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Free Fall : Renaissance – Chapitre 8 (Version Française)

Le voilà enfin, ce Chapitre 8 ! Un chapitre énormément attendu par beaucoup d’entre vous car il marque le tournant le plus important de cette fanfiction, la raison même pour laquelle je l’ai créée afin de me faire plaisir et de vous faire plaisir. Pour palier une chose qui nous a tous beaucoup frustré : la fin de Free Fall ! Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir tout ça. Pour rappel, il me reste encore 2 chapitres à publier avant que tout ne se termine 🙂 Bonne lecture et gros bisous ❤

10705309_10201679100014341_1481171910_nMagnifique Fanart par Lupera-GER

Chapitre 8

Après quelques heures de route, je rentre totalement épuisé chez moi. Il est environ midi quand je suis de retour. Je retrouve Lena et mon fils Max avec un grand plaisir. Après ces derniers jours intenses, je sens que j’ai besoin de calme et surtout de repos, et le fait d’être avec Max me fait le plus grand bien.

– Il a été très sage, m’annonce Lena, qui est en train de mitonner un repas dont l’odeur succulente parvient jusqu’à mes narines.

Je serre Max dans mes bras et il me fait un grand sourire.

– Je meurs de faim !

– Alors à table, dit Lena en préparant des assiettes.

Je suis si affamé que je me ressers deux fois. Puis, à bout de force, je me rends dans ma chambre où je m’écroule sur le lit. Je dors pratiquement toute l’après-midi. Le dimanche se termine et Lena quitte les lieux. Elle reviendra demain pour s’occuper de Max.

Le lendemain matin, je reprends le travail avec difficulté mais je suis heureux de retrouver Matthias. Pendant une mission hors de la caserne où nous sommes ensemble, j’en profite pour lui raconter les dernières nouvelles et lui annoncer que j’ai retrouvé Kay.

– Je suis vraiment content pour toi, mon pote, me sourit-il en me tapotant l’épaule.

Le Mercredi soir, nous allons tous prendre un verre dans un pub de la ville. Lukas et Lena sont également là. Max dort tranquillement dans sa poussette.

Je sors fumer une cigarette avec Lukas et l’informe également de mes retrouvailles difficiles avec Kay.

– Je retourne à Düsseldorf Samedi. J’espère qu’il sera là.

– S’il t’aime et s’il tient toujours à toi, il sera là, me rassure Lukas. Tu as quand même fait tout ce chemin pour le retrouver alors que tu ne savais même pas où il était parti. Il ne pourra pas l’ignorer. Peu de gens auraient fait ce que tu as entrepris, Marc.

– Je sais. Mais c’est aussi grâce à toi et aux autres. Vous m’avez tous tellement soutenus que je ne saurai jamais comment vous remercier. Vous m’avez fait prendre conscience qu’il fallait que je me bouge.

– Et ça a payé. Je pense sincèrement que Kay sera là.

Malgré les paroles optimistes de Lukas, je ne reçois aucun appel de Kay pendant la semaine, ce qui m’inquiète énormément et remet pendant un temps en question mon envie de revenir à Düsseldorf. L’infirmière qui s’est occupée de lui a-t-elle bien transmis mon mot ? Est-ce que Kay ne veut plus entendre parler de moi ? Mais une promesse est une promesse et j’irai à Düsseldorf Samedi matin.

Le restant de la semaine passe à une vitesse complètement folle et j’évite de me poser trop de questions. Le Vendredi soir, je ne parviens pas à trouver le sommeil. Les baies vitrées de ma chambre sont grande ouvertes et les rideaux flottent dans l’air. J’observe les étoiles dans le ciel dégagé, pensif. Je ne cesse de me ronger l’esprit en pensant à demain. J’ai peur que Kay ne soit pas au rendez-vous. Peut-être qu’il ne m’a pas pardonné de l’avoir abandonné. D’avoir été égoïste. Peut-être qu’il a même déjà une nouvelle personne dans sa vie. Je chasse toutes ces idées néfastes de ma tête tant bien que mal en essayant d’être optimiste, mais cela reste difficile.

Finalement, le matin arrive et désormais il n’est plus possible de faire demi-tour. Mon destin est en marche. Lena arrive vers 7h pour garder Max pendant le week-end, car je ne sais pas quand je serai de retour. Je boucle une petite valise où j’ai mis le nécessaire puis me dirige vers le salon afin de dire au revoir à mon fils. Au moment de partir, Lena me rejoint.

– Bonne chance, me souffle-t-elle tendrement en me faisant un bisou sur le front. J’espère que tu trouveras ce que tu attends.

– Merci, dis-je, légèrement stressé.

Je prends enfin la voiture et me dirige vers la gare où j’embarque dans mon train pour Düsseldorf. Le trajet dure quelques heures pendant lesquelles je reste totalement impassible et silencieux. Je ne pense à rien. Je sens seulement une boule d’angoisse s’intensifier petit à petit en moi, au fur et à mesure que je me rapproche de la destination finale.

J’arrive en gare de Düsseldorf vers 11h. Je scrute le quai tandis que le train ralenti sa marche pour finalement s’arrêter. J’attrape mon petit bagage et descends du wagon. Je reste immobile sur la plateforme et observe les alentours. Pas de Kay à l’horizon. Je me mets à avancer pour rejoindre l’intérieur de la grande gare.

Que faire à part attendre ? Peut-être que Kay est déjà passé, m’a déjà attendu et est déjà reparti ne me voyant pas arriver. Il est vrai que je n’ai même pas pu lui préciser à quelle heure je débarquais n’ayant aucun moyen de le contacter directement. J’aurais sans doute dû prendre un train plus tôt pour arriver suffisamment à l’avance. Une chose à laquelle je n’avais pas réfléchi.

Pendant de longues minutes, j’observe les voyageurs aller et venir. J’ai l’impression d’être un intrus dans cette foule en mouvement. De ne pas être à ma place. Petit à petit, la gare se vide, peu de trains débarquant sur les quais. Le calme revient. Ne tenant plus en place, je me lève et commence à faire les cent pas de long en large.

Je perds mon temps. Kay n’est pas venu, n’est pas là, et ne viendra pas. Comment peut-on pardonner un idiot tel que moi, malgré tous les efforts possibles ? Comment pardonner quelqu’un qui vous a abandonné, au moment où vous aviez le plus besoin de soutien ? Je me demande comment j’aurais réagi à la place de Kay.

Perdu dans mon égarement, je ne remarque pas que je suis planté seul comme un imbécile en plein milieu de la gare. Les gens autour doivent penser que je suis fou.

Mais soudain, j’entends une voix au loin, derrière moi. Elle parvient à mes oreilles comme une mélodie inespérée, qu’on n’escomptait plus entendre. Je reconnais immédiatement ce ton sarcastique, typique :

– Je ne pensais pas te revoir un jour.

Il ne me faut qu’une fraction de seconde pour reconnaître la voix de Kay. Je me retourne, hébété, abasourdi, n’y croyant pas.

Il se tient là, face à moi, à une quinzaine de mètres. Son visage est magnifique, son regard angélique, son air fragile. Il a une mine beaucoup plus belle que celle de la semaine dernière à l’hôpital.

Aucun mot ne parvient à sortir de ma bouche. Nous nous regardons pendant plusieurs secondes. J’ai l’impression d’être face à un mirage, face à une illusion. Mais il est bien là, je ne rêve pas, j’en suis sûr. J’ai attendu ce moment pendant des mois. Pourtant j’ai peur de tenter quoi que ce soit. Est-il furieux ? Va-t-il m’envoyer paitre ? Qu’importe.

Je laisse tomber mon sac à terre. Des larmes commencent à couler sur mes joues. Je titube lentement comme un zombie vers lui. Il me lance son petit sourire en coin habituel et commence à s’avancer vers moi aussi, ce qui me rassure d’un coup.

Nous nous jetons littéralement dans les bras l’un de l’autre. C’est seulement lorsque je sens le contact de sa peau que je suis sûr de ne pas rêver. En cet instant précis, plus rien n’a aucune importance. Le temps est figé. Je le sers aussi fort que possible, ne voulant plus le laisser partir. Son doux parfum vient effleurer mes narines. Je ne sais pas combien de secondes, voire de minutes, nous restons ainsi, dans notre étreinte.

Puis finalement, il me susurre délicatement à l’oreille :

– Tu es revenu.

J’arrive enfin, difficilement, à sortir quelques bribes de mots.

– Kay, je suis tellement désolé.

Il se desserre de moi, prends mon visage entre ses mains, et de ses pouces sèche mes larmes.

– On en parlera plus tard.

Sans crier gare, il me lance un baiser fougueux auquel je succombe instantanément, impuissant. Il y a quelques mois, je l’aurais vivement repoussé, gêné, coincé dans le carcan de la pudeur, des non-dits, de la honte. Mais aujourd’hui, j’ai changé, et je me fiche totalement des gens qui sont autour de moi et de ce qu’ils peuvent bien penser.

Je réponds à son invitation en l’embrassant langoureusement. J’ai l’impression qu’une partie du cauchemar et de mes démons sont chassés, exorcisés. Je vis un moment de pur bonheur. De ceux que je n’ai pas vécus depuis bien longtemps, à part la naissance de Max. La vie m’offre enfin une fleur lumineuse après m’avoir cloîtré dans une pièce sombre.

Je presse mon front contre celui de Kay. Je glisse mes doigts à travers ses cheveux dorés.

– Merci d’être venu, je lui murmure tendrement.

– Non, Marc. Merci à toi d’être venu me retrouver … et de m’avoir sauvé la vie, me répond-t-il en collant son visage contre ma joue.

C’est comme si nous ne nous étions jamais quittés. Comme si notre complicité d’autrefois était intacte.

– Viens, allons faire un tour, me dit Kay. Nous avons beaucoup de choses à nous dire et à rattraper.

Musique du Chapitre

Free Fall : Renaissance – Chapitre 7 (Version Française)

Le voilà le Chapitre 7 !! Depuis que j’ai commencé mon nouveau boulot, j’ai beaucoup moins de temps pour écrire car lorsque je rentre le soir je suis assez crevé, dur dur de trouver la motivation. Mais j’ai tellement envie de finir mon histoire que j’irai jusqu’au bout, je vous le promets. J’ai adoré écrire ce Chapitre 7 car il y a beaucoup de passages que je souhaitais mettre en scène depuis longtemps que je peux enfin coucher sur le papier. C’est assez émotionnel. J’espère que vous ressentirez les mêmes choses que moi lorsque je l’ai créé. Vous remarquerez également l’apparition d’un nouveau personnage, Kuba, directement sorti du film gay Ligne d’Eau / Floating Skycrapers : c’est un petit crossover que j’ai voulu faire car j’ai bien aimé ce film. Bonne lecture ! Et à très vite pour le Chapitre 8 je l’espère 🙂

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Chapitre 7

La colère et le désespoir m’envahissent tandis que l’ambulance disparaît. Je claque mes poings sur le sol, de rage. Je vois mes larmes tomber sur le bitume. Plusieurs secondes s’écoulent pendant lesquelles le temps semble s’être arrêté. Je n’entends même plus les bruits de la ville autour de moi.

