Mon avis sur le roman L’Année du Loup-Garou de Stephen King

 

Titre Original : Cycle of the Werewolf
Auteur : Stephen King
Éditeur : Albin Michel
Nombres de pages : 128
Date de parution France : 04/03/1986 (Réédité le 02/11/2012)
ISBN-13 : 9782226245120Résumé : Quand arrive la pleine lune, une peur sans nom s’empare des habitants de Tarker Mills, petite bourgade tranquille nichée au creux des profondes forêts du Maine. Tous entendent, derrière la plainte du vent, des grondements de fauve auxquels se mêlent encore les échos d’une voix humaine. Le monstre est là. Qui tuera-t-il ? L’horreur commença en Janvier sous la lueur glacée de la pleine lune. Un premier hurlement insoutenable déchira la nuit. C’était le début de l’année du Loup-Garou.

Mon avis : J’aimerais vous présenter aujourd’hui un livre que j’ai déjà lu par le passé sous une édition différente. Cette édition s’intitulait alors Peur Bleue. Toutefois, l’ouvrage d’origine de King s’appelle en réalité L’Année du Loup-Garou.

Il s’agit d’un livre qu’il a publié en 1983 sous le titre Cycle of the Werewolf. Il a pour origine une commande faite par un éditeur qui demanda à King d’écrire une histoire en 12 chapitres de 500 mots maximum. King eut alors l’idée d’utiliser le thème du loup-garou pour son histoire, puisque nous avons environ 12 pleines lunes par an. Le résultat est donc que le livre est divisé en 12 chapitres, chacun d’eux s’intéressant à un mois en particulier, à commencer par Janvier, puis Février, Mars, etc. jusqu’à Décembre qui clôture l’ouvrage. Par ailleurs, il fut également demandé au dessinateur Bernie Wrightson de réaliser plusieurs illustrations à partir de l’histoire de King pour accompagner le récit.

Au début, King commença à rédiger l’histoire en respectant la limite de 500 mots, mais rapidement il s’aperçut néanmoins que cela le bloquait et ne lui permettait pas de développer suffisamment l’histoire. En accord avec l’éditeur, il fut par conséquent décidé de laisser plus de liberté à King quant à la longueur des chapitres.

Le succès du livre aidant, une adaptation cinématographique fut commandée pour sortir en 1985 sous le titre de Silver Bullet (Balle d’Argent), renommée Peur Bleue en France. Le scénario fut rédigé par King lui-même. Je vous invite d’ailleurs à découvrir le topic du film sur notre forum, ici : http://underworld.forumactif.fr/t1367-peur-bleue-stephen-king-s-silver-bullet#29195 Par la suite, le livre fut réédité sous le titre du film (Silver Bullet / Peut Bleue), sans les illustrations de Wrightson, mais avec des images tirées du long-métrage ainsi que le scénario de celui-ci en complément du roman. C’est cette dernière édition que j’ai lue il y a très longtemps.

Toutefois, j’ai décidé de me refaire l’histoire dernièrement en commandant sur Amazon l’édition originale, à savoir « L’Année du Loup-Garou », accompagnée des fameuses illustrations. Ce qui surprend d’abord, c’est que le livre n’est pas au format poche ou broché, en réalité il est de taille 21x28cm, ce qui permet aux illustrations d’être affichées tout en grandeur.

La particularité du livre d’être divisée en 12 chapitres représentant chacun un mois permet au récit d’être mené d’une manière assez originale et d’introduire de nombreux personnages différents, même si vers le milieu du livre certains reviennent plus en avant que d’autres tels que Marty Coslaw et le révérend Lester Lowe.

Avec L’Année du Loup-Garou, on est plus dans le récit descriptif que dans la psychologie des personnages. C’est un roman d’horreur et d’épouvante dans la plus pure tradition qui soit, bien mené par Stephen King qui maîtrise de main de maître le sujet. Tout le mystère du livre tient dans le fait de découvrir qui peut bien se cacher derrière le loup-garou qui chaque mois assassine de pauvres innocents dans Tarker Mills. Je savais qui était le coupable, connaissant déjà l’oeuvre, mais c’est toujours plaisant de redécouvrir l’histoire et son suspens.

Comme chaque chapitre constitue à lui seul une petit segment indépendant, on ne s’ennuie pas une seule seconde et le récit est agréablement bien aéré. Quant aux illustrations de Wrightson, elles accompagnent à merveille l’ensemble, et sont vraiment magnifiques. Elles dépeignent chacune une scène clef de l’histoire. Il y en a environ 2/3 par chapitres. Ça change de ce qu’on a l’habitude de voir.

Le seul bémol pour moi est la mythologie du loup-garou qui est assez peu explorée. On ne sait pas trop comment le coupable est devenu ainsi, les explications restant floues et peu claires à ce sujet. Mais cela permet aussi de garder une part de mystère. Concernant le loup-garou en lui-même, il est décrit comme je les aime. Très grand, bipède, féroce. Pas un vulgaire lou-loup de pacotille.

Bref, si vous êtes fans de loups-garous, je vous recommande cet ouvrage du maître Setephen King, présenté de manière originale, vous ne serez pas déçu. Ça vaut le détour Wink

P.S. : Voici une des illustrations de Bernie Wrightson issue du livre pour vous donner une idée de son style Smile

[Littérature Gay] Mon avis sur Les Loups de Riverdance Tome 1 de H.V. Gavriel

Les Loups de Riverdance – Tome 1 : Lucas

Riverdance Tome 1

Auteur : H.V. Gavriel
Éditeur : Milady
Date de sortie : 21/11/2014
Nombre de pages : 600

Résumé : Lucas parcourt les États-Unis sans jamais oser poser ses bagages. Le jeune homme se sait traqué. Pourtant, lorsqu’il arrive dans cette petite ville des North Cascades, il ne peut s’empêcher d’espérer autre chose de la vie. Au point de baisser sa garde et de rester un peu trop longtemps au même endroit … Cependant le monde surnaturel n’est pas le seul à abriter le mal et le jeune homme va voir ses rêves de bonheur piétinés. Brisé, il est recueilli par Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le cœur de Lucas. Mais Marcus est avant tout l’Alpha de la meute locale et lorsque le passé de Lucas le rattrape et que les cadavres commencent à s’empiler, la nature même du jeune homme va devenir un danger pour les loups …

Mon avis : Cela fait un sacré bout de temps que Les Loups de Riverdance traîne dans ma malle à livres, où je place tous les bouquins que je dois entamer. Il faut dire que je suis très long à lire. Je ne suis pas du genre à dévorer un bouquin sur deux jours comme certains, même si ça m’arrive. Je lis souvent le soir, un ou deux chapitres. Mais il m’arrive parfois d’être vraiment pris dans un livre et de lire plus vite. Les Loups de Riverdance est un de ceux-là 🙂

J’ai découvert ce premier tome par hasard il y a environ un an et demi sur Amazon, et je l’ai commandé. J’ai été très agréablement surpris de constater qu’une maison d’édition française côtée comme Milady s’était enfin décidée à proposer de la lecture M/M, Bit-Lit et Urban Fantasy qui plus est ! À l’époque, cela m’a rassuré et m’a donné de l’espoir pour mon roman Nocturne que je voulais justement présenter à l’éditeur, puisqu’il est tout à fait dans le même thème littéraire. Bon, entre temps, j’ai fait une pause dans l’écriture de Nocturne, mais dès que le manuscrit sera terminé, je compte bien le présenter à Milady, et ensuite, advienne que pourra 😉

À vrai dire, j’ai été d’autant plus surpris, puisque récemment, j’ai commencé à participer un peu aux échanges de la communauté M/M que j’ai découverte sur le forum Mix de Plaisirs et notamment sur Facebook. Et à l’époque, je pensais que H.V. était une auteure américaine xD C’est en parcourant le forum Mix de Plaisirs que je me suis aperçu qu’elle était française ! Une bonne surprise 🙂 D’autant plus que c’est une personne plus que sympathique que je suis impatient d’apprendre à connaître d’avantage.

Bref, revenons-en aux Loups de Riverdance. Globalement, j’ai beaucoup aimé le livre de H.V. Gabriel. Il nous présente le personnage de Lucas, un jeune humain dans le début de la vingtaine qui cache un lourd passé et des secrets bien mystérieux. Au début du roman, on ne sait rien de lui, hormis qu’il doit fuir et qu’il n’est pas du genre sédentaire. Mais à quoi doit-il donc échapper, au point que sa vie en dépende ? Gavriel va savamment distiller tout au long du livre des indices et des débuts de réponse, ce qui fait qu’on souhaite toujours tourner la page suivante pour en apprendre plus sur ce pauvre Lucas. D’aventures en péripéties, la vérité se dévoile peu à peu, pour notre plus grand plaisir avide.

