frappe de plein fouet Lari. La ravisseuse est jetée en prison, et Lari emmené d’urgence à l’hôpital où ses jours sont comptés. Jour et nuit, Elias veille sur son bien aimé, qui fort heureusement, en réchappe. Quelques temps plus tard, Elias va découvrir que Marianna, qui a depuis été libérée de l’hôpital psychiatrique (suite aux histoires du troisième arc), cache un secret. Depuis son retour, elle a été pardonnée et s’est mise un temps en couple avec Sebastian, le père d’Elias, avant de tomber enceinte. Elias va découvrir qu’en réalité Marianna n’est pas enceinte, et va l’exhorter de révéler la vérité à Sebastian. Peu après, Lari va décider de demander Elias en mariage afin de concrétiser pour toujours leur union. Malheureusement, un drame assez atroce (oui, j’avoue que j’ai pleuré comme une madeleine) va se produire : au moment où Lari retrouve Elias pour lui faire sa demande, Elias est percuté volontairement et mortellement par une voiture. Lari accourt en pleurs vers Elias, dont les deniers mots avant d’expirer sont « Je le veux » …

Le sixième et dernier acte, qu’on pourrait qualifier d’épilogue, raconte ce qui se déroule suite au décès tragique et atroce d’Elias (et oui, j’ai encore pleuré les épisodes d’après 😦 ). Lari est dévasté par la mort d’Elias et ne parvient pas à s’en remettre. Il n’arrive pas à croire que le garçon qu’il a toujours aimé est parti pour de bon. La seule pensée qui le réconforte, c’est qu’Elias, avant de mourrir, ait accepté sa demande. Dans la douleur et les larmes, Sebastian, Lari et Cindy (la mère biologique d’Elias) vont organiser des funérailles touchantes. Lari reviendra ensuite sur la tombe d’Elias, le remerciant d’avoir fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : un garçon qui s’assume pleinement et n’a plus peur du regard des autres. Finalement, les personnages découvriront que c’est Marianna qui a assassiné Elias en le percutant, car elle ne voulait pas révéler à Sebastian sa fausse grossesse (elle est en réalité toujours psychotique). Lari, qui n’a plus aucune raison de rester à Helsinki suite à la mort de son âme-sœur, décide de quitter la ville. Au moment de partir, il se rend sur le pont où il a tant de fois rencontré Elias. Celui-ci apparaît alors comme une vision aux côtés de Lari, et prend sa main, comme pour l’aider à aller de l’avant. C’est ainsi que Lari et Elias, par delà la vie et la mort, quittent Helsinki ensemble, main dans la main …

La campagne Crowdfunding de Free Fall 2 est enfin lancée !

Salut tout le monde ! J’ai une excellente nouvelle à vous apporter : après de très nombreux mois de gestation, le projet du film Free Fall 2 se concrétise un peu plus, puisque la campagne Kickstarter qui permettra de financer le film a enfin été officiellement lancée ce Dimanche 19 Mars 2017 😀

L’objectif est assez ambitieux : il faudra réunir 3 millions d’euros pour que le film puisse se faire de bout en bout dans les meilleures conditions possibles. L’équipe a annoncé que le projet serait sûrement réalisé même si l’objectif n’est pas atteint, mais ils auront alors moins de moyens pour produire Free Fall 2, ce qui pourra entraver la bonne tenue du projet. C’est la plateforme Indiegogo qui été choisie pour kickstarter la suite du film.

Voici sans plus attendre le lien qui vous permettra de faire une donation, du montant que vous souhaitez, pour participer au projet : https://www.indiegogo.com/projects/free-fall-2-freier-fall-2#/.  La bonne nouvelle, c’est qu’en fonction du don que vous ferez, vous aurez le droit à une récompense (par exemple une photo exclusive, une dédicace, des artworks et bien plus encore).

Pour le moment, presque 44 000 euros ont déjà été récoltés, ce qui n’est pas mal du tout quand on considère que le kickstarter n’a été lancé que depuis Dimanche et qu’il s’agit d’un projet indépendant 😉

Et pour finir, de quoi se réjouir : quelques images ont été tournées avec Hanno Koffler (Marc) et Max Riemelt (Kay) pour promouvoir le tout 🙂 Quel plaisir de retrouver notre couple brisé après presque 3 ans d’absence ^^

[Littérature] Mon avis sur Vampire Story – Tome 1 : 13 Balles Dans La Peau de David Wellington

Titre Original : Thirteen Bullets
Auteur : David Wellington
Éditeur : Milady
Collection : Terreur
Nombres de pages : 448
Date de parution France : 03/04/2009

Résumé : Ont-ils vraiment tous disparu ?