Je suis extirpé de mon égarement lorsque je sens deux mains chaudes attraper mes épaules et m’aider à me relever. Je ne comprends rien mais je me laisse faire. La personne me tient fermement et m’amène à l’écart, tandis que la foule qui m’observait commence à se disperser. On me pose sur un banc. C’est seulement à cet instant que je prends conscience qu’un homme âgé d’une trentaine d’année, plutôt mignon, avec de beaux yeux bleus et portant une petite moustache ainsi qu’une barbichette est assis à côté de moi et me fixe. C’est lui qui m’a aidé à me relever.

– J’ai vu ce qui s’est passé, est-ce que ça va ?

– Merci, je parviens à peine marmonner.

– Je m’appelle Kuba.

Je n’arrive même pas à répondre, tout juste à déglutir. Sûrement les effets de l’alcool mélangés au choc d’avoir retrouvé Kay pour le reperdre aussitôt.

– Dis, c’était qui ce mec ? Tu le connaissais ?

– Longue histoire.

– Suis-moi, je t’offre un café, je crois que tu en as besoin.

Kuba attrape mon bras pour le faire passer par dessus son épaule et nous rentrons quelques mètres plus loin dans un Starbuck encore ouvert. Après m’avoir installé à une table, il revient avec deux cafés latte.

– Merci …

J’avale une gorgée brûlante et cela me redonne un coup de fouet.

– Pourquoi tu n’es pas monté dans l’ambulance ? me demande Kuba.

– On ne m’y a pas autorisé.

– Tu dois sacrément aimer le type qui a été embarqué pour être aussi désespéré. Pourquoi tu n’essayes pas de rattraper l’ambulance ?

– Je ne sais pas …

Je décide de me confier et raconte à Kuba ce qui m’a mené à Düsseldorf. Je lui dois bien ça pour son aide. Il est le seul dans cette foule de badauds avides à être venu me voir.

– Attends, tu viens de retrouver ton « amour perdu », et tu le laisses filer comme ça ? Mais bouge-toi bon sang !

– Le destin n’arrête pas de me mettre des bâtons dans les roues. Que va-t-il encore se passer cette fois si je le revois, hein ? Dis le moi ?!

– Calme-toi … Ce que j’essaye de te dire, c’est que tu dois arrêter de laisser le destin décider pour toi. Tu l’as déjà fait en venant en Düsseldorf, et tu dois poursuivre en retrouvant Kay d’urgence. Laisse-moi te raconte quelque chose … Je suis polonais, et il y a quelques années, quand je vivais encore en Pologne, je suis tombé amoureux d’un homme … alors que j’étais en couple avec une nana. C’était l’amour fou. Mais le genre d’amour complètement impossible. Il s’appelait Michal. Le problème c’est que je n’ai pas fait grand chose pour le garder à mes côtés. J’ai tout foutu en l’air. Je n’ai pas pris les bonnes décisions au bon moment.

– Et qu’est-ce qui s’est passé ?

– Il est mort … On l’a retrouvé le crâne fracassé dans un parking souterrain.

– Je suis désolé, je prononce à demi-mot, choqué.

Je n’ose même pas imaginer comment je réagirais s’il arrivait une chose pareille à Kay.

– Mais le pire, poursuit-il, c’est que la fille avec qui j’étais est tombée enceinte. Heureusement, elle a finalement décidé d’avorter au bout d’un moment. Car je lui ai fait comprendre que j’avais découvert ma vraie nature. Et que je n’aurais pas pu apporter l’amour nécessaire à cet enfant. Et il était hors de question pour elle de l’élever seul. Après ça, j’ai décidé de recommencer à zéro et de fuir la Pologne. Je ne regrette pas d’être parti. J’ai laissé mes vieux démons derrière moi.

Son histoire me fait beaucoup penser à la mienne. Mais elle me fait également l’effet d’un électrochoc. Grâce à lui, je comprends plus que jamais que je dois tout faire pour récupérer Kay. Maintenant que je sais qu’il est là, je n’abandonnerai plus. Tous mes efforts ne seront pas vains.

– Il faut que tu retrouves ton Kay. Contrairement à moi, tu as encore la possibilité de changer les choses. Ne laisse pas cette chance t’échapper.

– Mais, comment savoir où ils l’ont emmené ? Il doit y avoir plusieurs hôpitaux dans cette ville !

– Justement, de la chance, tu en as. Je suis infirmier dans le coin. Je connais bien les hôpitaux des environs. Laisse-moi passer un ou deux coups de fils, je vais trouver où a été emmené Kay.

Kuba se lève aussitôt et sort dehors. Je patiente quelques minutes, complètement stressé. Et s’il ne trouvait pas où les secouristes ont emmené Kay ? Kuba revient enfin et se rassoit en face de moi.

– C’est bon, je l’ai trouvé. Il a été emmené à l’UniversitätsKlinikum. Ce n’est pas très loin, je t’y conduis. Tu ne peux pas prendre ta voiture avec ton état de fatigue.

Je sens une folle lueur d’espoir déferler en moi.

– Je vais mieux, je t’assure ! dis-je d’un air pressé, prêt à partir immédiatement.

– Tu ne sais même pas où c’est ! Arrête de dire des conneries. Allez, viens, on y va tout de suite.

Nous quittons le Starbuck puis nous rendons à la voiture de Kuba garée non loin. Je suis tellement excité que les secondes défilent sans que je m’en rende compte. Sur le trajet, Kuba commence à me parler :

– Écoute, je ne veux pas t’alarmer, mais d’après ce que m’a dit le médecin que j’ai eu tél, c’est assez grave. Ils ont retrouvé beaucoup de drogue dans son sang. Son état est critique. Ils ont déjà commencé à lui faire un double lavage. Dans un premier temps un lavage d’estomac, pour s’assurer qu’il n’ait plus de drogue dans le tube digestif. Ensuite ils vont lui ôter une partie de son sang et lui en transfuser en même temps.

Je panique totalement à l’idée que Kay ne tienne pas le coup. Tout ce processus a l’air très lourd. Après plusieurs minutes que je ne vois pas passer, nous arrivons enfin à l’UniverstätsKlinikum. Je sors aussitôt de la voiture et court vers l’entrée de l’hôpital, bientôt suivi de Kuba.

– Suis-moi, m’ordonne ce dernier.

Nous déambulons dans plusieurs couloirs avant d’arriver dans le service des urgences.

– Attend-moi là, je vais chercher le médecin urgentiste de charge cette nuit.

Je fais des centaines d’allers-retours dans le couloir, impatient. À un moment donné, je vois le secouriste qui avait refusé que je monte dans l’ambulance débouler dans le couloir. Il me regarde d’un air étrange. Je suis tellement énervé que je lui collerais bien mon poing en pleine figure, mais je me retiens. Mieux vaut ne pas chercher les ennuis maintenant. Il doit lire la fureur sur mon visage car il passe rapidement son chemin.

Kuba revient enfin en compagnie d’un homme d’une soixante d’années au visage sérieux.

– Bonsoir Monsieur, me salut-t-il. Je suis le médecin urgentiste.

– Bonsoir …

– Je vous présente Marc Borgmann, un ami proche de Kay, insiste Kuba.

– Votre ami est dans de sals draps, M. Borgmann. Nous avons déjà procédé au lavage d’estomac, mais toute la drogue a déjà pénétré son système sanguin. Il risque un arrêt cardiaque. Nous avons tenté de contacter sa famille pour les prévenir mais nous n’avons trouvé aucun téléphone portable sur lui, tout juste son portefeuille, et bien sûr, le restant de sa drogue … Nous allons désormais procéder à la transfusion sanguine.

– Comment ça va se passer à partir de maintenant ? je demande.

– Hé bien, généralement, on utilise une ou plusieurs poches sanguines pour combler le sang qui est évacué, tout ceci associé à des médicaments. Le souci, c’est que nous n’avons plus de poches du même groupe sanguin que Kay, nous en sommes tombé à court plus tôt dans la journée. Nous venons de demander qu’on nous en apporte en urgence d’un hôpital voisin. Ils sont déjà en route, mais le mieux serait d’avoir une personne auprès de qui effectuer directement le transfert pour ne pas perdre de temps.

– Quel est le groupe sanguin de Kay ? intervient Kuba.

– D’après un premier bilan que nous avons effectué quand il est arrivé, A Positif.

J’en crois à peine mes yeux.

– Je suis également A Positif, dis-je aussitôt. Utilisez-moi. Tout de suite !

– Quelle aubaine ! s’exclame le médecin. Mais avant toute chose nous allons procéder à de rapides tests et à un questionnaire obligatoire, on ne peut pas prendre n’importe qui comme ça, vous comprenez bien.

– Ne perdons pas un temps précieux, faites ces tests tout de suite.

Nous nous rendons immédiatement dans une salle voisine où une infirmière procède à des vérifications. Elle effectue une prise de sang qu’elle insère ensuite dans une machine, puis me pose diverses questions pendant que les tests sont effectués. Étant donné que je n’ai pas subi d’opérations dans les mois précédents et que je n’ai pas d’antécédents, je suis éligible. Ce qui est de nouveau confirmé par les tests qui confirment entre autre mon groupe sanguin.

– Dieu merci, je pense tout bas. Kay, je vais te sortir de là.

Le médecin urgentiste revient, et après avoir reçu l’approbation de l’infirmière, m’emmène à travers un couloir puis dans une chambre. Là, j’y trouve Kay, complètement endormi, un masque à oxygène sur le visage. Son teint est plus livide que jamais, presque cadavérique. Cette vision me peine et je m’en veux encore plus de ne pas avoir tenté de le retrouver avant. On aurait pu éviter tout ça. Je m’approche de lui et saisit sa main froide. J’essaye de la réchauffer. De mon autre main je lui caresse tendrement le visage. Je remarque que le médecin m’observe.

– Qui est-il par rapport à vous, en réalité ? me demande le médecin.

– C’est une longue histoire. Mais … je l’aime. Et je ne le laisserai plus tomber. Allez, mettons-nous en route, je termine en séchant les larmes qui me montent aux yeux.

L’infirmière pénètre dans la pièce accompagnée de deux autres aides-soignants et au bout de plusieurs minutes, tout est mis en place. Je suis allongé dans un lit à côté de celui de Kay, et un cordon relit mon bras gauche à son bras droit. Son bras gauche est relié à une machine qui va lui extraire le sang vicié par la drogue. Je sens le médecin enfoncer une aiguille dans mon bras, et soudain, je vois mon propre sang rejoindre le corps de Kay.

– Bien, cela prendra quelques petites minutes. Une fois que ça sera terminé, nous devrons vous retransfuser du sang car vous en aurez tout de même donné une quantité non négligeable.

– Très bien, je réponds.

J’attrape la main droite de Kay et la sert fort, tandis que je sens mon propre sang rejoindre ses veines. Cela m’apaise de lui transmettre mon énergie et ma force vitale. J’observe avec attention son visage endormi. J’ai comme l’impression de déjà le voir reprendre quelques couleurs, ce qui me rend heureux.