Le moment fort du roman à mes yeux, c’est la rencontre entre Lucas et l’alpha de la meute de loups-garous, Marcus. J’étais scotché devant la page, excité face à la description de Marcus : beau, grand, blond, musclé, charismatique. Autant dire que je bavais ! Mais le pire dans cette histoire, c’est que n’ayant pas relu le synopsis avant d’entamer la lecture, je pensais que Léo, le fils de Marcus, allait être le love-interest de Lucas ! J’étais donc déçu de m’imaginer que cette alchimie entre Marcus et Lucas ne mènerait à rien. Mais ça, c’était avant que je ne relise le synopsis, et que je découvre la phrase : « Brisé, il est recueilli par Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le cœur de Lucas. » Et alors là, je n’ai pas pu m’empêcher de lire, de lire, et de lire encore ! Je voulais absolument savoir s’il allait se passer quelque chose entre Lucas et Marcus. Et autant dire que H.V. Gavriel a carrément joué avec mes nerfs ! Oui, elle m’a torturé à distance ! Car elle s’est amusée, pendant de longs chapitres, à me faire languir. À coup de scènes de plus en plus intimistes et touchantes entre Lucas et Marcus, sans que rien n’aboutisse. À tel point que je me lamentais tout seul : « Mais bordel, quand vont-ils finir ensemble, je n’en peux plus !!!!!! ». Quand enfin est arrivé le moment tant attendu ! Et qui m’a laissé toute chose, pantelant, fébrile ^^

Bref, Gavriel a un talent certain en matière de suspens, c’est indéniable. Et cela vaut aussi pour l’histoire de manière générale, puisque nous sommes tenus en haleine concernant le mystérieux assaillant de Lucas. On en découvre au fur et à mesure de plus en plus sur les origines de Lucas, ses particularités, sa manière de réagir. C’est une personne profondément brisée, souffrante, qui ne demande qu’un peu de réconfort, un minimum d’amour, comme beaucoup d’entre nous. C’est donc une histoire saisissante et poignante qui nous est livrée, pleine de rebondissements, et rondement menée. Bravo à Gavriel.

Quant aux scènes torrides et coquines, il faut reconnaître que Gabriel sait diablement bien s’y prendre. Écrire une scène de sexe entre deux personnages masculins tout en étant une femme ne doit pas être évident au début, mais le pari est entièrement réussi. Je dois avoue que lesdites scènes ne m’ont pas laissé … indifférent ^^

Le seul point noir du livre, à mon avis, tient dans les paragraphes qui sont parfois trop longs et auraient mérités d’être un peu plus aérés à l’aide de dialogues, ou raccourcis, de manière à être allégés. Après, même si ça s’étire, Gavriel a un style et une écriture bien menés qui font qu’on outrepasse tout ça. D’ailleurs, j’ai lu sur Mix de Plaisirs qu’il s’agissait d’un parti pris de sa part, car elle aimait beaucoup développer la psychologie de son héros, et on ne peut pas lui en vouloir. Je respecte cela.

Pour conclure, Les Loups de Riverdance est un très bon roman, qui réunit à merveille le meilleur du M/M, de la Bit-Lit et de l’Urban Fantasy. L’auteure pose les bases d’une saga naissante dont on a hâte de découvrir l’univers étendu et le reste de la mythologie. En tout cas, je suis vraiment impatient de lire le tome 2, qui se centre sur Léo. Malheureusement, ça ne sera pas avant un bout de temps, car j’ai au moins une vingtaine de livres de retard 😦 Hé oui, c’est ça d’être long à lire lol !

Mes Dernières Lectures #1

Salut à tous ! Je profite de cet article pour introduire une nouvelle rubrique, intitulée « Mes Dernières Lectures », où ce sera l’occasion pour moi de vous présenter mes dernières lectures, accompagnées d’un avis sur celles-ci, en espérant que cela puisse vous aider si vous ne savez pas quoi lire en ce moment 🙂 C’est également plus pratique pour moi, car cela m’évitera de devoir faire un article complet sur chaque livre que je peux lire, car honnêtement je n’ai pas la motivation pour ça ^^


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Bonjour Tristesse – Françoise Sagan

Résumé : Cécile, lycéenne parisienne, passe l’été de ses dix-sept ans dans une villa de la Côte d’Azur avec son père et la maîtresse de ce dernier, Elsa. Ce père, Raymond, veuf depuis quinze ans, est un homme attirant qui enchaîne les conquêtes. Cécile et Elsa, jeunes, d’un caractère facile et surtout intéressée par la vie mondaine, s’entendent bien. Cécile, un peu naïve, tente de paraître adulte et apprécie la compagnie d’hommes du même âge que son père. Sa vie amoureuse est sans relief jusqu’à sa rencontre avec Cyril, un étudiant de 26 ans. L’ambiance change radicalement quand Raymond annonce l’arrivée d’Anne, une amie qui a accepté contre toute attente une invitation …

Mon avis : Je ne connaissais Françoise Sagan que de nom avant de découvrir le biopic avec Sylvie Testud qui lui a été dédié, sorti en 2008. J’ai trouvé le film très bon, et le personnage m’a beaucoup touché. J’ai donc décidé suite au visionnage du film de lire son tout premier roman, qu’elle a écrit alors qu’elle n’était encore qu’une mineure, Bonjour Tristesse. C’est un roman assez court, frais et original. L’écriture de Sagan est très particulière, et son personnage principal, Cécile, bien amené. Elle explore plusieurs thèmes comme l’adolescence, les premiers amours, les liaisons. Le début du roman présente la vie de Cécile comme idyllique et calme, et c’est l’arrivée du personnage d’Anne qui va tout chambouler. Comme quoi, l’arrivée d’une personne est parfois synonyme de grand changement ! Les autres thèmes explorés comme la sexualité, l’émancipation féminine, peuvent nous paraître aujourd’hui banaux, mais à l’époque de la sortie du livre, on en était à vraiment à ce stade. Il est donc intéressant de voir le regard que porte l’auteure sur ces sujets. Une lecture simple et rapide que je recommande donc à ceux qui souhaiterait découvrir Françoise Sagan.


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Les Vampires de Chicago – Tome 1 : Certaines Mettent Les Dents – Chloe Neill

Résumé : Même si ma vie n’était pas particulièrement excitante, elle me convenait jusqu’à ce que les vampires de Chicago révèlent leur existence au public … et que je devienne l’un d’eux. Aujourd’hui, au lieu de suer sur mon mémoire, j’apprends à m’intégrer dans une demeure remplie de vampires et à m’habituer à mes nouveaux pouvoirs. Mais un tueur est à mes trousses. Il se pourrait bien que ma difficile initiation à la vie nocturne ne soit que le premier accrochage avant la guerre … et il y aura du sang.

Mon avis : Nouvelle incursion dans le domaine de la bit-lit et de la fantasy urbaine avec le premier tome des Vampires de Chicago, qui m’a été offert par une amie il y a 3 ans. Oui, j’ai mis du temps avant de le commencer xD Au début, j’étais un peu suspicieux, n’étant guère fan de vampires mais plutôt de loups-garous. Finalement, je me suis laissé prendre au jeu, grâce à l’écriture fluide et légère de Chloe Neill. Elle rend facilement son personnage principal, Merit,  attachant, et c’est avec plaisir qu’on suit ses péripéties. L’univers est bien construit et les bases sont intelligemment posées, entre références au monde réel et référence à toute une caste de créatures surnaturelle. Le mythe du vampire est ici revisité même s’il garde ses grandes composantes classiques (besoin de sang, allergie au soleil, etc.). La force de l’histoire est de rentrer directement dans le vif du sujet. Même si les présentations obligatoires sont faites, l’auteure ne perd pas de temps, et cela donne du piment au récit. À voir si cette bonne impression se renouvellera avec la lecture du tome 2.


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Le Testament Français – Andreï Makine

Résumé : Charlotte, une femme d’origine française émigrée en Sibérie avec sa mère entre les deux guerres, raconte à son petit-fils Aliocha le Paris et la France de son enfance, où elle a grandi. Peu à peu, celui-ci s’imprègne de culture française à travers la langue et les récits de sa grand-mère.

Mon avis : Un autre roman qui m’a été offert, par de la famille, et dont, je l’avoue sans honte, je ne connaissais pas du tout l’auteur. Cela m’a donc permis de faire connaissance avec celui-ci. La particularité de ce roman est d’avoir été écrit par un romancier russe, Andreï Makine, en langue française. À sa sortie, le roman a obtenu plusieurs prix prestigieux, tels le prix Goncourt et le prix Médicis. C’est un récit très intelligemment écrit, où un jeune garçon russe, Aliocha, ne connaissant absolument rien de la France, va la découvrir au travers des yeux de sa grand-mère, qui est elle une ancienne expatriée française. Elle va donc lui raconter tous ses souvenirs, une multitude d’anecdotes, quelques histoires croustillantes, d’une France datant de son époque à elle, une époque quelque peu révolue, puisque l’histoire se déroule pendant l’ère soviétique. Le jeune garçon va fortement s’imprégner de cette culture française, et elle va devenir une véritable obsession pour lui, le poussant à presque à renier ses origines russes, ce qui va l’enfermer dans une sorte de bulle où il va se retrouver un peu seul. On suit donc les tourments d’Aliocha, tiraillé entre ses héritages russes et français, au fil des mois et des années, alors qu’il grandit, découvre l’amour, certaines vérités ainsi que ses origines. L’auteur prend aussi le temps de décrire la Russie d’alors, sous l’ère communiste, avec ses conditions de vie difficiles, son manque de nourriture, ses turpitudes. Un très belle histoire qui se veut, de l’aveu de l’auteur lui-même, autobiographique. Même si cela est un peu différent pour moi, je me suis un peu retrouvé dans ce roman, car mes ancêtres sont polonais, et je suis toujours émerveillé par le descriptions qui me sont faites du pays de mes ancêtres par ma mère ou ma famille, de son histoire, de ses habitants, de sa nourriture, et j’espère vraiment pouvoir m’y rendre prochainement. J’avais même commencé des cours de polonais l’an dernier, mais … il s’agit vraiment une langue compliquée ^^ Il y a encore plus de déclinaisons qu’en allemand ! Vous rendez-vous compte 🙂 ?