Selon les rapports officiels, tous les vampires sont morts. L’agent fédéral Arkeley s’est débarrassé du dernier dans les années 1980, à l’issue d’un combat qui a failli lui coûter la vie. Pourtant, lorsque Laura Caxton, de la police d’État, appelle des renforts en pleine nuit à la suite d’un contrôle de routine qui a mal tourné, le FBI décide de tirer Arkeley de sa retraite. Il est en effet le seul à savoir qu’un vampire a survécu : une femme, qui croupit dans un asile abandonné. Arkeley la soupçonne de manigancer le retour en force des damnés. Et comme Caxton va vite s’en rendre compte, il ne s’agit pasde créatures d’opérette, mais de véritables machines à tuer. Ces vampires-là sont des monstres, des vrais.

Mon avis : J’ai découvert l’auteur David Wellington il y a quelques années, en dévorant sa trilogie Zombie Story, centrée sur le thème des morts-vivants. J’ai littéralement accroché à ses idées novatrices sur ce genre qui commence sérieusement à s’user depuis que les zombies sont revenus à la mode en 2002 avec les films Resident Evil et 28 Jours Plus Tard. Il avait en quelque  pour moi réinventé les codes du mort-vivant avec cette trilogie remplie de bonnes idées et originales.

Forcément, quand j’ai découvert qu’il s’était également attaqué aux Vampires avec sa saga Vampire Story, j’ai sauté sur l’occasion. Et je n’ai pas été déçu ! On suit l’héroïne, une certaine Laura Caxton, qui a un tempérament de bourrique bien forgé. Et ce qui m’a plu, c’est qu’elle est lesbienne. Je ne m’y attendais pas, et j’étais assez surpris de découvrir que le roman avait donc un côté F/F bienvenu et rafraichissant. La malheureuse se retrouve malgré elle aux prises avec des Vampires, qui sont pourtant censés avoir disparus. Elle devra faire équipe avec Arkeley, un agent du FBI bientôt en retraite qui les a déjà combattus par le passé. Et j’ai beaucoup aimé la relation qu’a établi Wellington entre ces deux personnages centraux. Il se trouve qu’Arkeley est lui aussi une tête de mule, qui ne suit que son bon vouloir. C’est donc une relation au départ tendue qui va naître de ce duo improbable ! Et Caxton n’aura d’autres choix que de se plier au caractère intransigeant du fédéral. J’ai trouvé chouette qu’au final, leur relation continue d’évoluer au fur et à mesure du roman, pour se transformer peu à peu en relation père-fille.

Concernant l’histoire, elle est très centrée sur l’action et les péripéties, on ne s’ennuie donc que rarement ! Car à peine Laura sera-t-elle mise sur l’affaire qu’elle devra affronter des hordes de non-morts et des Vampires quasiment invincibles. Le récit est jalonné de révélations et de tournants inattendus qui entretiennent assez bien le suspens. Attendez-vous également à des scènes très crues, car ici, on ne fait pas dans la dentelle, et voici l’un des points forts de l’histoire : comme pour La Lignée, on a affaire à de vrais Vampires, puissants, sans pitié et carnassiers. Ils sont grands, chauves et possèdent une dentition digne d’un grand requin blanc ! La mythologie qui leur est consacrée est fouillée, mais mérite d’être plus développée, ce qui sera sûrement le cas dans les opus suivants (la saga compte 5 tomes, et 4 sont sortis en France. J’espère que Milady n’a pas oublié de sortir le cinquième …). Car pour le moment, on ne sait pas trop s’ils sont victimes d’une malédiction ou d’un virus, la frontière entre science et occulte étant assez floue comme toujours avec David Wellington. Bref, tout ça pour vous dire qu’il y a pas mal de scènes de boucherie 😀

L’écriture est sympathique, mais j’ai toutefois trouvé qu’il y avait quelques longueurs à certains moments, surtout quand l’auteur s’attarde sur les ressentis un peu trop redondants de Caxton, qui finissent un peu par lasser. Pour le reste rien à redire. J’ai apprécié le cynisme de Caxton ainsi que la personnalité bourrue d’Arkeley, leur relation représente clairement le point fort dans l’écriture de ce roman.

Pour conclure, une découverte intéressante pour les amateurs de vrais Vampires, qui ne vous décevra pas, à condition d’aimer les descriptions assez sanguinolentes ^^

[Littérature Gay] Mon avis sur Gladiatores de Marcus M.D.

 

Auteur : Marcus M.D.
Éditeur : Mix Éditions
Nombres de pages : 175
Date de parution France : 14/09/2016

Résumé : Au cours d’une chasse improvisée dans les bois, Abrax, jeune prince barbare, est fait prisonnier par un contingent de soldats romains. N’écoutant que son courage, Laucos, son compagnon, part à sa recherche. Mais aveuglé par son amour, l’intrépide Gaulois tombe à son tour dans les filets de l’ennemi. Captifs, les deux amoureux sont envoyés à Narbonne, cité placée sous la domination de Rome, afin d’y combattre comme gladiateurs pour le compte de la maison Gradius. Dès lors, les deux hommes n’auront de cesse de vouloir s’enfuir, quitte à se mettre en danger. Mais leur projet sera vite compromis par le sanguinaire Curion Titus Gradius, dont la soif de pouvoir n’a d’égale que la cruauté. Le couple trouvera-t-il la force nécessaire pour survivre au funeste destin qui attend chaque guerrier dans l’arène ?