– Kay, reste avec moi, je susurre. Fini de fuir. Fini les mensonges. C’est toi que j’aime. Maintenant j’en suis sûr, plus que jamais.

Je ferme les yeux et m’imagine le serrer fort. Après quelques minutes, l’infirmière revient dans la pièce.

– Je pense que ça ira m’annonce-t-elle.

Elle se dirige vers les ordinateurs de contrôle et analyse les données.

– On dirait que ses fonctions vitales sont de nouveaux stables, son cœur bat moins vite. Il va avoir besoin de beaucoup de repos maintenant. Il faut le laisser dormir.

On me défait la sonde de transfusion.

– Vous pouvez me suivre, annonce l’infirmière après m’avoir appliqué un petit pansement.

J’attends qu’elle ait quitté la salle, et avant de la rejoindre, je m’approche de Kay, ôte son masque même si cela est sans doute interdit, et l’embrasse délicatement sur la bouche. Ses lèvres sont toujours aussi douces et des souvenirs intenses me reviennent tels des flashes à leur contact.

– À très vite, mon amour.

Je me surprends à sortir cette phrase que je n’aurais jamais pensé dire un jour, même à Bettina. L’amour prend un tout autre sens pour moi désormais. J’en ai découvert le secret, l’essence même. Je remets son masque à Kay, l’observe une dernière fois, puis rejoints l’infirmière. On m’effectue une transfusion pour combler le sang que j’ai donné à Kay.

Kuba m’attendait dans le couloir. Je suis surpris de le trouver encore là.

– Kuba, je … je voulais te dire merci pour tout. Si nos chemins ne s’étaient pas croisés ce soir, je ne sais pas comment j’aurais fait. J’aurais peut-être laissé Kay à son propre sort. Rien que d’y penser, ça me dégoûte.

– Pas de soucis mon ami. Les infirmiers m’ont dit que l’état de Kay était beaucoup plus stable. Il va s’en sortir. Viens, je vais te ramener, tu pourras revenir le voir demain matin.

– Ok. Avant ça, j’aimerais qu’on laisse un mot de ma part à Kay. Car je dois repartir chez moi demain, malheureusement.

Je griffonne quelques mots sur un bout de papier rapidement : « Kay, je suis désolé d’avoir mis tout ce temps à revenir vers toi. Je t’ai abandonné comme un lâche. Je ne sais pas si tu te souviendras de nos retrouvailles en te réveillant, mais sache que si c’est le cas, tu n’as pas rêvé. J’étais bien là, à tes côtés. Je serai de retour à Düsseldorf la semaine prochaine, Samedi matin, à la gare. Je dois rentrer chez moi par obligation. Voici mon numéro si tu veux me contacter en attendant. Tu m’y attendras si tu le souhaites. En tout cas, moi j’y serai. Je t’aime. Marc. »

J’adresse mon mot à l’infirmière qui s’est occupée de moi, et lui demande de me promettre de le remettre à Kay à son réveil. J’aimerais tellement rester jusqu’à son réveil. Seulement je dois être de retour demain à la caserne. Ma petite période de repos prend fin et mon fils m’attend.

Kuba me ramène à ma voiture dans le centre-ville de Düsseldorf. Avant de le quitter, je le remercie de nouveau pour son aide précieuse et prend son numéro pour garder contact avec lui. Je retourne à l’hôtel mais décide de ne pas me rendormir. De toute manière je sais très bien que je ne retrouverai pas le sommeil. Je range mes affaires, paye ma chambre et repart aussitôt à la maison. Quand je traverse le pont qui surplombe le Rhin et que je quitte Düsseldorf, je regarde une dernière fois en direction de la ville illuminée, de l’hôpital, de Kay.

Puis j’attrape la photo de nous deux que j’ai retrouvée dans son appartement précédent et la contemple en conduisant.

– Kay, si tu as vraiment envie de me donner une seconde chance malgré le mal que j’ai fait, alors j’espère tu seras là Samedi prochain.

Musique du Chapitre

Free Fall : Renaissance – Chapitre 6 (Version Française)

Chapitre 6

Voici enfin venu le Chapitre 6 de Free Fall : Renaissance ! J’espère que vous l’apprécierez car je sais que vous étiez beaucoup à l’attendre au vu des très nombreux commentaires positifs que j’ai eus 🙂 J’aimerais à nouveau vous remercier pour votre soutien sans faille. Hier, mon site a atteint un record avec 203 visites journalière, c’est vraiment incroyable ! Bonne lecture, et à bientôt pour le Chapitre 7 !

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Je pars aussitôt pour Düsseldorf. Le trajet me prend quelques heures. Lorsque j’y arrive enfin, il est très tard dans la nuit et je suis exténué. En faisant une rapide recherche sur mon téléphone je trouve un hôtel pas très cher situé en périphérie de la ville. Je décide d’y passer le reste de la nuit afin de me reposer et démarrer mes recherches demain.

Je suis tellement excité à l’idée de retrouver Kay que je ne dors que d’un œil. Quand je me lève il est 9h. Je me douche rapidement puis je vais prendre un petit déjeuner au restaurant de l’hôtel. Après avoir mangé, je vais à l’accueil afin de bloquer une nuit supplémentaire.

Je reprends la voiture et décide de me rendre dans le centre de Düsseldorf. Il est environ 10h30 lorsque je sors de ma Golf. Je ne sais absolument pas par où commencer. Je n’ai aucun numéro. Aucune adresse. Aucun contact. Kay pourrait très bien être partout et nul part à la fois. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

Néanmoins, il faut bien commencer quelque part. Je décide donc de marcher un peu au hasard dans les rues du centre. Au moins pour repérer un peu les lieux, puisque je ne suis jamais venu dans cette ville auparavant. Je déambule ainsi pendant trois heures. Sentant la faim monter en moi, j’achète un sandwich que je dévore rapidement. Je ne tiens pas en place. Je suis tellement énervé d’être si proche de Kay mais de n’avoir aucune idée d’où il se trouve exactement.

Après ma pause déjeuner, je me dirige vers les bords du Rhin que je longe, pensif. Si ça tombe, peut-être que Kay lui aussi marche seul dans la ville. Peut-être que nous errons tous les deux, telles deux âmes solitaires et perdues. Non, il doit sûrement avoir trouvé un nouveau job.

Je suis soudain extirpé de mes pensées quand j’aperçois au loin le long de la promenade un homme de dos aux cheveux cours blonds, avec la carrure à la fois frêle mais athlétique de Kay.

– Hey ! je crie dans sa direction.

Il y a tant de brouhaha que la personne ne m’entend pas. Je commence à courir dans sa direction, mais il y a tellement de monde que lorsque j’arrive à l’endroit où j’avais cru apercevoir Kay, je ne le vois plus nul part. Les gens se retournent sur mon passage et me regardent d’un air étrange.

– Pfff, je dois sûrement me faire des illusions. Toute cette histoire me monte à la tête, je pense tout bas.

Je m’assois sur un banc et décide de passer un rapide coup de fil à Lena afin de prendre des nouvelles de Max.

– Tout se passe bien, me rassure-t-elle. Max se porte à merveille. Et toi, que donnent tes recherches ? Toujours pas de trace de Kay ?

– Non, pas vraiment. Mais je me rapproche du but. J’ai réussi à savoir qu’il se trouvait à Düsseldorf.

– Quoi ?! Düsseldorf ? Tu es allé jusque là-bas ? Ça en fait une trotte, me lance Lena, surprise.

Nous continuons à discuter durant quelques minutes puis nous raccrochons. Je poursuis ma balade, mais, à bout de nerf, je trouve préférable de retourner à l’hôtel. Je reste quelques heures dans ma chambre à regarder la télé et à somnoler.

Soudain une idée me vient à l’esprit. Je me souviens que Kay adore les boîtes de nuit, et il doit sûrement y avoir quelques discothèques branchées dans le centre-ville. Cette pensée me donne un regain d’énergie. Je change rapidement mes habits puis file aussitôt jusqu’à ma Golf pour repartir vers le centre de Düsseldorf. Il est presque 23h. Après avoir marché quelques minutes, je trouve ce qui semble être un lieu branché. J’y entre et prend un verre d’alcool pour m’aider à relâcher la pression. Je ne peux m’empêcher de scruter attentivement chaque entrée et sortie dans l’espoir de voir Kay. Je reste deux heures supplémentaires avant de prendre l’initiative de changer d’endroit. C’est peine perdue, il doit y avoir des dizaines de boîtes de nuit et de clubs dans une ville de la taille de Düsseldorf.

Je longe plusieurs rues avant de remonter une grande artère du nom de Bahnstrasse. La rue est assez animée. À un moment donné, je tombe nez à nez avec ce qui semble être un club gay, du nom de 2Box. J’y entre à tout hasard et m’installe sur une banquette. Quelques minutes plus tard, un serveur vient prendre ma commande. J’opte pour un double whisky.

Tandis que je bois mon verre, j’observe avec curiosité les nombreuses personnes se déhanchant passionnément sur la piste sur fond de musique électro. Cela me rappelle les quelques semaines atroces que j’ai vécues après la disparation de Kay et ma rupture avec Bettina. J’étais devenu coutumier de ce genre d’endroit à cause de ma dépression nerveuse. C’était le seul moyen que j’avais trouvé pour échapper à la réalité. Je revenais chaque fois ivre mort. J’avais bien failli être viré de la caserne à cause de mes retards incessants et de mes mauvaises performances. Heureusement, du jour au lendemain j’ai décidé de ne plus remettre les pieds dans ce genre d’endroit et je me suis plutôt mis à recourir dans la forêt pour évacuer mes angoisses.

Je regarde ma montre : il est bientôt 2h. J’ai l’impression que mon visage est en feu et je décide d’aller me rafraîchir aux toilettes. Quand je rentre dans la pièce, je ne remarque personne au début. Je me dirige vers l’un des lavabos, fais couler de l’eau puis me rince abondamment le visage. Cela me fait un bien fou. En relevant ma tête, je constate dans le miroir que je ne suis pas seul. Dans le prolongement des toilettes où se situent les cabines, j’aperçois les jambes d’une personne allongée à terre, comme inconsciente. Le reste de son corps est caché derrière le mur qui prolonge les toilettes perpendiculairement. Ne voyant pas très bien ce qui se passe, je me retourne et décide de me rapprocher, surpris. Je découvre alors un autre homme assez âgé au ventre bedonnant agenouillé sur le torse de la personne au sol. Sûrement deux types soul qui s’adonnent à un loisir douteux. Mais l’homme à terre ne bouge pas du tout et semble bien inconscient. Le vieux est en train de le tripoter à son insu. Cela m’inquiète même si je sais que je ne devrais pas m’en mêler. Sûrement mon instinct de flic.