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Lorien Legacies – Tome 3 : La Révolte des Neuf – Pittacus Lore

Résumé : Marina, Six, Ella et Crayton (son Cêpane) sont dans un avion à destination de l’Inde, où ils espèrent trouver numéro Huit. Dès qu’ils atterrissent, ils sont accueillis par des hommes vénérant Huit car ils le croient être la réincarnation du dieu hindou Vishnu. Ils les emmènent au sommet d’une montagne dans l’Himalaya où Huit réside. Cependant, avant de pouvoir le rejoindre, ils tombent dans une embuscade menée par une organisation qui veut tuer Huit et tous ceux qui lui sont associés. Après avoir vaincu leurs assaillants, Huit leur raconte son histoire : son Cêpane Reynolds a été tué par des Mogadoriens après avoir été trahi par l’amour de sa vie, Lola, et Huit a vécu dans la montagne depuis. Ils découvrent que le don de Huit est de se téléporter, ce qu’ils veulent utiliser pour atteindre le Nouveau Mexique où ils pourront facilement rejoindre Quatre.

Mon avis : J’ai découvert, comme beaucoup de monde, la saga Lorien Legacies, avec le film Numéro Quatre, sorti au cinéma en 2011. Après avoir le vu le film, que j’avais bien apprécié, je me suis aperçu qu’il était en réalité adapté d’un livre, du même titre, décliné en une saga. J’avais donc lu à l’époque les deux premiers tomes, je les ai bien aimés, et en 2014 je me suis acheté le troisième tome. J’avais commencé à le lire, mais je ne sais pour quelle raison, j’ai laissé tombé pour un autre bouquin. Je me suis donc dit dernièrement qu’il était temps que je le termine ! Et je n’ai pas regretté d’avoir repris la lecture. S’agissant de littérature ciblant les jeunes adultes, l’écriture est simple et va droit au but. L’histoire de ce troisième tome poursuit les aventures de nos jeunes héros, mêlant toujours action, mystère et découvertes. Ce que j’apprécie dans ce roman, c’est cette particularité initiée avec le deuxième tome : chaque chapitre est écrit du point de vue d’un personnage en particulier. Dans ce troisième tome, nous avons donc trois narrateurs : Quatre, Six et Dix. Cela permet d’alterner intelligemment les points de vue, et de donner un autre regard sur les différentes situations mises en scène, d’autant plus que chaque personnage a forcément son propre style. Cette particularité narrative est la bienvenue et assez originale puisqu’on la croise assez rarement. Cela permet d’avoir plusieurs personnages narrateurs tout en conservant une narration interne sur l’ensemble du roman, chose impossible autrement à moins de mettre en place une narration externe ou omnisciente. Ce mécanisme intéressant me plaît beaucoup. Une saga que je vous recommande si vous aimez la science-fiction innovante.


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Divergente – Tome 3 : Au-Delà du Mur – Veronica Roth

Résumé : Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s’y soumettre. Ils doivent s’enfuir. Mais que trouveront-ils au-delà de la clôture ? Et si tout n’était que mensonge ?

Mon avis : Voici enfin venu pour moi le tome final de Divergente. Comme pour Hunger Games et Le Labyrinthe, j’aime bien pouvoir lire les romans avant de voir les films. Je me suis donc empressé de lire le dernier tome avant de voir le troisième film au ciné, à ceci près que, appât du gain oblige, cette troisième mouture se verra déclinée en deux films, comme ce fut le cas pour Hunger Games. Autant aller de suite droit au but, je suis assez mitigé sur ce troisième tome. Autant celui-ci nous apporte les réponses que nous attendions tous, à savoir : mais qu’est-ce qui se passe derrière la clôture ?, autant j’ai trouvé le livre assez ennuyeux par moment. Tandis que les deux premiers tomes étaient écrits de manière énergique, avec une action bien menée, ce troisième tome possède un rythme plus lent, de nombreuses longueurs où l’héroïne rabâche sans cesse la même chose, tiraillée entre son amour pour Tobias et ce qu’elle croit juste de faire. Les évènements se sont enchaînés pour moi dans l’indifférence, et il manquait ce quelque chose de magique qui avait fait mon bonheur dans les premiers livres. Probablement le fait que le cadre soit radicalement différent puisqu’on quitte plus au moins Chicago et le système des factions. C’était peut-être ça, ce quelque chose de magique. Reste néanmoins des révélations intéressantes qui apportent toutes les réponses à nos éventuelles questions et une histoire qui clôt comme il se doit la trilogie. Un point que j’ai bien aimé, c’est que l’auteure, tout comme Lorien Legacies, a cette fois avec ce dernier tome intégré Tobias en tant que personnage narrateur un chapitre sur deux, aux côtés de Tris. Ce sont les chapitres sur Tobias que j’ai le plus aimés, car ils apportent du neuf et sa psychologie se révèle intéressante. En bref, un roman à lire pour clore la trilogie, mais loin d’être le meilleur de la saga. Concernant le film Divergente 3, je l’ai trouvé plus intéressant que le troisième livre. Certes, il s’en éloigne pas mal sur certains points, mais il a ajouté quelques ingrédients qui permettent d’oublier certaines lourdeurs du bouquin.

Les photos de mon amie Serenity’s Photographies !

Bonjour à tous !

Maintenant que le Chapitre Bonus de Free Fall : Renaissance est terminé et posté, je dois vous avouer que cela me permet de souffler un peu. Je comprends mieux pourquoi certains auteurs n’aiment pas trop revenir sur un projet plus au moins terminé ^^

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J’en profite donc pour revenir vers vous avec quelque chose de plus léger et de visuel ! Je souhaite en effet vous présenter une amie artiste photographe, Edith, alias Serenity’s Photographies. Edith et moi nous connaissons depuis le lycée, et c’est toujours avec plaisir que je découvre ses nouvelles photos.

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Serenity se spécialise principalement dans les photos en extérieur, où elle apprécie réaliser des prises de vue de paysage naturels, ainsi que des macros mettant en valeur des éléments auquel nous ne prêtons pas forcément attention à l’oeil nu en balade, les petits détails que nous oublions.

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Elle aime capturer l’essence éphémère de choses telles qu’un bourgeon, une fleur, les premiers cristaux des gelées automnales. Bref, l’évolution et les changements de ce qui nous entoure au fil des saisons ! Mais pas que, Serenity fait aussi bien d’autres choses.

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Hé oui, même une jolie photo où je suis accompagné de ma Chienne-Louve Tchécoslovaque, Luna Wolf !

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Sans plus tarder, je vous invite à découvrir le magnifique travail de Serenity sur son WordPress, et n’hésitez pas à la suivre : https://serenity-photographies.com

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Free Fall : Renaissance – Bonus Chapter (English Version)

Finally, here it is ! As promised, I present you the Bonus Chapter of Free Fall : Renaissance, which celebrates the two years anniversary of the first publication of my fanfiction, in March 2014 🙂 I made you wait since I announced it to you guys, but it’s because I had to finish the translation of the english version 😉 I hope you will like it, this is a softer and sexier chapter, far from the previous torments ! Don’t hesitate to tell me what you think about it. This will be my last writing about Free Fall, I mostly created this chapter to please my friend Alex. I also recorded a short video to thank you all for your support during those two years and explain you how this bonus chapter was born. I advise you to watch it first 😉 Have a good read !


Free Fall : Renaissance – Bonus Chapter

The smell of coffee wakes me up. I open my eyes. I look at the window. It’s still dark outside but the sun is starting to rise. I look at my right and discover Kay with a cup of coffee in the hand.

– Hello you, he says.

– Hello honey.

Several months have passed since Kay and I have reunited. I’m juggling with my life as a Task member, my life with Max and my life with Kay, which is really becoming difficult and exhausting, not including the barracks apartment which is becoming too small for both of us.

Kay sits down next to me. I look at him right in the eyes. He is so beautiful. I’ve lived through darkness and hell for months after I messed up with Bettina. And now, I can just savor the present moment and enjoy Kay’s face, with no fear of losing him again. And I must say I like that.

– Come closer, I whisper.

Without any other word I kiss him, devouring his lips and tasting his tongue. My hands softly touch his back. We stay like this several good minutes to hug each other. I want to go further than just a simple hug, and start to slip my hand on his belly beneath his t-shirt. But I suddenly feel him grasping my hand and put it away.

– No, not now my love, whispers Kay to my hear.

– Why ? I say with a frustrated pout. I want you !

– I’ve got a better idea. Today and tomorrow, you’re on leave, right ?

– Yes, I do, I answer. Why ?

He gets a little closer to me, and I feel his crotch stick against me, which causes me a rise of delight.