Mon avis : Ces derniers temps, j’avais envie de me replonger dans l’univers M/M. Il faut dire que le dernier ouvrage M/M que j’avais eu entre les mains, c’était le premier tome des Loups de Riverdance (mon avis à retrouver ICI) de H.V. Gavriel. Sans compter que j’ai une pile interminable de livres à lire ! Donc j’évite d’en rajouter dessus. Alors certes, je suis moi-même en train de finir de rédiger mon premier roman fantastique orienté M/M, mais parfois ça fait du bien de s’échapper pour découvrir les récits des différents auteurs que j’ai l’occasion de rencontrer grâce à la communauté M/M très présente sur Facebook. J’ai donc décidé de faire une incartade dans ce que j’avais prévu, et j’ai craqué en commandant le premier roman de Marcus M.D., que je suis sur le réseau social.

Ça tombait bien, j’avais fini de lire La Princesse des Glaces de Camilla Läckberg, alors avant de me lancer dans la lecture de 13 Balles Dans La Peau de David Wellington, j’ai intercalé Gladiatores. Et je ne regrette absolument pas. Pour tout vous dire, j’ai tellement été pris dans l’histoire que j’ai lu le roman de Marcus en une journée 😀

J’ai toujours adoré depuis tout petit la période antique (je ne m’appelle sans doute pas Romain pour rien ^^). Elle m’a toujours fasciné. Que ce soient les Grecs, les Romains, les peuples Gaulois ou Germaniques, etc. Bon, il faut dire que les visionnages des Chevaliers du Zodiaque, dont je suis toujours fan et gros collectionneur à l’heure actuelle, au Club Dorothée, y sont sans doute aussi pour quelque chose! Bref, c’était déjà un élément qui m’attirait avant toute chose dans la lecture de ce roman.

Et aussitôt les premières pages tournées, c’est un vrai régal. Le roman de Marcus M.D. est très riche en descriptions et loin d’être avares en détails. On sent qu’il y a une véritable recherche poussée sur le thème abordé. Ce roman n’est donc pas seulement l’occasion de découvrir l’histoire attachante d’Abrax et Laucos, mais également de se plonger dans l’univers d’un village Gaulois, avec ses codes et son fonctionnement. L’auteur nous gratifie également de quelques explications sur certains éléments (objets, géographie, rang d’un personnage, etc.) qui sont véritablement les bienvenues. On ressent aussi l’influence de la série Spartacus, que j’ai adorée, dans la seconde moitié du roman. Ça ne pouvait donc que me plaire à ce stade.

Concernant l’histoire en elle-même, certes le roman peut sembler court, mais elle est très bien construite et ficelée. Le point de vue externe permet de se plonger à la fois dans les émotions et les ressentis d’Abrax et de Laucos. On se prend assez rapidement d’affection pour ces deux-là, et on se met fébrilement à rêver de vivre nous aussi un amour aussi intense, véritable et complice. On goûte leurs émotions comme si elles étaient nôtres. Et forcément, on endure aussi leurs douleurs. Le récit, loin d’être ennuyeux, est parsemé de rebondissements, de voyages et de situations périlleuses. Heureusement, en tout temps et en tout lieu, les deux amants seront là pour s’épauler et leur amour sera comme une havre de paix, un exutoire.

Mais Gladiatores, ce n’est pas qu’Abrax et Laucos. On découvre aussi d’autres personnages, certains amusants, d’autres attachants et enfin quelques uns qu’on se met à détester avec hargne. Oui, j’ai parfois eu des envies de meurtre en tournant les pages !

Pour un premier roman, j’ai trouvé l’écriture excellente. Fluide, détaillée, portée par un vocabulaire riche et juste. Les dialogues, les descriptions et les pensées des protagonistes s’enchaînent comme une machine bien rodée. La fin de chaque chapitre donne envie de découvrir le suivant. Et on se laisse porter ainsi, dans un périple à l’issue incertaine, mais captivant de bout en bout.

Pour conclure, Je ne peux donc que saluer le travail de Marcus pour ce premier essai. C’est véritablement un auteur dont je vais tâcher de suivre et lire les prochains ouvrages, car sa plume ne m’a clairement pas laissé indifférent. Il parvient à nous faire vivre la passion qui unit ses personnages, dans le meilleur comme dans le pire. C’est précisément ce que j’adore dans un roman qui aborde la romance.

Et on referme ce livre presque la larme à l’oeil. La vie n’est peut-être pas aussi forte que la mort, mais l’amour l’est plus que les deux. Merci Marcus.

P.S. : Si mon avis vous a donné envie de vous plonger vous aussi dans l’histoire touchante d’Abrax et Laucos, sachez que vous pourrez vous procurer le livre, en version papier ou digitale, sur Amazon.