Quand je m’approche un peu plus pour observer la personne au sol, je discerne un jean délavé, une belle peau blanche et douce, un t-shirt noir. Un visage angélique, des yeux bleus magnifiques et des cheveux blonds dorés. J’en reste totalement blême. Incapable de bouger. Kay est juste devant moi. C’est lui qui est au sol.

L’homme lève la tête vers moi et me regarde d’un air sadique.

– Ben alors, qu’est-ce tu fous, tu vas rester là à mater ou tu en profites avec moi ?

Au début je ne réponds pas ni ne bouge, sous le choc. Puis, comme un coup de tonnerre qui ne prévient pas, je sens une rage irrépressible monter en moi.

– Espèce de vieux porc dégueulasse, dis-je en grognant.

L’homme me regarde d’un air surpris. Je fonce sur lui, je sens la folie m’envahir. Je l’attrape par le col avec violence, lui décoche un coup de poing et le balance sur le côté.

– Dégage de là tout de suite où je te défonce la tronche ! je hurle.

Le type part à toute vitesse des toilettes, apeuré.

– Kay, je crie de toute mes forces en me jetant à terre et en soulevant son dos.

Je colle mon visage au sien. Je sens des larmes inonder mon visage et je les vois rejoindre les joues de Kay. Je n’arrive pas à croire que Kay, mon Kay, est là avec moi. Nous sommes finalement réunis après tout ce temps. Quel hasard incroyable ! Combien de chance avais-je de le retrouver maintenant ? Pour la première fois, je sens que le destin me donne un coup de pouce. Mais j’aurais tout de même préféré retrouver Kay dans un meilleur état.

– Kay est-ce que tu m’entends ? Réveille-toi !

Je tente de le secouer doucement, en vain. Je remonte son pantalon qui avait été défait par le vieux pervers. Puis en fouillant rapidement Kay, je découvre dans la paume de sa main gauche un sachet de pilules. Je retrouve également du LSD dans l’une de ses poches. Il s’est drogué. Et il a perdu connaissance. Ou pire. Je pensais qu’il était seulement alcoolisé. Je sens la panique enfler en moi. Je vérifie son pouls. Il respire encore. Submergé par l’angoisse, je ne vois plus d’autres solutions que d’appeler les urgences depuis mon téléphone portable. Une personne décroche et après m’avoir demandé l’adresse, on me prévient aussitôt qu’une ambulance arrive au plus vite, mais je n’écoute déjà plus.

Toute mon attention est désormais focalisée sur Kay. Son visage jadis radieux et souriant est inanimé et cela m’inquiète. Je le sers très fort contre moi. Je tente de réchauffer son corps refroidi. Nous restons là par terre durant ce qui me semble être une éternité. Je n’ai même pas pris le temps de prévenir quelqu’un dans le club. Tout ce qui compte pour moi c’est de créer une enveloppe protectrice autour de Kay avec mon corps. Je ne veux plus le laisser partir. Plus jamais. À un moment donné, je vois Kay ouvrir très légèrement les yeux. Je sens soudain sa main serrer fort la mienne et mon pouls s’accélère.

– Kay ? Kay ? C’est moi Marc ! Ne t’inquiète pas je suis là ! Tu n’as plus rien à craindre ! Je suis revenu ! lui dis-je en fixant ses yeux vaseux. Il me semble apercevoir un léger sourire sur ses lèvres mais je n’en suis pas certain.

Kay reperd connaissance aussitôt. Je crains le pire. Heureusement, quelques secondes plus tard, deux personnes qui doivent vraisemblablement être les patrons du club pénètrent dans les toilettes en tout hâte, accompagnées d’urgentistes.

– Mais pourquoi vous n’êtes pas venu nous prévenir ?! me hurle un des patrons.

Je ne sais pas quoi répondre. Ensuite, tout se passe tellement vite que je n’y comprends plus rien. Mon cœur bat à cent à l’heure. On m’arrache Kay des bras. On l’extirpe des toilettes. J’essaye de me relever et de suivre le cortège jusqu’à l’extérieur du club.

– Que s’est-il passé ? me demande-t-on brièvement.

– Je ne sais pas, je l’ai trouvé inconscient sur le sol. Je … je crois qu’il a pris une forte dose de drogue, j’explique en tremblotant.

Deux personnes posent Kay sur un brancard et lui mettent un masque à oxygène sur la bouche. Un secouriste m’apostrophe et me pose plusieurs questions complémentaires au sujet de Kay, comme son nom et son prénom. Alors que j’ai le dos tourné, j’ai tout juste le temps de me retourner pour voir Kay être fourré sans ménagement dans un camion d’ambulance.

– Je peux vous accompagner ? je supplie l’un des secouristes.

– Avez-vous un lien de parenté avec cette personne ?

– Non.

– Désolé, vous ne pouvez pas nous suivre dans ce cas. Nous devons partir au plus vite, il va sûrement avoir besoin d’un lavage d’estomac. En espérant qu’il tienne le coup bien sûr.

J’ai l’impression de recevoir un coup de marteau sur la tête. Je reste immobile. En à peine une quinzaine de secondes, l’ambulance a démarré et disparaît dans les ténèbres. Je m’écroule sur le sol. Je hurle de rage. L’écho de ma voix résonne dans toute la rue. Plusieurs personnes me regardent mais je n’y prête aucune attention. Je n’ai même pas pensé à demander où Kay allait être emmené. Et personne n’a pris mon numéro de portable.

À peine ai-je retrouvé Kay qu’on me l’arrache aussitôt. Pourquoi le destin est-il si cruel ?

Musique du Chapitre


J’ai choisi cette musique de Mylène Farmer en duo avec Jean-Louis Murat pour son extraordinaire et envoûtante beauté. L’histoire de deux âmes séparées, l’une « vivante », l’autre « morte », et qui ne peuvent donc pas véritablement se rejoindre. C’est un peu aussi le cas pour Marc et Kay pour qui le destin ne fait pas de faveur. Mais il faut toujours garder espoir et croire en sa bonne étoile, sinon on ne donne aucune chance au lendemain.

Mon avis sur le film The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres

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Titre original : The Mortal Instruments : City of Bones
Date de sortie France : 16 Octobre 2013
Date de sortie (USA) : 21 Août 2013
Réalisé par : Harald Zwart
Avec : Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Robert Sheehan, Kevin Zegers, Lena Headey, Kevin Durand, Aidan Turner, Jemima West
Nationalité(s) : Américain, Allemand
Genre(s) : Fantastique , Action , Aventure
Durée : 2h10

Synopsis : New York, de nos jours. Au cours d’une soirée, Clary, 15 ans, est témoin d’un meurtre. Elle est terrifiée lorsque le corps de la victime disparaît mystérieusement devant ses yeux … Elle découvre alors l’existence d’une guerre invisible entre des forces démoniaques et la société secrète des Chasseurs d’Ombres. Le mystérieux Jace est l’un d’entre eux. À ses côtés, Clary va jouer dans cette aventure un rôle qu’elle n’aurait jamais imaginé.

Bande-Annonce

Nouvelle critique aujourd’hui, sur le film The Mortal Instruments : La Cité des Ténèbres. Comme je suis très en retard dans mes publications d’avis et critiques (j’en ai plus d’une quinzaine à rédiger, c’est ça de pas avoir la motivation ou le temps de le faire ^^), j’ai en réalité vu ce film il y a plusieurs mois maintenant.

Ce qui m’a motivé à le regarder, c’est toujours cette recherche que j’effectue de voir et lire le plus d’oeuvres possibles sur le thème de la bit-lit et des mondes de la nuit, afin de voir comment les auteurs traitent les créatures qui y sont reliés.

Je tiens tout d’abord à préciser que je n’ai pas lu le livre et ne ferait donc pas de comparaisons avec ce dernier. Globalement j’ai trouvé le film assez moyen.

Même si la prestation de Lilly Collins m’a convaincu, je dois avouer que j’ai eu plus de mal avec le traitement des autres personnages ainsi que le déroulement de l’histoire. Le constat que j’ai eu en finissant le film fut de m’être retrouvé devant un teenage movie lambda, avec peu de choses originales à se mettre sous la dent en terme de mise en scène.

Certes, sur le fond, le voyage se révèle intéressant, avec toute cette histoire de monde caché, protégé par des gardiens, les Chasseurs d’Ombres, mais sur la forme, ça pèche. La mise en scène est très banale et on retrouve pas mal de scènes assez niaises. J’ai trouvé le meilleur ami de l’héroïne absolument imbuvable, et son espèce de pseudo-crush avec qui elle a une amourette tête à claque. Le chef des Chasseurs d’Ombres m’a aussi agacé.

En revanche, j’ai beaucoup aimé le personnage interprété par Kevin Zegers (qui a également joué dans l’une de mes séries fétiches, Gossip Girl). Le fait qu’il éprouve une attirance pour Jace et qu’il décide de provoquer Clary m’a intéressé. Il faut dire que j’aime beaucoup les relations homme/homme dans ce genre d’univers, donc forcément ! On ne peut aussi qu’apprécier la prestation de Jonathan Rhys Meyers, mais on se demande vraiment ce que le pauvre fait là-dedans. Autre point fort, Lena Heady, convaincante dans son rôle mais assez peu présente.

Les amateurs de créatures mythiques seront ravis puisqu’on retrouve entre autre des sorciers, des loups-garous, des vampires, etc. Mais le soucis c’est que presque rien n’est dit à leur sujet dans le film. Qui sont-ils ? Quelles sont leur caractéristiques ? Hormis les Chasseurs d’Ombres, les autres clans sont assez sous-développés. Dommage, on aurait aimé en savoir un peu plus.

Concernant les effets spéciaux, c’était moyen en terme d’images de synthèse. Rien d’extraordinaire. Pour ce qui est des décors en revanche, ils étaient très soignés et l’intérieur du repaire des gardiens m’a beaucoup plu.

Pour la musique, au niveau de la composition, je dois dire que ça ne m’a pas vraiment marqué, car je n’en ai absolument aucun souvenir. En revanche, au niveau des diverses musiques d’artistes utilisées ça et là, je les ai trouvées très bien choisies et collant parfaitement à l’ambiance. La meilleure pour moi reste Calling From Abobe de Bassnectar utilisé dans la scène de la boîte de nuit où Claire découvre Jace. Il y en a ainsi plusieurs autres sympas à diverses reprises dans le film.

Au final, The Mortal Instruments reste pour moi un banal film bit-lit et fantastique. Il ne m’a pas ému plus que ça mais reste quand même un métrage sympathique pour les fans du genre.

Free Fall : Renaissance – Chapitre 5 (Version Française)

Salut ! Voici le Chapitre 5, bien motivé pour l’écrire suite à vos commentaires chaleureux. Hé hé je vous fais languir, mais quand Marc va-t-il enfin revoir Kay ?? Ou peut-être jamais ? Continuez à lire Free Fall : Renaissance pour le savoir 😀

Chapitre 5

PhotoMarc

Contrairement à ce que j’avais imaginé, retrouver la trace de Kay, ou du moins son nouveau lieu de vie, n’avait pas été si compliqué. Un rapide coup d’œil dans les fichiers de la police auxquels j’avais pu avoir accès grâce à un contact interne m’avait appris que Kay avait demandé un transfert dans une ville située à environ 80 kilomètres.