– Guess what, the other day, when I went running several ten kilometers from here, in the hills, I discovered a very charming place, he explains. I would like to bring you there and spend the night with you. Especially as the weather should warm up with sun in the afternoon.

– You mean, camping ?

– Absolutely, he answers me with a large smile.

– I’m not against it, but your forget Max …

Usually, Kay is taking care of Max when I’m not there, because he hasn’t started a new job yet.

– I’ve already planned everything, tells me Kay with a comforting tone. I called Lena and she accepts to keep Max during our getaway. I just have to call her again to confirm our trip.

– Well, that’s ok, I say.

– Perfect ! he exclaims while dropping a kiss on my cheek. We will leave at the beginning of the afternoon.

No sooner said than done. Kay warns Lena. As for me I go wash myself and reunite some clothes for this mysterious getaway. Kay deals with preparing a large bag where he puts together camping stuff and provisions.

When we are about to leave, Lena arrives, and we let her with Max to take the car. When we put our bags in the trunk, I discover in it a folding tent ready to be used in its case, which I never saw before. Obviously Kay had planed his deal for a while. He then takes the wheel.

We drive for about an hour, leaving the town, and getting deeper and deeper into the countryside until we arrive in a forest and rolling region in the North. We park in a place where a path leading to the woods begins. We get out, take our bags in the trunk and let the car behind us to take the pathway.

After a few moments, I observe Kay starting little strides. When he realizes I don’t follow him, he turns back in my direction while keeping bouncing in the other way.

– What’s going on, lazy ? Did you forget how to run, like in good old time ? Pussy !

He makes me laugh, and I indeed think back to this sport which immediately brought the two of us closer at the time we met. If we hadn’t run together, our story probably would have never started.

I warm up briefly then start to follow him by executing quick little strides, until I run at the same pace as him. I don’t run anymore as I used to since a while now, and it’s difficult for me to stick to his rhythm, even if after several minutes, my past forces are coming back.

After a moment, we stop running, and we simply walk to enjoy the time spent together. We meander like this through the forest during at least a few good hours, under a blazing sun, having a break every thirty minutes to rehydrate ourselves. Fortunately, the trees give us a more than welcome shadow. Gradually, things get complicated, as the ground raises and we have to climb a large steep hill.

At the beginning of the evening, we finally reach the wooded top of this high hill. After some steps, we penetrate in a clearing. I am then amazed by the sight I discover. A small lake stands in front of us, and behind, we can see the infinity of the landscape and plains further down from our very high view point. No city on the horizon, just the wild nature. I take a deep breath at the air which starts to cool down and admire this stunning view for long seconds.

– So, what do you think about it ? Kay asks me, placing himself behind me and wrapping his arms around my belly.

– Kay, this is just … magnificent. You were right to convince to come here.

I turn towards him to kiss him. Then we start to pitch the tent. While Kay finishes to set up the pegs, I busy myself to gather some wood to build a fire. Luckily, no one else appears. It seems like we’ll have this clearing just for us, and I’m looking forward to it.

By the time everything is finally set in place, the night has fallen, and the glow of the stars begins to shine in the cloudless sky. The round circle of the moon also makes his appearance. I didn’t think the moon would be full tonight.

While I’m putting my hand in the water of the lake to appreciate its freshness, I suddenly feel Kay abruptly grasping me from behind to lift me up. He has taken off his top, and I feel my hormones cavorting at the sight of his naked torso. Without warning, he fiercely kisses me. Surprised, I respond anyway to his invitation. I savor our kiss. I have the sensation to be caught in an inextricable whirl.

– Would you like to bathe ? Kay asks me.

– Are you kidding me ? It must be cold !

Without notice, he pushes me in the water. I immediately feel the freshness of the liquid firming up my skin and my muscles. My clothes are completely soaked.

– You’ll pay for this ! I shout at him.

– Oh yeah ? he answers me with with an air of defiance.

When my turn comes, I throw myself onto his legs and attract him in the water bluntly. He splashes my head and I immediately respond. We play liked kids during five good minutes, until Kay silently approaches me. This time, I initiate action, and I kiss him tenderly. I suddenly feel his hands removing my wet t-shirt, and a few movements later, we both end up naked. I hope no one will appear of nowhere in the clearing, but I must admit this is spicing up my growing excitement.

I feel Kay’s hardening member against mine, and I don’t need much to attract him even closer to me. I kiss his cheeks, his neck, then I nibble his ear. It seems he’s no longer answerable for anything. In return, he kisses every inch of my face and my neck, and nothing is left for chance in his gestures. He grasps my member back and forth, which leaves me at the edge of ecstasy for several seconds before coming back to my lips.

It is hard for me to describe how much I am happy to be there with Kay, to enjoy this pure moment of happiness by his side. Only the two of us. Only illuminated by the rays of the full moon, with this magnificent plunging view over the surrounding plains below. Our hug lasts several more minutes, until we decide to get out of the lake to reach the tent where we will be in the warm.

As soon as we are in the open air, butt-naked, we end up freezing. We run towards the tent, and I grab two towels. I cover Kay with one.

– I’ll start the fire, he says to me.

I put a large plaid on the ground, and observe him doing his task. He is so sexy, with his wet hair. When the first flames start to lick the twigs then the wood pieces, he sits down next to me.

– You know, I start, while you were gathering wood earlier, I was thinking … it would be good if we could run away …

– What do you mean by run away ? he asks me while taking me in his arms and attracting my head to his torso.

– Remember, one time, while we were discussing on your balcony, when our affair was still secret, you proposed me to flee with you. The barracks, it has become too small for us three. This is no longer possible. I would like to move. What do you say about it ?

– I say this is a very good idea. You know, I still have my apartment in Düsseldorf.

He drops a kiss off on my neck.

– Düsseldorf ? That’s far.

– You decide.

But before I can answer anything, he let me fall on the plaid and come place himself above me. We stare at each other in the eyes for a moment, then I move my face closer to his, I daintily kiss his lips then his torso. I also feel him kiss my hair, chew my ear. His hands slide along my stomach then grab my sex. I let him do, powerless. Exquisite sensations seize my whole body. Then Kay turns me on the side and places himself behind me. I don’t have control anymore, Kay guides every single of my movements, every single of my gestures, and even every single of my emotions. I totally give myself over to him.

I feel him penetrate me, and waves of my intense pleasure bang together everywhere inside of me. I grasp his hand that I stick against my torso while his moves back and forth. The heat of the growing fire warms up our naked skins. His body against mine. His soul linked with mine. Both of us. Only the both of us. Two souls formerly lost, which found each other, were separated, and are now back together for good. Kay’s breath becomes quicker and deeper as a thin layer of sweat appears on our flesh in ecstasy. Our movements are perfectly rhythmic and our gestures synchronized, as if we were one single entity.

Then suddenly Kay’s hand hangs onto my member with vigorous action. My body can’t hold it any longer, and I feel the pleasure quickly rising in me. After an escalation of indescribable sensations, I turn my head in Kay’s direction to kiss him, and we both reach a burning orgasm at the same time.

We let our inert and exhausted bodies fall on the ground, and Kay curls up in my arms.

– It was … awesome, I murmur to his ear, leaving a kiss on his forehead.

– You bet !

We stay there, both stretched out, without saying anything during what seems to be an hour. This let me the time to think about Kay’s proposal, after our conversation earlier. After a while, I decide to speak. I put my hand on his head and fondle his golden and silky hair.

– Kay, I’ve cogitated about our conversation. I … I think you’re right. I accept your offer. Leaving to Düsseldorf seems to me like a good idea.

Kay lifts up a little and stares at me for several seconds.

– Marc, that’s super. We can leave whenever you want ! But what about your job ?

– I can ask for a transfer. I don’t think Werner Brandt will see any inconvenience. He knows in what kind of situation I find myself.

– I hope you’re right, he says.

I tell myself that this decision to go away will be beneficial for all of us. Not only will it allow to leave all the harmful events that occurred behind us, but also to have more space and take a fresh start.

Finally, as the night is not too cold, we decide to sleep under the stars near the burning fire. We take the air mattress and the sheets out of the tent, and install them on the plaid.

We slip under the covers, and Kay curls up again against my torso. We gaze at the infinity of the stars in the sky.

– You know what my dream is lately ? Kay questions me pensively.

– No. Tell me my love.

– One day, I would like us to go live abroad, leave Germany, and why not start a family together, have a child born from our shared love …

At first, I don’t know what to say, but I love Kay so much and he brings me such hope that I would be ready to follow him anywhere right now.

– Kay, I promise you that one day, we will realize this dream.

We end up falling asleep under the glow of the full moon, lulled by the clinking of the waves from the lake, our two bodies against each other, enjoying the present moment like two souls reunited and bound for eternity.


Chapter’s Song (Lake Scene)

Final Song of Free Fall : Renaissance


P.S. : This final song is a wink to Max Riemelt. This the final song of the excellent series Sense8 where he plays the character Wolfgang.