Il me fallut environ deux heures pour la rejoindre. Une fois arrivé non loin de l’adresse obtenue, je me gare dans la rue. J’hésite de très longues minutes avant de sortir. C’est complètement fou. Que vais-je dire à Kay ? Comment va-t-il réagir en me voyant ? J’en tremble rien que d’y penser. La dernière fois que je l’ai vu, je lui ai clairement laissé entendre qu’il était préférable de partir afin d’éviter les ennuis et je l’avais laissé tomber. Jamais il ne pourra me pardonner.

Je réfléchis à toute cette histoire. En réalité, j’ai été un parfait égoïste du début à la fin avec Kay. C’est lui qui s’est toujours plié en quatre pour moi, pour m’aider, pour qu’on vive notre relation secrètement. Et moi en retour je ne lui ai pratiquement jamais exprimé tout l’amour que je ressentais véritablement pour lui. Il avait entièrement raison quand il m’avait dit « Avec toi Marc, c’est toujours moi, moi, moi ». Je n’ai jamais pensé à lui, à ses problèmes, à tout ce qu’il a pu ressentir. D’ailleurs était-il vraiment amoureux de moi ? Peut-être que notre relation était juste physique. Au moins, j’en aurais le cœur net en le voyant. Mais de mon côté je sais que j’ai de forts sentiments pour lui, sinon je ne viendrais pas jusqu’ici.

Lorsque je me décide enfin à sortir de ma Golf, je rejoins l’immeuble où est domicilié Kay. C’est le début de soirée, et j’ose espérer qu’il est chez lui en ce moment. En arrivant devant le bâtiment, je me rends compte qu’il faut un digicode pour rentrer à l’intérieur, et il n’y a pas d’interphone …

– Scheisse.

Je suis bloqué dehors. Il ne me reste plus qu’à retourner dans la voiture en espérant avoir la chance de voir rentrer ou sortir Kay. Au moment où je m’apprête à repartir, une vieille dame me fait signe et vient m’ouvrir la porte.

– Vous venez voir quelqu’un ? me demande-t-elle.

– Bonjour. Oui, je viens voir Kay. Kay Engel.

– Entrez jeune homme, je suis la concierge.

Je pénètre dans le vestibule de l’immeuble.

– Êtes-vous sûr que vous êtes au bon endroit ? Kay a quitté les lieux il y a peu de temps, me dit-elle en se retournant.

Je suis à la fois surpris et terriblement déçu de cette annonce.

– Combien de temps ?

– Environ deux semaines maintenant. Il est parti tellement rapidement, en toute hâte. Si bien qu’il a laissé tout un tas d’affaires, et le propriétaire me tanne pour que son appartement soit débarrassé. Il a laissé beaucoup d’objets personnels, je ne sais pas comment je vais m’y prendre.

– Ça vous dérangerait de me montrer son appartement ?

– Non, pas de problèmes. Suivez-moi.

Nous prenons les escaliers pour arriver au deuxième étage. La vieille dame ouvre la porte de l’appartement.

– Vous avez oublié quelque chose chez lui ?

– Euh, oui, mentis-je, déstabilisé par sa question. Il m’avait emprunté un document dont j’ai besoin en urgence.

– Hé bien, je vous laisse, je vais vérifier que la salle de bain a bien été nettoyée par la femme de ménage et qu’elle est propre pour les premières visites pendant ce temps.

Tandis que la concierge est partie, je me rends dans la chambre de Kay. Tout est ordonné et le lit est fait. Je ne peux m’empêcher de m’asseoir dessus et de respirer les draps tout en passant ma main dessus. J’ai l’impression de sentir la douce odeur de Kay.

Mon regard se porte sur la table de chevet. J’en ouvre le tiroir et y trouve avec surprise une photo abîmée dedans. Je l’attrape et découvre avec émotion un cliché de Kay et moi que nous avions pris lors d’une séance de jogging dans la forêt. Nous sourions et avons l’air heureux. J’avais complètement oublié cette photo. Je lui avais laissée car je ne voulais pas prendre le risque que Bettina la découvre, même si cela n’aurait au final rien changé.

L’émotion monte en moi à la vue de cette belle image, si bien que j’en ai les larmes aux yeux.

Je me lève et rejoins une pièce attenante à la chambre emplie de ténèbres. Quand j’allume la lumière, je découvre avec surprise un endroit rempli de tableaux et de croquis laissés tels quel.

– Jeune homme, votre ami a laissé plusieurs dessins et peintures, comme vous pouvez le voir, me dit la concierge en arrivant sur le pas de la porte de chambre. Ce n’est pas ce que vous cherchez par hasard ?

Surpris dans ma solitude, je sèche discrètement mes larmes et me retourne vers elle.

– De quoi vous parlez ? Euh non, les toiles n’ont aucune importance.

Elle me rejoint et entre dans la pièce.

– Vous avez trouvé ce que vous cherchiez dans ce cas ?

– Non, dis-je en cachant la photo dans une de mes poches arrière.

– Alors c’est peut-être dans cette pièce. Jetez-y quand même un œil.

– C’est Kay qui a créé tout ça ? fais-je avec étonnement.

– En effet.

Je n’avais jamais su que Kay dessinait et peignait. Il ne m’en avait jamais parlé et je n’ai vu aucun tableau dans son précédent appartement où nous avions l’habitude de nous voir. Je suis frappé lorsqu’en regardant plus précisément des esquisses, je m’aperçois qu’elles représentent toutes une figure masculine.

– J’ai un peu discuté avec Kay, il se confiait de temps en temps à moi. C’était quelqu’un de solitaire, avec une nature cachée, m’explique la concierge. D’après ce qu’il m’a expliqué, tous ces tableaux représentent un garçon qu’il a connu, un certain Marc.

Je sens un frisson parcourir mon corps mais n’en laisse rien paraître. Je m’approche alors d’autres toiles et observe de plus près les dessins. Il ne fait plus de doute qu’on reconnaît certains de mes traits dessus.

– Ce qui est étrange, c’est que ce Marc semble si triste sur ces toiles. Comme désabusé, amer, me dit-elle.

– Ou il a le cœur brisé, bafouillé-je.

– Kay ne m’a jamais dit qui était ce Marc.

– Peut-être que c’était juste son modèle ? lancé-je pour me couvrir au cas où la concierge me reconnaitrait à partir des ébauches, je préfère rester discret autant que possible.

La concierge s’approche de moi et me montre du doigt plusieurs croquis.

– Ça a peut-être commencé comme ça, mais ça a pris une autre dimension, m’explique-t-elle. Il suffit de voir comment il a représenté ce Marc. La courbe de son dos. La douceur de sa peau. Il était sous son charme, passait tout son temps à le peindre. Il inspirait chaque coup de pinceau. Je sais que je n’ai pas à me mêler de tout ça, mais j’ai l’impression que Kay était amoureux de ce Marc.

– Mais ils n’étaient pas ensemble, dis-je pour tenter d’effacer les pistes. Kay ne m’a jamais parlé d’un Marc.

– Très franchement, j’ai du mal à y croire. Je ne sais pas, peut-être que Kay voulait que tout ça reste secret. Peut-être qu’ils se sont séparés. La peinture était sans doute le seul moyen qu’avait Kay pour pouvoir vivre cette histoire.

– Mais s’ils s’aimaient comme des dingues, demandé-je, pourquoi Marc l’aurait repoussé alors ?

– Peut-être qu’il y avait une tierce personne ou des gens qui ont empêché que ces deux là soient ensemble. Ou bien Marc pensait ne pas être digne de Kay. Ou les deux.

Je reste muet quelques instants. Jusqu’à ce que je remarque le regard de la concierge qui me dévisage.

– Vous êtes Marc, n’est-ce pas ? me demande-t-elle.

Je me suis trahi moi-même.

– Oui … j’avoue dans un murmure.

– Je l’ai deviné dès que je vous ai vu arriver. Je me disais bien que votre visage me rappelait quelqu’un. Je l’avais vu sur ces croquis à plusieurs reprises.

Je ne sais pas quoi lui répondre.

– Ce n’est pas quelque chose que vous êtes revenu chercher. C’est Kay.

– Et il n’est plus là désormais, je lui réponds, déçu.

Quelques larmes inondent mon visage.

– Je l’aime tellement. Je donnerais n’importe quoi pour le retrouver, dis-je en effleurant un des croquis me représentant dans les bras de Kay, comme si rien ne pouvait nous séparer, comme si nous étions ensemble pour l’éternité, figés dans cette agréable position.

– Je peux peut-être vous aider. Tout ce que je sais, c’est qu’avant de partir, Kay m’a dit qu’il s’en allait pour Düsseldorf, pour fuir le plus loin possible. Pour recommencer à zéro.

– Il ne vous a donné aucune adresse ? je demande en sentant un fol espoir m’envahir.

– Non. Comme je vous l’ai dit, il est parti si vite.

Je reste encore quelques minutes dans l’appartement. Je prends soin de récupérer quelques croquis en souvenir, au cas où je ne reverrais jamais Kay. Je sèche mes larmes et après avoir remercié chaudement la concierge, je quitte l’immeuble.

Dans la rue, je ressors la photo où je suis avec Kay. Pourquoi m’échappes-tu alors que je décide enfin de réparer mon erreur ?

Je m’accroche à mon désir sans faille de revoir Kay. Tant que je ne l’aurais pas retrouvé, je ne baisserai pas les bras. Je rentre dans ma voiture et mets en route mon GPS.

Direction Düsseldorf.

Musique du Chapitre

Mon avis sur le film Le Dernier Des Templiers

 

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Titre original : Season of the Witch
Date de sortie France : 12 Janvier 2011
Date de sortie (USA) : 07 Janvier 2011
Réalisé par : Dominic Sena
Avec : Nicolas Cage, Ron Perlman, Stephen Campbell Moore, Stephen Graham, Ulrich Thomsen, Claire Foy, Robert Sheehan
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Aventure, Fantastique
Durée : 1h35

Synopsis : Après des années de croisade en Terre sainte, le templier Behmen et son fidèle compagnon, Felson, reviennent en Europe, désabusés. Alors qu’ils aspirent à une vie paisible, ils découvrent leur pays ravagé par la peste noire et se retrouvent appréhendés par les hommes du Cardinal.
Accusés d’avoir déserté, ils risquent la prison. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter une étrange mission. Ils doivent escorter une mystérieuse jeune femme, désignée comme une sorcière responsable de l’épidémie, jusqu’à un lointain monastère où elle sera jugée et où sera pratiqué un ancestral rituel purificateur …
À travers des terres hostiles et dévastées par la maladie, dans des contrées sauvages, Behmen, Felson et quelques autres, se lancent dans le plus dangereux et le plus fascinant de tous les périples. Alors qu’aux yeux de Behmen, la jeune femme apparaît de plus en plus comme un bouc émissaire, d’étranges phénomènes se produisent. Tous ne vont pas tarder à découvrir les effroyables forces qui les attendent …

Bande-Annonce

Voilà un film que je devais voir depuis un sacré bout de temps, et c’est enfin chose faite. Je l’avais râté au cinéma, et au final je me dis que c’est pas plus mal … Le ton est donné.

Ce qui m’a donné envie de voir ce film, c’est qu’en ce moment je suis dans une période où j’essaye de regarder et lire le plus possible de films et d’ouvrages avec des histoires de sorcellerie afin de voir comment le sujet est traité, car les sorciers sont des créatures qui m’intéressent pour de futurs récits.

Après quelques films visionnés comme The Craft (critique à venir), j’en suis donc venu au Dernier des Templiers. Le film bénéficie d’une mise en scène correcte et d’un duo tête d’affiche sympathique, avec Nicolas Cage et Ron Perlman.

Malheureusement ces deux atouts ne sauvent pas le film qui au final s’avère plus ridicule que divertissant. La faute à des personnages complètement caricaturaux, sans aucune once d’originalité, voire tête à claque (notamment le jeune chevalier joué par Robert Sheehan), et des intrigues pas franchement folichonnes. On retiendra surtout la prestation de Claire Foy, satisfaisante en sorcière en cage. Ainsi que le caméo de Christopher Lee, icône culte du cinéma fantastique des années 40 à 60 pour son rôle de Dracula dans les films de la Hammer.

Bon point pour les décors qui sont vraiment magnifiques, autant les scènes d’extérieur que d’intérieur, et le film est assez convaincant à ce niveau. On a aussi le droit à quelques jolis plans (le château sur la colline au dessus duquel vole une nuée de corbeaux en tourbillon). En revanche on ne peut pas vraiment saluer les effets spéciaux, plus particulièrement les images de synthèse, qui sont vraiment limites et peu crédibles.

Concernant l’histoire, j’ai vraiment été déçu, car on nous vend une intrigue sur fond de sorcellerie, et on se retrouve au final avec une espèce de problème démoniaque qui n’a plus rien à voir avec le début de l’histoire. Niveau sorcellerie je n’ai donc pas eu grand chose à me mettre sous la dent.

Bref, Le Dernier Des Templiers est un film qui avait un certain potentiel, mais qui au final s’avère être un divertissement très moyen, la faute à des personnages peu intéressants et peu originaux et à un scénario digne d’un téléfilm de deuxième partie de soirée.

Free Fall : Renaissance – Chapitre 4 (Version Française)

Chers amis, voici enfin le Chapitre 4 de Free Fall : Renaissance, ma suite au film allemand Free Fall / Freier Fall ! Il a été un peu long à arriver, mais il est enfin là 😀 Au programme : Marc doit s’occuper de Max et la troublante Lena va débarquer. Marc va également prendre une décision importante concernant Kay ! IMG_3023

Cela fait une petite semaine que Max est à mes côtés. Les collègues ont été très surpris. Il a fallut m’adapter à ce nouveau rythme de vie. Je suis tellement absorbé par Max que j’en oublie peu à peu Kay. Son souvenir s’essouffle lentement en moi tandis que les jours passent. Dans un sens, cela me soulage, car j’en oublie mes angoisses. Max est ma nouvelle priorité, et malheureusement je ne peux pas continuer à m’apitoyer sur mon sort si je veux être pleinement présent pour lui.

J’ai eu le droit à quelques jours de congé à titre exceptionnel, mais cette période a pris fin avant-hier. Heureusement, Lukas le frère de Matthias a proposé son aide pour garder Max hier et aujourd’hui. Même s’il est plutôt libre avec son boulot de caissier, Lukas travaille quand même à temps partiel et n’est pas toujours disponible. Il va donc falloir que je trouve une baby-sitter rapidement.

Comme Bettina me l’a demandé, je n’ai pas cherché à la contacter. Et je n’ai pas eu à le faire. Hier soir, j’ai reçu une visite surprise de sa part. Ses premiers mots ont été :

– Je suis désolée, Marc …

À ce stade, il n’est plus l’heure d’être désolé. Nous avons discuté de ce revirement soudain de situation. Je lui ai dit que j’acceptais la garde de Max, malgré tout ce que cela impliquait. Que j’étais même prêt à quitter mon boulot s’il le fallait. Elle m’a annoncé qu’elle partait un mois avec sa sœur en Amérique du Sud, parce qu’elle avait besoin de faire un break après toute cette histoire. Je n’ai rien dit. Maintenant que j’ai Max, j’ai mes propres soucis à gérer, et je n’ai pas le temps de m’occuper de ceux de Bettina. Si elle veut partir, qu’elle parte.

Aujourd’hui, après le travail, je discute avec Matthias dans les vestiaires.

– Je suis dans la mouise, lui avoué-je.

– Pourquoi ça ?

– Ton frère ne peut pas me dépanner éternellement pour garder Max, et je n’ai pas beaucoup de solutions. J’ai pensé à prendre une baby-sitter, le temps de trouver une situation stable pour gérer tout ça, mais ce n’est pas évident. J’ai vraiment envie de trouver quelqu’un de confiance.

– Je reconnais que c’est pas facile de trouver la personne adéquate. Tu sais quoi, je vais demander à Steffi si elle ne connaît pas quelqu’un.

– Merci, c’est vraiment sympa.

Quand je rentre à l’appart, Lukas est en train de préparer le repas de Max. Je vais prendre Max dans mes bras puis je m’approche de Lukas. Il m’adresse un sourire.

– Lukas, merci mille fois d’avoir accepté de m’aider, lui dis-je.

– Oh de rien. C’est pas grand chose, tu sais.

Il marque une courte pause et me regarde avec son air chétif.

– Par contre, je suis désolé mais demain je ne pourrai pas être là. Mon boss m’a appelé pour faire des heures.

– Mince, ça tombe mal, fais-je en berçant Max. Ton frère m’a promis de demander à Steffi si elle ne connaissait pas quelqu’un, je croise les doigts pour qu’elle fasse un miracle !

Lukas range quelques affaires puis attrape son sac.

– Voilà, tout est prêt Marc, tu n’as plus qu’à donner son repas à Max. Il est vraiment adorable et calme, c’est un bonheur de le garder.

– C’est gentil.

– Allez, je te laisse, à plus !

– Attends, le hélé-je avant qu’il ne s’en aille et en reposant Max dans son berceau.

Je vais chercher une enveloppe dans un tiroir de ma commode puis me dirige vers Lukas et la lui tend.

– Tiens, c’est pour toi.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Un peu d’argent, pour te remercier de m’avoir aidé.

– Marc, je … me lance Lukas en me redonnant l’enveloppe, gêné.

Je fais non de la tête.

– Tu gardes ça pour toi ! Allez file.

Une heure après le départ de Lukas, j’ai donné son repas à Max et je m’assoupi quelques instants dans le sofa. J’essaye de trouver une solution pour demain. Soit je me fais porter pâle pour garder Max, soit je trouve quelqu’un. Je suis extirpé de mes pensées quand je sens mon portable vibrer dans ma poche. C’est Marc qui m’appelle.

– Allô ?

– Marc, j’ai trouvé ta solution !

C’est la voix de Steffi.

– Salut Steffi.

– J’ai une amie, Lena, qui vient de finir ses études de puéricultrice. Elle cherche un job dans une école, mais elle n’a encore rien trouvé, alors en attendant, je me disais qu’elle pourrait faire l’affaire. Elle a 25 ans et elle est super sympa, tu vas voir.

Je réfléchis quelques secondes.

– C’est d’accord. Contacte-la et demande lui si elle peut commencer dès demain matin à 8h. Lukas ne pourra pas s’occuper du petit. Alors j’ai vraiment besoin d’elle si elle est dispo.

– Compte sur moi, je te tiens au courant.

On raccroche. J’espère vraiment que cette Lena fera l’affaire, sinon je suis cuit. Si je ne suis pas en mesure de m’occuper correctement de Max, les services sociaux pourraient très bien me tomber dessus et me l’enlever à tout jamais pour le placer dans une famille d’accueil, et je ne tiens pas à ce que cela arrive.

Quelques minutes plus tard, je reçois un SMS de Steffi. Elle me confirme que tout est ok et que Lena pourra commencer demain matin. Ouf ! Je pousse un soupir de soulagement. Il est déjà tard et je n’ai pas une minute à perdre. Demain, je commence à 8h30, et il faut que tout soit prêt pour que cette Lena puisse s’occuper de Max. Je me mets donc aussitôt à rassembler les affaires importantes, à nettoyer les habits sales de Max et à ranger ce qui traîne. Même si au final, je me rends compte que Lukas s’est déjà occupé de ça, ce qui fait qu’il ne me reste pas grand chose à mettre en ordre. Une fois que tout est terminé, je berce Max qui est déjà endormi, et, exténué après cette dure journée, je vais moi-même me coucher. Max est très calme pendant la nuit et ne m’oblige à me réveiller qu’une seule fois.

Vers 8h, alors que je suis en train de boire un thé et que j’avale une tartine beurrée avec du jambon, quelqu’un frappe à la porte. En ouvrant, je découvre une très jolie jeune femme sur le paillasson. Ses iris teintés de vert et de noisette s’accordent parfaitement avec ses longs cheveux rouquins. De petites tâches de rousseur discrètes parsèment ses pommettes saillantes et son large front. Ses lèvres sont charnues et pulpeuses. Elle m’adresse un sourire et me tend la main.

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– Bonjour, je suis Lena.

– Enchanté Lena. Moi c’est Marc. Entre.

Elle pénètre dans le couloir et nous avançons vers le petit salon.

– Merci énormément d’avoir accepté de me venir en aide, surtout aussi rapidement, et aussi tôt.

– De rien, me dit-elle d’une petite voix sucrée. C’est normal. Ça tombe vraiment bien car je recherchais un petit job en attendant, comme je viens de terminer mes études de puéricultrice.

– Oui, Steffi m’a expliqué ça.

Elle m’adresse un nouveau un sourire auquel je réponds. Son aura ne me laisse pas indifférent.

– Viens, je vais te faire rencontrer Max et t’expliquer où sont les affaires dont tu auras besoin.

Nous discutons pendant un quart d’heure et passons en revue tout ce dont elle aura besoin.

– Bon, il va falloir que j’y aille, annoncé-je. Le devoir m’appelle !

– Bon courage, Marc. Je suis sûr que tout va se bien passer avec Max, n’est-ce pas trésor, chuchote-t-elle en embrassant Max qu’elle tient dans ses bras.

En revenant le soir, j’explique brièvement à Lena ma situation actuelle, mon histoire avec Bettina, en prenant soin de ne rien révéler sur Kay. Je lui dis simplement que le couple que je formais avec Bettina était voué à l’échec et que nous avions préféré nous séparer. Lena se montre très compréhensive, et ça me touche.