Free Fall : Renaissance – Chapitre Bonus (Version Française)

Enfin le voici ! Comme promis, je vous présente le Chapitre Bonus de Free Fall : Renaissance, qui vient célébrer les deux ans de la première publication de ma fanfiction, en Mars 2014 🙂 Je vous ai fait attendre depuis que je vous l’ai annoncé, mais c’est parce qu’il fallait que je termine la traduction de la version anglaise 😉 J’espère que ça vous plaira, c’est un chapitre plus léger et coquin, loin des tourmentes précédentes ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Ce sera mon dernier écrit sur Free Fall, j’ai créé ce chapitre surtout pour faire plaisir à un ami. J’ai également enregistré une petite vidéo pour tous vous remercier de votre fidélité tout au long de ces deux années et pour vous expliquer la genèse de ce chapitre bonus. Je vous conseille de la regarder avant 😉 (je l’ai enregistrée en anglais par contre, pour qu’un maximum de gens puissent la comprendre. J’essaierai d’ajouter des sous-titres en français si j’en ai le courage xD). Bonne lecture !


Free Fall : Renaissance – Chapitre Bonus

L’odeur du café me réveille. Mes yeux s’ouvrent doucement. Je regarde par la fenêtre. Il fait toujours noir dehors mais le soleil commence à pointer le bout de son nez. Je jette un œil sur ma droite et découvre Kay avec une tasse de café dans la main.

– Salut toi, me lance-t-il.

– Salut chéri.

Plusieurs mois se sont écoulés depuis que Kay et moi nous sommes retrouvés. Je jongle entre ma vie de CRS, ma vie avec Max et ma vie avec Kay, ce qui devient vraiment difficile et épuisant, sans compter l’appartement de la caserne qui commence à devenir trop petit pour nous deux.

Kay s’assoit à mes côtés. Je le regarde droit dans les yeux. Il est si magnifique. J’ai vécu à travers l’obscurité et l’enfer pendant des mois après avoir foiré avec Bettina. Et maintenant, je peux juste savourer l’instant présent et apprécier le visage de Kay, sans peur de le perdre à nouveau. Et je dois dire que j’aime ça.

– Approche, je chuchote.

Sans prononcer aucun autre mot, je l’embrasse, dévorant ses lèvres et goûtant sa langue. Mes mains caressent délicatement son dos. Nous restons ainsi plusieurs bonnes minutes à nous étreindre. Je souhaite aller un peu plus loin qu’une simple étreinte, et je commence à glisser ma main sur son ventre en dessous de son t-shirt. Mais je le sens soudain qui m’empoigne pour retirer ma main.

– Non, pas tout de suite mon amour, me susurre Kay à l’oreille.

– Pourquoi ça ? dis-je en faisant la moue. J’ai envie de toi !

– J’ai une meilleure idée. Aujourd’hui et demain, tu es en repos n’est-ce pas ?

– Oui, en effet, je réponds. Pourquoi ?

Il se rapproche un peu plus de moi, et je sens son entrejambe se coller contre moi, ce qui me provoque une montée de plaisir.

– Figure-toi que l’autre jour, quand je suis allé courir à plusieurs dizaines de kilomètres d’ici, dans les collines, j’ai découvert un endroit vraiment très charmant, m’explique-t-il. J’aimerais t’y emmener et passer la nuit avec toi là-bas. D’autant plus que le temps devrait se réchauffer avec du soleil dans l’après-midi.

– Tu veux dire, camper ?

– Absolument, me répond-t-il avec un large sourire.

– Je ne suis pas contre, mais tu oublies Max …

En temps normal, c’est Kay qui garde Max quand je ne suis pas là, car il n’a pas encore repris le boulot.

– J’ai déjà tout prévu, me dit Kay d’un ton rassurant. J’ai appelé Lena et elle accepte de garder Max durant notre escapade. Je n’ai qu’à la rappeler pour lui confirmer notre sortie.

– Alors, c’est d’accord, dis-je.

– Parfait ! s’exclame-t-il en venant déposer un baiser sur ma joue. Nous partirons en début d’après-midi.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Kay prévient Lena, et de mon côté je vais me laver et réunir quelques affaires pour cette mystérieuse sortie. Kay se charge quant à lui de préparer un grand sac où il réunit des affaires de camping et des provisions.

Au moment de partir, Lena arrive, et nous la laissons avec Max pour prendre la voiture. Lorsque nous posons nos sacs dans le coffre, j’y découvre une tente dépliable prête à l’emploi dans son étui que je ne n’avais jamais vue auparavant. Kay avait visiblement prévu son coup depuis quelques temps. Il s’installe au volant.

Nous roulons pendant environ une heure, quittant la ville et nous enfonçant un peu plus dans la campagne, jusqu’à arriver dans une région forestière et vallonnée au Nord. Nous nous garons sur un parking où débute un sentier menant dans les bois. Nous sortons, prenons nos sacs dans le coffre et laissons la voiture derrière nous pour emprunter le chemin de marche.

Au bout de quelques instants, j’observe Kay commencer à faire de petites foulées. Voyant que je ne le suis pas, il se retourne vers moi en continuant à sautiller en sens inverse.

– Alors fainéant, tu ne me suis pas ? Tu as oublié comment courir, comme au bon vieux temps ? Pussy !

Il me fait rire, et je repense effectivement à ce sport qui nous a immédiatement rapprochés tous les deux à l’époque où nous nous étions rencontrés. Si nous n’avions pas courus ensemble, notre histoire n’aurait probablement jamais vu le jour.

Je m’échauffe brièvement puis commence à le suivre en exécutant quelques foulées rapides, jusqu’à courir à la même cadence que lui. Cela fait quelques temps que je ne cours plus aussi souvent qu’avant, et au début j’ai du mal à me coller à son rythme, même si après quelques minutes, mes forces passées me reviennent.

Au bout d’un moment, nous arrêtons de courir, et nous marchons simplement pour profiter du temps passé ensemble. Nous déambulons ainsi à travers la forêt pendant au moins plusieurs bonnes heures, sous un soleil de plomb, faisant une pause toutes les demi-heures afin de nous réhydrater. Heureusement, les arbres nous fournissent une ombre plus que bienvenue. Progressivement, les choses se compliquent, car le terrain monte en hauteur et nous escaladons une grande colline escarpée.

En début de soirée, nous atteignons enfin le sommet boisé de cette haute colline. Après quelques pas, nous débouchons sur une clairière. Je suis alors émerveillé par la vue que je découvre. Devant nous se dresse un petit lac, et par derrière, en contrebas, on peut apercevoir l’infinité du paysage et des plaines depuis notre point de vue haut perché. Aucune ville à l’horizon, juste la nature sauvage. Je respire l’air qui commence à rafraichir à plein poumon et j’admire cette vue stupéfiante pendant de longues secondes.

– Alors, qu’est-ce que tu en dis ? me demande Kay qui se place derrière moi et enroule ses bras autour de mon ventre.

– Kay, c’est juste … magnifique. Tu as eu raison de me convaincre de venir ici.

Je me retourne vers lui pour l’embrasser. Puis nous commençons à installer la tente. Pendant que Kay finit de planter les piquets, je m’affaire à ramasser du bois pour faire un feu. Par chance, personne d’autre ne fait son apparition. Il semble nous aurons cette clairière rien que pour nous, et je m’en réjouis d’avance.

Le temps que tout soit enfin en place, la nuit a commencé à tomber, et la lueur des étoiles se met à scintiller dans le ciel sans nuages. Le disque rond de la lune fait également son apparition. Je ne pensais pas que la lune serait pleine ce soir.

Alors que je suis en train de mettre ma main dans l’eau du lac pour en apprécier le fraîcheur, je sens soudain Kay m’attraper brusquement par derrière pour me relever. Il a retiré son haut, et je sens mes hormones faire des cabrioles à la vue de son torse nue. Sans crier gare, il m’embrasse fougueusement. Surpris, je réponds tout de même à son invitation. Je me délecte de notre baiser. J’ai la sensation de me retrouver pris dans un tourbillon inextricable.

– Ça te dit d’aller te baigner ? me demande Kay.

– Tu rigoles ? Elle doit être fraîche !

Sans me prévenir, il me pousse à l’eau. Je ressens aussitôt la fraîcheur du liquide raffermir ma peau et mes muscles. Mes habits sont complètement trempés.

– Tu vas me le payer ! je lui hurle.

– Ah ouais ? me répond-t-il sur un air de défis.

À mon tour, je me jette sur ses jambes et je l’attire dans l’eau sans ménagement. Il m’éclabousse le visage et je réplique aussitôt. Nous jouons comme des gamins pendant cinq bonnes minutes, jusqu’à ce que Kay se rapproche silencieusement de moi. Cette fois, je prends les devants, et je l’embrasse tendrement. Je sens tout à coup ses mains ôter mon t-shirt mouillé. Je défaits son pantalon, et quelques gestes plus tard, nous nous retrouvons chacun entièrement nus. J’espère que personne ne va soudainement arriver dans la clairière, mais je dois avouer que cela pimente mon excitation grandissante.

Je sens le membre durcissant de Kay contre le mien, et il ne m’en faut pas plus pour l’attirer encore plus près de moi. J’embrasse ses joues, son cou, puis je mordille son oreille. Il semble ne plus répondre de rien. En retour, il embrasse chaque parcelle de mon visage et de mon cou, et rien n’est laissé au hasard dans ses gestes. Il agrippe mon membre dans un va-et-vient qui me laisse au bord de l’extase pendant plusieurs secondes avant de revenir sur mes lèvres.