Plusieurs journées assez épuisantes s’écoulent, et je remercie intérieurement Steffi de m’avoir trouvé Lena. Tout se passe à merveille, et elle me décharge d’un poids considérable. Le soir, je suis en mesure de passer du temps avec mon fils sans avoir à me préoccuper du reste. Bien évidemment, cela fait un trou dans mon budget, et c’est pourquoi dès lors que j’ai l’occasion de m’occuper de Max moi-même, je ne fais pas venir Lena.

Mais je commence à éprouver un sentiment étrange à son égard. Elle est vraiment très séduisante et irrésistible. Son charme ne me laisse pas indifférent. Une sorte de courant s’installe entre nous deux depuis plusieurs jours. Si bien que cela fait deux soirs que je l’invite à rester dîner.

Nous sommes justement en train de manger une salade de pomme de terre, et celle-ci m’adresse un regard complice.

– Alors, comment s’est passée ta journée ? me demande-t-elle en avalant une bouchée.

– Pour une fois, c’était moins crevant que d’habitude. Mais je me demande comment je ferais si je devais encore m’occuper de Max le soir. Encore merci à toi, Lena.

Elle me lance un sourire gêné. Soudain, je sens sa main glisser sur ma cuisse sous la table. Ne sachant pas comment interpréter ce geste, je lui effleure la main amicalement, même si son geste éveille en moi de l’envie. Elle semble confuse et retire sa main.

Quelques jours plus tard, je débute une période de congé de quatre jours, et Lukas a demandé à garder Max aujourd’hui, ce que j’ai accepté. J’en ai donc profité pour inviter Lena à sortir pour profiter du beau temps. Après avoir fait un tour dans une galerie marchande, nous nous promenons dans un parc. L’ambiance est assez calme.

– Merci de m’avoir proposé de sortir, mais tu sais, j’aurais pu garder Max, me lance Lena.

– Ça me fait plaisir de passer du temps avec toi, lui avoué-je timidement.

– Moi aussi, me souffle-t-elle.

Soudainement, je sens ses doigts effleurer les miens, et nous commençons à marcher main dans la main. Au début, cela me met quelque peu mal à l’aise, mais je n’en laisse rien paraître. Quelque chose me freine, me gêne, même si je suis heureux de passer du temps avec une personne aussi gentille et séduisante.

À un moment donné, nous nous arrêtons pour nous asseoir sur un banc donnant sur le lac du parc, et Lena me fixe du regard. Son visage se rapproche lentement du mien, jusqu’à ce que je sente ses lèvres toucher les miennes. Nous commençons à nous embrasser délicatement, et je réponds à son appel. Je ferme les yeux pour savourer cet instant.

Puis brusquement, une image de Kay me vient à l’esprit. Je me détache aussitôt de Lena, et un sentiment d’anxiété et de regret s’insinue en moi, me poignarde.

– Excuse-moi … Ce n’est pas possible. Je … J’aime quelqu’un d’autre.

Je reste interdit. C’est sorti tout seul. Je mets ma main devant ma bouche, à moitié choqué. Je viens de sortir que je l’aimais. Que j’aimais encore Kay. Lena me regarde d’un air perdu et incrédule. Je me lève du banc et me retourne vers la forêt.

– Désolé, me lance doucement Lena en me rejoignant. Je ne voulais pas te brusquer. Je … Je pensais … Que tu avais besoin de te détendre, de te changer les idées. C’était stupide de ma part. Si tu veux je m’en vais, tu n’es pas obligé de me garder comme baby-sitter après ça.

Je pivote légèrement vers elle, confus.

– Non, c’est bon. Tu ne pouvais pas savoir. Et puis j’ai besoin de toi pour Max. Restons en là.

Lena s’approche de moi, et je me retourne vers elle. Elle découvre mes yeux en larme.

– Qu’est-ce qui se passe, Marc ? Ça fait presque deux semaines qu’on se connaît maintenant. Rien ne t’empêche de me parler. Explique-moi tout.

J’hésite quelques instants en voyant son air désolé. Elle a l’air sincère.

– Tu sais garder un secret ?

Nous nous rasseyons sur le banc, et je lui raconte toute la vérité sur mon passé. Bettina, Kay, Gregor. Tout y passe.

– Oh Marc, je suis vraiment désolée, me dit-elle en me prenant la main. Pourquoi tu ne m’as pas parlé de tout ça plus tôt ?

– Ce n’est pas le genre de chose que tu racontes à tout le monde Lena. Ça peut briser une vie. Et faire très mal.

– Alors … ce Kay, tu l’aimes ? C’est lui ce quelqu’un d’autre ? m’interroge-t-elle.

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– Oui, avoué-je péniblement.

– Mais où est-il, pourquoi tu n’essayes pas de le retrouver ?

Je la regarde avec un léger sourire.

– C’est ce que tout le monde me dit ces derniers temps. Mais je ne sais pas. Je n’ose pas me lancer. J’ai peur de découvrir ce qu’est devenu Kay. D’être déçu. Peut-être qu’il a trouvé quelqu’un d’autre. Peut-être qu’il n’accepterait même pas de me revoir.

– Mais qu’est-ce que tu as à perdre Marc ? Fonce. Cesse de te poser des questions. Tu as cinq jours de congé qui commencent. C’est le moment où jamais d’en profiter. Si tu veux je garde Max pendant ce temps.

– Tu ferais ça pour moi ?

– Bien sûr. Si ça peut te permettre d’aller mieux et d’avancer. Et puis Max est un ange. Ce n’est pas comme si je devais garder un petit démon, sourie-t-elle.

Lena me raccompagne jusque chez moi. Nous nous quittons dans la cours de la caserne. Avant de partir, elle me dit doucement en mettant ses deux mains sur mes épaules et me regardant droit dans les yeux :

– Réfléchis à ma proposition. Envoie-moi un message si tu souhaites que je vienne demain et les autres jours.

– Merci, Lena …

Je dîne en compagnie de mon fils et de Lukas. Je lui avoue que je compte retrouver Kay. C’est lui qui le premier m’avait insufflé cette idée au bar et m’avait le plus motivé.

– Je suis fier de toi Marc. C’est la seule solution si tu veux avoir des réponses, me félicite-t-il.

Pendant la nuit, je dors très mal. Tout ce qui s’est passé ces derniers jours, et plus particulièrement aujourd’hui, me travaille. Je revois Kay dans mon rêve me demandant où je suis. Je pèse sans arrêt le pour et le contre. Le retrouver ? Le laisser ?

Quand je me lève au matin, j’ai pris ma décision. J’ai contacté Lena. J’ai préparé un sac de voyage. Tout reste à faire désormais.

J’arrive, Kay.

Musique du Chapitre

Free Fall : Renaissance – Chapitre 1 (Version Française)

Free Fall : Renaissance – Chapitre 1

Voici le premier chapitre de ma suite de Free Fall (Freier Fall), intitulée Renaissance ! Enjoy =) N’hésitez pas à laisser votre feedback !

Chapitre 1

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La rosée matinale se transforme peu à peu en une légère brume fraiche au fur et à mesure que le soleil se lève. La forêt est calme, déserte. C’est le moment que je préfère pour aller courir. Mais aussi pour me changer les idées, pour oublier.

Cela fait désormais trois mois que Kay s’est volatilisé dans la nature. Trois mois que Bettina et moi sommes en froid et que nous sommes séparés. Mon histoire avec Kay a bouleversé ma vie comme jamais. Tout s’est effondré autour de moi tandis que j’étais emporté dans cette spirale infernale, où je me suis moi-même engouffré quand j’ai succombé à cette passion dévorante partagée avec Kay.

Au début tout allait bien, mais je savais que tôt ou tard, cela changerait. Bettina est une femme intelligente, loin d’être idiote, et elle a senti dès le départ que quelque chose ne tournait plus rond avec moi. J’étais devenu trop distant, aussi bien sur le plan émotionnel que physique.

Je m’étais retrouvé face à un dilemme terrible : ma vie avec Bettina et mon enfant, ou mon amour naissant pour Kay. Je n’ai pas su faire de choix. Je n’ai pas su prendre de décision. Résultat : je les ai perdus tous les trois.

Cela été très dur. Au début, J’ai essayé de combler l’absence de Kay et la frustration de perdre ma femme et mon fils à l’aide de la drogue ou d’escapades dans des lieux peu recommandables et obscurs. Mais tout ceci ne m’apportait qu’illusion et désillusion. Et aucun réconfort. J’essayais de combler un vide qui jamais ne partirait.

Néanmoins, la vie devait continuer. Je m’étais fait une raison quelques temps après ce drame, et, d’une certaine manière, j’en ai aussi tiré du positif. Mon expérience avec Kay m’a permis d’aller grandement de l’avant et a levé le voile sur une partie de ma personnalité dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Un endroit, caché en moi, clos au plus profond de mon être. Parfois, je me demande pourquoi je n’ai rien découvert avant ma rencontre avec Kay. Dans notre société, nous sommes tous si formatés et mis dans des cases dès la naissance qu’on ne nous laisse que trop rarement la chance de savoir qui nous sommes vraiment et ce que nous voulons vraiment être. Il faut parfois attendre la venue d’un ange gardien, d’une âme-sœur, pour le découvrir. Kay a joué ce rôle pour moi. Peut-être qu’aucun autre que lui n’aurait pu le faire si je ne l’avais jamais rencontré. Est-ce cela, le destin ?

Kay était le seul à avoir réussi à déverrouiller ce cadenas fiché en moi. Et je l’ai laissé m’échapper, pensant bêtement que ma relation avec Bettina pourrait reprendre, comme si rien ne s’était passé. En réalité, notre couple s’est brisé à l’instant même où j’ai rencontré Kay, mais je n’en avais pas encore conscience à ce moment là.

Je commence à m’échauffer en effectuant plusieurs foulées. Puis, quelques minutes après, je débute ma course sur le sentier de terre où Kay et moi avions l’habitude de courir. Sur ce sentier où tant de choses se sont produites. Je me demande pourquoi je continue à venir ici, alors que je pourrais très bien courir ailleurs. Je crois que, quelque part, inconsciemment, j’espère chaque jour où je viens ici que Kay m’attendra, comme autrefois. Mais jamais il ne vient. Et jamais il ne reviendra. Je ne peux plus m’accrocher à cet espoir désormais.

Tandis que je traverse un pont survolant un petit cours d’eau, je ne peux m’empêcher de remercier intérieurement Kay pour son entrainement. C’est grâce à lui si j’ai pu améliorer mon endurance à la course, qui était mon gros point faible et m’aurait valu un refus d’obtention d’examen pour intégrer définitivement l’unité des CRS. Kay m’avait non seulement aidé à rattraper les autres, mais plus encore, il m’avait aidé à me surpasser moi-même. Cela me redonna pour un court instant le sourire.

Bettina et moi avions décidé de mettre fin à notre relation peu après la disparation de Kay, car aucun de nous deux n’était plus en mesure de continuer sur cette voie. Peu importe les efforts que nous aurions pu fournir, cela n’aurait rien changé. Le mal avait été fait. J’étais donc parti de la maison où nous venions tout juste d’emménager, et je n’avais eu d’autre choix que de prendre mes quartiers dans la caserne. Dans mon ancienne chambre où j’avais durant notre formation logé avec Kay. C’était terrible de se retrouver à nouveau dans cet endroit, mais je n’avais pas eu d’autre solution.

Mes parents s’étaient éloignés de moi, sûrement par honte vis à vis de toute cette histoire. Quant aux parents de Bettina, n’en parlons même pas. Honnêtement, je ne leur en veux pas, je comprends que mon attitude et ma relation cachée avec Kay ait tous pu les choquer profondément et les dérouter. Mais parfois j’éprouve quand même de la fureur à leur égard. Car ils n’ont jamais essayé de se mettre dans ma peau et de comprendre ce que j’avais traversé.

Fort heureusement, Bettina m’avait autorisé à voir notre fils Max de temps en temps. Nous n’avions pas jugé nécessaire de porter toute cette histoire devant un tribunal et nous étions arrangés à l’amiable. Comme nous n’étions pas encore mariés, cela avait facilité les choses. Je n’avais pas voulu lui causer plus de peine que je n’avais déjà pu lui en infliger et avait accepté chacune de ses conditions. Étant donné qu’elle n’avait pas encore repris le travail, je lui envoyai toutes les semaines de l’argent afin de l’aider financièrement et à élever notre enfant.

Mais les rares fois où nous nous téléphonions, j’avais ce sentiment que quelque chose changeait en elle, comme si elle se détachait de tout. Ces dernières semaines, elle m’avait bien plus confié Max que d’habitude et prenait de plus en plus de distance vis à vis de celui-ci. Si bien que j’avais dû réclamer à mon supérieur, Werner Brandt, un changement de logement afin de pouvoir accueillir mon fils. Je m’étais donc retrouvé dans un appartement ailleurs dans la caserne, plus spacieux, et, fort heureusement, sans avoir à débourser un centime de plus. Je voulais le meilleur pour mon fils. Il était tout ce qui me restait désormais. Mon ancre dans ce monde.

Par chance, ma relation passée avec Kay a pu rester plus au moins cachée grâce à Frank, le mari de la sœur de Bettina, Claudia. Il est le seul qui a su montrer un semblant de compréhension face à ma situation, et pour cela je lui serai toujours redevable, même si je lui en ai au début voulu d’avoir révélé à Bettina ma relation cachée avec Kay.

Le jour où cet enfoiré de Gregor Limpinski, membre de mon unité, a aussi découvert mon secret, où je lui ai avoué à demi-mot mon aventure avec Kay, il avait très mal réagi, allant jusqu’à me blesser avec sa matraque. Sans l’intervention de Frank, Gregor m’aurait probablement battu jusqu’au sang, de rage. S’il avait été jusque là, je n’aurais rien fait pour me défendre. Tout simplement car je considérais que je méritais cela. C’était ma punition. Pour avoir laissé s’échapper tout le monde autour de moi. Pour ne pas avoir dit la vérité à Bettina plus tôt. Pour ne pas avoir préservé notre famille. Pour avoir laissé Limpinski tabasser Kay quand celui-ci a appris qu’il était gay. Pour ne pas avoir pris Kay dans mes bras. Pour ne pas l’avoir protégé de cette brute.

Limpinski fut aussitôt renvoyé de l’unité pour faute grave suite à notre altercation, et muté dans une autre ville. Frank s’était finalement décidé à rapporter le problème au chef de l’unité, Werner, qui avait menacé de rayer définitivement Gregor Limpinski de la police si celui-ci dévoilait quoi que ce soit après sa mutation. Je n’avais jamais plus entendu parler de lui depuis, et je dois avouer que j’en étais soulagé. J’avais déjà bien assez de problèmes à régler. Me mettre à dos les autres collègues n’aurait fait que rajouter un fardeau de plus à mon calvaire, et je crois qu’alors c’est moi qui aurais quitté l’unité, et non Limpinski. Finalement, le départ de Gregor fut un apaisement pour le reste de l’équipe. Nos liens à tous s’étaient resserrés. Une certaine tension avait disparu.

Cela fait désormais une petite heure que je sillonne les bois. Je m’arrête pour faire une pause et boire un peu d’eau. L’endroit où je me trouve donne sur une jolie clairière. C’est ici-même que Kay m’avait fait fumer un joint pour la deuxième fois. C’est aussi là qu’il m’avait embrassé pour la première fois, en faisant semblant de partager une bouffée de fumée avec moi. Il m’avait alors dit que c’était une blague, mais j’avais tout de suite su que c’était faux, car, sans le savoir, il avait allumé en moi l’étincelle qui allait tout changer. C’était vraiment ce qui s’appelait jouer avec le feu.

Je me remets en route, puis continue de courir pendant une demi-heure. Enfin, épuisé, je reprends la voiture et rentre jusqu’à la caserne.

Musique du Chapitre


J’ai voulu ajouter cette musique car je trouve que les paroles de Wo Bist Du sont très jolies et correspondent plutôt bien au thème de ce premier chapitre, entre tentative d’aller de l’avant et souvenirs.

L’écriture de ma mini-suite pour Free Fall / Freier Fall a débuté !

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Salut tout le monde !

Comme certains d’entre vous le savent, j’ai vu Free Fall du réalisateur Stephan Lacant récemment, et même si j’ai adoré le film de bout en bout, la fin m’a tout de même laissé un sentiment de frustration. Je ne voulais pas voir l’histoire de ces personnages que j’ai tant adoré voir évoluer se terminer sur cette note.

J’avais donc aussitôt décidé d’écrire une mini-suite, surtout pour mon plaisir personnel, mais aussi pourquoi pas pour ceux qui veulent découvrir ce qu’il pourrait bien advenir de Marc Borgmann après la fin du film. Bien évidemment, tout cela sera assez subjectif car écrit pour combler mes attentes et de mon point de vue, et peut-être que quand vous lirez tout ça, vous vous direz que vous aviez imaginé le futur de Marc autrement. C’est ça qui est formidable avec les films, chacun peut interpréter les faits différemment, et notre imagination ne connaît aucune limite.

Bref, tout ça pour vous dire que j’ai débuté l’écriture de cette mini-suite qui se composera de quelques courts chapitres. Le chapitre 1 est terminé et je vais entamer le chapitre 2. Une fois que le 2 sera terminé je les posterai sur mon blog dans une nouvelle section spéciale que je créerai. Le récit sera narré du point de vue interne de Marc, à la première personne au présent, ce qui permettra de plonger en profondeur dans ses émotions et son ressenti.

Mon avis sur le film 300 : La Naissance d’un Empire

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Titre original : 300 : Rise of an Empire
Date de sortie France : 05 Mars 2014
Date de sortie (Pays d’origine) : 07 Mars 2013
Réalisé par : Noam Murro
Avec : Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey, Rodrigo Santoro
Nationalité(s) : Américain
Genre(s) : Péplum, Action, Fantastique
Durée : 1h42

Synopsis : Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, homme devenu dieu, et Artémise, à la tête de la marine perse …

Bande-Annonce

Mon avis : Que dire à part : quelle claque !! Pour moi ce 300 : Rise of an Empire surpasse le premier film qui était déjà très bon !

Plus d’intensité, plus d’action, des personnages plus tiraillés et une mise en scène encore plus folle ! On a le droit ici à des séquences à couper le souffle, totalement hallucinantes (on ne va pas se mentir, c’est surtout pour ça qu’on va voir 300).

Je pense notamment à la séquence d’ouverture qui montre rapidement la bataille de Marathon où Thémistocle, durant un long plan-séquence, dégomme à lui seul une myriade de Perses avant de se dresser face à Darius, père de Xerxes, 10 ans avant les évènements du film. Cette séquence montre d’emblée ce à quoi on aura droit pour le reste du film.

La mise en scène est d’une réelle beauté, et la 3D est très judicieusement utilisée. Ici et là, au cours de certains plans, on peut apercevoir des brindilles, des étincelles ou encore des poussières volant lentement à travers l’écran, ce qui ne fait que renforcer l’aspect graphique et comics totalement assumé de cette saga.

Au rang des nouveaux personnages, on compte Thémistocle (encore un mex super sexy :bave:), très justement interprété par Sullivan Stapleton. Il est en quelque sorte le Léonidas de ce nouveau 300, rusé et très intelligent dans l’art du combat, autant terrien que marin, et qui va tenter de résister à l’immense flotte perse emmenée par Artémise malgré son faible nombre d’hommes (un peu plus nombreux que 300 soldats cette fois, je vous rassure quand même xD). En parlant d’Artémise, elle est vraiment l’atout gagnant de cette suite, jouée par une Eva Green parfaite et totalement manipulatrice et sans coeur. C’est vraiment le personnage que j’ai le plus adoré dans cette suite.

D’ailleurs, peut-on véritablement parler de suite ? Pas vraiment. Je vous explique pourquoi : car ce film à la fois une préquelle, un side-quel et une séquelle au premier film. En effet, la première partie du film comte des évènements se déroulant avant 300 premier du nom. La deuxième partie du film se déroule en même temps que la Bataille des Thermopyles, pendant que Léonidas combat les Perses aux Portes Chaudes. Et enfin, la dernière partie se déroule après ce dur affrontement.

Par ailleurs, ce second opus permet d’explorer le passé de certains personnages. Ainsi, le voilé est enfin levé concernant la « naissance » de Xerxes et sa transformation en Dieu-Roi. De même, l’ascension d’Artémise est assez bien dépeinte. J’ai bien aimé que le film s’intéresse un peu plus à l’histoire de tous ces personnages, là où le premier ne faisait que les introduire en laissant planer le doute sur certains éléments. On sentait bien que Xerxes avait quelque chose de divin. Oui, mais d’où cela lui venait-il ? Parfois il est vrai que laisser l’imagination du spectateur faire le travail est une chose intéressante, mais depuis 2007, je crois qu’on a enfin le droit d’avoir des réponses Smile

Concernant la musique, composée par Junkie XL, elle colle parfaitement à l’ensemble, avec des tons rocks déjà usités dans le premier métrage, et certains morceaux sont assez bluffants. Par exemple l’ascension de Xerxes au trône, dans une séquence déjà hallucinante donnant des frissons, et sublimée par la piste « From Man to God » de Junkie XL.

Au niveau historique, comme pour toute fiction, les évènements sont plus au moins respectés, car c’est avant tout un film. Il ne faut donc pas chercher la petite bête, et se contenter de suivre les évènements dans les grandes lignes est déjà une bonne chose. Ce n’est pas non plus un biopic sur Thémistocle ou Artémise !

Pour résumer, un film que je vous conseille vraiment de voir si, comme moi, vous aviez adoré le premier 300. Si vous n’aviez pas accroché, passez votre chemin, ce film n’est pas fait pour vous. Concernant la fin, sans rien vous dévoiler, elle appelle plus au moins à une suite, car assez ouverte (tout comme l’était celle du premier). Il y a encore beaucoup à raconter sur les affrontements entre les Grecs et Xerxes, notamment la Bataille de Platées (visiblement celle qu’on voyait à la fin du 1).

Mon avis : Excellent