Il est difficile de décrire à quel point je suis heureux d’être là avec Kay, et de profiter de ce pur instant de bonheur à ses côtés. Rien que nous deux. Uniquement éclairés par les rayons de la pleine lune, avec cette vue plongeante magnifique depuis la colline sur les plaines alentours en contrebas. Notre étreinte dure encore plusieurs minutes, jusqu’à ce que nous décidions de sortir du lac pour rejoindre la tente où nous serons plus au chaud.

Aussitôt que nous sommes à l’air libre, nus comme des vers, nous nous retrouvons frigorifiés. Nous courons vers la tente, et je sors deux serviettes. Je recouvre Kay avec l’une d’entre elle.

– Je vais allumer le feu, me dit-il.

Je pose un grand plaid à terre, et je l’observe en train de s’exécuter. Il tellement sexy, avec ses cheveux mouillés. Lorsque les premières flammes commencent à lécher les brindilles puis les morceaux de bois, il vient s’asseoir à côté de moi.

– Tu sais, je commence, pendant que je ramassais du bois tout à l’heure, je me disais que ça serait bien qu’on puisse s’enfuir …

– Qu’est-ce que tu entends par s’enfuir ? me demande-t-il en m’enlaçant et en attirant ma tête vers son torse.

– Souviens-toi, une fois, lorsque nous discutions sur ton balcon, quand notre affaire était encore secrète, tu m’as proposé qu’on s’enfuisse ensemble. La caserne, c’est devenu bien trop petit pour nous trois. Ce n’est plus possible. J’aimerais bien qu’on déménage. Qu’est-ce que tu en dis ?

– J’en dis que c’est une très bonne idée. Tu sais que j’ai toujours mon appartement à Düsseldorf.

Il dépose un baiser dans le creux de mon coup.

– Düsseldorf ? Ça fait loin.

– À toi de voir.

Mais avant que j’ai pu répondre, il me laisse tomber sur le plaid et vient se positionner au dessus de moi. Nous nous fixons dans les yeux pendant quelques instants, puis j’approche mon visage du sien, j’embrasse délicatement ses lèvres puis son torse. Je le sens aussi embrasser mes cheveux, mordiller mon oreille. Ses mains glissent sur mon ventre puis viennent empoigner mon sexe. Je me laisse faire, impuissant. Des sensations exquises s’emparent de tout mon corps. Puis Kay me retourne sur le côté et vient se placer derrière mois. Je n’ai plus aucun contrôle, Kay dirige chacun de mes mouvements, chacun de mes gestes, et même chacune de mes émotions. Je me livre entièrement à lui.

Je le sens me pénétrer, et des ondes de plaisir intenses s’entrechoquent partout en moi. J’agrippe sa main que je colle contre mon torse tandis que son bassin va et vient. La chaleur du feu grandissant vient réchauffer nos peaux dénudées. Son corps contre mon corps. Son âme liée la mienne. Nous deux. Rien que nous deux. Deux âmes auparavant égarées, qui se sont trouvées, ont été séparées, et qui sont désormais réunies pour de bon. Le souffle de Kay se fait de plus en plus vif et profond tandis qu’une file pellicule de sueur fait son apparition sur nos chairs en extase. Nos mouvements sont parfaitement rythmés et nos gestes synchronisés, comme si nous ne faisions plus qu’un.

Puis soudain la main de Kay vient empoigner mon membre d’un geste vigoureux. Mon corps ne peut plus se retenir, et je ressens le plaisir monter rapidement en moi. Après une escalade de sensations indescriptibles, je tourne ma tête vers Kay pour l’embrasser, et nous atteignons tous les deux un orgasme ardent au même moment.

Nous laissons tomber nos corps inertes et épuisés sur le plaid, et Kay vient se lover dans mes bras.

– C’était … génial, je lui glisse à l’oreille en prenant soin de déposer un baiser sur son front.

– Et comment !

Nous restons là, étendus tous les deux, sans dire un mot pendant ce qui me semble être une heure. Cela me laisse le temps de réfléchir à la proposition de Kay, suite à notre conversation un peu plus tôt. Au bout d’un moment, je décide de prendre la parole. Je pose ma main sur sa tête et carasse ses cheveux dorés et soyeux.

– Kay, j’ai bien réfléchi à notre conversation de tout à l’heure. Je … je crois que tu as raison. J’accepte ta proposition. Partir à Düsseldorf me semble être une bonne idée.

Kay se relève légèrement et me fixe pendant plusieurs secondes.

– Marc, c’est super. On peut partir quand tu veux ! Mais pour ton job ?

– Je peux demander un transfert. Je ne pense pas que Werner Brandt y verra d’inconvénient. Il sait dans quelle situation je me trouve.

– J’espère que tu as raison, me dit-il.

Je me dis que cette décision de partir ne pourra qu’être bénéfique pour nous tous. Non seulement elle nous permettra de tirer un trait sur tous les évènements néfastes qui se sont produits, mais aussi d’avoir plus d’espace et de prendre un nouveau départ.

Finalement, comme la nuit n’est pas trop froide, nous décidons de dormir à la belle étoile près du feu ardent. Nous sortons le matelas gonflable et les draps de la tente, que nous installons sur le plaid.

Nous nous glissons sous les draps, et Kay vient de nouveau se lover contre mon torse. Nous observons l’infinité des étoiles dans le ciel.

– Tu sais quel est mon rêve ces derniers temps ? me questionne Kay d’un ton songeur.

– Non. Dis-le-moi mon amour.

– Un jour, j’aimerais qu’on parte vivre à l’étranger tous les deux, quitter l’Allemagne, et pourquoi pas fonder une famille ensemble, avoir un enfant issu de notre amour à tous les deux …

Au début, je ne sais pas trop quoi dire, mais j’aime tellement Kay et il m’apporte tellement d’espoir que je serais prêt à le suivre n’importe où désormais.

– Kay, je te promets qu’un jour, on réalisera ce rêve.

Nous finissons par nous endormir sous la lueur de la pleine lune, bercés par le cliquetis des vagues du lac, nos deux corps l’un contre l’autre, profitant de l’instant présent comme deux âmes réunies et liées pour l’éternité.


Musique du Chapitre 1 (Scène dans le Lac)

Musique Finale de Free Fall : Renaissance


P.S. : Cette musique finale est un clin d’oeil à un Max Riemelt. Il s’agit de la musique finale de l’excellente série Sense8 où il interprète le personnage de Wolfgang.

[Comic Book] Mon avis sur Empire of the Dead

empireofthedeadbanner

Hello tout le monde ! Avant de poster le chapitre bonus de Free Fall : Renaissance qui ne devrait plus tarder (je suis toujours en train de le traduire en anglais), je ferai quelques billets sur des oeuvres lues dernièrement, et je commence avec le comic book Empire of the Dead 😉

Empire of the Dead

Créatures présentes : Morts-Vivants, Vampires
Titre Original : Empire of the Dead
Créé par : George A. Romero (Scénariste), Alex Maleev (Dessinateur)
Éditeur : Panini Comics
Date de parution du premier tome : 10/09/2014
Date de parution du dernier tome en date : 13/01/2016
Nombre de tomes à l’heure actuelle : 3 (Terminé)

Synopsis : Le père des morts vivants, George A. Romero, fait son grand retour avec ce comicbook Marvel inédit ! Bienvenue à New York, des années après la contamination qui a transformé les êtres humains en zombies. Manhattan est désormais en quarantaine mais de nouveaux prédateurs assoiffés de sang font leur apparition : les vampires !

À noter : Suite au succès du comic book, une série télévisée Empire of the Dead est en cours d’élaboration. Les droits ont été rachetés par AMC.

Liste des Tomes
Tome 1Tome 3
Tome 2

Mon avis : Je viens vers vous aujourd’hui avec un comic dont je viens de terminer la lecture du tome 3, et que j’avais commencée en 2014 avec le tome 1 Smile

Il s’agit de Empire of the Dead, créée pas par n’importe qui, non non ! En effet, le comic a été créé par George A. Romero !! Si son nom ne vous dit rien, sachez que c’est à ce réalisateur culte que l’on doit la version moderne du mort-vivant tel qu’on le connaît aujourd’hui et exploité dans pratiquement tous les films sur ce thème depuis.

George A. Romero

George A. Romero

En effet, il est le premier, avec le archi-célèbre « La Nuit des Morts-Vivants / Night of the Living-Dead », en 1968, à avoir créé les zombies « modernes » que nous connaissons tous. Auparavant, le terme zombie / mort-vivant avait une connotation liée à la magie et/ou au vaudou. Avec son premier film, il a mis en place les codes du genre : les morts-vivants sont des personnes mortes, réanimées bien souvent par un virus, un gaz ou un processus inconnu. Leur chair est en putréfaction, ils se déplacent lentement (même si ce concept a évolué avec des zombies coureurs depuis dans certains films) et peuvent contaminer les vivants par une morsure. Ces derniers se transforment à leur tour en zombies. Et surtout, ils ont un appétit insatiable pour la chair fraîche ! Voilà, c’est lui qui a créé ce concept que nous connaissons tous aujourd’hui =)

On lui doit toute une pléthore de films sur le thème (Dawn of the Dead, Day of the Dead, Land of the Dead, Diary of the Dead, etc.) tous situés plus au moins dans le même univers. La particularité de Romero, c’est également le message qu’il transmet au travers de ses films. Ils ne se contentent effectivement pas d’être de simples films de morts-vivants. Ils sont tous le reflet d’une époque, d’une société dans laquelle nous vivons, avec ses particularités, ses classes, ses différences, etc. Il y a un message social fort dans chaque oeuvre.

En 2008, j’ai eu l’immense chance de pouvoir assister à l’avant-première de Diary of the Dead que j’avais beaucoup aimé, en présence George A. Romero ! C’est pas tous les jours qu’on a le plaisir de pouvoir voir en chair et en os le père du zombie moderne ^^ J’avais même filmé la montée du scène du réalisateur culte, vous pouvez voir la vidéo ci-après :

Empire of the Dead, bien que n’étant pas un film, n’échappe à la règle. À nouveau, Romero distille un message et une retranscription de notre société au travers des créatures et des situations. Grande nouveauté, l’apparition des vampires dans son univers, une première. Après avoir lu le tome 1, on décèle rapidement le message de Romero : les Morts-Vivants représentent à nouveau les laissés pour compte du système, les abandonnés, ceux qui ne valent rien, ou plus rien. En bref, de la chair à pâté dont presque personne ne semble se soucier. Un peu comme les SDF, migrants et autres clandestins de notre société.

Tout en haut de la pyramide, on retrouve les Vampires, qui dirigent cette société et manipulent les arcanes du pouvoir. Ils représentent quant à eux les dirigeants politiques corrompus, gangrénés, qui ne soucient guère du peuple et préfèrent gérer leur carrière et leurs futurs mandats. En clair, des véritables « suceurs de sang », au sens propre comme figuré.

Et bien sûr, on retrouve entre deux les humains, qui représente en quelque sorte la classe moyenne, l’entre-deux, pris entre les Morts-Vivants et les Vampires.

On retrouve avec plaisir cette marque de fabrique à la Romero dans la construction du récit, qui est habilement mené, entre jeux de pouvoir, expérimentations scientifiques sur les zombies et lutte pour la survie. On suit plus précisément trois personnages, issus chacun d’une des races.

Pour les Morts-Vivants, Xavier, une ancienne membre du SWAT fraichement mordue et transformée en zombie. Comme pour Land of the Dead, Romero remet sur le devant de la scène une nouvelle thématique qu’il avait ajoutée avec ce film : le fait que certains Morts-Vivants commencent à évoluer pour devenir plus intelligents, se remémorent certains souvenirs, arrivent à coordonner leurs mouvements. Romero va encore plus loin qu’avec Land of the Dead, puisqu’ici certains zombies sont carrément domestiqués pour apprendre à se battre dans une arène (ce qui fait tout de même écho à Land of the Dead où il y avait déjà une arène où des humains affrontaient des zombies pour le plaisir, cf la scène avec Asia Argento), comme des animaux de compagnie, pour le plaisir macabre des humains. Xavier fait parti de cette caste, car elle arrive non seulement à se souvenir, mais aussi à articuler quelques mots et pensées ! Elle va même se lier d’amitié à une jeune fille, Jo, avec qui elle va devenir amie. Ces zombies sont plus au moins inoffensifs, comme s’ils étaient bons, purs et naïfs par essence, un peu comme des enfants, loin de la nature humaine ayant tendance à la destruction et à la haine.

Chez les humains, on suit Penny Jones, une scientifique qui étudie les zombies, et qui va plus particulièrement s’intéresser à Xavier pour son intelligence hors norme. Elle va également se rapprocher du gérant de l’arène des zombies, Barnum, avec qui elle fera équipe.

Et enfin, chez les vampires, on suit leur chef, Chandrake, qui n’est autre que le maire de la ville. Seule l’intéresse la réussite, et peu importe les moyens pour y parvenir. Crime, complot, chantage sont ses outils préférés. Je dois avouer que j’ai été quand même un peu déçu par les vampires,  je ne les ai pas trouvé assez puissants et terrifiants. Ils ont tout juste l’air d’être plus forts qu’un humain normal. Néanmoins, comme dans les légendes classiques, ils sont immortels et aiment se repaitre de sang. Ils peuvent engendrer des enfants, et aussi devenir morts-vivants si je me souviens bien ! Ils sont plus là pour le message « social » de Romero qu’autre chose, puisqu’ils appartiennent tous à la bourgeoisie, à la classe politique et à l’élite.

Les dessins sont clairs et précis, le comic se lit facilement et est cohérent, ce qui est un bon point ! La palette des couleurs est intéressantes, entre ambiance plutôt sombre et bleutée pour les scènes nocturnes et en sous-sol, et plutôt rougeâtre et brunâtre pour les scènes impliquant les vampires.

Le scénario en lui-même se révèle assez intéressant, entre les préoccupations des uns et les machinations des autres. On en apprend un peu plus au sujet des zombies et des vampires via les expériences et les enquêtes de Penny Jones.

Pour conclure, si vous appréciez Romero, alors vous ne pourrez qu’aimer Empire of the Dead, d’autant plus que le comic est complètement lié à l’univers de ses films, ce n’est pas une oeuvre indépendante. On apprend en effet que Penny Jones n’est ni plus ni moins que la soeur de Barbra, l’héroïne de Night of the Living-Dead ! Un autre bon point donc Wink La fin du comic se révèle, sans rien dévoiler, assez ouverte, et je me demande dans quelle mesure on n’aura pas droit à une suite un jour.

P.S. : si vous voulez avoir une idée de ce à quoi peut ressembler un film de Romero, voici une bande-annonce de Land of the Dead, son quatrième opus de la saga des morts-vivants. Beaucoup décrié à l’époque car jugé comme s’éloignant trop des précédents films, personnellement je l’avais bien apprécié et on y retrouve toujours le message social fort du réalisateur si on analyse bien la structure du film. Je l’avais d’ailleurs utilisé dans le cadre de mon TPE lorsque j’étais en première (mon dieu que ça remonte, il y a dix ans en fait xD Je ne sais même pas si les TPE, ça existe encore !).

Mon avis sur la saison 1 de la série Sense8

Sense8-la-série-serait-elle-dans-la-surenchère

Je profite de ce nouvel article pour parler série, ce que je n’ai pas fait depuis un bout de temps. En Novembre dernier, j’ai décidé de franchir le pas et de m’inscrire à Netflix, ce que je ne regrette absolument pas. Il faut dire que le réseau propose déjà une multitude de séries et de films à regarder à volonté, et le catalogue ne fait que s’agrandir. Je trouve cette formule vraiment sympathique, quand on n’a pas forcément envie d’investir dans les coffrets DVD ou Blu-Ray (et j’en ai déjà une sacrée collection).

Depuis Novembre, je ne regardais souvent que Downtown Abbey ou quelques épisodes de Dexter, mais j’ai décidé depuis une semaine de passer à la vitesse supérieure et de découvrir de nouvelles séries. Celle me faisait bien envie et ce que j’attendais de pouvoir regarder avec impatience, c’était Sense8, créé par les soeurs Wachowski (ne les appelez plus frères, car ils ont désormais tout deux changé de sexe). J’avais beaucoup aimé la trilogie Matrix à l’époque, et le dernier film que j’ai vu d’eux était Jupiter Ascending, qui était sympathique. Le concept de Sense8 m’attirait beaucoup également. Bon, après je ne vais vous mentir, je voulais regarder cette série pour mon chouchou Max Riemelt, alias Kay dans Free Fall ! J’étais tellement content en apprenant qu’il était recruté pour la série. Il a ainsi une chance de percer à l’international et il le mérite.

Voici un synopsis de cette première saison : Huit individus éparpillés aux quatre coins du monde sont connectés par une soudaine et violente vision. Désormais liés, ils se retrouvent capables du jour au lendemain de se voir, de se sentir, de s’entendre et de se parler comme s’ils étaient au même endroit, et ainsi accéder aux plus sombres secrets des uns et des autres. Les huit doivent dès lors s’adapter à ce nouveau don, mais aussi comprendre le pourquoi du comment. Fuyant une organisation qui veut les capturer, les tuer ou faire d’eux des cobayes, ils cherchent quelles conséquences ce bouleversement pourrait avoir sur l’humanité.

Je ne vais pas m’étaler en longueur, mais j’ai carrément adoré la série ! À tel point que je l’ai dévorée sur trois jours de temps. Je n’arrivais pas à m’arrêter ! L’histoire est vraiment très prenante, et chaque protagoniste est exploré sans qu’aucun ne soit laissé de côté. Car ce qui me faisait un peu peur au début, c’est que la série ne prenne pas le temps de s’arrêter sur chacun d’entre eux. Tous ont une histoire et une problématique propre qui est mise en place les concernant.

Ce que j’ai également beaucoup aimé, c’est toute la diversité dont fait preuve la série. Outre le fait de trouver quatre hommes et quatre femmes, on apprend que Lito, le Mexicain, est homosexuel, et qu’il doit cacher cette facette à cause de son métier d’acteur et d’idole. On découvre également que Nomi (et je ne m’en serais jamais douté si cela n’avait pas été révélé !) est une fille transgenre, qui plus est en couple avec une autre femme, Amanita. On a droit à de nombreuses nationalités, et j’aime l’impression qu’un peu tout le monde est représenté à travers les huit protagonistes et peut se retrouver dans l’un d’entre eux. Personnellement, Nomi a été mon coup de coeur, car j’ai tout de suite accroché à sa personnalité.

La mise en scène et l’ambiance de la série sont très atmosphériques, très douces, de sorte que j’avais l’impression d’être dans une sorte de rêve constant en regardant les épisodes. C’est aussi la sensation que m’ont procuré les musiques, un peu new age. D’ailleurs j’aimerais savoir où il est possible d’écouter la bande-son de Johnny Klimek et Tom Tykwer. Ne vous attendez pas à voir des explosions et des combats sans fin à la Matrix à chaque scène, vous seriez loin du compte. Il y a certes de l’action, mais savamment distillée. Le show prend plus le temps s’intéresser à la psychologie des personnages, et leurs réactions face à la découverte de leurs dons.

Les épisodes révèlent à chaque fois leur lot de mystères et de révélations, ce qui fait qu’on est vite pris dans le tourbillon, et c’est pour cette raison qu’on a du mal à décrocher. Des liens se tissent entre les divers personnages, et chacun va devoir apprendre à tirer le meilleur parti des autres s’il veut rester en vie ou régler ses problèmes personnels. Car ils vont tous finir par se retrouver inéluctablement dans le même panier quand ils découvriront qu’ils sont liés aussi bien corps et âmes, étant donné que chacun d’eux est recherché par une mystérieuse organisation faisant la chasse aux « sensitifs ». L’entraide, l’accès aux capacités de chacun et le partage deviennent donc vite des thèmes clefs au fil des épisodes.

Bref, une série passionnante, aux personnages forts et attachants, que je vous recommande chaudement si vous ne savez plus quoi regarder en ce moment. La saison 2 devrait arriver courant Août d’après ce que j’ai lu, vivement 😀 Mon prochain article sera sur la série Scream 😉

Surprise à venir pour les 2 ans de Free Fall : Renaissance / Surprise to come for the 2 years anniversary of Free Fall : Renaissance

Salut tout le monde !

Le 11 Mars 2016, nous avons fêté les 2 ans d’existence de ma fiction Free Fall : Renaissance, puisque c’est à cette même date en 2014 que j’avais posté le tout premier chapitre. À cette occasion, je vous réserve une petite surprise qui sera postée dans les jours à venir. En voici la genèse : Alex, l’un de mes meilleurs fans, qui m’a beaucoup soutenu tout au long du projet, m’a demandé il y a quelques mois de lui écrire une scène bonus toujours située dans l’univers de Free Fall : Renaissance. Il voulait que je lui écrive une scène torride entre Marc et Kay. Je lui ai bien évidemment dit que ça serait avec plaisir. À maintes reprises, j’ai commencé à l’écrire, et manquant de temps, cela m’a pris plusieurs mois avant de finalement parvenir à m’y remettre. Il faut dire aussi que j’avais tellement bossé sur Renaissance, que c’était dur pour moi de revenir dans cet univers que je considérais comme terminé. Et finalement, plutôt qu’une simple scène de sexe, j’ai voulu écrire un véritable chapitre bonus, qui décrit une journée quotidienne entre Marc et Kay maintenant qu’ils sont définitivement ensemble. Ce chapitre bonus est terminé en français, et je dois désormais le traduire en anglais. Une fois que cela sera fait, je posterai le chapitre bonus ici-même ! Donc restez connectés pour ne pas le rater 🙂 À très vite !

Hi everyone !

On 11th March 2016, we celebrated the two years existence of my fiction Free Fall : Renaissance, as it was at this same date in 2014 that I posted the very first chapter. For this occasion, I have a surprise in store that will be posted in the upcoming days. Here’s its genesis : Alex, one my best fans, who supported me a lot throughout the project, asked me some several months ago to write him a bonus scene still taking place in the Free Fall : Renaissance universe. He wanted me to write a hot scene between Marc and Kay. I obviously told him I would do this with pleasure. Many times over, I started to write it, and lacking of time, it took me a while before finally being able to go back at it. It is also necessary to say that I worked so much on Renaissance, that it has been really hard for me to come back in that universe I considered over. And finally, rather than just a simple sex scene, I decided to write a true bonus chapter, which describes a random day between Marc and Kay now that they are together for good. This bonus chapter is over in French, and I now have to translate it in English. Once it will be done, I will post this bonus chapter here ! So stay connected to avoid missing it 🙂 See you soon !

[Collection] Sailor Moon Proplica Spiral Heart Moon Rod

Après la semi-déception qu’était le Proplica Cutie Moon Rod, voici un nouvel objet de collection Sailor Moon, le Proplica Spiral Heart Moon Rod. Alors, à nouveau avis en demi-teinte ou satisfaction ? Vous allez le découvrir.

Sachez que j’ai obtenu le Spiral Heart Moon Rod avant le Cutie Moon Rod. Néanmoins, j’ai préféré attendre d’avoir le Cutie Moon Rod pour poster mon avis sur celui-ci en premier, pour respecter leur ordre d’apparition dans le manga / l’animé. Donc voici venu le tour de ce nouvel objet.

Pour commencer, qu’est-ce que le Spiral Heart Moon Rod ? Pour ceux qui ne souviendrait plus trop ou qui ne connaissent pas du tout Sailor Moon, il s’agit du sceptre qui sert d’arme principale à Sailor Moon au cours de la troisième saison de l’anime ou troisième arc narratif du manga. Il reprend néanmoins ici les codes et couleurs de l’animé.

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Contrairement à la boîte du Cutie Moon Rod qui était d’un rose donnant un effet assez peu convaincant à mon goût, et qui faisait même bon marché, Bandai et Tamashii Nations sont heureusement revenus au thème de la boîte du Moon Stick, à savoir du blanc, plus sobre et plus classe, et qui fait nettement mieux ressortir les jolies lettres métallisées. Un plus pour ceux qui aiment exposer leurs boîtes en haut des étagères (de ce fait j’ai caché la boîte du Cutie Moon Rod derrière celle du Spiral Heart Moon Rod ^^).

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L’agencement du contenu de la boîte est tout à fait similaire à celle du Cutie Moon Rod. Ainsi, outre le fameux sésame, on y retrouve également diverses pièces s’assemblant rapidement et facilement, permettant de monter un socle très utile pour disposer le sceptre. Contrairement à celui du Cutie Moon Rod qui représentait le Silver Millenium, afin d’éviter la répétition, on a ici un socle qui reprend le thème du Saint Graal, objet central de la 3ème saison de Sailor Moon, qui d’ailleurs aura également droit à son Proplica très prochainement.

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Concernant l’item en lui-même, il m’a tout de suite beaucoup plus convaincu que le Cutie Moon Rod. En effet, je trouve ce Spiral Heart Moon Rod bien plus joli et raffiné que son prédécesseur. Certes, il est toujours intégralement fait de plastique, mais les finitions sont très correctes et la peinture réussie, contrairement au Cutie Rod qui était victime de quelques bavures notamment sur la boule rouge.

Comme tous les objets Sailor Moon de la gamme Proplica, il possède des fonctions électroniques et émet des sons. Il faudra pour cela vous munir de trois piles LR54, qui ne sont toujours pas fournies (peut-être que ça changera un jour, qui sait …). Je me suis bien plus amusé ici qu’avec le Cutie Rod. Premièrement, on a à nouveau le droit à une diode lumineuse multicolore qui est placée derrière le cristal transparent. L’effet est donc des plus réussis lorsqu’on appuie sur le bouton permettant d’enclencher l’attaque d’Usagi. Concernant les sons, on retrouve les deux attaques utilisées lors de la saison Sailor Moon S, à savoir Moon Spiral Heart Ache et Rainbow Moon Heart Ache. Personnellement je préfère la deuxième attaque, donc j’ai opté pour celle-ci. Comme pour le Cutie Rod qui était le premier à proposer cette option, il est possible d’augmenter ou de baisser le volume sonore.

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Néanmoins, un des deux seuls bémols à mon goût, même au niveau le plus haut, le son n’est pas aussi puissant que sur les précédents Proplica, ce qui est un peu dommage, car visuellement le rendu de l’attaque est très joli avec les diodes lumineuses. Deuxième bémol, l’orientation du socle. Tout comme le Cutie Rod, le Spiral Rod pointe en haut vers la droite. Je pense qu’il aurait été plus sympa de le faire pointer vers la gauche. Car sur l’étagère vitrée, ayant peu de place, j’ai été obligé d’aligner les deux sceptres tout du long pour qu’on puisse bien les discerner, sinon l’un cache l’autre. En faisant pencher le Spiral Rod vers la gauche, on aurait ainsi pu les mettre l’un derrière l’autre.

Conclusion : je trouve que ce Spiral Heart Moon Rod est plus convaincant que le Cutie Moon Rod, plus joli et mieux fini. Et surtout, j’ai moins cette impression de « bon marché » que j’avais eu avec le précédent sceptre. Il resplendit vraiment sur l’étagère ! Vivement le Saint Graal !

Une vidéo trouvée sur Youtube avec l’attaque Rainbow Moon Heart Ache :